fév 20 2011

Un mémorial sur le web

Publié par iroiseldorado dans Actualités, Informer      

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Plus de 14 000 réfugiés sont « morts aux frontières » de l’Europe depuis 1988. Afin de mesurer l’ampleur de cette « guerre aux migrants », afin de recenser tous ceux qui sont décédés en voulant rejoindre l’Europe, afin de leur rendre hommage, le site OWNI propose un mémorial sous forme de carte interactive.

Cliquer

ICI

pour accéder à ce Mémorial

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fév 20 2011

Le roman en images

Publié par Nolwenn dans Association visuelle, Relier      

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Une embarcation mouvementée…

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Cette idée de vouloir émigrer, de vouloir quitter son pays d’origine avec l’espoir de pouvoir vivre mieux et dans de meilleures conditions ailleurs est l’idée principale de cet ouvrage. Je trouve que ces images représentent bien les conditions que les clandestins peuvent subir, notamment  dans ce roman  « la femme du Vittoria »  ou encore « Soleiman ». Ce livre insiste vraiment sur les conditions de « voyage » que vivent les personnages aux moments de leur périple. Dans ces images comme dans le roman on retrouve plusieurs points communs tels que par exemple ce phénomène d’entassement entre les différentes personnes, peu de places pour ce grand nombre de clandestins, ensuite on peut constater l’insalubrité du bateau ou bien du camion, ce qui met en cause la sécurité de ceux-ci, ce qui pourrait avoir des conséquences au cours d’un voyage comme celui-ci.

  • Image d’une embarcation clandestine à bord d’un bateau …

Source Image d’un périple clandestin sur le toit d’un camion …

Source


fév 20 2011

Réécriture croisée – Soleiman

Publié par Manon Rol. dans Créer, Réécritures croisées      

VI

Blessure de frontière

La lumière tombait doucement sur les collines de rocailles. L’air s’embrasait d’une couleur d’amande. Tout semblait serein et éternel. Ils avaient laissé derrière eux la voiture. Ils s’étaient garés deux cents mètres plus loin. Soleiman ne connaissait pas l’homme qui les avait conduits. Son frère lui avait parlé avec familiarité. Ce n’était manifestement pas la première fois qu’ils se voyaient. Combien d’entretiens avait t-il fallu avant qu’ils ne se mettent d’accord sur une somme, sur une date ? Combien ce voyage leur coûtaient-ils ? Jamal n’expliquait rien et son frère ne posait aucune question. Ils marchaient silencieusement dans la paix des collines. La frontière ne devrait plus être loin. L’inconnu ouvrait la marche. Ils portaient leurs sacs et veillaient à ne pas faire trop de bruit sur les cailloux du sentier. Il fallait être vigilant. Les gardes-frontières patrouillaient dans la zone.

Soleiman était heureux. Aux côtés de son frère. Il quittait son pays. Ils marchaient sur les pierres chaudes comme des chèvres sauvages. Agiles et discrets. Soleiman aurait trouvé frustrant de passer la frontière en voiture. C’était mieux ainsi. Il préférait l’abandonner pas à pas. Il voulait sentir l’effort dans ses muscles. Il voulait éprouver ce départ, dans la fatigue.

C’est lorsqu’ils furent arrivés au pied d’une colline que l’homme se retourna vers eux. Ils avaient marché plus d’une heure. Et l’homme dit :

– Nous sommes en Libye.

Soleiman crut d’abord qu’il se moquait d’eux. Puis il vit à son visage que l’idée de cette plaisanterie n’aurait jamais pu lui venir. Alors il regarda tout autour de lui. Son frère avait la même incrédulité sur le visage. Ils contemplèrent les terres dans leur dos à la recherche d’une marque qui leur aurait échappé. Le guide pointa son doigt en direction de la crête qu’ils venaient de descendre, sans rien dire, comme s’il avait deviné ce qu’ils cherchaient. La frontière était là. Sans aucun signe distinctif ; là. Au milieu des pierres et des arbres chétifs. Pas même une marque au sol ou une pancarte. Il n’aurait jamais pensé qu’on puisse passer d’un pays à l’autre ainsi., sans barbelés à franchir, sans cris policiers et course-poursuite. Il prit son frère dans ses bras et l’étreignit. Il restèrent ainsi longtemps. Soleiman sentit que son frère pleurait. Il l’entendit murmurer : «  C’est si facile » et il y avait dans sa voix comme une pointe étrange de rage. Soleiman comprenait. La facilité est vertigineuse. Ils auraient dû faire cela avant. Si la frontière laissait passer les hommes aussi facilement que le vent, pourquoi avaient-il tant attendu? Il regarda autour de lui. Il se sentait fort et inépuisable.

A l’instant où Soleiman allait se baisser pour baiser la rocaille à ses pieds, Jamal le serra dans ses bras, avec force. Il vit tout de suite que quelque chose n’allait pas. Son frère avait les traits tirés et les yeux durs malgré les larmes qui avaient coulé.

– Il faut que je te parle, dit-il

Et il eut peur, d’emblée.

