JOURS APRES JOURS

Prouve ta jeunesse par ta curiosité et ton désir! Exige l'inaccessible ! (V.Cespèdes)

Vocabulaire : les sentiments

sq1_tableau vocabulaire sentiments

La joie, la colère, la peur etc…

Construire des champs lexicaux (ensemble de mots autour d’un même thème) et des familles de mots.

Illustrer – écrire.

sq1-tableau vocabulaire sentiments CORRECTION

… la correction…

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Plan de la séquence 5 : Gargantua et Pantagruel

SEQUENCE 5 : Lecture d’une oeuvre de dérision critique

Gargantua et Pantagruel, de François Rabelais

Livre de référence : Biblio Collège, Hachette

Objectifs :

– Lire et étudier une oeuvre du XVIème siècle ;

– étudier le comique d’un texte ;

– découvrir l’humanisme.

Remarque : les mots marqués d’une * doivent être connus et compris.

Déroulement de la séquence

Séance 1 :

Lecture : Découverte du personnage de Gargantua (généalogie, tempérament*, récit de sa naissance et des ses premiers mois de vie).

Etude de la langue : Découverte du langage de Rabelais : les expressions imagées*

Travail personnel : question n°35 p.20 du livre (Biblio Collège, Gargantua Pantagruel, Hachette).

Séance 2 :

Etude de la langue : La phrase simple* et la phrase complexe*.
Rappel (phrase simple, phrase complexe, proposition*) et approfondissement : les propositions juxtaposées*, les propositions coordonnées*, les propositions subordonnées*.

D’après le chap.11, p.12 : De l’enfance de Gargantua.

Séance 3 :

Etude de la langue (suite) :

Les propositions subordonnées : la subordonnée conjonctive* (voir leçon et exercices sur feuille).

D’après le chap. 21, p.22

Travail personnel : exercices…………………………..

Séance 4

Etude de la langue (suite) :

La proposition subordonnée relative*

D’après le chap.23, p.28 : Comment Gargantua fut formé selon les méthodes de Ponocrates…

Travail personnel préparatoire :

Répondre aux questions p.36 (n°1, 2, 3 + « Avez-vous bien lu ? » p.36 et 37)

Séance 5

Etude de la langue : la valeur* des temps

D’après le chap.21, p.28 – questions n°32 -33-34 p.39

Séance 6 : Lire en entier les extraits consacrés à la guerre picrocholine* (p.41 à 63 – chap 25 à 50). Répondre par écrit aux questions 1 à 9, p.64 et 65.

Etude d’un thème : le comique* (questions p.65 n°10 à19). – Tu peux préparer à l’oral tes réponses à ces questions si tu crains que le cours n’aille trop vite pour toi.

Ecriture : sujet p.68, n°36 – à préparer à la maison (brouillon).

Séance 7 : L’abbaye de Thélème* (p.69 à 78)

Répondre aux questions 1 à 6 p.79

Thème : L’utopie*

Ecriture (pour le journal) : sujet p.82, n°27 (« A vos plumes »).

Séance 8 : bilan

Pages 141 à 147 : à lire personnellement
Faire sa fiche de synthèse soi-même. Elle est à rendre avec l’évaluation du 5/04. Elle est notée.

Questionnaire en classe (en groupes).

EVALUATION : lundi 5/04 de 14 h à 15 h

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5e-GRAMMAIRE- comparaisons, métaphores, expansions du nom

GRAMMAIRE

La grammaire offre des moyens pour enrichir les textes, les rendre plus vivants, plus intéressants et plus personnels. Pour écrire tes articles, utilise les moyens suivants… pour mieux lire les textes aussi…

1. Les comparaisons et les métaphores

Pour mieux faire comprendre un mot, une idée, une situation… pour permettre à l’interlocuteur d’imaginer, on utilise des comparaisons ou des métaphores.

    A. La comparaison

Cette figure de style crée une équivalence, une égalité entre deux réalités différentes qui sont mises sur le même plan ou crée une hiérarchie entre elles :

Pierre est malin comme un singe (Pierre = singe à cause de sa malice). (Relation d’égalité)

Paul est plus malin que Pierre (Paul > Pierre en malice). (supériorité relative)

Pierre est moins malin que Paul (Pierre < Paul en malice). (infériorité relative)

La comparaison se construit avec :

un élément comparé + un mot de comparaison + un élément comparant. Pour comparer deux éléments, ils doivent avoir un point commun.

ex : Loïc est têtu comme un âne. Point de comparaison : l’entêtement.

Mots qui permettent la comparaison :

  • locutions prépositives : à l’exemple de…, à l’instar de… comparativement à…

  • adjectifs : semblable à… analogue à… différent de… égal à …

  • verbes : avoir l’air de…ressembler à, imiter (+ COD), paraître…

  • conjonctions de subordination : comme… de même que… autant que…

  • des adverbes : autant… plus… moins…

  • des déterminants : tel...(s’accorde avec le nom qu’il précède : tels, telle, telles).

Les comparaisons sont très fréquentes dans les textes poétiques.

Exercice :

Voici une série de comparaisons.
Place les éléments de la comparaison dans la bonne colonne, en les recopiant. La première ligne est complétée pour te servir d’exemple.

  1. Il est beau comme un prince.

  2. Ses cheveux sont blonds comme l’or fin.

  3. Son front blanc et pur comme taillé dans le marbre ou l’ivoire.

  4. Le blanc sur le vermeil éclaire son visage mieux que sinople1 sur argent ».

  5. Son front buté semblait celui d’un bovin.

  6. Ses dents désordonnées comme les créneaux d’une forteresse.

  7. Sa dent empiétait telle la défense d’un éléphant.

  8. Ils se mesurent avec rage, on aurait dit deux rocs.

  9. Je ne veux pas être comme le chien qui se hérisse et retrousse les babines.

  10. Les hauts flamands rassemblés s’efforcent de ressembler à des roses sur leur tige.

Ex : Je cherche un mot vaste et chaud comme une chambre.

Elément comparé

Mot de comparaison

Elément comparant (pour comparer)

Point commun qui permet la comparaison

Ex Mot comme chambre « vaste et chaud » : idée de confort, d’agrément.

B. La métaphore

    C’est une sorte de comparaison… sans mot de comparaison apparent.

Exemple dans le portrait de Quasimodo (Victor Hugo) :

Toute sa personne était une grimace. (sous-entendu : toute sa personne était comme une grimace)

La métaphore produit plus d’effet que la comparaison. Elle frappe immédiatement l’imagination.

La lune est une faucille d’or (La lune est comme une faucille d’or).
La lune, faucille d’or, illumine la nuit (La lune,
comme une faucille d’or illumine la nuit).

Exercice 1 : transformez les comparaisons de l’exercice précédent en métaphores. Utilisez- les dans uen phrase.

Exercice 2 : Complétez le tableau ci-dessous à partir des métaphores soulignées. Attention, la métaphore est parfois une devinette !

Ex : Des chemins dorment sur ta joue

  1. Le temps vieillard souffrant de multiples entorses (Robert Desnos).

  2. L’heure? Un bourgeon qui fuse (Gisèle Prassinos).

  3. La nuit servante lasse qui s’éloigne (Jean-Vincent Verdonnet).

  4. L’horloge qui s’ennuie dans son armoire de chêne / Fait aller et venir son gros nombril doré (Maurice Maeterlinck).

  5. Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges jeter l’ancre un seul jour?

