(Tout) Contre-Nature Au Val de Tamié avec le Tricyclique Dol et le Dôme d’Albertville

En cette fin du mois de mai, les élèves de premières « Arts » du Lycée Jean Moulin avaient rendez-vous avec le Land Art à l’occasion d’un atelier d’une semaine avec Laurent Mousnier, l’un des membres du collectif Tricyclique Dol, trio d’artistes bisontins intervenant dans la nature et le paysage.

Merci au Dôme d’Albertville à l’origine de ce belle action éducative, connectée avec le spectacle « Contre Nature » qui est venu, les 2,3 et 4 juin, clore cet évènement.

Le premier jour, les élèves ont fait la connaissance de l’artiste Laurent Mousnier, qui est venu au lycée présenter le travail du Tricyclique Dol et mettre en place le cadre de l’atelier. Dès le milieu de la matinée, les élèves étaient en situation de recherche pour des projets dans la nature dont il s’agissait de révéler, ou troubler l' »ordre »…

Les élèves ont travaillé en groupe autour de propositions apparues comme:

– Produire un parcours, un cheminement pour s’étonner, découvrir, apprendre…

Aménager un endroit (in situ) à partir de ce qu’il évoque, de ses résonances.

Re « peindre » le paysage vu d’un point fixe en disposant des miroirs, ou produire une installation-parcours dans le paysage en en modifiant la perception.

– Ouverture « périscope » dans le feuillage fourni d’un buisson ou d’un arbre. Sorte de viseur à paysage, aligné sur un point remarquable, surprenant.

Sonoriser une part de la forêt en décalage avec l’ambiant.

Transformer un arbre en « instrument de musique », ou le « musicaliser ».

– Tenter l’expérience de transformer un petit cubage de nature sauvage d’une façon originale…

– « Sculpter »,  dessiner ou peindre … un « haiku » de nature,

– Produire une narration poétique dans la nature,

Et très vite, dès mardi, accompagnés de Laurent, d’Elsa ou bien d’Héloïse du Dôme ainsi que des enseignants, les élèves, après avoir reconnu le parcours de la promenade artistique dans la paysage, ont pris la nature comme atelier.

Parfois improvisés, différents projets ont pris forme.

Certains d’entre eux ont été choisis par Laurent pour être développés et aboutis:

Un « viseur » à paysage:

Un tableau-paysage utilisant des miroirs:

(Robert Smithson n’est pas loin)…

Un nid:

(cf Nils Udo…)

Le vendredi suivant, élèves et équipe éducative ont fait l’expérience du parcours « Contre Nature » du tricyclique, boosté de leurs productions.

Il s’agissait de franchir un sas imposant, mise en condition nécessaire à l’expérience esthétique d’anomalies dans le paysage:

Toutes les minutes, un départ individuel a lieu: il faut être seul pour vivre cette « renaissance » au paysage.

Une petite vidéo explicative est à visionner dans l’oeilleton, avant d’être lâché comme un nouveau né dans les verts pâturages,                                                  

où nous attendent les fameuses suprises visuelles, sonores, qui mêlent poétiquement l’absurde à la réalité pour mieux nous la faire – enfin ? – percevoir…

Il faudrait par exemple une petite vidéo pour découvrir ce cerf en mouvement sur son panneau, tel un gentil automate de salon: vive la vie sauvage!

Des artistes de renom exposés au Lycée …

Le partenariat engagé l’an dernier avec la Fondation Salomon d’Annecy s’est poursuivi tout au long de l’année à travers deux expositions mettant en avant trois artistes de renommée internationale:

1/ Née en 1978 à New London dans le Connecticut, « Swoon » (pâmoison en français) est le nom d’artiste de Caledonia Dance Curry, street artiste dont les travaux graphiques, gravures, collages, souvent rehaussés de couleurs vives, promeuvent une idéologie humaniste et féministe, qui va s’inscrire de façon éphémère dans le décor urbain. Les personnages du quotidien, de la rue, y sont célébrés et monumentalisés à travers leur représentation dans l’espace public, où ils sont cependant présents dans une relation d’intimité avec le spectateur.

Mais ce n’est pas parce que Swoon s’inscrit dans l’Art des rues qu’elle est iconoclaste : à l’image d’ Ernest Pignon Ernest, son illustre précurseur citant Caravage dans les rues de Naples, elle continue Gustave Klimt ou la force expressive d’un certain expressionnisme allemand dans ses images.

