Qui est-ce? avec des Lego

24 03 2012

Mario me fait découvrir cette énigme sympathique qui pourrait être utile dès le niveau A1:  on  présente les séries de personnages une par une et on demande aux apprenants organisés par équipes de 3 à 4 de découvrir l’identité des personnages représentés. Lorsqu’une équipe pense avoir trouvé la réponse, elle la justifie à l’oral: « Ce sont les Simpson. Il y a Homer, le père; il est petit et blond, il porte un jean et un t-shirt; la suivante, c’est Marge, la femme d’Homer, qui a les cheveux bleus; elle porte une robe verte; ensuite, il a a leurs trois enfants, Bart, Lisa et la petite  Maggie… » Avec des apprenants un peu créatifs, apportez les Lego: au groupe de découvrir les personnages proposés par les uns et les autres…

PS Ce qui serait vraiment génial, ce serait que vous preniez le temps de fabriquer les personnages avec de vrais Lego: succès assurè, même auprès d’un public adulte!

Pour retouver les images une par une , allez sur La boîte verte.

Besoin d’aide? Voici les réponses, d’après moi… Mais ne les lisez qu’après avoir fait l’effort de trouver par vous-même!

NE

 

TRI

CHEZ

 

PAS

 

1. La famille Simpson.

2. Les tortues Ninja (Raphael, Leonardo, Michelangelo, Donatello).

3. Les personnages de South Park (Eric Cartman, Kyle Broflovski, Stanley March, dit Stan, Kenneth McCormick, dit Kenny).

4. Les Schtroumpfs (le grand Schtroumpf, la Schtroumpfette).

5. Astérix, Idéfix et Obélix.

6. Ernest et Bart (personnages de 1, rue Sésame).

7.  Donald Duck et ses neveux  Riri, Fifi et Loulou.

8. Les frères Dalton et Lucky Luke.

 




C’est mimi, c’est mignon, c’est Minimagem

6 11 2011

Merci au CCC-IFAL de nous faire découvrir les sites les plus variés. Cette fois-ci, c’est Minimagem, un site bilingue (français-portugais) destiné aux enfants de 4 à 10 ans, superbement illustré, et dont plusieurs activités peuvent être exploitées en classe de langue. Il y a peu de matériel, mais il est de grande qualité.

J’ai bien aimé par exemple la section « Détails », dont est issue l’image suivante…

Il y a des jeux de contraires, des jeux de détails, des jeux pour compter des objets, des jeux sur la nature, des devinettes, de mots d’enfant, un atelier pop-up et des BD…

Vous allez aimer la section « cadeaux », avec 2 jeux-cadeaux à imprimer, dont un jeu de cartes des métiers et « Drôles de bêtes« , sur le même principe que le jeu « Qui est-ce? ». La règle du jeu est comprise…

 




Space Invader ou l’art dans la rue

6 10 2011

Lecteurs assidus, vous connaissez mon penchant pour le travail sur l’art, auquel j’ai consacré déjà  plusieurs billets. Grâce au CCC-IFAL, je découvre un intéressant article sur Space Invader, « artiste contemporain français le plus populaire sur le Net en 2011″.

Plusieurs exploitations pédagogiques sont possibles, ludiques ou non.

Pour commencer, travail de réception de l’écrit à partir du niveau A2, avec des questions simples: quelle est la nationalité de l’artiste, quel âge a-t-il, depuis combien de temps pratique-t-il le street art à travers le monde, en quelle année a-t-il demarré le projet,  où a-t-il étudié, quel type de matériau utilise-t-il, où a-t-il posé son 1000e space invader, pourquoi ne répond-il plus à chaque courriel…? Puis travail d’interaction orale et de production écrite par petits groupes pour imaginer l’identité de cet artiste qui cache son nom: d’où vient-il, pourquoi se cache-t-il, comment est-il, a-t-il un autre métier dans la « vraie vie »? Peu importe ici la véracité de l’info, il ne s’agit pas de deviner juste mais de créer librement. Finalement, production orale: chaque équipe présente « son » Space invader, interrogée par un panel de « journalistes » (le reste du groupe). Puis, éventuellement, on vote pour déterminer quelles sont les trois identités plébiscitées par les apprenants.

