Abécédaire – 2ème partie

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Piracci : un des personnages principaux du roman. C’est aussi un des plus intéressants du point de vue de la réflexion et de l’histoire. Il accomplit ce que beaucoup rêvent de faire en secret : tout quitter pour accomplir un voyage sans destination prévue, sans but connu, avec des moyens dérisoires, vivre au jour le jour, … Néanmoins, il finit par mourir au bord d’une route algérienne, sans sépulture. Cette fin déconcerte le lecteur, qui s’attend plutôt à un Piracci parcourant les routes pour aider les immigrés dans leur voyage vers l’Eldorado. Ainsi, le personnage déconcerte tout au long de l’histoire, par ses choix, ses actions, son comportement,…

Quintessence : Eldorado est un très bon livre lorsque l’on connait peu ce sujet grave qu’est l’immigration. Il représente les deux points de vue de l’immigration en Europe et donne un avis impartial, du moins au début, sur ce thème. On peut néanmoins sentir que l’auteur est favorable à une immigration légale plus ouverte et à une répression moins forte sur les immigrés clandestins.

Rédemption : le voyage entrepris par Piracci donne l’impression qu’il veut se racheter pour tous les immigrés qu’il a refoulés vers l’Afrique, en aidant tous ceux qu’il croise à croire en leur rêve d’Eldorado. On assiste à une transformation radicale, entre le bus vers Ghardaïa, où il essaie de convaincre les voyageurs qu’il n’y a pas de travail en Europe, et Ghardaïa, où il se persuade qu’il doit être une ombre de Massambalo pour tous les émigrés qui perdent espoir.

Sauvage : la nature sauvage, la mer en particulier, occupe une place importante dans ce roman. Au début du roman, Piracci pense beaucoup à la mer, en tant qu’être vivant, capable de réfléchir et de l’aider dans sa quête des immigrés. Elle représente un obstacle important pour les émigrés, forcés de payer des passeurs pour embarquer dans des cercueils flottants. Les passeurs ne sont d’ailleurs pas forcés d’amener leurs passagers à destination ( exemple du Vittoria ).

Tentation : la tentation d’abandonner, de faire demi-tour, est très présente dans le roman. Soleiman, dès la séparation avec son frère, est tenté de s’arrêter. C’est d’ailleurs la rencontre avec Piracci qui va lui donner la force de continuer sans fléchir. Piracci, lui, est découragé par le fait qu’il ne sait pas ce qu’il va faire, quel but il veut poursuivre. Il veut même s’immoler par le feu, mais est secouru par des immigrés.

Unique : le sentiment de voyage unique, sans retour, est une constante. Cette impression de voyage que l’on ne peut effectuer qu’une fois est très prenante car inhabituelle dans un pays où l’on peut faire des voyages à volonté, grâce aux avions et autres moyens de transports rapides. Il s’agit d’une expérience unique pour les personnages, avec des rencontres inattendues, des cultures différentes, une chance de vie meilleure pour Soleiman, etc …

Volonté : une volonté énorme est nécessaire pour entreprendre ce genre de voyage sans retour. Quitter sa famille, sa vie routinière du jour au lendemain est très difficile et très perturbant. C’est d’ailleurs pour cela que la rencontre entre Piracci et Soleiman est si importante : elle constitue un regain de volonté pour les deux hommes, un regain de volonté qui leur permet de continuer leur voyage jusqu’à la fin.

Al-Zuwarah : ville côtière de l’extrême-ouest de la Libye. Piracci y rencontre la dirigeante des passeurs de cette région de la Libye, qui se présente comme la « reine d’Al-Zuwarah ». C’était la destination supposée de Soleiman, mais il a été trompé par des faux passeurs qui l’ont abandonné au milieu de nulle part, lui et les autres émigrés.

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