 

 

Xavier Chevalier, régisseur de la collection, est venu installer les oeuvres au CDI .

 

 

 

Exploitation par les élèves:

Des élèves d’arts ont travaillé à partir de la proposition suivante: « répondre à Swoon« .

 

Il ne s’agissait pas seulement de répondre au message exprimé par l’artiste, mais aussi d’une réponse stylistique s’appuyant sur l’observation et l’analyse d’une des oeuvres exposées.

 

 

Voici l’exemple de Marion, qui déplace la question du street art dans la cour de la cité scolaire à travers un dessin éphémère à la craie:

2/ Jochen Gerner et Ed Templeton

Cette fois-ci, Xavier Chevalier nous apporte des oeuvres de l’artiste français Jochen Gerner et de l’artiste américain Ed Templeton. Les élèves sont impliqués dans la réflexion sur le mode de présentation des oeuvres, puis l’installation proprement dite. Il est décidé d’installer le cartel de présentation de la série de dessins de Jochen Gerner sur le socle de la paire de chaussure d’Ed Templeton.

Pour le résultat suivant:

Au second plan, la série de dessins de Jochen Gerner, intitulée « Grande Vitesse » (2009), résulte d’un travail de dessins et de croquis effectués  depuis la fenêtre du train lors de trajets en Tgv Paris-Nancy notamment. Le déplacement rapide implique une vision partielle du paysage, dont seuls des fragments sont reproduits, la mémoire faisant le reste.

Pour en savoir plus:

http://www.du9.org/dossier/la-duree-et-le-temps-selon-jochen-gerner/

Au premier plan: figure incontournable de la scène skate de Los Angeles, Ed Templeton réalise ses premières peintures au début des années 1990 et développe parallèlement une activité de designer, dès 1993, en créant Toy Machine, une entreprise fabriquant toute une gamme d’articles de skate, dont il maîtrise entièrement la ligne graphique. En 1995, ses nombreux voyages l’amènent à pratiquer davantage la photographie, ses clichés matérialisant une mémoire personnelle. Dans un processus de journal intime, ses travaux dévoilent la vie de ses proches, en particulier des adolescents dont le sort est partagé entre le skate, la drogue et les blessures quotidiennes liées au sport.

Est présentée ici une paire de chaussures de sport (jamais portées) taguées par l’artiste et ainsi promues au rang d’oeuvre d’art (notion de « ready made »). Le socle et la « cloche » de verre qui le surmonte participent à l’anoblissement de ces objets à travers leur mise en scène.

Exploitation par les élèves:

Des élèves d’arts ont travaillé à partir de la proposition suivante: « Le reste du regard » de Jochen Gerner: il s’agit, à partir de l’observation et de l’analyse de cette oeuvre, de déduire et imaginer ce qui n’a pas été montré par l’artiste lors de son travail de dessin dans le train: autre point de vue, une autre perception… en comblant certains manques dans l' »enregistrement » de ces trajets.

 

Voici l’exemple de Chloé, Lola, Eloise,  qui ont cherché à combler les espaces entre les dessins sur une planche en dessinant avec de la couleur. Le dispositif de présentation  permet de faire pivoter les deux faces de la « réponse » des élèves:

Et la proposition de Célia, Manon, Laurine fait penser à l’oeuvre d’UmbertoBoccioni, Etat d’Esprit I, Ceux qui partent, 2, Ceux qui restent, 1911:

 

Gravure et typhographie à Conflans avec Alain Bar et Nathalie Torre.

Sis sur les hauteurs de la célèbre cité médiévale et regardant la vallé, l’Atelier de Gravure de Conflans est un site incontournable de la vie artistique Albervilloise. On y pratique, entre autres,  la gravure sur cuivre en taille-douce, la typographie, et  la gravure sur pierre ou lithographie dans une ancienne école reconvertie où semblent encore résonner les pas de générations d’écoliers.

Pour la seconde année consécutive, les élèves de première spécialité Arts plastiques se sont emparés des lieux sous la férule attentive et éclairée d’Alain Bar, qui n’est plus à présenter, et de Nathalie Torre, qui sait transmettre avec rigueur et bienveillance sa maîtrise de la gravure.