Il est possible aussi de commencer par l’interaction orale en grand groupe, en discutant autour des concepts d’art et de street art. Tous les lieux de production et d’exhibition de l’art se valent-ils? Qui légitime l’appartenance ou non d’une oeuvre, d’un artiste au domaine de l’art? qu’est-ce que l’art, finalement? Sujet apparemment assez pointu mais pouvant être facilement calibré en fonction du public, de préférence à l’aide de documents déclencheurs (photos d’oeuvres canoniques, d’oeuvres contemporaines appartenant ou non au street art). Vous trouverez pas mal d’idées d’artistes et d’oeuvres sur le site Délire de l’art dont est issu l’article sur Space Invader.

Possibilité également de faire un travail interdisciplinaire avec le prof d’arts plastiques (ou tout seul, comme un grand :-) ): découverte de l’oeuvre de Space Invader, puis pastiches et explorations autour de la mosaïque du XXIe siècle…

Et vous, quelles autres idées nous donnez-vous?




Radiographie des sacs à main

26 09 2011

Dans un précédent billet, je vous avais déjà parlé du travail de Jean-Claude Kaufmann. Puis, en lisant le plus récent FDLM, je tombe sur le nouvel ouvrage de mon sociologue préféré (car ses livres se lisent comme des romans): Le Sac, chez J.C. Lattès.

Le sac par Kaufmann

À n’en pas douter, un sujet à exploiter dans une classe où prédominent les filles: que trimballe chacune dans son sac? quelle relation entretient-elle à cet objet personnel?

Soit vous lisez le livre t en tirez des idées d’activités, soit vous commencez par lire les chroniques du livre, par les partager avec la classe, puis vous en profitez pour lancer le débat…

Voici quelques comptes rendus du livre:




Le jeu des 20 questions

10 08 2011

Rentrée oblige, je consacre moins de temps à mon blog. Mais, histoire de ne pas trop casser le rythme, j’ajoute un petit billet relatif à un jeu très sympa pour pratiquer la réception de l’écrit et systématiser la structure interrogative, en enrichissant au passage le vocabulaire et en renforçant les stratégies de description. Le jeu en ligne peut servir avant ou après la mise en jeu de la même activité dans la classe, en version orale. Il s’agit du jeu des 20 questions, où vous pensez à un objet et le logiciel va essayer de le deviner en moins de 20 questions.

Moi, j’ai d’abord pensé à une cacahuète. Le logiciel a perdu, mais il a quand même deviné au bout de 21 questions. Par contre, pour un cahier, le logiciel ne doit pas avoir la même vision de l’objet que moi (j’ai pourtant été tout à fait sincère dans mes réponses), car au bout de 28 questions il s’est avoué vaincu…

Une partie prend moins d’une minute… et il existe en une vingtaine de langues!




À chacun la sienne

30 07 2011

Quelques minutes volées à un emploi du temps désormais bien chargé… Je commence ma série d’idées d’adaptations ludiques mentionnnée dans mon billet précédent.

Planet’Anim propose dans son fichier jeux le jeu « À chacun la sienne« , décrit comme suit (je me permets de corriger au passage quelques coquilles):

Résumé : Un jeu avec des chaussures, proposé par Bélinda

Matériel : Toutes les chaussures droites des participants. Un bandeau.

Règle : On fait un tas avec toutes les chaussures du groupe et on désigne une personne pour qu’elle retrouve sa chaussure en un temps limité. Si elle ne la trouve pas, on lui donne un gage. On peut éventuellement bander les yeux de la personne.

« Bon d’accord -diront les plus sceptiques parmi vous-, mais que faire de cela dans la classe de langue? ». Cela ferait une activité originale de brise-glace, peut-être, mais j’ai bien parlé d’adaptations. L’idée, c’est de prendre la matrice du jeu et de la réutiliser en classe.

Ici, d’après moi, le point intéressant c’est que tous les participants mettent en commun quelque chose d’inhabituel et intime (une chaussure) puis doivent le retrouver….