  6. La nuit met en mes mains le bouquet de tes rêves.

2. Les expansions du nom

L’expansion du nom consiste à préciser et à étendre la signification d’un nom en lui ajoutant :

  • un autre nom (propre ou commun) ou un groupe nominal ;

  • un ou plusieurs adjectifs qui s’accordent avec le nom ;

  • une proposition.

On peut utiliser les trois procédés à la fois.

Exemple (les expansions du nom sont entre crochets ; le nom principal est en caractères gras)

Le jardin

Le jardin [de mon grand-père]

Le jardin [de mon grand-père] [Arthur]

Le jardin [de mon grand-père] [maternel]

Le [grand] jardin [de mon grand-père] [Arthur]

Le jardin [de mon grand-père] [Arthur], [qui est le plus grand du quartier], nous donne des fruits et des légumes toute l’année.

Définitions à savoir :

Le nom se reconnaît parce qu’il est précédé d’un déterminant (le, la, les, un, une, des, quelques, trois etc..) qui indique le genre et le nombre du nom.

L’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le nom (sauf exceptions)

Une proposition se compose obligatoirement ainsi : Sujet + Verbe + complément ou attribut du sujet.

Ex : « qui est le plus grand »

S + V + attribut

«il nous donne beaucoup de fruits »

S + C2 + V + C1

La proposition relative est introduite par un pronom relatif qui remplace un nom dans la proposition principale. Voir leçon détaillée.

Exercice : Dans les phrases ci-dessous, identifie le nom noyau et son expansion. Indique la nature de l’expansion. Complète le tableau ci-dessous en suivant l’exemple.

1. Monseigneur Yvain entendait les cris de douleur.

2. Jamais on ne réussira à en donner une description juste.

3. Le cortège passa, mais au milieu de la salle, se fit un grand remue-ménage de gens qui s’assemblaient autour de la bière, car de la plaie du mort s’écoulait un sang chaud.

4. C’était là un signe véridique que celui qui avait engagé le combat et qui avait tué et vaincu leur seigneur se trouvait à l’intérieur.

5. Les cris effroyables ne cessaient de croître à la vue des plaies qui crevaient.

6. Tous s’interrogent devant le prodige qui les fait saigner, et restent impuissants.

7. La dame affligée s’exclame : « ne trouvera-t-on pas le traître qui a tué mon vaillant époux ? »

8. Jamais on n’a vu un déni de justice semblable.

9. Je suis victime d’un maléfice.

10. A moins que ce ne soit un lâche qui a peur de moi ?

Ex : Je quittai le rustre qui m’avait bien montré le chemin.

Nom noyau

Expansion

Nature

Ex

rustre

Qui m’avait bien montré le chemin

Proposition subordonnée relative

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10

1Sinople : variété de quartz ou espèce de minerai d’or (donc pierrerie).

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Document : Les mariniers du Rhône

LECTURE

POUR PREPARER

LA VISITE AU MUSEE DES MARINIERS

Serrières-sur-le-Rhône

Les mariniers, ces marins d’eau douce

© Maison du fleuve Rhône

Les mariniers du Rhône ont besoin d’un grand courage pour exercer leur pénible métier. Les naufrages n’épargnent aucune famille et la mort accompagne ces marins d’eau douce tout au long de leurs voyages. Ils ne s’aventurent jamais sur la mer, mais la navigation sur le Rhône est tout aussi ardue du fait de son débit très irrégulier et des transformations incessantes dont son parcours fait l’objet : disparition ou apparition d’îles, chemin de halage détruit, berges déformées…

Les équipages de chevaux et la longueur des convois exigent une organisation rigoureuse. Le patron doit connaître parfaitement la rivière et ses hommes. Ceux-ci occupent différentes fonctions : la cuisine, le soin des animaux, l’entretien du bateau et du matériel…. À terre, dans certaines villes comme Baix, Sablons, Serrières ou Givors, les mariniers constituent de véritables foyers de navigateurs.
Ainsi, le terme de marinier désigne tout d’abord les hommes travaillant sur les convois de la batellerie halée, héritiers des nautes, avant de s’étendre à l’ensemble des professionnels de la navigation sur le fleuve. Le marinier est une personne salariée par opposition au batelier qui est propriétaire de son bateau.

La vie du marinier a été décrite par certains écrivains romantiques (notamment Frédéric Mistral) comme une existence bien particulière mais ce mythe n’est pas confirmé par les faits. Bien souvent, ces hommes du fleuve exercent d’autres métiers en parallèle notamment pour pallier les fréquentes périodes d’inactivités dues aux basses eaux et aux crues.

Les personnages mythiques

Les personnages mythiques qu’ils soient bons ou mauvais peuplent les eaux des rivières et des fleuves : tantôt salvateurs et protecteur, tantôt malfaisants et diaboliques, ils sont nombreux à habiter les rives et les profondeurs du Rhône.

Saint Nicolas protège les mariniers ainsi que les taureaux que l’on sacrifie, dès l’Antiquité pour calmer la colère du fleuve et plus tard, au Moyen Âge, pour rappeler les souffrances des martyrs de Lyon. La pierre de Pierre-Bénite protège les mariniers, alors que d’autres pierres ont la réputation d’être maudite. Certains personnages mythiques apportent la peur, la maladie ou le chagrin : les dracs emmènent les femmes dans leurs palais sous les eaux, les fées malveillantes jettent des sorts ou attirent les malheureux dans des pièges mortels, la Tarasque terrorise jusqu’au jour où elle est enfin vaincue par des jeunes gens héroïques ou par Sainte Marthe selon les versions…

Tous ces personnages mythiques sont là pour rappeler les dangers mais aussi les bienfaits de ce fleuve impétueux et imprévisible. On s’en méfie autant qu’on le vénère et qu’on le respecte, notions quelque peu oubliées aujourd’hui et qu’il serait bon de rappeler…

Les objets du fleuve

croix de mariniers, statues de Saint Nicolas, instruments de navigation, outils de pêche et objets liés à la joute sont autant de témoins du passé rhodanien.

Ce patrimoine épars et varié se découvre partout sur le parcours du fleuve aussi bien dans des édifices religieux, que chez des particuliers ou dans des musées. Ainsi, on trouve des croix de mariniers au musée Gadagne de Lyon, au musée des mariniers à Serrières, au musée du Rhône à Tournon, dans l’église d’Andance, etc. Les statues de Saint Nicolas, patron des mariniers, se rencontrent en de nombreuses églises et musées le long du fleuve comme à Seyssel (Ain), Givors, Vienne, Condrieu…

Certains mariniers ont également laissé des traces de leur passage en divers endroits : la chapelle de Serrières contient des graffitis de ces hommes tandis que le musée qu’elle abrite possède des objets personnels de mariniers et des instruments de navigation.

D’autre part, des objets anciens associés aux joutes sont éparpillés chez des particuliers comme des rames, des vêtements ou des plastrons et les musiques traditionnelles des jouteurs ont fait l’objet d’un enregistrement sur cassette audio par le Centre des Musiques Traditionnelles de Rhône-Alpes.

