Petite histoire vraie.
0 Commentaire(s) Publié le 17 janvier 2008 par fred dans TémoignageQuand les profs passent à l’acte
Il était une fois dans une classe relais du 93, des élèves en évaluations.
M. Adoul le professeur de mathématiques et M. Guèdje le professeur de Français les surveillaient
M. Adoul acceptait le tutoiement. Il se prétendait proche des jeunes. Il portait un magnifique pull-over orange que les élèves disaient admirer.
M. Guèdje bataillait ferme pour obtenir le vouvoiement, il l’avait obtenu, mais n’avait pas réussi à ce qu’on l’appelât « Monsieur » Guèdje, on l’appelait M. Michel.
Julia était assise au fond de la classe, seule à une table de deux, elle travaillait à son évaluation.
Elle déplia sa jambe et la posa sur la chaise d’à côté.
Aussitôt M. Guèdje lui demanda de la retirer.
« Mais non monsieur, dit Julia, j’ai mal à la cheville.
- Retire-la s’il te plait reprit M Guèdje.
- Je vous jure, je me suis fait mal en E.P.S., insista la jeune.
- S’il te plait retire ta jambe, on se tient bien en classe ! »
La jambe de Julia commença à se replier quand M. Adoul la pointa violemment du doigt et lui parla fort : « Retire cette jambe Julia, ou ça va mal aller ! »
La jeune retendit aussitôt sa jambe sur la chaise et dit : « Comment tu me parles toi !? »
Le professeur de mathématiques se leva droit et cria :
« Retire cette jambe ou je vais m’énerver !
- Vas-y énerve-toi qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ! Répondit violemment Julia. »
M. Adoul écarta les doigts de la main, puis referma son poing en crispant sa mâchoire.
« Arrête tout de suite ou ça va mal finir !! Hurla-t-il. »
Les autres élèves de la classe regardaient le spectacle.
Le professeur énervé avança en direction de Julia en agitant son index.
C’est alors que M. Guèdje tapota sur la jambe de Julia : « Allez enlève-là et termine ton évaluation.
- Il faut qu’il se calme l’autre dit-elle en retirant sa jambe. »
M. Adoul reprit sa respiration et retourna à son bureau.
Quelques instants plus tard, une élève assise au premier rang sortit soudainement sa trousse à maquillage et commença à se poudrer le nez.
Avant que M. Guèdje ait pu lui demander de s’arrêter, M. Adoul lui demandait la marque de son fond de teint.