Une acvitité de présentation. Oral/écrit. Tous niveaux. Ce qui me vient d’abord à l’esprit, c’est une activité de présentation où chacun parle de lui pendant 30 à 60 secondes. Le reste du groupe écoute attentivement et prend des notes (l’animateur prévient les participants qu’ils devront être capables de restituer une info importante au sujet d’une personne désignée par le hasard). À la fin du tour de table, l’animateur distribue des petits papiers où figure le nom de chaque participant. Chaque joueur est donc associé par le hasard à un autre: il doit écrire sur une bandelette de papier  l’élément qui l’a le plus marqué à propos de la personne en question, en éliminant les marques du féminin et du masculin: par exemple, « Comme moi, il/elle est passionné(e) par les animaux ». Toutes les bandelettes sont mélangées puis affichées (au tableau, sur la table, par terre). Le groupe prend connaissance de l’ensemble de phrases puis chaque participant essaye d’identifier la bandelette qu’il/elle a inspirée. C’est dans la discussion et dans les erreurs d’attribution que réside l’intérêt du jeu: finalement, c’est peut-être A qui est passionné(e) par les animaux, mais B et C se reconnaîtront peut-être dans la même phrase.

Une acitvité de description. Oral et expression graphique. Dès le niveau A2. Autre idée, à peine ébauchée: partir de dessins fait par les participants, dont les autres doivent deviner l’auteur. J’ai ici une réserve: il ne faut pas tomber dans la séance psy! Il faut doncà mon avis  éviter de demander aux participants de se dessiner eux-mêmes ou de dessiner un autre membre du groupe. On leur demandera plutôt de dessiner la maison de leurs rêves, puis on tirera au sort deux ou trois maisons que tout le groupe décrira ensemble en essayant à la fin de deviner qui les a dessiné (attention tout de même à empêcher les moqueries ou les commentaires blessants). Puis ceux dont les maisons n’auront pas été décrites et qui souhaitent prendre brièvement la parole pourront le faire (c’est important de ne pas demander aux apprenants un engagement qui sollicite des fibres personnelles et affectives pour ensuite en négliger le résultat sous prétexte qu’il s’agit d’une activité purement pédagogique; on passe un contrat de confiance en demandant aux apprenants d’agir en tant qu’individus qui  impliquent tout leur être et ce contrat doit être tenu).

Une activité d’évaluation formative autour de la littérature. Dès le niveau B1 (ou langue maternelle). Troisième et dernière idée, très différente mais toujours inspirée par le jeu des chaussures: dans un cours de langue et littérature, on présente différents courants (romatisque, baroque, classicisme, etc.). On fait lire de courts textes (extraits ou poèmes brefs) pour bien identifier les caractéristiques de chaque courant.  On attribue ensuite à chaque équipe un courant, et on proposeau groupe un tas de petits papiers avec des textes illustrant les différents courants. Gagne la première équipe à avoir retrouvé les petits papiers correspondant à leur courant…

Un activité d’évaluation formative autour de la didactique des langues. Profs ou futurs profs. Tiens, je sens que je vais peut-être appliquer cette dernière idée à l’histoire des méthodologies dans l’enseignement/apprentissage du FLE: après avoir étudié le panorama historique, je pourrais préparer des papiers avec des concepts clés, la vision de l’apprenant et de l’enseignant, la vision de la langue, etc., puis leur demander de reconstituer un paradigme…

Et vous, qu’en ferez-vous?




Rally à Versailles ou ailleurs

21 07 2011

Début juillet, je vous parlais d’une adaptation possible du jeu Stare… En lisant le plus récent FDLM, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à une autre adaptation possible. Il s’agit de faire un rally virtuel à partir de sites qui offrent la possibilité de visiter en lignes des lieux prestigieux (Versailles, le Louvre, le musée du quai Branly…).

Comment s’y prendre? Commencez par effectuer vous-même la visite, en prenant note des éléments qui seront utilisés dans le rally, choisis en fonction de votre public et de vos objectifs (les questions ne seront pas les mêmes pour des enfants, des ados, de futurs architectes, des étudiants en histoire de l’art, etc.). Élaborez ensuite une série d’une dizaine de questions (on peut en profiter pour travailler les adverbes et les pronoms interrogatifs, la description [et donc les adjectifs, les formes, les couleurs, les nombres], la localisation dans l’espace…). Retracez le trajet nécessaire pour répondre à toutes les questions, en le chronométrant.  Multipliez ce temps par trois à cinq afin de définir le délai imparti aux jouers (vous, vous savez où aller, eux, ils devront tâtonner davantage).

