Jean Aicard

Posté le 15 mai 2011 par Les ce2 dans Poèmes

Durant l’année , nous avons aussi travaillé sur des poèmes de Jean Aicard.

Voici une des poésies étudiées.

Tout l’été

– « Je suis la petite Cigale

Qu’un rayon de soleil régale

Et qui meurt quand elle a chanté

Tout l’été.

« Tout l’été j’ai redit ma chanson coutumière:

Mais la bise est venue : adieu l’azur vermeil!

Je fus l’âme des blés vibrant dans la lumière :

Je reverrai comme eux la gloire du soleil. »

-« Je suis le poète qui t’aime ;

Je veux qu’on dise, ô mon emblème :

Il fut Cigale : il a chanté

Tout l’été.

« Tout l’été d’une vie ardente et sans ténèbres,

Je veux chanter les fleurs, les blés, l’azur, l’amour,

Et quand viendront l’hiver et les souffles funèbres

Mourir dans un espoir de gloire et de retour ! »

Frédéric Mistral

Posté le 15 mai 2011 par Les ce2 dans Jean - Max Tixier

Nous avons vu que Jean-Max Tixier venait d’une famille apparentée à Frédéric Mistral. Mais qui était Frédéric Mistral?

Voici une biographie extraite du site : EVENE.fr

Frédéric Mistral est né en 1830.Fils de petits propriétaires terriens, Frédéric Mistral est envoyé dès son plus jeune âge au pensionnat de l’Abbaye de Frigolet, non loin de Tarascon. C’est à Avignon, puis à Nîmes, où il passe son baccalauréat, qu’il poursuit ses études. Il éprouve déjà une grande nostalgie de sa Provence, la vraie, celle dont on s’évertue à lui faire oublier la langue. A Aix, Mistral s’engage dans des études de droit afin de ne pas déplaire à son père, mais il revient rapidement vers sa ville natale, Maillane, et prend une ferme résolution: ‘provoquer une résurrection par la restauration de la langue maternelle et historique de mon pays’. En 1852, à la suite du décès de son père, il s’installe près du mas familial et n’en bougera plus. C’est à ce moment que naît l’idée du Félibrige, une école littéraire qu’il fonde le 21 mai 1854, avec l’aide de six autres ardents défenseurs de la langue provençale. En 1859, Mistral publie ‘Mireille‘, son oeuvre majeure, considérée par certains critiques d’alors comme un chef-d’ oeuvre à l’égal des grandes tragédies gréco-romaines. Auteur prolixe et reconnu, de ‘La Reine Jeanne‘ à ‘Calendal’, il ne cesse pourtant de proclamer qu’il incarnait avant tout la ‘Causo’. Il meurt à deux pas de la maison de son enfance,en 1914, dans sa Provence qu’il n’aura pratiquement jamais quitté.

Bibliographie

Posté le 15 mai 2011 par Les ce2 dans Jean - Max Tixier

Quelques œuvres de l’auteur seulement pour le genre poétique.

- La pousse des choses, éd. Encres vives, 1967
- La vague immédiate, éd. Mic Berthe, 1967
- La pierre hypnotisée, éd. Les Nouveaux Cahiers de « Jeunesse », 1968
- En guise de paroles, éd. Encres vives, 1970
- Mesure de la soif, éd. Encres vives, 1970
- Design, éd. Encres vives, 1973
- Lecture d’une ville, Sud, 1976
- Ouverture du delta, éd. Encres vives, 1980
- Demeure sous les eaux, éd. L’Atelier des Grames, 1983
- Etats des lieux, Ed Sud, 1984
- La Traversée des eaux, Sud, 1984
- Silence ombre portée, éd. Encres vives, 1987
- L’arrière-temps, La Table rase, le Noroît, 1989
- Vertige Camaieu, éd. Telo Martieus, 1991
- Etats du lieu, Autres Temps, 1992. Prix Campion-Guillaumet de la SGDL, – Prix Louis-Guillaume.
- Espace d’un jardin, éd. Associatives Clapas, 1993
- Le Roseau Noir, éd. L’Atelier des Grames, 1994
- L’instant précaire, L’arbre à paroles, 1995
- L’oiseau de glaise, Arcantère, 1995. Prix Antonin Artaud
- Questions de climat, éd. Autres Temps, 1997
- Scènes des songes quotidiens, éd. Associatives Clapas, 1998
- La belle saison, Encre Bleue, 1998.
- Recitativ de Sare, traduit du roumain, éd. Libra, , 1999
- L’imprécation du silence, éd. Cogito, 1999
- Veillées provençales, Encre Bleue, 1999.
- Où s’invente le jour, éd. Associatives Clapas, 2000
- Le Temps des guêpes, éd. Tipaza, 2000
- Le festin des mouettes, Parpaillon, 2000.
- Aphorismes du silence, collection Le Livre d’argile, 2001
- Chasseur de mémoire, Le Cherche-midi, 2001
- Fragments de l’obscur, éd. Associatives Clapas, 2002
- Double marée, collection Pli dirigée par Daniel Leuwers, 2002
- Jardin ou peut-être jardin, Alain Benoît, 2003
- Le manteau de Circé, ed Le Taillis Pré, 2003
- Profils de chutes et autres partitions, éd. Telo Martius, 2003
- Requiem pour un silence, éd. La Porte, 2003
- Le temps des mots, en collaboration avec Jean-Louis Troianowsky, Pluie d’étoiles, 2004.
- Fragments de l’obscur/Frammenti dal buio, édition bilingue, Campanotto Editore, Passian di Prato, 2004
- Petites histoires de la mer, Pluie d’étoiles, 2004.