Voici quelques photos de ce moment pédagogique fort, dans l‘Atelier Gravure, avec Nathalie:

 

Premiers résultats des apprentis graveurs:

dans l‘Atelier Typographie, avec Alain:

Premiers résultats des apprentis typographes:

Bravo à tous, et, on l’espère, à l’année prochaine pour une nouvelle session !

« La section histoire des arts travaille depuis plusieurs années en partenariat avec la mairie d’Albertville par l’intermédiaire du service Art et Histoire . Nous sommes en première littéraire et appartenons donc à cette section et nous sommes ici pour vous présenter un dossier sur le Champ de Mars. Tout au long de la réalisation de ce dossier, nous avons été accompagnés par notre professeur d’histoire des arts et madame Emmanuelle Roch, guide conférencière. Nous avons commencé par parcourir les rues d’Albertville, à la recherche de bâtiments du 19ème et 20ème siècle. Nous nous sommes concentrés sur deux architectes, Amédée BUGNARD et Maurice NOVARINA. Nous avons dû ensuite choisir entre deux projets : la labellisation du Champ de Mars au patrimoine centenaire et l’inventaire et la création d’un parcours touristique autour des réalisations de BUGNARD. Nous avons opté pour la labellisation du Champ de Mars car le travail que nous devions fournir nous permettrait de rencontrer des professionnels et de s’inscrire dans une action participative et concrète… »

Ainsi débutait la présentation que les élèves de 1ère L Histoire des arts ont faite à Mme le maire d’Albertville le 3 avril dernier. Épaulés par Laurence Millers du service patrimoine et Emmanuelle Roch, guide-conférencière, ils ont défendu avec talent et conviction l’idée d’un classement au titre du label « patrimoine centenaire » de l’ensemble d’habitations du Champ de Mars, dû à l’architecte Novarina.

Des élèves photographes !

Les élèves de 1ère option histoire des arts ont participé cette année au concours de photographie de l’académie de Créteil, sur le thème Collecter, classer, archiver. Un travail de longue haleine qui a nécessité réflexions, séances de prises de vue et de retouches, montage de l’image finale, rédaction de textes explicatifs.

Souhaitons-leur bonne chance ! Résultats début juin…

Découvrez-ci dessous leur réalisation originale.

Restauration de l’église de Conflans

Les élèves de la section Patrimoines sont partie prenante du projet de restauration de l’église de Conflans, dont le clocher emblématique surplombe le centre d’Albertville. En collaboration avec les services de la mairie, ils ont élaboré le bon de souscription qui sera largement distribué à partir du 16 mai, date du lancement de la campagne de restauration.

N’hésitez pas à visiter le site d’histoire des arts du lycée Jean Moulin, où les élèves ont posté leurs ressentis !

Coups de cœur artistiques de début d’année des élèves d’Histoire des arts 2nde…

Imaginez-vous à bord d’un véhicule roulant à pleine vitesse dans une rue New Yorkaise, un taxi vous frôle à toute allure, au même moment vous prenez ce cliché en photo…  le reflet d’un ticket se dévoile sur votre pare brise et laisse apparaitre un petit carré blanc sur votre photo. Cette œuvre figurative en noir et blanc est  une scène de la vie quotidienne des New Yorkais. La vitesse de ce taxi crée un effet de net et de flou et donne une impression de mouvement (effet dynamique) à la photographie grâce aux sources lumineuses naturelles.

Ce taxi nous en parlons souvent dans ce texte mais n’est il pas tout simplement l’élément clé de cette photographie … l’allégorie du temps qui passe dans nos vies ?

