mar 7 2011

Un voyage initiatique 7

Publié par Stéphanie dans Réflexions      

,,,,,,,,,,,,,,,,,,, Le titre Eldorado correspond à ce roman car il s’agit d’un voyage initiatique. En effet, dans le cas de Piracci, on découvre un homme d’environ 40 ans, sans femme ni enfant, sans réel but: un homme qui a déjà vécu. Cependant, après une rencontre avec la femme du Vittoria, il devient un autre homme, un homme qui veut changer, qui veut vivre, un homme qui cherche un sens à sa vie, un but. Au fil du roman, Salvatore « revit » et « meurt » sans arrêts : Il rencontre l’homme de Lampedusa et décide de partir mais se fait arrêter à Al-Zuwarah ; puis il prend un car en partant vers sa liberté mais finit par s’en faire éjecter ; enfin il décide de mettre fin à sa vie mais est sauvé par des inconnus, il se retrouve ainsi à Gardahïa et donne de l’espoir à Soleiman pour son voyage. Salvatore a enfin trouvé un but : se faire passer pour une ombre de Massambalo, cependant il meurt peu après sur une autoroute, heureux d’avoir fait ce qu’il avait à faire. Quant à Soleiman, il a dû quitter son frère malade, a été abandonné au milieu de nulle part avec, pour seul compagnon, Boubakar le boiteux, il a dû voler, il a failli abandonner mais s’est relevé, il a dû faire la manche et, enfin, il a dû traverser les barbelés des frontières : un homme nouveau en est ressorti. Soleiman a survécu à toutes ces épreuves qui l’ont fait grandir, mûrir, et s’il a survécu, c’est grâce à ses croyances: sans « l’ombre de Massambalo » de Gardahïa, il se serait arrêté là-bas et aurait sûrement fini par mourir seul. On peut ainsi dire qu’il s’agit bel et bien d’un voyage initiatique, celui qui mène au bout de ses rêves, c’est-à dire celui qui vous permet de voir l’Eldorado.

Source de l’image


mar 7 2011

Enonciation

Publié par iroiseldorado dans Réflexions      

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QUESTION

« Pourquoi avoir choisi de mettre en opposition les deux personnages principaux du roman ? Le fait d’utiliser le présent et la 1ère personne du singulier pour l’un et le passé et la 3ème personne du singulier pour l’autre est-il là pour accentuer cette opposition ?  » (Eléanor)

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PISTES DE REPONSES

« La principale particularité de l’énonciation est que pour l’histoire de Piracci, le roman est écrit à la 3ème personne (narrateur extérieur) et pour Soleiman, c’est à la 1ère personne.
Piracci laisse le désarroi gagner son corps, au fil du livre, il se laisse aller, la vie s’éloigne pour lui. Le lecteur l’observe, la 3ème personne semble la plus adaptée pour ce personnage.
Salvatore lui est plein de vie, il devient courageux, sûr de lui, grâce à ce voyage initiatique. Le lecteur a l’impression de vivre ce voyage avec lui, d’être dans son rôle, ce qui donne un côté vivant. «
(Chloé S)

« Le récit de Soleiman est écrit au présent et à la 1ère personne : cela nous montre sa rage sa jeunesse. Alors que le récit de Salvatore est écrit au passé et à la 3ème personne : on sent la fatigue, le désespoir. » (Romain)

« La 3ème personne du singulier est utilisée pour renforcer la solitude de Salvatore alors que Soleiman lui n’est pas seul » (Wendy)


mar 6 2011

Association musicale

Publié par Louise dans Association musicale, Relier      

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Eldorado en musique


On peut facilement relier Eldorado à la musique, le choix est immense. En fait, en y regardant mieux, chaque passage a une chanson qui lui est destinée.

J’ai choisi trois chansons. Et trois passages. Pourquoi ? Simplement parce qu’ils s’accordent (à mon sens) très bien.

La première chanson s’appelle «I’m Not Down»,

http://www.dailymotion.com/videox7m7up

et on la doit au groupe de rock anglais «The Clash». Elle figure sur leur troisième album, «London Calling», paru en 1979. Ce sont deux membres du groupe qui se sont chargés de l’écriture, Joe Strummer et Mick Jones.