Enfin, les outils de pêche constituent des collections très importantes. On peut en admirer dans l’écomusée de la pêche du Lac Léman (Thonon), au château-musée d’Annecy ou au musée Denon (Châlon-sur-Saône) tandis que de nombreux riverains possèdent encore des objets de valeur comme des filets, des carrés, de vieilles embarcations ou du petit matériel (hameçon, fil).

Contes et légendes

De tout temps, les hommes ont inventé des contes et des légendes concernant les lieux proches de leur habitat. Ces histoires sont racontées aux enfants, mais on aime aussi se les répéter lors des longues soirées d’hiver. Ainsi, elles évoluent lentement en se transmettant oralement de génération en génération.

Parfois nées d’événements réels comme le « baiser de la veuve » puis déformées au cours du temps pour les rendre plus attractives, plus captivantes ou même plus percutantes lorsqu’on les relate, les légendes sont aussi bien souvent le fruit d’imaginations fertiles ou constituent un moyen d’expliquer des phénomènes naturels que la science balbutiante ne parvient pas encore à éclaircir.

Les contes et les légendes en rapport avec l’eau sont nombreux et d’autant plus lorsqu’il s’agit d’histoires liées à un fleuve changeant et puissant qui terrifie autant qu’il fascine. Les personnages mythiques de ces légendes sont humains ou animaux voire les deux, bienfaisants ou malfaisants, du passé ou du présent… et peuplent les eaux et les rives du Rhône.

Aujourd’hui ces histoires méritent d’être encore contées car elles sont les témoins d’une époque où le fleuve était libre et largement investi par ses riverains.

Plongez-vous dans les légendes du fleuve…http://www.pnich.com/histoire.htm
1. Le baiser de la veuve
2. La légende de St Bénezet
3. La grotte et la fontaine des fées de Saint Maurice (Suisse)
4. Un requin d’eau douce ?
5. La légende du poisson Kupléa

METIERS ANCIENS DU RHÔNE

http://rhone.populus.org/rub/11

Le Rhône a toujours connu de nombreuses activités et métiers : braconniers, gardiens de chèvres, tireurs de sable, propriétaires d’hostelleries ou d’auberges d’eau, mais aussi …

LES PECHEURS
La pêche existe depuis que les berges du fleuve ont été occupées.
Les pêcheurs aux engins utilisent vire-vire, nasses, filets dérivants (petit Rhône).
La pêche professionnelle est riche de savoir-faire, (confection, pose des filets…) souvent transmis de génération en génération.

LES PISCICULTEURS :
Les jours maigres incluaient les 40 jours de carême, et jusqu’au XVe siècle les mercredis, les vendredis et les samedis du reste de l’année, ce qui était intéressant pour la vente des produits de la pêche.
Dès le XIIIe siècle, des étangs furent aménagés pour l’élevage de la carpe. Des voituriers acheminaient vers Lyon les carpes vivantes jusqu’à des bateaux viviers qui les transportaient sur la Saône et le Rhône.

LES AGRICULTEURS profitaient de l’eau du fleuve pour leurs champs et leurs cultures.

LES CONSTRUCTEURS DE BATEAUX se sont succédé le long du Rhône depuis l’antiquité.

LES CORDIERS , TISSERANDS fournissaient le matériel nécessaire à la navigation

LES AUBERGISTES hébergeaient les voyageurs

LES PERCEPTEURS D’IMPÔT A LA CIRCULATION ont existé depuis la période romaine.

LES NAUTES, sous l’Empire romain, étaient les membres de la corporation des mariniers qui avaient le monopole du transport fluvial, mais aussi les magistrats préposés à la navigation et au commerce.
LES UTRICULAIRES naviguaient sur les zones de faible profondeur à l’aide de barques ou de radeaux.

LES MARINIERS, successeurs des nautes, sont chargés de la conduite des chalands, coches d’eau et autres bateaux de transport de marchandises (aujourd’hui des automoteurs).

Sur les barques,
LES PROUIERS étaient postés à la proue
LES NAUCHERS (ou nochers) désignaient plutöt les pilotes.
LES PASSEURS pilotaient les bacs permettant de traverser le fleuve (voir la rubrique bac à traille)
LES HALEURS :
La voile était parfois utilisée en  » decize « , (pour la descente du fleuve), mais pour la remonte, le halage fut longtemps le principal moyen de déplacement des bateaux hors périodes de crues. Les ‘attelages se sont généralisés jusqu’au milieu du XIXe siècle (apparition des bateaux à vapeur). Les attelages pouvaient compter 30 chevaux, qui étaient étaient attelés à la  » courbe « , pièce de bois à laquelle était attachée une longue corde qui les reliait au mât de halage du  » foncet  » ou  » furetier  » (sorte de barge avec cale).

La remonte des marchandises était particulèrement difficile sur le Rhône. Il fallait au moins 8 à 10 chevaux souvent relayés pour haler un petit train de chalands mais parfois il fallait y ajouter jusqu’à quatre paires de bœufs, ce qui permettait à l’équipage de remonter le fleuve de Beaucaire à Lyon en 30 à 60 jours. Le plus bas prix payé aux « patrons » pour une moyenne de 35 jours était de 25 francs par tonne.

A la fin du Second Empire, apparurent des bateaux à vapeur (« grappins  » parce qu’ils s’accrochaient sur le fond). Les chalands descendaient la Saône et le Rhône jusqu’à Beaucaire avec, à bord, une écurie de 50 à 60 chevaux pour remonter le fleuve.

LES FLOTTEURS DE BOIS, PORTEFAIX ET RADELIERS :
Le flottage aurait été imaginé vers le XVe siècle.
Coupé l’hiver par les bûcherons, le bois était empilé l’été et découpé en grosses bûches. Ces bûches étaient d’abord jetées à bois perdu dans les ruisseaux et poussés par des journaliers. Le tout était arrêté par des perches et des cordes mises en travers de la rivière, puis tiré à terre.
Chaque marchand identifiant ses marques, le bois était mis en piles durant 2 ou 3 mois avant d’être assemblé en coupons. Les approcheurs formaient des trains constitués de 3 ou 4 branches de 18 coupons de 60 bûches de 4 m (soit 72 mètres de longueur et 100 stères de bois) unis au moyen de perches liées avec des « harts », ou « rouettes », les branches étant unies par des traverses. Le coupon de devant et celui du milieu étaient le plus souvent de bois blanc et il était ajouté à cet endroit une « nage » comme point d’appui pour percher.
2 à 4 flotteurs conduisaient un train de 4 branches, soit 5 m de large, fournissant 25 cordes ou 50 voies de bois. Si le train se mettait de travers, ils le coupaient en deux avant qu’il ne se fracasse sur une pile de pont.

LES RADELIERS formaient des radeaux sur les rivières pour descendre les troncs destinés à la marine jusqu’à Avignon et Beaucaire d’où, par les canaux, ils les acheminaient jusqu’à Sète.