Le slam

Posté le 15 mai 2011 par Les ce2 dans Poèmes

Petite définition du mot slam :

Situé entre la joute oratoire, la poésie et le one man show, le slam est un art oratoire où quiconque veut s’exprimer occupe la scène, sans obligation de bibliographie poétique, de thématique, de mémorisation ou de format de texte. On retrouve le slam soit sous forme de scène libre, appelé aussi micro ouvert, soit sous forme de tournoi, sur base de trois ou cinq jurés choisis dans le public. Il se définit surtout par des règles de temps, d’absence d’accessoires et de musiques, et par la relation du slameur avec son public qui peut réagir même pendant la performance.

(source Wikipédia)

Pour découvrir le slam, nous avons écouté des slameurs célèbres tels que : Grand corps malade ou encore Abd Al Malik.

La Provence

Posté le 15 mai 2011 par Les ce2 dans Poèmes

Voici un nouveau poème qui sera interprété lors du festival sur le thème de la Provence.

Ce poème a été écrit à partir de celui de Jacques Prévert: Pour faire le portrait d’un oiseau.

Bonne lecture!

Pour peindre la Provence

Dessiner d’abord les contours

Le bord de mer

Les champs

Les collines

Les fleuves

Les villages

Puis y ajouter la couleur

Du vert pour la garrigue et les oliviers

Du violet pour la lavande

Du gris pour les calanques

Étaler du jaune pour les tournesols

Et du rouge par petites touches pour les coquelicots

Peindre ensuite les parfums

Parfums de thym

Romarin

Laurier

Et lavande

Qui réveillent notre odorat

Dessiner l’ accent provençal

Qui rappelle une douce mélodie

Et le chant des cigales

Qui donne envie de faire une sieste sous une pinède au mois d’Août

Esquisser le souffle du mistral

Qui chasse les nuages et laisse le ciel bleu azur

Puis signer de la plus belle écriture

Le tableau terminé, répéter l’opération autant de fois souhaitées

Car il y a mille et une façons de peindre la Provence.


En route …

Posté le 28 avril 2011 par Les ce2 dans Poèmes

Écriture à la manière de Maurice Fombeure à partir du poème De quelques vieilles rues.

Nous avons décidé d’écrire un poème sur La Garde qui sera slamé lors du Festival Jean Aicard.

En route pour La Garde

Elles dansent nos rues

Elles cassent le carrelage

Rue Marc Delage

Anaelle et Marwen


Elles chantent nos rues

Elles font les folles le micro à la main

Rue des Romarins

Emma et Kylian


Elles jouent nos rues

Elles rigolent

Rue du Capitaine Pierre Delsol

Hugo et Lucas


Elles attendent devant l’école nos rues

Elles ont des enfants

Rue des Anciens Combattants

Alicia et Tony


Elles font la fête nos rues

Elles ont gagné le gros lot

Rue Joan Miro

Julie et Amélie


Et nos avenues , que font-elles ?


Elles marchent nos avenues

Elles partent dans tous les sens

Avenue de France

Anaelle et Marwen


Elles aboient nos avenues

Elles promènent les chiots

Avenue de Montesarchio

Emma et Kylian


Elles montent nos avenues

Elles galopent dans les prés

Avenue de la Paix

Luna et Willis


Elle grognent nos rues

Elles ont les crocs

Avenue Charles Sandro

Alicia et Tony


Elles bricolent nos avenues

Elles réparent les coccinelles

Avenue du Pouverel

Kévin


Et nos allée , que font-elles ?


Elles jouent nos allées

Elles font clic-clic

Allée du Basilic

Anaelle et Marwen


Elles sont belles nos allées

Elles s’admirent dans un miroir

Allée de la Patinoire

Emma et Kylian


Et on oublie les chemins…


Ils crient nos chemins

Ils ont un accrochage

Chemin des Ferrages

Anaelle et Marwen


Ils enquêtent nos chemins

Ils se cachent dans les buissons

Chemin de Rabasson

Essiane


De l’avenue Abel Gance

A l’avenue de France

Nous nous arrêtons sur le Rocher

Pour regarder la ville s’animer

Ecrire à la manière de… Jean-Max Tixier

Posté le 23 avril 2011 par Les ce2 dans Poèmes

Nous nous sommes inspirés du poème « Je suis la mer » pour écrire à notre tour une poésie toujours sur le thème de la mer.