Passons à la présentation : le morceau parle des combats que l’on peut avoir à mener dans sa vie, rendus plus difficiles encore par la pauvreté et l’exclusion. D’ailleurs, c’est clairement dit dans les paroles : les pauvres ont la vie dure, mais ils se relèvent toujours.

Par exemple :
«If it’s true a rich man leads a sad life I’ve been beat up, I’ve been thrown out
That’s what they say, from day to day But I’m not down,no I’m not down
Then what do the poor do with their lives? I’ve been shown up, but I grown up
On judgment day, with nothin’ to say? And I’m not down, no I’m not down (…)
»

«Si c’est vrai que les riches mènent une triste vie,
Et c’est bien ce qu’ils disent jour après jour
Alors, que font les pauvres de la leur?
Est-ce qu’ils doivent se taire en attendant l’heure du jugement?

(Voilà le refrain, primordial)

J’ai été frappé, j’ai été jeté
Dehors, mais je ne suis pas battu, non je ne suis pas battu
On m’a montré du doigt, mais j’ai continué
Et je ne suis pas battu, non je ne suis pas battu (…)
»

Le parallèle est plutôt simple à établir : cette chanson conviendrait au roman entier ! Mais elle est particulièrement adaptée, à mon avis, à un passage précis : le départ de Soleiman. Le moment où il se réveille sur la plage, dépouillé, violenté, abandonné, et où, avec l’appui de Boubakar, il décide de continuer malgré la douleur, la peur, la difficulté. Pourquoi? Parce qu’à ce moment-là, il mène un combat tout à fait similaire à celui décrit dans «I’m Not Down»…
En effet, on le voit bien p. 123: « (…) Peu importe. Que les lézards rient de nous. Le monde est trop grand pour mes pieds mais je poursuivrai.»
Comme dans la chanson, il mène une bataille, dure, mais il se relève toujours et continue. Il n’est «pas battu».

La deuxième chanson : «Just A Thought».

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Celle-ci date de 2006,est parue sur le premier album du duo américain Gnarls Barkley, et a été écrite par Brian Joseph Burton, Kevin Peek, Thomas Decarlo Callaway.

Elle décrit la pensée d’un homme malheureux, délaissé, au bord du suicide, qui se questionne sur le monde, la violence, l’injustice.
Un petit extrait:

«All I want is your understanding  Tout ce que je veux c’est ta compréhension

As in the small act of affection           Comme un minuscule acte d’affection
« Why is this my life? »                       «Pourquoi cette vie est-elle la mienne?»
Is almost everybody’s question         C’est presque la question de tout le monde

And I’ve tried                                        Et j’ai essayé
Everything but suicide                      Tout, sauf le suicide
But it’s crossed my mind»               Mais on emprisonne mon esprit

Ce morceau convient parfaitement au moment où Salvatore, après avoir été laissé sur le bord de la route par le car, se verse de l’essence sur lui (sans pouvoir achever son geste).
En effet, dans ce passage, tout comme «l’homme malheureux» de la chanson, Salvatore est au bord du suicide, il souhaite mourir, car il ne parvient pas à être heureux, ne trouve plus le sens de sa vie. Il dit que son esprit est «sec».

La troisième chanson se nomme «LDN» (abréviation de «London»),

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écrite, composée et interprétée par Lily Allen. Elle est publiée sur son premier album, «Alright, Still» sorti en 2007.

Le texte parle des mensonges de Londres, de toutes les illusions qu’elle peut véhiculer, en masquant la vérité.
La chanson est ironique puisque le rythme est joyeux et entraînant alors que les paroles sont amères. A chaque coin de rue on s’émerveille, mais en y regardant mieux, on se rend compte que tout est faux, et que le mal, et le vice et la misère sont déguisés.

