Père et prof

Publié le 15 mars 2007 par fred dans Témoignage

Les punitions infligées à mon fils m’agacent.
Que faire, aller rappeler à l’inspection que c’est interdit ?
Aller faire du raffut à l’école en disant que je suis du métier ?
Non, je crois que mon fils est bavard et turbulent et je vais plutôt aller me renseigner sur son comportement.
Mais quarante lignes par soir, ça fait beaucoup en CE1, c’est une heure d’écriture, et puis c’est récurent ces punitions.
Ça prouve bien que ça ne sert à rien.
De toute façon je suis bien placé pour savoir que ce n’est pas aider mon fils que d’aller mettre la pression à son enseignante.
Enfin il faut qu’elle se calme quand même.
Elle donne des tonnes de devoirs, est-ce qu’elle les corrige au moins? Sait-elle que depuis 1956 on ne doit pas donner de devoirs écrits ?
En tout cas je me garde bien de la remettre en cause devant mon fils.
Je ne parle qu’en qualité de père, jamais en qualité de confrère de son institutrice.
Et puis je ne suis pas à l’aise, ça me fatigue de faire faire des tonnes de devoirs à mon fils le soir, et ça me fatigue de corriger ceux de mes élèves, surtout que je ne sais pas quoi faire de ceux qui ne les font pas (c’est toujours ceux qui en auraient le plus besoin).
Enfin, mon fils se prend des lignes à foison et veut quand même acheter des chocolats à sa maîtresse, c’est qu’elle est bien quelque part.

2 commentaires pour “Père et prof”

  1. Joly danièle dit :

    C’est au papa que la maîtresse devrait faire faire des lignes pour lui apprendre l’orthographe :
    à première vue : punission (?) elle les corriges (?) ceux qui en aurait (?)
    récurent(?)
    Promis, je ne dirai rien à De Robien !

  2. alex dit :

    Bonjour

    Je comprends vos inquiétudes mais le “Sait-elle que depuis 1956 on ne doit pas donner de devoirs écrits ?” m’a fait sursauté…
    En CE1 j’avais aussi des devoirs à faire à la maison (je suis né en 1976) et il est nécessaire d’appliquer et de transférer un minimum les choses vues en classe. Oui, les semaines sont chargées pour ces enfants et c’est aux profs de réguler cette charge de travail. Ne pas leur donner de devoir contribue au choc vécu par certains lors de leur passage en 6°. Concernant les lignes, vous avez raison de vous interroger si son comportement ne change pas. Discutez en!
    Cela dit, comme vous le soulignez, votre fils continue à vouloir acheter des chocolats à sa maîtresse et je peux vous dire que les élèves sont rarement naïfs.Bien que subjective et singulière cette relation affective est essentielle au bon fonctionnement de l’élève à l’école. Toutes proportions gardées bien sûr…

    Père et prof, ce n’est pas incompatible. Et la maman que dit-elle?

    Cordialement

    A. B

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