Votre ville préférée

26 02 2012

Sur le même principe que le billet précédent, voyez aussi « Si vous deviez étudier dans une ville étrangère quel serait votre choix et pourquoi ? « 

 




Votre moyen de transport préféré

26 02 2012

Je découvre grâce à Richard l’image suivante, parue sur le mur Facebook de Le français avec TV5 Monde suivie d’une simple question… « Le métro est certainement le moyen de transport le plus utilisé à Paris. Et vous ! Quel est celui que vous préférez ? » En un rien de temps, 74 commentaires venus des quatre coins du monde ont fusé… Pourquoi ne pas inviter vos étudiants à réagir aussi? Au Mexique, et plus précisément à Mexico, mes étudiants parleraient sans doute du Métrobus (bus à arrêts fixes sur voies confinées), les peseros (boîtes à sardines qui s’arrêtent n’importe où et font un peu n’importe quoi…), du « train léger », du covoiturage, du taxi, du « Pumabus » (bus interne sur le campus de l’UNAM), de l’ecobici (sur le même principe que le Vélib’ parisien)… Intéressant de comparer avec d’autres régions du monde. De quoi aborder l’interculturel dès les tout premiers niveaux.

Une possibilité de jeu? Tout simplement, organiser des équipes de trois apprenants, leur donner deux à cinq minutes (selon le niveau de langue) pour dresser la liste la plus longue possible de transports imaginables (dictionnaires acceptés). Ensuite, comparer la liste à celle ci-dessus: compter 1 point pour toute bonne réponse, 2 points par réponse non incluse sur l’image et jugée valable par la classe (même si une autre équipe l’a trouvée), 3 points par réponse correcte, jugée valable et que personne d’autre n’a trouvée. Puis éventuellement lancer des mini-sondages en parallèle  pour établir… le transport majoritairement préféré et détesté dans la classe, le transport majoritairement utilisé, le transport que personne n’a jamais utilisé, le transport que tout le monde aimerait utiliser un jour, etc. Puis, pour le splus avancés, enchaîner sur le débat des transports et l’écologie, etc…




C’est mimi, c’est mignon, c’est Minimagem

6 11 2011

Merci au CCC-IFAL de nous faire découvrir les sites les plus variés. Cette fois-ci, c’est Minimagem, un site bilingue (français-portugais) destiné aux enfants de 4 à 10 ans, superbement illustré, et dont plusieurs activités peuvent être exploitées en classe de langue. Il y a peu de matériel, mais il est de grande qualité.

J’ai bien aimé par exemple la section « Détails », dont est issue l’image suivante…

Il y a des jeux de contraires, des jeux de détails, des jeux pour compter des objets, des jeux sur la nature, des devinettes, de mots d’enfant, un atelier pop-up et des BD…

Vous allez aimer la section « cadeaux », avec 2 jeux-cadeaux à imprimer, dont un jeu de cartes des métiers et « Drôles de bêtes« , sur le même principe que le jeu « Qui est-ce? ». La règle du jeu est comprise…

 




Et deux blagues belges sur les Français…

26 10 2011

… histoire de travailler l’interculturel (les Belges sont les victimes des blagues françaises, au Mexique on raconte des histoires de Galiciens… et dans votre pays, qui est la victime habituelle?) J’ai bien aimé ces histoires drôles parce qu’elles portent aussi sur notre rapport à la langue, et devraient donc permettre de lancer en classe un débat autour des représentations de l’Autre défini en fonction de sa langue… (j’ai découvert ces blagues sur le site Linguacluster, auquel j’ai consacré mon billet précédent).

1. La prononciation

Trois hommes, un Belge, un Allemand et un Français se presentent pour un nouveau job en Angleterre. Avant de passer à l’interview on leur dit qu’ils devront formuler en anglais une phrase contenant les mots green, pink et yellow.

Le Belge passe d’abord : I wake up in the morning, I eat a yellow banana, a green pepper and in the evening I watch the Pink Panter on TV.
L’Allemand : I wake up in the morning, I see the yellow sun, the green grass and I think to myself : I hope it will be a pink day.
Finalement le Français : I wake up in ze morningk, I hear ze phone « green... green… green… » I pink up ze phone and I zay « Yellow? »

2. Sagesse belge

Un Français émigré en Belgique a loué un appartement. Il s’aperçoit tout de suite que son appartement est infesté de souris. Il appelle le proprio qui lui dit « Je viens ».

