JOURS APRES JOURS

Prouve ta jeunesse par ta curiosité et ton désir! Exige l'inaccessible ! (V.Cespèdes)

Plan de la séquence 5 : Gargantua et Pantagruel

SEQUENCE 5 : Lecture d’une oeuvre de dérision critique

Gargantua et Pantagruel, de François Rabelais

Livre de référence : Biblio Collège, Hachette

Objectifs :

– Lire et étudier une oeuvre du XVIème siècle ;

– étudier le comique d’un texte ;

– découvrir l’humanisme.

Remarque : les mots marqués d’une * doivent être connus et compris.

Déroulement de la séquence

Séance 1 :

Lecture : Découverte du personnage de Gargantua (généalogie, tempérament*, récit de sa naissance et des ses premiers mois de vie).

Etude de la langue : Découverte du langage de Rabelais : les expressions imagées*

Travail personnel : question n°35 p.20 du livre (Biblio Collège, Gargantua Pantagruel, Hachette).

Séance 2 :

Etude de la langue : La phrase simple* et la phrase complexe*.
Rappel (phrase simple, phrase complexe, proposition*) et approfondissement : les propositions juxtaposées*, les propositions coordonnées*, les propositions subordonnées*.

D’après le chap.11, p.12 : De l’enfance de Gargantua.

Séance 3 :

Etude de la langue (suite) :

Les propositions subordonnées : la subordonnée conjonctive* (voir leçon et exercices sur feuille).

D’après le chap. 21, p.22

Travail personnel : exercices…………………………..

Séance 4

Etude de la langue (suite) :

La proposition subordonnée relative*

D’après le chap.23, p.28 : Comment Gargantua fut formé selon les méthodes de Ponocrates…

Travail personnel préparatoire :

Répondre aux questions p.36 (n°1, 2, 3 + « Avez-vous bien lu ? » p.36 et 37)

Séance 5

Etude de la langue : la valeur* des temps

D’après le chap.21, p.28 – questions n°32 -33-34 p.39

Séance 6 : Lire en entier les extraits consacrés à la guerre picrocholine* (p.41 à 63 – chap 25 à 50). Répondre par écrit aux questions 1 à 9, p.64 et 65.

Etude d’un thème : le comique* (questions p.65 n°10 à19). – Tu peux préparer à l’oral tes réponses à ces questions si tu crains que le cours n’aille trop vite pour toi.

Ecriture : sujet p.68, n°36 – à préparer à la maison (brouillon).

Séance 7 : L’abbaye de Thélème* (p.69 à 78)

Répondre aux questions 1 à 6 p.79

Thème : L’utopie*

Ecriture (pour le journal) : sujet p.82, n°27 (« A vos plumes »).

Séance 8 : bilan

Pages 141 à 147 : à lire personnellement
Faire sa fiche de synthèse soi-même. Elle est à rendre avec l’évaluation du 5/04. Elle est notée.

Questionnaire en classe (en groupes).

EVALUATION : lundi 5/04 de 14 h à 15 h

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5e-Grammaire : la proposition subordonnée conjonctive

Remarque :

Avant d’aborder ce cours, il faut savoir :

> Ce qu’est une phrase simple, une phrase complexe, une proposition.
> Etre capable de repérer comment plusieurs propositions sont reliées entre elles : par juxtaposition, par coordination, ou par subordination.

Il y a deux manières de subordonner une proposition à une autre :

– en utilisant une conjonction de subordination (la proposition subordonnées est conjonctive)

– en utilisant un pronom relatif (la proposition subordonnée est relative).

Quand on sait reconnaître les subordonnées conjonctives et relatives, on peut essayer d’identifier leur fonction grammaticale dans la phrase.

