Salvatore,
Cela fait déjà un bon moment que tu n’es plus là, tous les jours je te recommande au dieu. Pour que tu sois en vie, pour que tu n’aies pas de problèmes mais en même temps c’est cela l’aventure. Le risque de prendre sa vie en mains, de partir, comme un vagabond. Les arancinos me semblent plus fades sans toi, mais si tu sentais qu’il fallait que tu partes tu ne pouvais que suivre ton instinct, c’est comme ça. Ce n’est pas facile de veiller sur Catane sans toi. Tiens quand j’y pense, des hommes sont venus me voir, ils te cherchaient, je sais que cela t’importe peu, mais je voulais que tu le saches. Je leur est dit que tu étais parti, pour une durée indéterminée et que ça ne servirait à rien de te chercher, qu’il était trop tard, même quand tu étais parmi nous tu étais ailleurs.
Mon ami, tu es parti si vite, j’ai mis du temps à réaliser et à m’habituer. J’aurais aimé te revoir une dernière fois avant ton départ mais cela m’aurait donné d’autant plus envie de te garder. Et je n’ai pas la prétention de te retenir à ton destin. N’oublie pas d’où tu viens et sache que quoique qu’il se passe, quoique qu’il t’arrive, il y aura toujours ton vieil ami au fond de son Edicola pour t’écouter. Alors si un jour, même si je n’y crois pas vraiment, si un jour tu reviens, sache que je suis là.
J’espère aussi que tu trouveras ce que tu cherches, que ce voyage puisse t’apporter le bonheur que tu mérites, après tant d’année où tu as servi et défendu la fameuse Citadelle il était temps pour toi de te retirer.
Tiens, mardi dernier je repensais à la jeune femme qui était venue te voir pour te demander ton arme, elle est allée à son destin, même si on ne saura jamais si elle l’a utilisé ou pas, elle a tout fait pour accomplir ses volontés, j’ai repensé à ce que tu m’avais dit, que tu pensais qu’elle était en vie, qu’elle continuerait jusqu’à la fin à se battre pour la vie qu’on lui avait brisée. Je pense que, malgré tout, tu as bien fait de partir, maintenant tu es comme elle, en vie, et en marche pour ton avenir.
Alors je te souhaite de trouver les réponses à tes questions et de te retrouver toi-même, avec toute l’amitié que je te porte.
Ton vieil ami, Angelo.