Il arrive avec un chat et dit à son locataire : « Il va vous en débarrasser ».
Le propriétaire s’en va et effectivement, le chat chasse les souris. Sauf une d’entre elles, au fond d’un trou, que le chat n’arrive pas à attraper. Alors le Français retéléphone à son propriétaire. Le propriétaire arrive et met le chat devant le trou et lui dit : « Minet, aboie maintenant ! »
Le chat aboie comme un chien. La souris, qui n’a pas peur des chiens, sort de son trou et se fait croquer.
L e Français est très étonné : « Votre chat sait miauler ET aboyer ? ! »
Le Belge lui répond : « Ici en Belgique, pour réussir, il faut savoir parler au moins deux langues. »

Je serais prête à parier que les Québécois en ont aussi, des blagues sur le français des Français. Je compte sur vous pour me les faire connaître!

 




Les clichés sur les Français

29 06 2011

CLE International Mexique vient de poster sur Facebook un minifilm assez drôle de Cédric Villain sur les clichés relatifs aux Français. C’est sans doute l’occasion d’en reparler en classe. Pour des idées d’exploitation, on peut reprendre quelques pistes de la fiche que j’avais concoctée sur une chanson de Linda Lemay, qui portait aussi sur les stéréotypes… Soit dit en passant, je ne suis pas sûre que les apprenants d’aujourd’hui pensent systématiquement à la pétanque… Ce film dévoile des représentations sur des représentations; à vous de concevoir le dispositif permettant de les mettre en contraste avec les représentations de votre public.




Recicla tus prejuicios

23 06 2011

Spécial dédicace aux profs de FLE au Mexique. CLE International Mexique vient d’afficher sur son compte Facebook le lien vers le site du Français dans le monde, qui renvoie à son tour vers « Recicla tus prejuicios », la vidéo gagnante du concours auquel ont participé  de milliers d’élèves français (475 messages vidéo en lice). C’est la vidéo réalisée par la classe de seconde du lycée Lurçat de Martigues, dans l’académie d’Aix-Marseille.

Pourquoi ne pas proposer à vos élèves mexicains de visionner certains de ces clips vidéo, puis d’en préparer un sur la France ou un autre pays francophone (non, tous les Québécois ne prennent pas du sucre d’érable au petit déjeuner…)?




Comparer responsable

9 06 2011

En ces temps d’écocitoyenneté et de consommateurs avertis, air du temps dixit, pourquoi ne pas aborder en classe  de langue la comparaison en faisant examiner certains produits alimentaires? Vous pouvez partir de sites spécialisés tels:

http://www.suggestion-de-presentation.info

http://www.photononcontractuelle.com

photo non contractuelle de /wp-content/uploads/tomates_1.jpg v�ritable photo de /wp-content/uploads/tomates_2.jpg

Suggestion 1 (plutôt de l’ordre de la systématisation): vous apportez en classe des paires de photos  (imprimées ou sous forme de fichiers que vous affichez grâce au vidéoprojecteur, c’est encore mieux), soit le produit tel que présenté sur l’emballage et le produit réel. Vous donnez aux participants, organisés par équipes, trois minutes pour observer et comparer les images, puis rédiger le plus de phrases possible (« la meringue est plus blanche sur l’emballage », par exemple). Vous comptabilisez ensuite les points: un point par phrase correcte (du point de vue linguistique et référentiel), un point supplémentaire par phrase originale (non trouvée par le reste des participants) et, éventuellement, un point par comparaison retrouvée dans le texte (qui est présenté après le jeu).

Suggestion 2 (plutôt de l’ordre de la sensibilisation suivie de la conceptualisation):  vous présentez photos et textes, vous faites établir un corpus des mots et des structures qui permettent d’établir des comparaisons, vous faites rédiger des textes à partir de nouvelles paires de photos, vous les faites corriger entre pairs,  puis vous faites découvrir les textes correspondants.

Suggestion 3 (plutôt de l’ordre du réinvestissement): vous faites découvrir textes et photos, puis vous proposez aux participants de rédiger et illustrer des textes portant sur un autre thème de leur choix (par exemple, maternité souriante/maternité accablée, promesses électorales/réalités politiques après élection, fiançailles/divorce, starlette photoshopée/starlette « en vrai », DSK avant/après, etc.)




Autour des stéréotypes: « les maudits Français »

12 05 2011

Il y a quatre ans déjà de cela, j’ai publié une fiche pédagogique autour de la chanson Les Maudits Français de Linda Lemay (Silva, Haydée. 2007. “Stéréotypes nationaux” / fiche pédagogique, Le Français dans le monde nº 353, p. 82-83).

Pour des raisons éditoriales, la fiche n’a pas pu être publiée dans son intégralité. Après avoir abordé hier avec mes étudiants en didactique la question de l’interculturel et son évolution en classe de langue (Civilisation –> Culture –> culture –>  interculturel –> pluriculturel…), je souhaite aujourd’hui partager avec eux et avec vous la séquence complète telle que je l’avais conçue à l’époque, où j’ai tâché d’appliquer une approche pluriculturelle. La voici: Fiche pédagogique « Les maudits Francais ».