Marie

ronis

Willy Ronis, New York, 1981

***

Imaginez, vous marchez ou vous visitez une rue, et tout à coup un dessin sur un mur de cette même rue vous interpelle. Vous voyez alors apparaitre un homme avec un kärcher, en train d’effacer un mur préhistorique encore préservé, tels les murs de la grotte de Chauvet. La première chose que vous avez vu est l’homme au kärcher, à cause de la lumière et de son gilet à la couleur orange fluorescent qui vous attire l’œil. Il pourrait presque vous sembler mobile et dynamique. Il est au premier plan et derrière lui se trouve le mur préhistorique qui est lui moins éclairé et nuancé de couleurs sombres comme le marron, le gris ou même le jaune. La lumière fait effectivement ressortir le personnage central, mais elle met aussi en valeur le jet blanc du kärcher qu’il utilise pour tout effacer. Banksy a voulu mettre en valeur « l’arme du crime ». En effet cette œuvre peut nous faire penser que l’homme efface une partie de son passé ou en tout cas une magnifique œuvre d’art créée par ses ancêtres. Pour cette œuvre, il a utilisé des bombes de peintures, des sprays et des pochoirs comme dans la plupart de ses œuvres de street art. Cette œuvre ne possède pas de profondeur, ou elle est peu sensible. Elle est perçue différemment selon le point de vue de l’observateur. C’est-à-dire que selon l’endroit à partir duquel nous la regardons, nous ne la percevons pas tous de la même manière. Peut-être que Banksy a voulu nous faire réfléchir à propos de notre passé. Ou il voulait peut-être nous faire réfléchir à l’art et à l’esthétique et au fait de qui décide d’effacer les œuvres publiques… Le street art est fait pour faire réagir ou pour dénoncer. C’est ce qui le rend si particulier et unique.  Cette œuvre a pour nom « Whitewashing Lascaux » et elle se situe à Londres dans le « Banksy tunnel ».

Johanna

banksy

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Vous êtes en voyage à Barcelone, vous vous baladez dans la ville, et vous voyez cette basilique, cette immense basilique peu commune. Vous vous demandez alors : « Pourquoi y-a-t-il des grues ? »Ces formes très singulières  attirent votre œil…

        La Sagrada Familia est une basilique inachevée, toujours en construction. Ses colonnes sont massives, innombrables et atypiques, et son architecture est assez différente de celle d’un édifice catholique religieux  habituel. L’originalité de cette basilique est due à son architecte : Antoni Gaudi.

(A suivre…)

Léon

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Partenariat 2016-2017 : 1ère séance de travail le lundi 17 octobre

C’est dans le cadre d’un partenariat renforcé avec le service Patrimoine de la mairie d’Albertville que vont travailler cette année les élèves de 1ère spécialité Histoire des arts. Au programme de l’année : rien de moins qu’un inventaire de certaines architectures du XXème siècle et l’établissement d’un dossier de labellisation pour les plus intéressantes d’entre elles.

La journée du 17 octobre, journée du lancement de ce travail inédit, aura été l’occasion d’une prise de contact avec la guide-conférencière Emmanuelle Roch, qui va accompagner les élèves tout au long de l’année. Elle aura aussi permis un premier parcours en ville à la recherche des bâtiments conçus entre les deux guerres par Amédée Bugnard.

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« Inverso mundus » ou lorsque l’on ne sait plus où donner de la tête…

Une succession de surprises esthétiques pour les élèves d’histoire des arts le vendredi 30 septembre, avec la visite de l’exposition Espaces intuitifs à l’Abbaye d’Annecy le Vieux, la découverte de la galerie Art by friends et enfin la projection au haras d’Annecy du renversant  Inverso Mundus du collectif russe AES+F.

Une journée qui aura permis d’explorer de manière sensible et déconcertante les rapports mystérieux entre art et sciences et qui nous pousse à considérer d’un œil neuf notre monde pas être pas si à l’endroit que ça…

Articles à suivre sur le blog et le site d’histoire des arts du lycée Jean Moulin

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Retour sur une année de patrimoines au lycée Jean Moulin (suite… et fin !)

Ce bâtiment est l’hôtel de ville de la ville d’Albertville.

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Sa façade avant est assez décorée, avec des formes géométriques telles que des triangles ; en son centre, on peut tracer un axe de symétrie et de chaque côté voir que le même nombre de fenêtre, 3 portes en alignement avec 2 rangées de 3 fenêtres. Au niveau de l’entrée le matériau utilisé est la pierre.

Ce second bâtiment est l’église saint jean baptiste d’Albertville. Sa structure est une croix. Nous pouvons voir qu’elle est parfaitement symétrique, on peut voir deux petites tours sur les côtés gauche et droit du clocher ; ces 2 tours comportent le même nombre de meurtrières, un vitrail central et une horloge au-dessus de celui-ci. Il y a des voûtes en berceau, le style de cette église est gothique.

Thomas

Obey

 

AUJOURD’HUI, J’AI REDÉCOUVERT UN ARTISTE

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