LES LAVANDIERES :
Jusqu’au début du XXe siècle, les femmes transportaient à l’aide de brouettes ou de corbeilles d’osier le linge qu’elles lavaient sur une planche en bois, agenouillées au bord du fleuve. Elles savonnaient le linge, le frappaient au battoir, le rinçaient, l’essoraient et l’étendaient sur les galets pour le sécher.

Les bateaux-lavoirs, surtout entre 1840 et 1860, permettaient de s’adapter au niveau d’eau, les femmes nettoyant le linge à froid ou à l’aide de réchauds puis le faisant sécher dans la partie supérieure de l’embarcation.

LES LAVEUSES étaient des professionnelles, qui travaillent pour les autres.
LES MEUNIERS utilisaient dès 1245 les moulins flottants à roues à aubes, qui produisaient la farine à partir de la force hydraulique du Rhône.
Il s’agisait souvent de bateaux en bois permettant de se déplacer sur le fleuve en fonction du niveau des eaux.
Avec l’endiguement du fleuve, les meuneries mobiles ont été remplacées par des constructions fixes le long des digues, avant de disparaître avec l’installation de l’électricité.
LES HYDRAULICIENS :
Les frères de Montgolfier eurent l’idée, en 1796, de forcer une partie de l’eau d’une chute à remonter au-dessus du niveau de celle-ci. Benoît Fourneyron créa en 1827 la première turbine hydraulique, P.L. Fontaine la turbine axiale à réaction en 1840, et Dominique Girard la turbine à action dix ans plus tard. Le papetier Aristide Bergès transforma en 1869 l’énergie d’une chute d’eau des Alpes en énergie électrique pour faire tourner ses mahines. Il présenta sa réalisation à l’Exposition universelle de 1889, inventant l’expression  » houille blanche  » pour désigner cette énergie propre et renouvelable.

anesAvant l’apparition de l’énergie « mécanique », la propulsion des bateaux sur les fleuves et les canaux se faisait grâce au courant, à la voile,  à la perche ou au halage. Le halage c’est la traction du bateau par des hommes ou des bêtes. Il est alors le moyen le plus employé pour remonter les rivières. Le halage par des hommes a l’avantage de pouvoir s’employer le long de rivières non aménagées, contrairement au halage par des chevaux qui nécessite un chemin continu et dégagé tout le long du rivage.

Le travail des chevaux :

péniche & cableUn câble de halage est fixé en hauteur à un mât spécial implanté sur le tiers avant de l’embarcation, mât très fortement haubané pour résister aux efforts, et qui peut se coucher pour passer sous les ponts. Le câble doit être très long pour ne pas tirer le bateau vers la berge ou entraîner les chevaux dans l’eau.

couple de chevaux au travailSur le Rhône et la Saône en 1842, la remontée des fleuves est organisée en convois de 5 à 6 bateaux. Les convois sont tirés par des chevaux attelés 4 par 4, avec un charretier pour huit chevaux. Un convoi de 6 bateaux, ce qui représente 450 tonnes de charge, exigeait 16 fois 4 chevaux pour le tracter. On peut imaginer les efforts désespérés à fournir, le cri des charretiers avec le claquement de leurs fouets, le piétinement de ces soixante chevaux sur les galets, et la tension énorme des cordes en chanvre pour tracter ces centaines de tonnes contre un courant puissant.

Le convoi avançait de 10 kilomètres par jour en moyenne, soit 30 à 40 jours pour faire Arles – Lyon. En revanche la descente s’effectuait en seulement 3 jours. Pour cela, les chevaux étaient embarqués sur des « bateaux de chevaux » qui accompagnaient le convoi, c’était leur seul vrai moment de repos.

Le choix des chevaux :

Les chevaux de halage travaillent au pas. Les câbles exercent une traction oblique sur leurs épaules et leurs jambes, ce qui ruine leur santé en deux ou trois ans. En se déplaçant sur le fond irrégulier des rivières, ils sont amenés aussi à marcher sur des pierres anguleuses faute de les voir, et le fond est parfois assez instable pour que certains s’y noient. Le choix se porte sur des chevaux lourds au tempérament calme.

rivièreContre les cailloux, ils portent des fers qui ne laissent apparaître que la fourchette. Ces fers n’ont pas de pinçons pour permettre à la corne de changer de volume au rythme des variations de température eau froide – air extérieur plus chaud. Le travail est d’autant plus difficile que les fers n’ont pas de crampons afin de ne pas s’accrocher dans les cordages ou défoncer les ponts des bateaux qui les transportent à la descente.

Leurs conditions de vie :

écurie sur le pontParfois les ânes, mulets et chevaux utilisés dans la batellerie sont logés dans une petite écurie placée au milieu du pont. Une petite réserve de foin est placée sur le toit de cette écurie.

On leur évite les accidents les plus graves en prévoyant un large couteau fixé au collier et qui permet au conducteur de trancher rapidement les cordes dans le cas où le bateau risquerait d’entraîner les chevaux à la rivière.

Les mariniers propriétaires d’un petit attelage avaient intérêt à soulager les efforts de leurs bêtes. Pendant qu’un marinier les conduisait, l’autre aidait ses bêtes en s’harnachant avec elles.

Leur disparition :

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, l’amélioration des routes, la concurrence déloyale du chemin de fer qui casse les prix, et l’apparition des bateaux à vapeur va faire disparaître la batellerie avec traction animale.

LE RECIT DE LA SEMAINE SAINTE ET LA CROIX DES MARINIERS

(Histoire littéraire et culturelle)

Sur le puissant symbolisme religieux des croix d’équipage, Bernard CLAVEL écrit dans son roman Le seigneur du fleuve : « …Il y avait des croix sur les bateaux et dans chaque maison où vivait une famille de mariniers…Celles-là étaient de petites croix…Elles étaient moins complètes que les grandes, mais pour être de vraies croix de mariniers, elles devaient porter au moins la Sainte Face couronnée d’épines et placée à l’endroit où se croisent les deux branches ; le Sacré Cœur, la robe d’écarlate, les tenailles et le marteau, l’éponge, la lance, la colombe, le coq saluant la naissance du jour et une des lanternes du bateau, un tonnelet ou une gourde paillée…le Saint Ciboire…Au pied les plus patients sculptaient parfois les personnages de la Passion... »

Ces croix étaient, et restent encore, un « évangile de bois » racontant la Semaine Sainte. Nul doute que pendant les veillées, sur les bords du fleuve, les enfants n’aient écouté son récit !

Ainsi que l’écrit le chanoine J.B LANFREY1 :

« Ce n’était pas forcément le signe d’une grande piété, car les voituriers d’eau étaient comme les autres hommes, certains d’entre eux avaient la foi, d’autres ne croyaient qu’en eux-mêmes ».

Le 6 décembre, fête de saint Nicolas, est l’occasion de réjouissances dans le village : une vraie barque, « le coursier », est promenée toute décorée dans les rues. Elle porte en proue la croix des mariniers et les bateliers font à travers tout le village une parodie d’appareillage : « Ho, le baïle ! fais tirer la maille ! Prouvier, pousse à l’empi, tires au riaume ! »2

La fête se termine sur la place du village, après avoir, bien sûr, commencé de bon matin par la messe de la Saint Nicolas à l’église paroissiale.