Plus de prétextes pour ne pas utiliser d’images

16 03 2011

Il y a en effet des milliers de jeux possibles avec des images, et il existe de très riches banques de données.

Je viens de tomber sur Educol, site d’ « images éducatives, bricolages et photos » où sont répertoriées par thèmes des milliers d’images dont l’utilisation à des fins pédagogiques est libre (n’oubliez tout de même pas de lire les conditions d’usage). Rien que pour le thème « Fête » vous avez presque 850 images et 25 sous-thèmes!

cartes

Vous avez les images, mais les idées d’exploitation pédagogiques vous manquent? Consultez par exemple

  • CÉLESTIN-URBAIN, Hervé et al.- « Images en jeux. Jeux communicatifs et grammaticaux à partir de matrices d’images », Le Français dans le monde nº 191.- fév.-mars 1985, p. 32-36.
  • FAURET, Catherine.- « Cartes à jouer », Le Français dans le monde nº 288.- avril 1997, p. 61-64.
  • VEVER, Daniel.- « Pile et face. Avec du papier, des images, de la colle… et des ciseaux », le Français dans le monde nº 243.- août-sept. 1991, p. 57-61.

Et puis, histoire de saisfaire illico votre curiosité, trois idées de jeux:

Asile de fous

En grand groupe. À partir d’images d’animaux et d’objets. Les fous de l’asile sont devenus amnésiques ! Ils doivent s’entraider à retrouver la mémoire en échangeant des indices sur leur identité, affichée sur la carte qu’ils portent sur le dos. Les premiers fous à savoir qui ils sont seront déclarés guéris.

Bingo narratif

Avec des planches illustrant des éléments susceptibles d’être mentionnés dans un récit lu à voix haute par l’animateur. Sur le principe du bingo, les participants essayent de remplir leur planche en indiquant les éléments de leur planche qui ont déjà été évoqués. Pour ne pas se répéter ni oublier d’éléments, il est utile que l’animateur ait un jeu de cartes correspondant aux images du jeu et s’en inspire pour improviser son histoire.

Domino d’associations

Essayer de poser l’une de ses cartes en utilisant les comparatifs : « L’avocat est plus gras que le pamplemousse » / « La brosse à dents est moins chère que la casserole ».




Héroïnes : aborder la Journée de la femme à travers l’art

8 03 2011

En ce 8 mars 2011, le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid inaugure Héroïnes, une exposition consacrée à l’image de la femme, déclinée selon 10 thèmes: seules, caryatides, ménades, athlètes, cuirassées et amazones, magiciennes, martyres, mystiques, lectrices, peintres. De superbes images mêlant les époques, les styles, les techniques, et donnant potentiellement lieu à de riches exploitations pédagogiques.

Pour un travail autour de la description, on peut demander aux apprenants de rédiger une fiche signalétique de leur oeuvre préférée. Pour un travail autour de la comparaison, on peut contraster deux images appartenant à la même section thématique. Pour un travail autour de l’argumentation, on peut simuler la négociation entre régisseurs d’un musée: quelle oeuvre achètera-t-on, un tableau du XVIe siècle, une photo de la fin du XXe siècle?

Pour un travail collectif de description orale mettant en jeu la réception, on peut également imprimer d’une part les images, d’autre part les fiches signalétiques (titre, date, techniques, collection), puis indiquer au tableau les dix catégories thématiques. Les apprenants devront essayer de retrouver la catégorie à laquelle appartient chaque oeuvre et apparier l’image et la fiche. Pour corser les choses, le groupe peut être divisé en deux: chaque sous-groupe reçoit une série d’images et une série différente de fiches signalétiques. Le sous-groupe A décrit l’une de ses images, sans la montrer; au bout de deux minutes environ, le groupe B propose une fiche qui lui semble convenir et suggère une catégorie de classement. C’est ensuite au groupe B de décrire l’une de ses oeuvres, et au groupe A de suivre avec attention les informations fournies pour pouvoir proposer un titre et une catégorie.

On peut également mettre en place des jeux de narration, ayant pour personnages ces femmes hors pair, ou se mettre à la recherche d’oeuvres permettant d’enrichir la collection, ou proposer de nouvelles catégories thématiques, ou organiser des expos parallèles sur les hommes, les enfants, les personnes âgées…

On en profitera toujours pour souligner la diversité des rôles possibles pour les femmes de toutes les époques, pour mettre en évidence et discuter les préjugés et les idées reçues

Un de mes tableaux préférés, d’autant plus que j’ai toujorus pensé que dans l’enseignementil y a un brin de magie…: