Laissez-vous bluffer par ce répertoire de courts-métrages

27 06 2018

Gratuits, éducatifs et séduisants, classés par âge (à partir de 3 à 11 ans) ou par thématique, accompagnés de ressources éducatives, les courts-métrages (et parfois très très-courts-métrages) répertoriés par l’association Films pour enfants sous le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO sont une mine à découvrir sans plus tarder et à exploiter sans réserve dans la classe de langue (autant auprès des enfants que des ados et des adultes). Ils sont souvent sans paroles, ce qui les rend utiles pour accompagner des activités de description, narration, argumentation, imagination… en toutes langues.

Un de mes préférés, qui servirait parfaitement à travailler le futur proche ou l’expression de l’hypothèse est celui de C. Lascano (2014). Lila. Allez vite le découvrir!




Expression orale et communication non violente

16 05 2018

Le site Voie de l’écoute  que je découvre grâce à Virginie, propose un très intéressant jeu de questions pour sensibiliser à la communication non violente, avec deux versions (adultes puis enfants). Dans chaque cas, plus de 200 cartes sont proposées, réparties en 12 rubriques. Prêt à imprimer, accompagné d’une règle du jeu, à mon avis cette ressource est à exploiter en classe de langue sans modération !

Voici la présentation qu’en font les auteurs :

Nous avons créé en octobre 2010 ce jeu de questions autour de la CNV. Il se compose de 240 questions pour des enfants et de 251 questions pour des adultes, chaque version étant divisée en 12 rubriques. Il peut se jouer en famille, avec des amis ou dans le cadre de groupes de pratique de CNV.

Nous l’offrons à toute personne intéressée, afin qu’il serve à découvrir ou à approfondir la CNV dans la légèreté.

Si vous souhaitez l’expérimenter, vous n’avez qu’à télécharger les fichiers ci-dessous. Vous trouverez les questions soit sous la forme de listes soit sous la forme de cartes, recto-verso, n’ayant plus qu’à être découpées.

Nous apprécierions de recevoir en retour les idées d’amélioration qui vous seraient venues après l’avoir essayé.

Nous remercions chaleureusement Simon Heckmann puis Christian Blanvillain de nous avoir fourni la traduction en format PDF des cartes des questions adultes et des questions enfants, ainsi qu’un petit manuel d’impression, ce qui simplifiera certainement la création des cartes pour certaines personnes.

Muriel Hemelsoet et Jean-Philippe Faure, avril 2017

Et voici un extrait des questions pour les adultes :

 

 




L’étoile du passé

15 04 2017

Michèle, dont je vous parlais il y a quelques jours à propos de « La phonétique en jouant », me signale une activité sympathique, facile à mettre en oeuvre et adaptable à de nombreux objectifs, que j’ai hâte de tester: L’étoile du passé.

C’est Marie Gatin, dans son blogue Cap sur le FLE, qui en parle.

Tant que vous y êtes, regardez les autres jeux recensés dans ce même blogue!




Travailler sur les contes ET le code de la route

13 12 2016

Travailler sur les contes ET le code de la route, c’est possible grâce au très joli livre de Mario Ramos, Le code de la route, sorti en 2011 dans la collection Pastel de l’École des Loisirs.

Le Chaperon rouge traverse la forêt à vélo; sur son chemin, les panneaux lui indiquent divers « dangers » et donnent lieu à diverses rencontres…

Les éditeurs ont déjà prévu de nombreuses pistes pédagogiques (images à l’appui), et vous en trouverez certainement d’autres. J’ai pour ma part pensé à un classique mais non moins efficace mémorama, où vous fabriqueriez ou feriez fabriquer des paires de panneaux; pour remporter la paire, il faudrait résumer l’histoire ou dire si on aime ou…

Le livre est disponible dans les librairies, y compris à prix d’occasion…




100 photos pour parler, écrire, penser…

11 12 2016

Le recours à l’image et notamment à la photo est désormais chose courante en classe. Face au déferlement d’images, le plus dur devient d’effectuer un choix. La revue Time a fait le travail pour vous: elle a réuni en un seul site ce qu’elle considère être les 100 photos qui ont eu le plus d’influence, avec des infos sur la photo et son auteur, des clips vidéo (en anglais), des renvois à d’autres images… De quoi mener en classe de très nombreuses activités orales et écrite (décrire, poser des questions, comparer, exprimer ses goûts et ses préférences, raconter, parler de ses souvenirs, argumenter, et j’en passe).

Des images fortes, des images mythiques, des images à découvrir ou redécouvrir absolument.

100 images




Les enjeux narratologiques des jeux vidéo

15 09 2016

Appel à textes pour un dossier thématique sous la coordination de Sébastien Genvo

SciencesDuJeu2015

Le paradigme narratif a été l’un des premiers modèles théoriques à être mobilisé lorsqu’il a été question de penser les spécificités médiatiques du jeu vidéo (Murray, 1997). Si cette approche initiale a permis de formaliser rapidement certaines particularités des modalités narratives du domaine, par exemple à travers la notion de narration spatialisée (Jenkins, 2002), elle a aussi fait l’objet de débats incitant l’exploration d’autres cadres, notamment à travers l’approche « ludologique » (Frasca, 2003). Mais davantage qu’une opposition ou incompatibilité entre différents modèles, ces confrontations ont finalement fait apparaître une complémentarité d’approches (Murray, 2005 ; Neitzel, 2005 ; Ryan, 2006), voire un enrichissement mutuel. On peut en effet considérer que les réflexions narratologiques sur le jeu ont amené à revisiter le rôle du récepteur dans la production du sens au sein d’une narration, en plaçant différemment le point focal sur la structure de jeu ou sur le joueur, qui serait parfois à investir comme auteur d’intrigues ou de récit de jeu (Marti, 2014). Cela encourage de fait à repenser les articulations qui peuvent exister entre histoire, narration et récit. Enfin, comme le remarquait Janet Murray, il est indéniable que les jeux vidéo servent de source d’inspiration pour concevoir plus largement ce qu’elle nommait alors les « cyberfictions ». Aujourd’hui, la façon dont on raconte par le jeu sert de modèle à d’autres formes médiatiques, comme les webdocumentaires. La frontière entre fiction numérique interactive et jeu se veut parfois ténue, comme le montre le récent Her story (Barlow, 2015). Ce jeu, récompensé dans de nombreux festivals de jeux indépendants, axe son concept sur la reconstitution d’une histoire fragmentée à partir d’une base de données vidéo et laisse le récit à la charge du joueur. L’exemple précédent amène aussi à prendre en considération l’inventivité dont font preuve certains jeux contemporains pour se détacher du modèle narratif cinématographique qui a souvent prévalu dans le médium, afin d’explorer pleinement les spécificités vidéoludiques en termes de narration spatialisée. On pense par exemple aux récents succès critiques de productions telles que Gone Home (Fullbright, 2013) ou Firewatch (Campo Santo, 2016).

Parmi les pistes à explorer: Quels cadres théoriques ? Quels apports d’une mise en relation à d’autres domaines ? Quel rôle narratif pour le joueur ? Quelle analyse d’œuvres singulières?

Lire l’appel à textes.




Ô temps suspends ton vol!

11 08 2016

Il avait bien raison, ce cher Alphonse de Lamartine, car « je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit »! Presque deux mois depuis mon dernier billet! C’est que mon été fut très bien rempli et que la rentrée est déjà derrière moi!

Enfin, en volant du temps au temps, voici quelques idées qui n’attendaient plus que d’être partagées:

Thot cursus a publié en 2015 un article consacré à « Dix jeux de société pour se perfectionner dans sa propre langue« . Toutes les suggestions conviennent aussi, à mon avis, pour l’aprentissage des langues étrangères.

Puisque je travaille en ce moment sur un article relatif au Boggle et sa famille, j’ai fait quelques recherches et je susi tombée sur un blogue très intéressant tenu par Stéphanie Fréchette, québécoise: Les créations de Stéphanie. Certains de ses supports sont payants, mais d’autres sont en libre accès, dont par exemple les cartes pour un Boggle géant. À utiliser dès que possible!

Deux autres excellentes pistes, indiquées cette fois dans le bulletin consacré aux langues vivantes par l’Académie de Nantes (consultez Laraufie, M.-P. 2016. Le jeu en classe de langues. Nantes: Académie de Nantes. Direction des services départementaux de l’éducation nationale Loire-Atlantique): Sankoré et Arasaac.

« Enseigner une séquence en langues vivantes avec open-sankoré : Sankoré est un logiciel pour TNI libre d’une bonne ergonomie. Il se télécharge gratuitement sur le site planète sankoré. Quelques ressources en anglais sont désormais téléchargeables sur l’espace pédagogique académique, dans la rubrique langues vivantes. D’autres suivront au cours de l’année scolaire prochaine.

Réaliser des flashcards, des cartes de Bingo, des dominos libres de droit en quelques clics ? C’est possible grâce au site aragonais arasaac.org. Ce site rassemble plusieurs milliers de pictogrammes très clairs, permettant de représenter du lexique, mais également des sentiments, des actions… Les outils de création en ligne permettent de produire des jeux sur mesure intégrant une sélection d’images de votre choix. »

Il y a encore les plusieurs centaines de ressources ludiques prêtes à imprimer réunies sur iSLCOLLECTIVE dont j’ai pris connaissance grâce au compte FB de Mômes NET, lui-même associé à un compte Pinterest.

Et une super ressource conçue pour les enfants et les ados mais utile à tout âge, les « 18 cartes pour jouer au jeu de la communication émotionnelle avec les enfants et les adolescents« , à imprimer gratuitement depuis le site Apprendre à éduquer

Vous pouvez le constater: je n’écrivais pas pendant ces dernières semaines, mais j’emmagasinais les idées! J’espère que mon prochain billet arrivera avant deux mois.




5 jeux de poche pour la classe

4 08 2015

Le temps, le temps, je cours toujours après! Mais avant de plonger la tête la première dans les préparatifs de la rentrée, je partage avec vous 5 jeux que je viens d’acheter à Liège, avec un court avis pour chacun, par ordre croissant de préférence. (Merci à Rodrigo et Francisco qui ont joué avec moi à tous les jeux, et qui me permettent donc de parler en meilleure connaissance de cause!).

TakAttak (Si-trouille). Utile pour la classe de langue? Ouais, pourquoi pas?

Un jeu de répliques plus ou moins cinglantes, où la capacité de réaction des joueurs est mise à rude épreuve. Sympa, mais trop dur à moins d’avoir un niveau de langue avancé et une capacité de réplique importante. De plus, certaines de situations me semblent quelque peu machistes ou peu adaptées à différents publics. Bref, un jeu que je sortirai entre copains de temps en temps, mais que je ne risque pas de trop utiliser en classe, sauf lorsque je travaillerai justement les différentes formes de la riposte (ironie, litote, etc.). Je devrais tester la version famille…

Pour en savoir plus sur le jeu: http://takattak.com/

Detective Academy (Cocktail Games) Utile pour la classe de langue? Oui, surtout avec des adaptations.

Comme son nom ne l’indique pas, c’est un jeu où il faut trouver des mots à partir d’indices appartenant à des catégories imposées. Sympa, rapide, simple à jouer, je pense qu’il peut être intéressant à utiliser en classe (ou à adapter). On pourrait par exemple remplacer les catégories d’indices par des contraintes langagières et  grammaticales (un indice utilisant la forme négative; un indice donnant une description; un indice au passé, etc.). Pour en savoir plus: http://www.trictrac.net/jeu-de-societe/detective-academy-1/infos

Comment j’ai adopté un gnou (Le droit de perdre) Utile pour la classe de langue? Oui, avec des adaptations.

Un jeu original où il s’agit d’improviser un récit invraisemblable sur un titre imposé, tout en intégrant les connecteurs indiqués par les différents dés. Il faut y jouer avec des gens ayant un minimum d’imagination pour que ce soit drôle. On a bien aimé, et la dynamique est très simple. Le jeu peut facilement être adapté en classe. Pour en savoir plus: http://www.trictrac.net/jeu-de-societe/comment-j-ai-adopte-un-gnou/infos

Devino (Cocktail Games). Utile pour la classe de langue? Oui, en présélectionnant les devinettes.

Un principe de jeu simple et « diabolique »: le dernier mot de la question cache la réponse (Quel prédateur a mangé la POULe? Le LOUP). Le premier à trouver remporte la carte. 450 devinettes à savourer. Certaines sont difficiles pour des apprenants de langue, mais avec presque un demi millier de devinettes, on a de quoi choisir. Personnellement, j’ai beaucoup beaucoup aimé. Pour en savoir plus: http://www.trictrac.net/actus/devino-mieux-vaut-avoir-le-dernier-mot

Mindmaze. Jeunes détectives (Edgeent) Utile pour la classe de langue? Oui, sans doute.

Sur le même principe de Black Stories: une énigme à déchiffrer en posant des questions à l’animateur. Mais en mieux, parce que les énigmes sont plus accessibles, version « jeunes détectives » oblige, tout en restant intéressantes pour un public d’ados ou d’adultes. Pour ma part, je remplacerai en classe Black Stories par Mindmaze, même si à la maison je continuerai éventuellement d’utiliser le premier. Super pour travailler l’interrogation (adverbes, pronoms, forme, intonation) et la narration au passé. Pour en savoir plus: http://www.trictrac.net/actus/mind-maze-boxon-de-neurones




Décrire et raconter à l’oral à partir d’une planche de BD

6 11 2014

Dès que j’ai découvert l’affiche du Festival international de la bande dessinée 2015 (merci l’IFAL!) , j’ai pensé à la manière dont je l’utiliserais en classe, pour la fin du niveau A2 ou plus…

1. J’imprimerais l’affiche (en couleurs, de préférence) en grand format (si possible, une case = une feuille format carte postale).

2. Je découperais chaque case afin d’obtenir 15 cartes, que je mélangerais.

3. Dans une classe de moins de 15 apprenants (mettons 12), je distribuerais une carte par personne (s’il sont sept joueurs, allez, deux cartes consécutives par personne); dans une classe de plus de 15 apprenants (mettons, 25) je distribuerais aussi une carte par personne (certaines cartes seraient répétées).

4. La consigne: « Observez bien attentivement votre carte. Sans montrer votre carte, décrivez à un autre joueur l’image qui y est représentée pour essayer de reconstituer le récit. » Pour ce faire, les apprenants se mettent debout et circulent en échangeant brièvement leurs descriptions. Lorsque deux apprenants pensent avoir trouvé une séquence de deux, ils circulent côte à côte. Le jeu se termine lorsque tout le monde pense avoir trouvé « sa » place dans l’histoire. Les joueurs se placent alors tous dans l’ordre, côte à côte, et chacun raconte au fur et à mesure leur bout d’histoire. Parfois, des ajustements seront introduits en cours de route!

4a. S’il y avait moins de 15 joueurs et donc moins de 15 cartes en circulation, l’animateur propose à l’ensemble des joueurs les cartes restantes et le groupe décide collectivement où doivent être placées ces cartes et les intègre au récit.

4b, S’il y avait plus de 15 joueurs, lorsque deux jouers qui partagent (ou pensent partager) la même carte se retrouvent, ils restent ensemble, à moins qu’il ne découvrent en cours de route qu’en fait leurs cartes sont très proches mais pas identiques… 5. On compare la séquence proposée par le groupe à la séquence originale…

6. La suite? Éventuellement, on raconte individuellement ou par équipes, à l’oral ou à l’écrit, une mésaventure personnelle (par exemple, le jour où par accident le parrain de votre mariage a fait tomber la fiancée et le prêtre à l’eau , haha). À court d’idées? Regardez la série de photos prises juste avant le désastre




Jeux narratifs

28 07 2014

Ah, il y a des jours où j’aimerais être bloggeuse professionnelle, consacrer mon temps à vous proposer des pistes et des jeux et ne pas avoir à m’occuper de tout le reste (qui me passionne aussi, en général, sauf en ce qui concerne les questions administratives…)

Je vole du temps au temps pour répondre à Camilo, qui m’écrit pour demander mon avis à propos de jeux sur le passé simple: « Je voudrais proposer un jeu à mes étudiants pour l’abord du passé simple. Malheureusement, je ne trouve pas un jeu adapté pour ce temps verbal. […] Pourriez-vous me donner quelques pistes? »

Djeha

J’inscris d’emblée cette problématique dans celle, plus générale, des temps de la narration, dans la mesure où aborder le passé simple implique travailler sur ses formes mais aussi et surtout sur son sens, qui ne s’éclaire que vis-à-vis des autres temps de la narration (je ne parle pas des « temps du passé » tout court dans la mesure où le présent et le futur servent eux aussi à raconter, en introduisant des nuances de sens.)

Bien sûr, le passé simple est généralement abordé à des niveaux avancés, car il est peu employé à l’oral et dans les écrits de la vie courante, et on le rencontre principalement en littérature. Or, avez-vous pensé que les jeunes enfants francophones sont confrontés au passé simple dès leur plus jeune âge, avec les contes  et légendes? Il faudrait écrire tout un article sur la question, mais je vais essayer de faire bref et me concentrer sur la dimension ludique.

D’abord, il est indispensable de clarifier si nécessaire pour soi-même en tant que prof les formes et les valeurs du passé simple. Alors que la plupart des sites mentionnent l’opposition PS/Imparfait (proche de celle PC/Imparfait), peu précisent l’opposition PS/PC. Même si elle est un peu technique, j’aime bien l’explication fournie sur un site pour finnophones (http://research.jyu.fi/grfle/409.html), qui indique:

« Le passé simple s’uti­li­se comme temps de la narration dans l’énonciation de récit (par opposition à discours […] ), en dehors de la situation de deixis. On pourrait dire en quelque sorte que le passé simple est le temps de la narration « artificielle », car il se rattache toujours à une narration qui se pose comme narration, qui se dit comme narration (roman, récit journalistique ou historique, etc.), qui ne fait plus partie du système du présent, mais d’une ligne de narration virtuelle. Le passé simple est le temps du non-déictique, c’est un passé qui se place à un niveau temporel indéfini par rapport au « je ici et main­te­nant » du locuteur (cf. l’ancien nom de « passé indéfini »). C’est typi­quement le passé de la narration écrite romanesque ou du récit historique. En français moderne, le passé simple s’uti­li­se ex­clu­si­ve­ment à l’écrit […]). »

Mon conseil est donc d’inscrire le travail autour du passé simple dans une séquence consacrée à la « narration narrative » (conte, récit historique…). Pour des étudiants non littéraires, les contes et légendes traditionnels peuvent être un bon filon, dans la mesure où il s’agit de textes courts, souvent attrayants et humoristiques, et qui trouveront probablement écho dans les traditions narratives locales. Je pense par exemple aux histoires de Djeha (tapez « histoires de Djeha » sur votre moteur de recherche préféré, vous en trouverez des centaines), mais il y en a des milliers à exploiter. (L’image plus haut illustre l’une des histoires de Djeha que j’aime: http://journaldunkorrigan.free.fr/blog/index.php/2006/09/30/108-djeha-hoja-nasreddin-son-fils-et-lane)

Pour systématiser la conjugaison ou les valeurs des temps, il est possible par exemple, après avoir lu ou écouté diverses histories courtes, d’inventer une histoire collective à trous: l’animateur mène le récit, s’arrête à des moments clés, recueille les propositions, choisit celle qui fait avancer le mieux son histoire et attribue un point à l’équipe qui a avancé cette proposition. Par exemple « Il était une fois, dans un royaume très lointain, un roi. Un roi riche et puissant, admiré et craint, qui pourtant, n’était pas heureux. En effet, il [?] (il n’avait pas d’enfants/il se sentait vieux et fatigué/il cachait un chagrin dans son coeur/il était avare et méfiant/il…  » Furieux, il [?] puis il [?]. Son meilleur ami et conseiller lui [?] etc. » L’équipe ayant remporté le plus de points gagne.

Il y a aussi tous les jeux de cartes basés sur un principe narratif, dont le plus célèbre, Il était une fois: http://www.trictrac.net/jeu-de-societe/il-etait-une-fois-/infos

Puis il y a le jeu du mot intrus, dont je propose une version destinée aux ados, Bobos d’ados, dans mes propres ressources pour la classe; il faudrait prévoir des canevas différents, axés sur le conte ou la légende, ou encore sur le récit historique.

Ou encore le récit arborescent, dont vous avez un exemple ici: http://www.ac-grenoble.fr/lirecrire/spip.php?article37 

Des stagiaires ont élaboré une fiche sur « le conte éclaté »: http://lewebpedagogique.com/jeulangue/files/2011/01/FRConteEclate.pdf

Il y a encore de multiples pistes à explorer, mais je m’en tiendrai là pour l’instant, d’autant plus que dans pas longtemps je devrais vous annoncer la mise en ligne d’une plateforme pour travailler autour de la thétrâlisation de contes et légendes du Québec…