«Il allait, venait, chantait, jouait à la fayousse, grattait les ruisseaux, volait un peu, mais comme les chats ou les passereaux, gaiement, riait quand on l'appelait galopin, se fichait quand on l'appelait voyou.»
« Il est temps, maintenant, qu'une troisième voix
s'élève et dise : le bourreau s'en va ! »
discours de Victor Hugo sur les Etats-Unis d'Europe : « Une monnaie continentale ayant pour point d'appui le capital Europe tout entier et pour moteur l'activité de deux cents millions d'hommes, cette monnaie, une, remplacerait et résorberait toutes les absurdes variétés monétaires d'aujourd'hui, effigies de princes, figures de misères. »
« Moi qui vis au bord du gouffre amer,
Sur les rocs centenaires,
Moi qui passe mes jours à contempler la mer
Pleine de sourds tonnerres ! »
« J'aime mieux cet essaim d'innocents, petits démons joyeux faisant tout ce qui peut leur passer par la tête (...), et les enfants gâtés que les pères pourris. »
« Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines... »
Oceano Nox (Les Rayons et les Ombres)
« Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle ;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala... »
« C’était l’heure tranquille où les lions vont boire... »
Booz endormi (La Légende des siècles)
« Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte... »
Ce siècle avait deux ans (Les Feuilles d’automne)
« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps... »
Demain, dès l’aube... (Les Contemplations)
« La fée avise l’ogre avec sa bouche énorme.
As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j’ai ?
Le bon ogre naïf lui dit : je l’ai mangé.
Or, c’était maladroit. Vous qui cherchez à plaire,
Jugez ce que devint l’ogre devant la mère... »
L’Ogre (Toute la Lyre)
« Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’oeil était dans la tombe et regardait Caïn. »
La Conscience (La Légende des siècles)
« Oh ! n’insultez jamais une femme qui tombe !
Qui sait sous quel fardeau la pauvre âme succombe ! »
(Les Chants du crépuscule)
« ...C’est pour cela qu’il faut que les vieilles grand-mères,
De leurs pauvres doigts gris que fait trembler le temps,
Cousent dans le linceul des enfants de sept ans. »
Souvenir de la nuit du 4 (Les Châtiments)
« Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d’un seul housard qu’il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d’une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit...
... – Donne-lui tout de même à boire, dit mon père. »
Après la bataille (La Légende des siècles)
« Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.... »
Lorsque l’enfant paraît (Les Feuilles d’automne)
« Bon appétit, messieurs ! – ô ministres intègres !
Conseillers vertueux ! voilà votre façon
De servir, serviteurs qui pillez la maison... »
Ruy Blas (Acte III, scène 2)
« Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l’aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l’empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant... »
« Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine ! »
« ...Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! - C’était Blücher.
L'espoir changea de camp, le combat changea d’âme... »
L’Expiation (Les Châtiments)
« ... Oh ! quel farouche bruit font dans le crépuscule
Les chênes qu’on abat pour le bûcher d’Hercule ! »
A Théophile Gautier (Toute la Lyre)
« Elle entrait, et disait: Bonjour, mon petit père ;
Prenait ma plume, ouvrait mes livres, s’asseyait
Sur mon lit, dérangeait mes papiers, et riait,
Puis soudain s’en allait comme un oiseau qui passe... »
Pauca meae (Les Contemplations)