Voici quelques productions:


Je suis un dauphin

Qui aime aller chercher des oursins tous les matins

Et va ensuite retrouver son ami crustacé

Au pied d’un gros rocher en forme de bébé.

Puis je me rends à l’école

En faisant des cabrioles

Le soir, je rentre avec mon bulletin scolaire

Et ma maman est très en colère


Je suis un tourbillon

Qui emporte les poissons

Il y a 6 mois, j’ai rencontré mon ami tsunami

Qui mangeait du riz

On s’est assemblé

Et on a formé

La tempête

Qui a emporté plein d’arêtes

Anaelle et Marwen


Je suis une île

Qui s’appelle Sicile

Avec plein de naufragés

Qui ne font que chanter

J’aime les palmiers

Et les cocotiers

Ce sont mes amis pour la vie

Youpi !!!!!!

Je suis une algue

Qui fait des vagues

J’aime les marsouins

Et les requins

Tous les bateaux

Passent sur mon dos

J’en ai marre des homards

Et des calamars


Je suis un rocher

Qui à force de nager

S’est transformé en galet

Un petit garçon m’a trouvé

Et m’a jeté dans l’eau glacée

Je suis tout congelé

Prêt à me casser

J’aimerais bien retourner me baigner

Amélie et Julie


Je suis une tortue

Qui est têtue et qui tue

J’aime les algues

Et je fais des vagues

Ma carapace est un palace

Avec des tables basses

Mais elle est trop lourde

Car dedans vit une palourde

Jennifer,  Emma et Thomas


Je suis un paquebot

Qui flotte sur l’eau

J’attrape les requins

Avec mes marins

Je passe sur les poissons

Qui sont tous ronds

Je traverse les mers

Avec mes milliardaires

Luna, Jennifer et Thomas

La suite!!!

Posté le 23 avril 2011 par Les ce2 dans Poèmes

Une vague chasse l’autre


Une vague chasse l’autre

Toutes les vagues se ressemblent

Comme deux gouttes d’eau


Elles ne gardent pas de traces

Pas une ride sur le front

Elles ne gardent rien du passage

Du temps


Elles effacent le chemin

Trop de bleu conduit à la perte

On se meurt dans l’immensité


La mer étend un terrain vague

Où ne s’élève aucun repère

Sinon par les jours de tempête

Le cri d’un marin

Naufragé


La Terre et la Mer


La terre et la mer

C’est une vieille histoire

Pleine d’orages

Et de lumière


Je ne peux me passer

De la mer

Dit la terre

Ah soupire la mer

Sans la terre

Je ne suis rien


L’une balance

Entre deux rivages

Sa robe d’écume

Et d’embruns

Vire du vert au noir

Au gré de son humeur


L’autre alterne les saisons

Elle a selon son cœur

Tantôt l’âpreté du récif

Tantôt du sable la douceur

Petites histoires de la mer…

Posté le 23 avril 2011 par Les ce2 dans Poèmes

Voici une sélection de poésies tirées du recueil Petites histoires de la mer:

Je suis la mer


Je suis la mer

Aux tresses d’algues

A la cape violette

Je suis miroir du ciel

Force de l’eau

Sel de la terre


Je porte sur mon dos

Paquebots et cargos

Ma rage soulève des montagnes

Je ravage tout

Sur mon passage


Mais je peux être

Calme et douce

Chaude et caressante

Paresseuse

Comme un jour de vacances

Au mois d’août


Quand la neige tombe


Quand la neige tombe

La mer se vêt

D’un manteau noir


Sous le soleil d’été

Elle emprunte à l’azur

Sa transparence


Elle est verte

Au matin

Rouge le soir

Quelquesfois


Sous la pluie

La mer s’habille

D’une mante grise


Quand le vent souffle

Elle s’enfle

De collerettes violettes


La mer est une élégante

Qui suit la mode

Des saisons

Jean-Max Tixier et la poésie

Posté le 23 avril 2011 par Les ce2 dans Jean - Max Tixier

Nous avons étudié un recueil de poésies écrit par Jean-Max Tixier sur le thème de la mer : Petites histoires de la mer.

C’est le premier recueil qu’il a écrit pour les jeunes lecteurs. Il a eu l’idée d’écrire pour les jeunes en faisant la connaissance des éditeurs de Pluie d’ Étoiles ( maison d’édition locale) en 1998.

Jean-Max Tixier n’a pas choisi le thème de la mer par hasard. Il est né à Marseille et a toujours vécu près de la Méditerranée. Il ne pouvait pas se passer de la mer et sa sensibilité s’est formée à son contact.