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fév 20 2011

Un nouveau titre

Publié par Eloïse dans Appellation, Créer      

Les couleurs de l’espoir

J’intitulerai le livre : Les couleurs de l’espoir. En effet, toute l’histoire repose sur l’espoir. Soleiman et Salvatore Piracci, les personnages principaux, sont à la recherche de leur Eldorado et ils aspirent à une vie meilleure. D’autre part, tout au long du roman on peut remarquer que les couleurs sont très présentes.

En effet, on a pu voir que toute l’histoire s’appuie sur un bijou : le collier de perles vertes de Jamal. Ce collier représente le lien entre les deux personnages principaux : Salvatore Piracci et Soleiman. Sans ce collier ils ne se seraient jamais rencontrés. C’est le seul moment où ils se croisent : c’est la réunion des deux récits distincts, en décalage. On peut remarquer que le collier est de couleur verte. Or, la couleur verte est souvent définie comme étant la couleur de l’espoir. Par exemple, un livre a été écrit par Susan Madison et est intitulé La couleur de l’espoir. On peut remarquer que la couverture de ce livre est de couleur verte. Dans Eldorado, portant le collier l’un après l’autre, Soleiman et Salvatore Piracci portent sur eux l’espérance.
De plus, les couleurs peuvent aussi ramener à la couleur de peau des clandestins qui tentent de passer la frontière avec pour perspective l’obtention d’une vie meilleure. Or l’histoire, à la base, est surtout centré sur ces clandestins et donc correspond bien au nom du livre.


D’autre part, l’appellation peut donner envie de découvrir le livre. Aussi le titre est pour moi accrocheur. C’est un peu mystérieux et peut éventuellement donner envie de lire le livre jusqu’à la fin pour tout découvrir. En l’occurrence, le livre est captivant jusqu’au dernier mot.


Pour finir, Salvatore meurt à la fin du roman et le collier de perles offert par Soleiman se brise sous le choc. Cela peut montrer la vie de Salvatore qui s’est arrêté, et donc la fin de l’espoir de changer de vie et le passé de Soleiman qu’il essaie d’oublier pour aller de l’avant, pour croire de nouveau en son destin.

J’ai trouvé intéressant de nommer ce livre de cette manière car l’espoir est vraiment le fil conducteur du roman. Sans espoir, on ne peut pas vivre : il se trouve au creux de nos mains…


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fév 20 2011

Analyse – Titre 5

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      


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hV- Le cimetière

de Lampedusa

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FONCTION RÉFÉRENTIELLE

Un des clandestins demande à Salvatore de ne pas l’obliger à débarquer à Lampedusa. Après avoir refusé il accepte, mais trop tard. Arrivé à Lampedusa, il  retrouve le commandant du cargo qui a abandonné les émigrants et le frappe. Plus tard, il se rend au cimetière et se recueille sur les tombes des premiers émigrants. Un homme lui raconte qu’il a appelé le lieu le cimetière de l’Eldorado.

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FONCTION SYMBOLIQUE

- Salvatore entreprend le deuil des clandestins qu’il n’a pas sauvés, mais aussi de sa vie.

- C’est le lieu où Salvatore enterre ce qu’il a été : « il sut à cet instant que ce nom lointain allait régner sur chacune de ses nuits » p.11. C’est la mort de l’ancien Salvatore.

– 1ère occurrence du titre Eldorado


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(Analyses collectées sur TBI Février 2011)


fév 20 2011

Florilège

Publié par Manon F. dans Florilège, Sélectionner      

« A Catane en ce jour, les pavés des ruelles du quartier sentaient la poiscaille. Sur les étals serrés du marché, des centaines de poissons morts faisaient briller le soleil de midi. Des seaux, à terre, recueillaient les entrailles de la mer que les hommes vidaient d’un geste sec. Les thons et les espadons étaient exposés comme des trophées précieux. »

« Combien de fois dans ta vie as-tu demandé quelque chose à quelqu’un ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas, mais qu’il nous faut, de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide. »

« Les hommes ne sont beaux que des décisions qu’ils prennent. »

« L’herbe sera grasse, dit-il, et les arbres chargés de fruits. De l’or coulera au fond des ruisseaux, et des carrières de diamants à ciel ouvert réverbéreront les rayons du soleil. Les forêts frémiront de gibier et les lacs seront poissonneux. Tout sera doux là-bas. Et la vie passera comme une caresse. L’Eldorado, commandant. Ils l’avaient au fond des yeux. Ils l’ont voulu jusqu’à ce que leur embarcation se retourne. En cela, ils ont été plus riches que vous et moi. Nous avons le fond de l’oeil sec, nous autres. Et nos vies sont lentes. »

« L’Eldorado. Il sut, à cet instant, que ce nom lointain allait régner sur chacune de ses nuits. »

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fév 20 2011

Question à Laurent Gaudé

Publié par Léna P. dans Questions à Laurent Gaudé      

Avez vous des liens particuliers avec l’Italie,

car c’est aussi le pays que vous avez choisi pour un autre de vos livres

Le soleil des Scorta ?