Les mariniers qui, avant la vapeur, naviguaient sur le Rhône luttaient contre les crues, les orages, le vent, en plus de leur saint patron, se recommandaient auprès de la Vierge Marie. De nombreux sanctuaires en son honneur étaient édifiés au bord du fleuve. La chapelle de Notre Dame des Mariniers, à Saint Symphorien d’Ozon, en garde le souvenir encore vivace : de nombreux ex-voto y témoignent de la reconnaissance à Notre Dame pour sa protection. Non loin de là est invoquée Notre Dame de Limon. Des foules de pèlerins de toute la région viennent pour l’Assomption célébrer la Dame du Ciel et invoquer sa grâce.

La vie de tous les jours est ainsi rythmée, au fil de l’année, par de nombreuses fêtes religieuses : celles de l’Eglise catholique (Ascension, Noël, Toussaint, Pâques) mais aussi, et surtout, par des fêtes locales : la Saint Clair le 2 janvier avec ses « bachelards » ; la Saint Vincent le 22 janvier, très fêtée dans notre pays de vignobles ; Mardi-Gras avec les « brandons »… Puis arrive le traditionnel mois de mai et ses « mayanches » qui chantent le printemps.

Culte populaire, culte chrétien ? Certainement une heureuse harmonie des deux !

http://www.forez-info.com/encyclopedie/histoire/petite_histoire_de_saint-just-saint-rambert_217.html

Un site très intéressant : http://www.fleuverhone.com/conte2.html

Introduction

Pour comprendre la croix des mariniers, tu dois connaître le récit de la Passion de Jésus-Christ. Pour les croyants ces événements sont importants. Pour les non-croyants, ils ont une valeur culturelle : ces événements sont racontés sur les vitraux des églises, par les peintures de grands artistes européens. Ils ont aussi inspiré des textes importants dans notre culture et notre histoire (comme les récits de chevalerie, la Quête du Saint-Graal).

Croyants ou non, nous devons savoir ce que sont ces événements racontés dans les Evangiles, de manière parfois très différente d’un évangile à l’autre, pour comprendre les oeuvres d’art et la pensée des hommes qui nous ont précédé et qui ont bâti un occident chrétien.

La semaine sainte commence le dimanche des Rameaux et s’achève dans la nuit de Pâques. Elle rappelle le dernier repas du Christ (la Cène), la Passion3 du Christ, sa mort sur la croix. La fête de Pâques célèbre sa résurrection.

Repères dans le calendrier par rapport aux événements racontés :

Dimanche des Rameaux : Six jours avant la fête de La Pâque juive , Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.

En mémoire de ce jour, les catholiques viennent à l’église avec des rameaux (de buis, olivier, laurier ou palmier, selon les régions) que le prêtre bénit au début de la messe. Les fidèles peuvent les emportent ensuite chez eux pour orner leur crucifix jusquau dimanche des Rameaux de l’année suivante.

Jeudi saint : Avant de mourir, Jésus prend son dernier repas avec ses douze apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène (1re Épître aux Corinthiens, 11 ; Évangile selon saint Marc, 14 ; Évangile selon saint Luc, 22 ; Évangile selon saint Matthieu, 26) au cours de laquelle, en prenant le pain et le vin, le Christ rend grâce à Dieu (son père) et offre son corps et son sang pour que les hommes soient sauvés du péché. Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les apôtres pour veiller et prier. Au cours de ce repas, Jésus a été dénoncé, en échange d’argent, aux prêtres qui vont faire arrêter Jésus par un apôtre : Judas. Les évangiles racontent que Judas, ne supportant pas sa trahison, se pend ensuite.

Le jeudi saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur ».

Le vendredi saint : Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements qui semblent s’opposer à la loi Juive et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les Hommes (c’est un blasphème pour les juifs). Il est interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région) qui se lave les mains pour montrer qu’il refuse de condamner Jésus, car il estime que ce n’est pas de son ressort, mais un problème religieux juif. Jésus est ensuite flagellé (fouetté) par les soldats jusqu’au sang, il est condamné à être cloué sur une croix – supplice alors réservé aux criminels. Chargé de la croix, le Christ gravit la colline du Golgotha (littéralement « mont du crâne », autrement appelé « Calvaire ») et tombe plusieurs fois d’épuisement. Crucifié, Il expire au bout de quelques heures. Avant de mourir, un soldat romain lui donne de l’eau vinaigrée à boire, sur une éponge piquée au bout de sa lance. Après sa mort, pour vérifier qu’il est mort, un autre garde lui transperce le côté avec sa lance. Descendu de la croix par ses proches, Il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau. Une légende raconte qu’une femme nommée Véronique a essuyé le visage de Jésus quand il portait sa croix. L’évangile raconte qu’au moment de la mort de Jésus, la terre tremble et le ciel s’obscurcit (tremblement de terre et éclipse de soleil).

Les chrétiens sont appelés au jeûne (qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion.

Le samedi saint : La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques, les catholiques célèbrent le passage des ténèbres à la lumière, la victoire du Christ sur la mort. C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

Le dimanche de Pâques : Des femmes qui accompagnaient Jésus sur les routes se rendent au tombeau. Elles découvrent que la pierre du tombeau (c’est une sorte de grotte, fermée par une lourde pierre) a été roulée. Prévenus par les femmes, les disciples de Jésus viennent voir et trouvent le tombeau vide : les Evangiles racontent que le corps de Jésus a disparu. Pour les chrétiens, Jésus est ressuscité et « monté au cieux » comme la Bible (Torah) l’a annnoncé notamment dans le livre du prophète Isaïe. Étymologiquement, « Pâques » signifie « passage » de la mort à la vie, du péché au pardon des fautes commises par les hommes. C’est pourquoi la fête de Pâques est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.(Quand tu vois ces couleurs sur des statues ou dans des peintures religieuses, sacrées, elles signifient la joie, l’allégresse).

http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article450

1. Chez nous, recueil de notes historiques et géographiques sur le département de l’Isère

2: Riaume et Empi : ces deux termes évoquent l’époque lointaine où le Rhône était frontière entre l’Empire -rive gauche et le Royaume -rive droite).

3Passion (avec un P majuscule, c’est un nom propre) : vient du verbe « patior » en latin, qui signifie souffrir.

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5e1- Lecture cursive mars 2010 – consignes

Lecture pendant les vacances

Achetez un des livres proposés p.74 et 75 de votre manuel (Fleurs d’Encre, 5e)

Lisez le livre en entier.
Ecrivez dans la partie « mes lectures » du classeur le résumé et votre opinion argumentée.

Dossier documentaire personnel à rendre :

Choisissez deux ou trois éléments documentaires différents bien développés dans le roman (ex : vie dans le château, vie d’un chevalier, vie des paysans au moyen-âge, ville du moyen-âge etc…). Il faut prendre des passages qui vous renseignent, qui vous apprennent quelque chose de précis.

Sur une feuille double, présentez votre recherche :

Recopiez au moins deux passages qui vous apprennent quelque chose ou vous renseignent sur un sujet précis en lien avec le moyen-âge (château, vie quotidienne, habitudes, religion, nourriture, moyens de se déplacer, relations sociales etc…).