« (…) Everything seems to look as it should (…) When you look with your eyes
But I wonder what goes on behind doors Everything seems nice
A fella looking dapper, but he’s sitting with a slapper But if you look twice
Then I see it’s a pimp and his crack whore» You can see it’s all lies
»

«(…) Tout semble en ordre
Mais je me demande ce qui se passe derrière ces portes fermées
Un type à l’air soigné, est pourtant assis aux côtés d’une femme vulgaire
Et puis je m’aperçois que c’est un proxénète et une de ses «filles»

(…) Quand tu admires avec tes yeux
Tout paraît gentil
Mais si tu y regardes à deux fois
Tu peux voir que tout n’est que mensonge
»

Cette chanson correspond bien au passage du car, lorsque Salvatore explique aux voyageurs la réalité de l’Europe, la désillusion, le manque de travail, tous les problèmes.
En effet, là aussi il cherche à briser les mensonges, et à ramener les autres à une réalité dure, et étonnamment éloignée de ce qu’ils s’imaginaient, quand leurs rêves leur exposaient une Europe sans difficultés…

Sources


mar 6 2011

Un voyage initiatique 6

Publié par Adèle dans Réflexions      

William Turner

jjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjjEldorado est un voyage initiatique. En effet, les personnages principaux vont tous deux être transformés par l’histoire, ils vont grandir, apprendre quelque chose. Par exemple, Soleiman apprendra au fur et à mesure qu’il faut toujours lutter, espérer, ne pas céder au désespoir et qu’on atteint toujours son rêve à force de courage. Boubakar, avec ses sept années d’acharnement, le lui prouvera. Quant à Piracci, il comprendra bien vite que la vie est injuste, cruelle et fade lorsqu’on n’a pas de rêves. Il apprendra que l’espoir est indispensable, ainsi que les rêves, que « les hommes ne sont beaux que par les décisions qu’ils prennent. » La femme du Vittoria sera responsable de ce grand chamboulement dans la vie de Piracci, elle l’aura éclairé. C’est pourquoi, par l’évolution des personnages, de leurs sentiments, de leur façon de voir la vie, Eldorado est un très émouvant voyage initiatique.


mar 6 2011

Portraits croisés – Salavatore Piracci

Publié par lisabeldorado dans Créer, Portraits croisés      

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Le commandant

J’étais un des hommes de l’équipage de Salvatore Piracci jusqu’au jour où il disparut et plus personne n’eut de nouvelle de lui . Le commandant Salvatore Piracci était un homme bon, au grand cœur, qui pouvait rester des heures sur mer dans le froid et la nuit pour retrouver des immigrés entre la vie et la mort. Il était sûr de lui, honnête et courageux, il n’était pas un de ces commandants qui nous prennent pour des bons à rien, non ! il faisait attention à nous, nous parlait et était à notre écoute et je crois que je le respecterai à jamais . Il était un grand homme à mes yeux et il le restera.

Le vagabond

Dans un camion, je me suis retrouvé en présence d’un homme au regard triste mais également déterminé . Il faisait peur, ses joues étaient creusées par la faim, son corps dégageait une forte odeur d’essence, cet homme était rongé, rongé par la vie, par ce qu’il avait vu et entendu, et pourtant, il était blanc, blanc comme ceux qui venaient de l’autre côté . Cette personne, je crois qu’elle m’a marquée à vie ! La seule chose que je sais c’est son nom, son nom qui n’a été prononcé qu’une seule fois dans ce camion mais il a résonné dans ma tête et il résonnera à jamais : Salvatore Piracci .



mar 6 2011

Association musicale

Publié par Julie R. dans Association musicale, Relier      

Il y a des fleurs dans ma chambre
Et elles n’ont pas besoin d’un travail
Elles ont juste besoin de temps
Pour grandir et mourir
Et les deux amoureux sur leur nuage
N’en on rien à foutre de l’argent
Ils sont là pour essayer
De rester côte à côte
Mais c’est si difficile

[Refrain]
Parce que le matin vient toujours tuer le rêve
Que vous avez eu la nuit précédente
Eh bien, je suis moi-même glisser tout le long du trottoir
Monter au ciel, il y a quelqu’un derrière
Et il guidait mes pas
Monter et descendre l’escalier de vie
M’aide, me laissant ainsi à nouveau

