Journal intime de la femme du Vittoria

Après la rencontre avec le commandant Piracci je suis partie à l’aéroport de Catane pour arriver à Beyrouth. De là j’ai cherché cet homme, Hussein Marouk, pendant plusieurs semaines. Je me suis demandé si jamais je le retrouverai,s si je le tuerais, et ce qu’il m’arriverait si j’échouais ? Toutes ces questions hantaient mes nuits et ce pendant plusieurs jours sinon des semaines. Que vais je faire après ? je n’en savais rien, l’avenir me le dira. C’est alors que lorsque je marchais sur la place que je le vis. Seul, dans un café, j’attendais qu’il s’en aille je ne voulais pas tirer en plein public avec tant de monde autour. Au bout d’un long moment, pendant lequel il lisait un journal, Hussein Marouk se leva et marcha, je le suivis tout au long des rues de Beyrouth. Je tirai alors qu’il prenait ses clefs. Cet instant je m’en souviendrai pour le restant de mes jours. Je me demanderai à quel moment j’ai fait une erreur et la détonation du revolver quand le coup partit. La balle l’a atteint au ventre, je l’ai regardé s’écrouler a terre et je suis partie. Autour de moi j’ai vu des visages inquiets aux fenêtres et des hommes se tourner vers moi, j’ai voulu m’enfuir mais deux personnes m’ont retenue, je leur ai crié de me lâcher, de laisser là. C’est après un moment que j’ai compris qu’ils m’emmenaient au poste de police, de là j’ai essayé de défendre mon geste, de dire pourquoi j’ai fait ça. Mais cela n’a servi à rien je me suis retrouvé dans une cellule et après en prison.

C’est dans ce lieu que j’écris ces mots, que je repense à cet acte, que j’exprime mes émotions dans ce journal et que je pense que je finirai mes jours.



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