LA PROPOSITION SUBORDONNEE CONJONCTIVE

Travail à partir de phrases extraites de Gargantua, Rabelais

Phrases à étudier :

  1. Il employait son temps de telle sorte qu’il s’éveillait habituellement entre huit et neuf heures.

  2. Ses précepteurs disaient que se peigner, se laver et se nettoyer autrement c’était perdre son temps en ce monde.

  3. Ponocrates lui faisait observer qu’il ne devait en engouffrer tant juste au sortir du lit.

  4. Gargantua répondit que ses premiers maîtres l’y avaient habitué, disant que le déjeuner donnait bonne mémoire.

  5. Maître Thubal disait que ce n’est pas le tout de courir bien vite, et qu’il vaut mieux partir de bonne heure.

  1. Identifiez les différentes propositions, avec deux couleurs différentes (mettez-les entre crochets).

  2. Par quel mot sont-elles reliées entre elles ? Entoure-le mot qui les relie.

  3. Certaines propositions peuvent-elles être supprimées ou déplacées ? Justifiez votre réponse.

  4. Quelle est leur fonction grammaticale ?

Exercices I :

  1. Dites si les phrases suivantes sont des phrases simples ou des phrases complexes.

  2. Dans le cas des phrases complexes, précisez si les propositions sont juxtaposées (J), coordonnées (C) ou subordonnées (S).

  3. Justifiez votre réponse.

  1. Dès les premiers jours de décembre, l’hiver s’était installé sur la montagne.

  2. Dès qu’on s’élève sur les collines rocheuses, les cyprès apparaissent.

  3. Je n’ai rencontré votre frère qu’une fois, l’an dernier.

  4. La Bretagne vient de subir une des plus violentes tempêtes qu’elle ait jamais connues.

  5. Que d’embouteillages dans le centre ville le samedi après-midi !

  6. Dans quelques jours, cette petite blessure ne sera plus qu’un mauvais souvenir.
    J’avoue que j’hésitai longtemps à lui annoncer mon départ.

  7. Mon père était si énervé qu’il ne pouvait s’employer à aucun travail continu.

  8. Je regrette qu’il soit parti brusquement.

  9. Dès huit heures, les clients attendent que le supermarché ouvre ses portes.

  10. Je t’annonce que mon fils se marie cet été.

Ecriture : Dans certains cas, on peut remplacer une proposition subordonnée conjonctive par une proposition infinitive (c’est-à-dire dont le verbe est à l’infinitif) ou un groupe nominal :

Exemple :

J’ai l’impression qu’on m’a trompé => j’ai l’impression d’avoir été trompé.

Reconnais que tu es imprudent => reconnais ton imprudence.

Mais attention, ce n’est pas toujours possible !

J’ai l’impression que tu t’enfonces => *j’ai l’impression de t’enfoncer.*

=> La deuxième phrase n’a pas du tout le même sens que la première !…

Exercice II :

  1. Souligne la proposition subordonnée conjonctive

  2. et remplace-la par une proposition infinitive ou un groupe nominal de même sens, quand c’est possible.

  3. Qu’est-ce qui rend impossible la transformation dans certains cas ? Explique.

  1. J’attends que tu sois prêt.

  2. Nous démontrerons que ces deux angles sont égaux.

  3. J’attends que le guichet ouvre depuis plus de vingt minutes.

  4. Je regrette que nos trois meilleurs joueurs soient absents.

  5. J’estime que je travaille assez en ce moment.

  6. J’estime que tu travailles assez en ce moment.

  7. On dit qu’il a dérapé sur le verglas.

  8. Pascal dit qu’il a dérapé sur le verglas.

  9. J’espérais que je pourrais partir par le premier train.

  10. Mon frère espérait que nous pourrions partir par le premier train.

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5e-GRAMMAIRE- comparaisons, métaphores, expansions du nom

GRAMMAIRE

La grammaire offre des moyens pour enrichir les textes, les rendre plus vivants, plus intéressants et plus personnels. Pour écrire tes articles, utilise les moyens suivants… pour mieux lire les textes aussi…

1. Les comparaisons et les métaphores

Pour mieux faire comprendre un mot, une idée, une situation… pour permettre à l’interlocuteur d’imaginer, on utilise des comparaisons ou des métaphores.

    A. La comparaison

Cette figure de style crée une équivalence, une égalité entre deux réalités différentes qui sont mises sur le même plan ou crée une hiérarchie entre elles :

Pierre est malin comme un singe (Pierre = singe à cause de sa malice). (Relation d’égalité)

Paul est plus malin que Pierre (Paul > Pierre en malice). (supériorité relative)

Pierre est moins malin que Paul (Pierre < Paul en malice). (infériorité relative)

La comparaison se construit avec :

un élément comparé + un mot de comparaison + un élément comparant. Pour comparer deux éléments, ils doivent avoir un point commun.

ex : Loïc est têtu comme un âne. Point de comparaison : l’entêtement.