Si possible avant la rentrée, sinon au CDI la semaine de la rentrée : dans une bibliothèque ou sur internet, faites une recherche d’illustrations (croquis, photos, tableaux, miniatures etc…) pour illustrer ce que vous venez d’apprendre. Disposez vos illustrations à côté des extraits de textes choisis. N’oubliez pas la légende et les sources. Mettez un titre.

Date limite de retour du travail : mardi 16/03/10

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A savoir : Le roman de chevalerie / Etude d’une oeuvre : Yvain ou le chevalier au lion, Chrétien de Troyes

SYNTHESE : Le roman de chevalerie

Etude d’une oeuvre : Yvain ou le chevalier au lion, Chrétien de Troyes

Rappel des objectifs de la séquence :

  • Etudier un roman de chevalerie.

  • Comprendre les valeurs du moyen-âge.

  • Savoir ce qu’est un symbole.

  • Comprendre la notion de voyage ou quête initiatique.


Je retiens

I- Le moyen-âge (en littérature) s’étend du IXème siècle à la fin du XIVème siècle, en Europe. Plusieurs genres de textes se répandent dans toute l’Europe, racontés par des troubadours (ou trouvères), dont certains sont des seigneurs, d’autres de puissants propriétaires terriens, d’autres de pauvres hères (ex : Rutebeuf). La littérature du moyen-âge sert encore de modèle pour les romans et les films d’ « heroic fantasy » (Le Seigneur des anneaux, Harry Potter, Le monde de Narnia...). L’héritage du moyen-âge est présent à travers les châteaux-forts, les jeux (Donjons et dragons, Stronghold legends…), les spectacles historiques (La fête du roi de l’Oiseau au Puy-en-Velay, Le Puy-du-fou...). On retrouve aussi l’univers des chevaliers (combats, héros, valeurs) dans les films de science fiction comme La Guerre des étoiles.


II- Les genres littéraires (= différentes « sortes » de textes)


1. La chanson de geste : la plus ancienne est La chanson de Roland qui relate les exploits de Roland (neveu de Charlemagne), de son compagnon Olivier et les traîtrises de Ganelon (félon). C’est un long poème épique en octosyllabes. Le style de ces poèmes est directement inspiré de la littérature épique de l’antiquité (récits de L’Iliade et L’Odyssée, ou récits de combats dans la Bible).

2. Les romans de chevalerie : ils racontent les aventures de chevaliers célèbres, notamment ceux de la Table Ronde (cycle arthurien en référence au roi Arthur.

(source : http://expositions.bnf.fr/arthur/grand/fr_343_003.htm

Le mot « roman » désigne d’abord une langue (entre le latin populaire et l’ancien français), parlée par les soldats et les marchands. Les gens instruits utilisent le latin classique pour communiquer. Par la suite, au milieu du XIIème siècle, le mot « roman » désigne un texte écrit dans cette langue, plus précisément un récit en vers.

Les romans de chevalerie sont chantés et récités à haute voix dans les cours et dans les assemblées (seuls les moines et quelques érudits savent lire, soit à peine 1 personne / 100).


Les romans de chevalerie sont marqués par des événements, lieux, personnages, objets merveilleux (c’est-à-dire qui possèdent des pouvoirs hors du commun, par exemple, la Fontaine magique).


Ils sont inspirés par des légendes celtiques et irlandaises : la matière de Bretagne, comme les récits du cycle arthurien centrés autour du personnage légendaire du Roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde. Ces légendes ont été colportées dans toute l’Europe par les bardes gallois ou armoricains.


Les thèmes sont en général la quête ou la défense d’une valeur morale (Honneur, Amour, Vaillance…). Le héros traverse des épreuves difficiles au cours desquelles il révèle sa faiblesse mais aussi sa capacité à rebondir. Le chevalier doit montrer sa prouesse (=bravoure), son courage, sa fidélité (à son seigneur), sa force, son sens de l’honneur, sa générosité, son dévouement envers les plus faibles et envers sa dame…


Ces récits sont le reflet de la société du moyen-âge. Ils nous permettent aujourd’hui de comprendre les coutumes, les lois, les manières de penser, d’aimer, de se battre, de croire en Dieu.


Le merveilleux représente ce qui est du domaine de l’exceptionnel, de l’inattendu (positif ou négatif). Les textes médiévaux font coexister le réel et le merveilleux comme s’il était évident et naturel (les personnages ne sont pas surpris par le merveilleux).

Les combats de chevaliers racontés sont directement inspirés par ceux de la chanson de geste : on parle de registre épique.


3. Récits courtois et poésie lyrique courtoise : A partir du XIIème siècle, les chevaliers ont moins de pouvoir. Les romans de chevalerie accordent plus de place à des récits d’amour courtois. La courtoisie désigne le comportement d’un homme de la cour (raffiné, distingué, respectueux des usages, habile à la chasse et à la guerre, cultivé). L’amour courtois est un sentiment qui unit l’amant (un roi, un chevalier) à sa dame. L’amoureux doit être patient car la conquête est difficile. Celui qui n’est pas courtois est vilain (c’est-à-dire « grossier ». Le mot désigne aussi les gens du peuple).


4. Les textes de dérision (non étudiés en classe) : Ce sont les textes qui se moquent de certaines personnes, de certains aspects de la société du moyen-âge et de la renaissance. Ces textes sont écrits dans le but de critiquer. Ils dénoncent l’injustice, les inégalités, les abus de pouvoir…en tournant en ridicule ce qu’ils cherchent à dénoncer. Il existe 3 sortes de textes : a) Les fabliaux ; b) Le roman de Renart ; c) La farce (non étudiée) => a inspiré Molière au XVIIème siècle.


III- Yvain ou le Chevalier au lion


1. L’auteur : Chrétien de Troyes

Chrétien de Troyes a vécu au XIIème siècle. Il a reçu la formation d’un clerc (homme d’église ayant reçu la tonsure). Il sait donc le latin. Il est l’auteur de plusieurs romans du cycle arthurien : Yvain ou le Chevalier au lion, Lancelot ou le chevalier de la charrette, Le Conte du graal (qui raconte l’histoire de Perceval le Gallois).


2. L’oeuvre

C’est un des premiers romans, au sens moderne du mot : récit mêlant aventures et amour, retraçant l’histoire d’un individu qui parcourt le monde et apprend à se connaître lui-même. Yvain connaît tous les sentiments des hommes : le désir d’aventure, le désir de vengeance, l’amour, la peur, le mépris de lui-même, la fierté.


Les personnages sont nombreux : ils représentent des vertus comme l’amour, la fidélité, la ténacité, la générosité (Laudine, Lunete, l’ermite…) ou des vices (le comte Allier).


Les lieux ont une fonction dans le récit et une signification :

– les châteaux mettent en valeur les relations sociales (code de l’honneur, lignage) ;

– la forêt est un lieu de rencontres particulières (le Rustre, l’ermite) et d’épreuves (la folie) ;

– la cour du Roi Arthur montre la vie des chevaliers et l’organisation féodale.


Les animaux sont des symboles :

    Un symbole est la représentation d’une idée ou d’un sentiment par une image concrète (objet ou animal). Dans le roman, le serpent symbolise le mal, le lion est le symbole de la force et du courage, de la générosité. C’est aussi le symbole du bien. Le géant est le symbole du mal. Mais c’est aussi le symbole de la sauvagerie et de l’animalité qui existent en chaque être humain.


