Matin Brun
25 03 2009Une nouvelle de Franck Pavlov, à découvrir absolument dans le cadre de la semaine d’éducation contre le racisme !
La Doc
Catégories : CDI Virtuel, S'ouvrir au monde !, Textes à lire
Une nouvelle de Franck Pavlov, à découvrir absolument dans le cadre de la semaine d’éducation contre le racisme !
Sur Isidoc, l’univers Netvibes du CDI, retrouvez une nouvelle catégorie : Mangas.
Les différents sites présentés sur cette page vous permettent de lire les derniers épisodes de vos mangas préférés !
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Un site pour tout savoir sur Alexandre Dumas : biographie, oeuvres, quizz…
Vous pourrez trouver ici les principaux texte de Dumas en version intégrale (Robin des bois, La Tulipe noire, La Reine Margot, La Dame de Monsoreau, Les Trois Mousquetaires…)
Pour les amateurs d’histoires courtes et de suspens, il y a même un feuilleton !
Bonne visite !
Dans le cadre de “Lire en fête”, Monsieur Desrivières vous propose de découvrir quelques textes rendant hommage à la ville.
Laissez-vous emportez et dîtes-nous quel texte vous avez particulièrement aimé !
« La nuit, Mélissa ne le savait pas encore, les chiens envahissaient la ville […]. La nuit, les chiens prenaient possession des esplanades, des culs-de-sac, des dessous des voitures et des amas des ordures ménagères. Ils erraient en bandes furieuses dans les avenues où les vents de la jetée soulevaient de légers débris. Après avoir écumé le pont Démosthène, ils descendaient l’avenue du Général-de-Gaulle, puis sillonnaient les Terres-Sainville. Ils finissaient par s’agglomérer sur la place Abbé-Grégoire et aboyaient contre l’église […]. A l’aube, ils traversaient en file indienne le pont Gueydon et s’installaient sur la rive droite du canal Levassor. Là , en petits groupes silencieux, ils baillaient d’ennui, allongés entre les gommiers des pêcheurs […]. C’était le chant des chiens. » Patrick CHAMOISEAU, Chroniques des Sept Misères. Lire la suite »
La ville était leur bibliothèque
Aux rayonnages du soleil et de la pluie
les mille livres des fenêtres
leurs pages grises leurs pages bleues
ouvertes au roulis du dehors
aux flâneries aux oriflammes
aux rafales au temps des cerises
pages de froid pages de feu
refermées sur la chambre d’or
où se blottissent les histoires …
Et sur la page du treizième étage
un dernier poète peut-être
murmure encore des noms de ville
comme on voit miroiter dans l’ombre
au fond du voyage une île soyeuse
où glisser de fatigue un soir de longue errance
Jacqueline Saint-Jean
in La ville des Poètes (Hachette)
Retrouvez de nombreux autres poèmes sur le thème de la ville en suivant ce lien : http://boudully.perso.cegetel.net/ville.htm
Ecrivez vos propres poèmes sur la ville : soit en le laissant dans les commentaires, soit en vous inscrivant comme auteur dans la colonne de droite !
 Lucien était douillettement recroquevillé sur lui-même. C’était là un position qu’il lui plaisait de prendre. Il ne s’était jamais senti aussi heureux de vivre, aussi détendu. Tout son corps était au repos et lui semblait léger. Léger comme une plume, comme un soupir. Comme une inexistence. C’était comme s’il flottait dans l’air ou peut-être dans l’eau. Il n’avait absorbé aucune drogue, usé d’aucun artifice pour accéder cette plénitude des sens. Lucien était bien dans sa peau. Il était heureux de vivre. Sans doute était-ce un bonheur un peu égoïste.
Une nuit, le malheureux fut réveillé par des douleurs épouvantables. Lire la suite »
 Quand Stefano Roi eut douze ans, il demanda comme cadeau à son père, qui était capitaine au long cours et maître d’un beau voilier, de l’emmener à bord avec lui.
- Quand je serai grand, dit-il, je veux aller sur la mer comme toi. Et je commanderai des navires encore plus beaux et encore plus gros que le tien.
- Dieu te bénisse, mon petit, répondit le père.
Et comme son bâtiment devait justement appareiller ce jour-là , il emmena le garçon à bord avec lui. Lire la suite »
 Irène s’étire sur sa chaise longue, entrouvre les yeux, bâille longuement et pouffe :
- Oh ! pardon ! Je n’ai pas mis ma main devant ma bouche.
Elle me considère, mi-confuse, mi-railleuse.
- Quelle importance ? dis-je.
- Pour vous, je suis sûre que ça en a.
- Mais non ! On dirait que ça ne me…
Irène a tendance à me croire à cheval sur les convenances et très pudibond. Tant mieux ! Parfait ! Je n’aime pas que l’on me connaisse trop. Je préfère rester pour elle un iceberg : un cinquième visible et le reste immergé. Lire la suite »
 Le vent de la nuit faisait frémir l’herbe rase de la lande ; rien d’autre ne bougeait. Depuis des siècles, aucun oiseau n’avait rayé de son vol la voûte immense et sombre du ciel. Il y avait une éternité que quelques rares pierres n’avaient, en s’effritant et en tombant en poussière, créé un semblant de vie. La nuit régnait en maîtresse sur les pensées des deux hommes accroupis auprès de leur feu solitaire. L’obscurité, lourde de menaces, s’insinuait dans leurs veines et accélérait leur pouls. Lire la suite »
Sur toutes les routes autour de Goderville, les paysans et leurs femmes s’en venaient vers le bourg, car c’était jour de marché. Les mâles allaient, à pas tranquilles, tout le corps en avant à chaque mouvement de leurs longues jambes torses, déformées par les rudes travaux, par la pesée sur la charrue qui fait en même temps monter l’épaule gauche et dévier la taille, par le fauchage des blés qui fait écarter les genoux pour prendre un aplomb solide, par toutes les besognes lentes et pénibles de la campagne. Lire la suite »
 Pourquoi suis-je entré, ce soir-là , dans cette brasserie ? Je n’en sais rien. Il faisait froid. Une fine pluie, une poussière d’eau voltigeait, voilait les becs de gaz d’une brume transparente, faisait luire les trottoirs que traversaient les lueurs des devantures, éclairant la boue humide et les pieds sales des passants…Â
   Je n’allais nulle part. Je marchais un peu après dîner. Je passai le Crédit Lyonnais, la rue Vivienne, d’autres rues encore. J’aperçus soudain une grande brasserie à moitié pleine. J’entrai, sans aucune raison. Je n’avais pas soif. Lire la suite »