Mots qui permettent la comparaison :

  • locutions prépositives : à l’exemple de…, à l’instar de… comparativement à…

  • adjectifs : semblable à… analogue à… différent de… égal à …

  • verbes : avoir l’air de…ressembler à, imiter (+ COD), paraître…

  • conjonctions de subordination : comme… de même que… autant que…

  • des adverbes : autant… plus… moins…

  • des déterminants : tel...(s’accorde avec le nom qu’il précède : tels, telle, telles).

Les comparaisons sont très fréquentes dans les textes poétiques.

Exercice :

Voici une série de comparaisons.
Place les éléments de la comparaison dans la bonne colonne, en les recopiant. La première ligne est complétée pour te servir d’exemple.

  1. Il est beau comme un prince.

  2. Ses cheveux sont blonds comme l’or fin.

  3. Son front blanc et pur comme taillé dans le marbre ou l’ivoire.

  4. Le blanc sur le vermeil éclaire son visage mieux que sinople1 sur argent ».

  5. Son front buté semblait celui d’un bovin.

  6. Ses dents désordonnées comme les créneaux d’une forteresse.

  7. Sa dent empiétait telle la défense d’un éléphant.

  8. Ils se mesurent avec rage, on aurait dit deux rocs.

  9. Je ne veux pas être comme le chien qui se hérisse et retrousse les babines.

  10. Les hauts flamands rassemblés s’efforcent de ressembler à des roses sur leur tige.

Ex : Je cherche un mot vaste et chaud comme une chambre.

Elément comparé

Mot de comparaison

Elément comparant (pour comparer)

Point commun qui permet la comparaison

Ex Mot comme chambre « vaste et chaud » : idée de confort, d’agrément.

B. La métaphore

    C’est une sorte de comparaison… sans mot de comparaison apparent.

Exemple dans le portrait de Quasimodo (Victor Hugo) :

Toute sa personne était une grimace. (sous-entendu : toute sa personne était comme une grimace)

La métaphore produit plus d’effet que la comparaison. Elle frappe immédiatement l’imagination.

La lune est une faucille d’or (La lune est comme une faucille d’or).
La lune, faucille d’or, illumine la nuit (La lune,
comme une faucille d’or illumine la nuit).

Exercice 1 : transformez les comparaisons de l’exercice précédent en métaphores. Utilisez- les dans uen phrase.

Exercice 2 : Complétez le tableau ci-dessous à partir des métaphores soulignées. Attention, la métaphore est parfois une devinette !

Ex : Des chemins dorment sur ta joue

  1. Le temps vieillard souffrant de multiples entorses (Robert Desnos).

  2. L’heure? Un bourgeon qui fuse (Gisèle Prassinos).

  3. La nuit servante lasse qui s’éloigne (Jean-Vincent Verdonnet).

  4. L’horloge qui s’ennuie dans son armoire de chêne / Fait aller et venir son gros nombril doré (Maurice Maeterlinck).

  5. Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges jeter l’ancre un seul jour?

  6. La nuit met en mes mains le bouquet de tes rêves.

2. Les expansions du nom

L’expansion du nom consiste à préciser et à étendre la signification d’un nom en lui ajoutant :

  • un autre nom (propre ou commun) ou un groupe nominal ;

  • un ou plusieurs adjectifs qui s’accordent avec le nom ;

  • une proposition.

On peut utiliser les trois procédés à la fois.

Exemple (les expansions du nom sont entre crochets ; le nom principal est en caractères gras)

Le jardin

Le jardin [de mon grand-père]

Le jardin [de mon grand-père] [Arthur]

Le jardin [de mon grand-père] [maternel]

Le [grand] jardin [de mon grand-père] [Arthur]

Le jardin [de mon grand-père] [Arthur], [qui est le plus grand du quartier], nous donne des fruits et des légumes toute l’année.

Définitions à savoir :

Le nom se reconnaît parce qu’il est précédé d’un déterminant (le, la, les, un, une, des, quelques, trois etc..) qui indique le genre et le nombre du nom.

L’adjectif s’accorde en genre et en nombre avec le nom (sauf exceptions)

Une proposition se compose obligatoirement ainsi : Sujet + Verbe + complément ou attribut du sujet.

Ex : « qui est le plus grand »

S + V + attribut

«il nous donne beaucoup de fruits »

S + C2 + V + C1

La proposition relative est introduite par un pronom relatif qui remplace un nom dans la proposition principale. Voir leçon détaillée.