    3. Le héros

    Yvain est le héros du roman car c’est un combattant accompli : il maîtrise l’équitation et le maniement des armes et il possède les qualités physiques et morales qu’un chevalier doit avoir : force, vaillance, courage, endurance, loyauté. On dit qu’il est preux. Les combats lui permettent de faire la preuve de ces qualités en accomplissant des prouesses. Il mène une quête initiatique, c’est-à-dire qu’elle lui permet de s’initier au monde, de mûrir et de mieux se connaître lui-même.


(Source : http://expositions.bnf.fr/arthur/grand/fr_1433_104.htm)
Le Chevalier au Lion
Quatre tableaux – 1. Yvain et la demoiselle de la Noire Epine arrivent au château de la Pire Aventure. – 2. Ils y découvrent les trois cents prisonnières, réduites en esclavage, derrière la table de l’atelier. – 3. Le lion d’Yvain s’échappe de sa prison pour aider son maître à vaincre les démons oppresseurs. – 4. Yvain et Gauvain combattent incognito pour les demoiselles de la Noire Epine ; ils se reconnaissent et s’embrassent devant le roi Arthur.

4. Le style
Les éléments caractéristiques de la littérature chevaleresque que l’on retrouve dans l’oeuvre sont :
  • la présence du merveilleux (objets, animaux, lieux, personnages…) ;

  • la recherche de l’aventure ;

  • la présence de combats extraordinaires pour exalter des vertus héroïques ;

  • la présence d’une femme exceptionnelle et du sentiment amoureux courtois.

L’auteur utilise des procédés de style spéciaux (= manières d’écrire particulières) :

  • le vocabulaire du combat, de la gloire, de la force, de l’héroïsme

  • et de nombreux pluriels, des termes collectifs, des énumérations, des accumulations, des superlatifs pour impressionner le lecteur ou l’auditeur.

    « A peine se furent-ils aperçus qu’ils s’élancèrent l’un contre l’autre et laissèrent paraître la haine mortelle qu’ils se portaient. Chacun avait une lance rigide et solide ; ils échangèrent de si grands coups que les deux écus qui pendaient à leurs cous sont percés et les hauberts démaillés ; les lances se fendent et éclatent et les tronçons en volent en l’air. Ils s’attaquent alors à l’épée ; à grands coups, ils tranchent les courroies des écus, ils brisent les écus, taillant de tous côtés si bien que les morceaux en pendent et qu’ils ne peuvent plus s’en couvrir pour se défendre. Ils les ont si bien tailladés que les épées étincelantes ont accès libre aux flancs, aux bras, aux hanches. Ils se mesurent avec rage et ne cèdent pas un pouce de terrain, on aurait dit deux rocs , jamais on ne vit deux chevaliers plus désireux de hâter leur mort. Ils évitent de gaspiller leurs coups et les ajustent du mieux qu’ils peuvent ; les heaumes se cabossent et se plient, les mailles des hauberts volent, ils font couler beaucoup de sang ; leurs hauberts en sont tout chauds et ne valent guère mieux qu’un froc ce moine pour l’un comme pour l’autre.(…) Il est extraordinaire que puisse se prolonger un combat d’une telle violence. (…) Signe de leur haute valeur : jamais ils ne frappèrent ni ne blessèrent les chevaux. »

  • des comparaisons pour créer des images dans l’esprit du lecteur ou de l’auditeur : « Le chevalier arriva dans un tel vacarme qu’on aurait dit qu’il chassait un cerf en rut » ; « Comme le gerfaut qui fond sur une grue, il prend son élan de loin » ;« je souffre pour ses beaux cheveux qui sont plus éclatants que l’or fin ».

  • des clichés (lieux communs) pour créer des images : « Mais, tout sucre et tout miel, Amour nouveau qui vient de mener une incursion sur sa terre, adoucit son mal ; il ne manque rien à son butin : le coeur d’Yvain a été ravi par son ennemie ; Il a mené l’attaque avec tant de douceur que par les yeux il a atteint Yvain au coeur et lui a infligé une blessure plus durable qu’un coup de lance ou d’épée » ; « Monseigneur Yvain, à regret, s’est éloigné de la dame, mais son coeur ne le suit pas. Le roi peut emmener le corps, il ne peut rien emporter du coeur : ce coeur est si étroitement lié au coeur de celle qui reste qu’il n’a pas le pouvoir de l’emmener ».

(source : http://www.virtualmuseum.ca/Exhibitions/Valentin/Francais/Popups/pop422.php3)

Chevalier et dame aux oiseaux

1305–1340. Enluminure. Manuscrit de Heidelberger (Codex Manesse), Cod. Pal. germ. 848, 82v. Dans Fridrich Pfaff, Der Minnesang des 12. bis 14. Jahrhunderts (Stuttgart, Union Deutsche Verlagsgesellschaft, 1891–1895).

Le chevalier met genou en terre pour rendre hommage à sa dame, dont il reçoit son heaume. À l’arrière-plan, des oiseaux voltigent dans un arbre, rappelant la tradition médiévale voulant que l’appariement des oiseaux se fasse à l’époque de la Saint-Valentin.

  • des adverbes d’intensité et de comparaison qui accentuent les sentiments : « Il est possédé d’un tel désir de voir à tout le moins cette belle dame, s’il n’en peut obtenir davantage, qu’il ne se soucie pas de sa prison : il préfère mourir plutôt que de s’en aller »

  • Des exagérations et des répétitions qui montrent l’intensité des sentiments : « Jamais, je crois, il ne s’est trouvé qu’un homme pris, comme Yvain l’est, et risquant d’y laisser sa tête, se soit lancé dans un amour aussi fou, un amour dont on peur présumer que ni lui, ni personne à sa place, ne pourra faire l’aveu ». « Elle était folle de douleur et il s’en fallait de peu qu’elle ne se tue ; par moment elle poussait des cris tout ce qu’elle pouvait de perçant, et tombait à terre sans connaissance ; et quand on l’avait relevée, comme une femme qui a perdu la tête, elle se metttait à s’écorcher, à s’arracher les cheveux. Elle s’arrache les cheveux, elle déchire ses vêtements, et perd connaissance à chaque pas ; pour elle, pas de consolation quand elle voit porter devant elle dans la bière son époux mort ; comment pourrait-elle jamais s’en consoler ? »

  • Le champ lexical des sentiments pour provoquer et partager des émotions : . « Mais qu’importent ceux qui s’en réjouirent, monseigneur Yvain, lui, en fut affligé, car il pensait y aller tout seul. Il fut tourmenté et anxieux d’apprendre que le roi devait s’y rendre. » ; « Le chevalier m’abandonna honteux et découragé (…) Alors complètement perdu, je restai là plein d’angoisse et de tristesse ». « Il aime la femme qui lui voue la plus grande haine ». « Plus il l’observe, plus elle lui plaît et plus il l’aime ». « Voilà les mots dont monseigneur Yvain dépeint celle qui s’abîme dans la douleur ». « C’est qu’Amour et Honneur le retiennent ».