Pour jouer, expliquez le but du jeu (être les premiers à trouver toutes les bonnes réponses), soumettez ensuite les questions aux joueurs organisés par équipes, puis soyez prêt(e) à dépanner les participants peu férus de technologie…

N’oubliez pas d’être très précis dans la consigne, pour éviter les impasses et donc la démotivation (circonscrivez bien les salles à visiter, évitez les questions trop pointues ou acceptant trop de réponses, etc.). Par ailleurs, il est probablement utile de faire faire une visite virtuelle d’une autre salle que celle ou se déroule votre rally, histoire que vos joueurs prennent en main l’outil (et profitent au passage de la visite…).




Images « pour développer la perception » et pour travailler sur la description

6 07 2011

Je viens de recevoir un courriel avec des « images pour développer la perception visuelle ». Il y a sans doute des exploitations pédagogiques intéressantes à proposer, et je serais ravie de recevoir des suggestions.

Pour ma part, je vous propose un jeu très simple, inspiré du jeu Stare (mais la règle a été modifiée): vous faites visionner les images par toute la classe pendant 30 secondes (sur photocopie ou mieux, sur écran grâce à un videóprojecteur). Vous avez préparé au préalable quelques questions, au moins une question par équipe: « Vers quel côté regarde le personnage? »; « Est-il vrai qu’il y a une fleur blanche en bas à gauche? », etc.

Une fois l’image cachée, les équipes répondent à tour de rôle à vos questions, et remportent un point si la réponse est correcte. Les équipes peuvent ensuite poser à tour de rôle une question improvisée: l’équipe parmi les équipes rivales qui y répond gagne un point et le droit de poser sa question (la première équipe est tirée au sort).

Bon jeu pour pratiquer à l’oral l’interrogation, la description, la localisation dans l’espace…

Voici un arbre à 10 visages…

*

Cherchez le visage dans le paysage…

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Cherchez le bébé…

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Cherchez ce qu’il faut chercher…

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Combien de personnes sont représentées? Regardez bien…




Mes nouvelles acquisitions : Halli Galli

16 06 2011

Halli Galli n’est pas une nouveauté (pas plus que d’autres jeux que je viens de répertorier), mais c’est un jeu qui a fait ses preuves, avec du matériel de jeu séduisant et un principe simple mais efficace. Pas donné, hélas, dans les 20 CND.

La boîte (j’ai acheté la version métallique, très jolie et plus solide que celle en carton; parfaite pour un cadeau… ) contient 56 cartes, une sonnette et une règle de jeu. Tout le pouvoir de séduction du jeu tient, me semble-t-il, dans cette sonnette  (voir ma réflexion sur l’importance du matériel dans l’entretien accordé à Francparler). Le jeu consiste à abattre au fur et à mesure des cartes où sont illustrés des fruits (il y a aussi la version animaux, et rien ne vous empêche en classe de langue de concevoir une version verbes, vêtements,  prépositions, lieux, etc., en ajoutant une petite contrainte de production). Lorsque cinq fruits identiques sont sur la table, il faut être le premier à sonner pour gagner toutes les cartes…

Jeu de vocabulaire, donc, qui gagnera à être associé à une contrainte simple de production orale (dire le nom du fruit, le décrire, dire si on aime ou pas…), accessible dès le niveau A1 , pour des joueurs à partir de 6 ans.




Mes nouvelles acquisitions : Trouve-moi de A à Z

12 06 2011

Ce jeu-là, je l’ai acheté neuf et à moitié prix chez Réno-jouets, magasin auquel j’ai déjà consacré un billet ces jours-ci.

Jeu fabriqué et imprimé au Canada, il peut être joué dès 7 ans  voire 5 ans si le joueur est accompagné par un grand. Le nombre prévu de joueurs? Illimité. Chic, pas de problème pour l’adaptation en classe…

Le but du jeu est de « s’amuser à trouver, nommer et écrire des mots  décrivant divers objets dans différents lieux, en utilisant les lettres de l’alphabet et des pastilles spéciales ».

Jeu de vocabulaire, donc, mais aussi jeu d’écrit (et d’orthographe), jeu d’oral, jeu de description et, par la diversité des situations illustrées, jeu permettant d’explorer différentes situations de communication.

Quatre variantes sont prévues.