Jan Thirion

bibliographie : 

 

Mikko, roman (édition Krakoën) 2006. 

Ego fatum, roman noir (édition Krakoën) 2006.

               ( Dictionnaire des Littératures Policières, 2007)

Rose blême, roman noir (édition Krakoën) 2007.

               ( Sélection BILIPO « Les crimes de l’année » 2008)

Elagage de printemps, nouvelles (édition Quadrature) 2008.

John et Yoko sont dans un hosto, roman (édition Krakoën) 2009. 

Dieu veille Toulouse, roman (edition l’Ecailler) 2009. 

Soupe tonkinoise, roman noir (édition TME) 2009.

 

Jan Thirion aime particulièrement le temps présent et les nuits blanches à écrire dans la tête les histoires à venir. Il alterne le noir et la fantaisie, comme deux jambes pour avancer dans la terra incognita de l’imagination. Une citation d’Hilda Hilst éclaire sa voie:  »Même en n’existant pas, je me régale. »

« Jan Thirion, c’est The Ovni de chez Krakoen ! » (Cyrille Mousset – 813)

 

« Jan Thirion, c’est l’oeil qui scrute et note, l’oreille qui entend et retient, la main qui écrit et restitue le noir et ses couleurs, sans faire de cadeau à la réalité… méfiez-vous, il ne rate rien ! » (Emmanuelle Urien)

 

 

biographie :

 

Auteur de romans et de nouvelles, Jan Thirion mène une double vie.

Dans la première, qui s’apparente à celle de Monsieur tout le monde, il réside dans le Sud de la France, est enseignant, dessine, peint, va au cinéma, lit, s’intéresse à l’actualité, mais ne joue plus aux échecs, son ancienne passion.

 

Dans l’autre, il se consacre corps et âme à l’écriture. Il travaille à ses récits à la lumière du jour et au calme dans sa tour d’ivoire. Il lui arrive de s’atteler à plusieurs histoires en même temps, les alternant parfois pour changer d’air. Il aime donner l’initiative à ses personnages, les laissant agir et dialoguer dans sa tête, comme lors d’un tournage de film, jusqu’à obtenir les meilleures scènes possibles. Ce cinéma rêvé, l’oeil éveillé, l’amène à nouer des intrigues solides qui respirent la vérité et happent le lecteur dès les premières pages.

Jan Thirion a publié des nouvelles dans diverses revues et anthologies, un dictionnaire humoristique, deux ouvrages sur le jeu d’échecs et une série de romans, policiers, noirs et de littérature générale.

Ses récits se déroulent de nos jours, hormis son ouvrage, Soupe tonkinoise – à paraître aux éditions tme -, qui invite à se replonger dans le passé colonial de la France.

Il figure dans le Dictionnaire des Littératures Policières de Claude Mesplède.

 

 

« Le son de l’harmonica s’amplifie. Ce qui veut dire que le musicien s’approche. John se jette à terre et se faufile entre les éléments du mobilier. Il se plaque au mur sous la fenêtre.

Arrêt de la musique. Nouvelles manipulations de la poignée. Pilonnage de la porte. Déplacement des pas. Reprise de quelques notes de blues. Coups à la vitre.

Arrivé à la porte, Albert Raisner interrompt son morceau. Il a le coup de poing brutal….

Encore un moment infini à serrer les dents pour les empêcher de claquer, puis retour du silence et de nouveau l’harmonica. Un autre intermède musical où le son va decrescendo. Albert Raisner s’éloigne. Ouf.

John compte jusqu’à dix et se redresse. Il reste accroupi, le regard au ras du châssis. Le professeur s’est arrêté de nouveau au banc. Il s’assied, continue de faire ses gammes. L’air est toujours le même, lancinant, et repose sur trois ou quatre notes. Charles Bronson dans Il était une fois dans l’ouest. Le premier qui mouftera aura une balle dans la peau… » (extrait de John et Yoko sont dans un hosto)

 

 

 

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