  • un vocabulaire des valeurs morales très précis, très varié pour faire réfléchir : « Elle dit que sa dame saluait le roi et monseigneur Gauvain et tous les autres, hormis Yvain, le déloyal, le traître, le menteur, le hâbleur, qui l’abandonnée et l’a trompée. Elle a parfaitement découvert sa hâblerie : il se faisait passer pour un amant fidèle, alors qu’il était perfide, fourbe et voleur. (…) Ce sont des voloeurs hypocrites et traîtres, ceux qui luttent pour voler des coeurs dont ils ne se soucient pas. (…) Yvain ! Elle t’avait donné jusqu’à la fête de la Saint-Jean, et tu l’as tenue dans un tel mépris que tu ne t’en es pas souvenu. »

  • l’importance de la Foi, de la croyance en Dieu (ou au Diable) pour affermir la foi du lecteur : « Il est parmi nous le meurtrier : le diable et sa magie s’en mêlent. (…) Puisque je ne le vois pas, il est juste que je dise que, parmi nous, ici, s’est glissé un fantôme ou un diable. Je suis victime d’un maléfice. »; « Mais je vous assure que, hormis la mort dont je prie Dieu de vous protéger, vous ne rencontrerez aucun contretemps tant que vous penserez à moi ». « Dame, j’ai trouvé Yvain, un chevalier éprouvé et accompli entre tous. Mais je ne sais quel malheur est arrivé à cet homme généreux(…) jamais il ne lui serait arrivé de se comporter aussi honteusement s’il n’avait perdu l’esprit. (…) Ah ! Si Dieu permettait qu’il redevienne avisé comme au meilleur temps… je verrais cette guerre terminée, si Dieu vous donnait le bonheur de lui rendre la raison (…). Ne vous tracassez pas ! Car, s’il ne s’enfuit pas, avec l’aide de Dieu, je crois que nous lui ôterons de la tête toute la fureur et la démence qui l’habitent». »; « Mais elle a laissé les vêtements, parce qu’elle veut que, si Dieu le guérit, les voyant tout prêts, il les prenne et s’en revête. »

(source des extraits cités  : Yvain ou le chevalier au lion, Etonnants Classiques, GF).

IV- Questions pour vérifier qu’on a compris et pour apprendre

  • Combien de genres de textes du moyen-âge pouvez-vous citer ? lesquels ?

  • Quels genres avons-nous étudiés en classe ?

  • Qu’est-ce que la « Chanson de geste » ? Donnez un exemple.

  • Qu’est-ce qu’un roman de chevalerie ? Que raconte-t-il ? Quel est son but ?

  • De quoi parle la littérature courtoise ?

  • Qu’est-ce qu’un texte de dérision ?

  • Citez 3 domaines précis qui s’inspirent du moyen-âge ou qui en gardent des traces aujourd’hui.

  • Qu’est-ce que le cycle arthurien ?

  • Pourquoi la littérature courtoise a-t-elle supplanté (remplacé peu à peu) le roman de chevalerie ?

  • Qu’est-ce qu’un preux ?

  • Quelles sont les valeurs morales défendues par les chevaliers ?

  • Quelle est la plus grande honte d’un chevalier ?

  • Quels sont les différents lieux de l’action dans le roman d’Yvain et quelle est leur fonction ?

  • Que représentent : le lion ? Le géant ? Le serpent ?

  • Qu’est-ce qu’une quête ?

  • Qu’est-ce qu’un voyage initiatique ?

  • Résume le roman d’Yvain en 10 lignes maximum.

  • Quelles sont les manières d’écrire particulières utilisées par l’auteur de romans de chevalerie ? (reproduis et complète le tableau ci-dessous) :

    Effet recherché

    (sur le lecteur ou l’auditeur du moyen-âge)

    Moyens utilisés par l’auteur

    Exemples

    (Mots ou expression)

    Montrer l’intensité des sentiments, accentuer les sentiments





    pour affermir la foi





    pour créer des images





    pour faire réfléchir





    pour provoquer et partager des émotions





    pour impressionner









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Les croisades : bilan pour l’évaluation

SYNTHESE DE LA SEQUENCE SUR LES CROISADES

Ta fiche de synthèse doit apporter les renseignements suivants :

Séquence n° : 3

Titre de la séquence : LES CROISADES : un voyage de conquête

Objectifs de la séquence :

  • s’initier à la culture médiévale

  • connaître les origines du français

  • continuer à découvrir d’autres sortes de voyages

Textes étudiés :

Titre Extrait de… auteur Date (époque) contexte Thème / but du texte
La Chanson de Roland inconnu Xième siècle Croisades : guerre entre les chrétiens et les musulmans (guerre religieuse) Bataille de Roland contre les Sarrasins suite à la trahison de Ganelon. But : mettre en évidence les valeurs de courage, de fidélité des chrétiens, la grandeur de Charlemagne et de ses chevaliers.
Saladin, les templiers et les hospitaliers. Chroniques arabes des croisades Imâd ad-Dîn ? Juste après une victoire des sarrasins sur les chrétiens Elimination des chrétiens par les sarrasins. But : montrer la cruauté des sarrasins.
Saint-Bernard justifie la violence des croisades L’Esprit de Croisade Saint-Bernard de Clairvaux (cité par Jean Richard) 1144 St Bernard prêche la seconde croisade contre les musulmans. Justifier la violence des croisades. But : prouver aux chrétiens qu’ils sauveront leur âme en allant combattre les « infidèles » (musulmans) en Terre Sainte.
Séquence de Sainte-Eulalie anonyme 880 environ Premier texte littéraire français Raconter un miracle pour édifier le lecteur.
La passion de l’orthographe Article du journal La Croix Bénédicte Gaillard 09/10/09 Forum sur l’orthographe française jugée très difficile. Expliquer pourquoi l’orthographe existe en français.

Vocabulaire vu (en classe ou travail personnel) :

templier – hospitalier – purifier – impur – décapiter – docteur(s) – sûfi – dévots -ascètes – radieux – infidèle – émir – récuser – pies – insuffler – infidélité – revivifier

Olifant – destrier –

Exercices faits :

  • Fiche sur l’histoire de Roland, d’après le site.

  • Possibilité donnée de lire l’histoire dans une version abrégée et simplifiée. (remarque : livre pris par 3 élèves, dont 2 seulement l’ont vraisemblablement lu).

  • Exercices du manuel sur l’origine des mots, la construction du vocabulaire français

  • Lecture de textes en ancien français pour comprendre l’évolution de la langue et de l’orthographe.

  • Fiche de connaissances à compléter d’après le manuel.

Je peux prévoir qu’il y aura : la liste ci-dessous est un exemple…

Des questions de vocabulaire – des questions de connaissances (sur l’histoire de la langue, sur l’histoire de Roland, sur l’orthographe, sur l’ancien français)

–        des questions de lecture => donc je revois mes textes ! (repérer s’il y a des choses incomprises)

–        Des questions de grammaire ou d’orthographe => je refais les exercices, je revois la ou les leçons

–        des questions de vocabulaire => je fais la liste des mots vus !

Autrement dit, aucune surprise pour l’élève qui fait son travail à la maison et SURTOUT QUI APPREND REGULIEREMENT LE PEU QU’IL Y A À RETENIR !

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