Et je marche tous le long de ces horribles jours
Jour après jour
Mais ça va
Je suis sur mon chemin
Errant à nouveau de l’ouest vers l’est
Je tente de résister
Mais c’est si difficile de ne pas tomber

[Refrain]

Eh bien, je suis moi-même glisser tout le long du trottoir
Monter au ciel, il y a quelqu’un derrière
Et il guidait mes pas
Monter et descendre l’escalier de vie
M’aide, me laissant ainsi à nouveau

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J’ai choisi cette chanson The Wanderer de Jil is Lucky pour de mutliples raisons : tout d’abord, il y a des hauts et des bas mais l’espoir reste le maître, le chef d’orchestre de leurs destins. Puis il est question d’argent, d’errance de résistance, de difficulté, de monter l’escalier de la vie, de le descendre, de suivre un chemin de trouver un guide pour indiquer la direction à prendre. Pour moi cette chanson est une chanson résumant à merveille ce récit, appuyant sur sa difficulté, sa profondeur et sa futilité.(Le titre The Wanderer signifiant l’errance, cela accentue le lien).

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mar 6 2011

Question

Publié par Eloïse dans Questions à Laurent Gaudé      

L‘histoire de Salvatore Piracci et de Soleiman alternent à chaque chapitre.

Pourquoi avoir choisi de raconter l’histoire en deux récits distincts ?

Source


mar 6 2011

Question

Publié par Fiona dans Questions à Laurent Gaudé      

J‘ai trouvé que l’histoire fait très « vraie » mais en même temps très irréelle, de plus le livre me paraît très imagé mais l’écriture laisse quand même beaucoup de place à l’imagination.

Est-ce l’effet que vous avez cherché à produire ?

source image


mar 5 2011

Abécédaireldorado

Publié par elodieg1eldorado dans Abécédaire, Relier      

Arme

Barque

Collier

Destin

Eldorado

Frontière

Géopolitique

Humanisme

Immensité

Jamal

Kilomètres

Libye

Mort

Nourrisson

Objectif

Piracci

Questionnement

Regard

Soleiman

Trafic

Unis

Vittoria

W(le w renversé en italien signifie « le contraire »)

Xénophile

Yeux

Al – Zuwarah

 

Source : http://a21.idata.over-blog.com/3/26/43/69/6272981.jpg


mar 5 2011

La barrière de Ceuta

Publié par iroiseldorado dans Actualités, Géographie, Informer      

A découvrir :


un reportage de France 24


sur les enclaves espagnoles de CEUTA et MELILLA

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http://www.dailymotion.com/videox3423d

« D’un coté, l’Afrique, de l’autre l’Europe… des kilomètres de grillages réhaussés de barbelés sur 6 mètres de haut, séparent le Maroc de l’Espagne… une frontière aux allures de forteresse que des immigrés tentent de franchir au péril de leur vie. »


mar 5 2011

Parcours des personnages

Publié par Manon.R dans Géographie, Informer      


mar 5 2011

Une nouvelle couverture

Publié par Camille dans Couverture, Créer      

J‘ai choisi de faire la couverture du livre Eldorado de façon différente.

En effet le fond du dessin est une carte du monde, on distingue notamment l’Afrique avec la Lybie et l’Europe avec l’Italie. Deux pays qui ont des rôles importants tout au long du livre.

La couleur rouge peut être celle du sang, des drames que connaissent ces migrants aux cours des traversées vers ce qu’ils pensent être « l’Eldorado« .

Au premier plan un bateau bondé de personnes, qui représentent les immigrants. J’ai choisi de les laisser blancs, car cette couleur représente la liberté , et c’est ce que ces derniers cherchent à acquérir en fuyant leur pays d’origine. Leur visage n’est pas dessiné ,comme si ils n’avaient pas d’identité. En effet sur les embarcations, personne ne se connaît , tout le monde est différent mais tous cherchent à atteindre le même but : l’Europe .

Le tout est entouré de bleu, représentant la mer , partout autour d’eux, comme s’ils ne pouvaient s’en défaire, et comme si la totalité de l’histoire tournait sans cesse autour de ce même océan .