Exercice : Dans les phrases ci-dessous, identifie le nom noyau et son expansion. Indique la nature de l’expansion. Complète le tableau ci-dessous en suivant l’exemple.

1. Monseigneur Yvain entendait les cris de douleur.

2. Jamais on ne réussira à en donner une description juste.

3. Le cortège passa, mais au milieu de la salle, se fit un grand remue-ménage de gens qui s’assemblaient autour de la bière, car de la plaie du mort s’écoulait un sang chaud.

4. C’était là un signe véridique que celui qui avait engagé le combat et qui avait tué et vaincu leur seigneur se trouvait à l’intérieur.

5. Les cris effroyables ne cessaient de croître à la vue des plaies qui crevaient.

6. Tous s’interrogent devant le prodige qui les fait saigner, et restent impuissants.

7. La dame affligée s’exclame : « ne trouvera-t-on pas le traître qui a tué mon vaillant époux ? »

8. Jamais on n’a vu un déni de justice semblable.

9. Je suis victime d’un maléfice.

10. A moins que ce ne soit un lâche qui a peur de moi ?

Ex : Je quittai le rustre qui m’avait bien montré le chemin.

Nom noyau

Expansion

Nature

Ex

rustre

Qui m’avait bien montré le chemin

Proposition subordonnée relative

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10

1Sinople : variété de quartz ou espèce de minerai d’or (donc pierrerie).

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Grammaire de phrase : notions de base

LES CLASSES DE MOTS – NATURE ET FONCTION

Nature (= classe)

Sous classe

fonctions

Noms Noms communs / noms propres

Animés / inanimés

Variables / invariables

Attribut (du sujet ou de l’objet)

Complément

Sujet du verbe

Verbes Action, perception, sentiment, état… Indique l’action que fait le sujet ou l’état dans lequel il se trouve

–        sujet

–        complément

Adjectifs qualificatifs Epithètes

Attributs

Apposés

Déterminants Articles

Adjectifs numéraux

Cardinaux

Ordinaux

Possessifs

démonstratifs

Détermine le nom en quantité ou en qualité
Adverbes De temps

De lieu

De manière…

En et y sont des « pronoms adverbiaux » : ils appartiennent aux deux classes.

Adjoint au verbe : modulent le sens du verbe

Complément circonstanciel (de phrase)

Pronoms Personnels (je, tu, il….me, te, se, leur…)

Possessifs (le sien, le tien, le leur…)

Démonstratifs (celui-ci, celui-là…)

numéraux, (le premier…) Indéfinis (certains, chacun…)

Interrogatifs (que ? qui ? lequel ?)

Relatifs (qui que quoi dont où lequel et ses composés)

Remplacent le nom ou le GN et occupent les mêmes fonctions que le nom
Conjonctions De coordination : mais ou et donc or ni car…

De subordination : que, quand, comme, lorsque, puisque, alors que, quoique, depuis que…

Elles relient deux mots, ou deux groupes de mots, ou deux propositions.

Elles subordonnent deux propositions (la propo. subordonnée est dépendante de la proposition principale).

Les conjonctions ont une valeur : addition, opposition, négation, concession, alternative…

Prépositions à dans par pour en vers avec de sans sous
interjections Oh ! ah ! hé ! holà !
Onomatopées Ouaf-ouaf

Miaou

Brr

Zzzzzzzzz

zioup


LES FONCTIONS GRAMMATICALES

Une phrase est composée de groupes de mots que l’on appelle « constituants de la phrase », qui jouent un rôle les uns par rapport aux autres.

Ex : Le voisin est venu tondre la pelouse de la vieille dame

Þ quels groupes identifiez-vous ? séparez les par des /

=>Le voisin /est venu / tondre la pelouse / de la vieille dame

Le schéma traditionnel en français est GN + GV + Complément

Pierre et paul / viendront / demain

Cet ordre peut être modifié lorsque la phrase est transformée :

Ex : Complément + GN + GV ?

Quand Pierre et Paul viendront-ils ?

Pour analyser une phrase, il faut délimiter les constituants obligatoires (qui font partie du groupe verbal) et les constituants « facultatifs ».

La fonction sujet

On ne peut pas se passer du sujet car il est….le sujet, c’est-à-dire le thème de la phrase ce dont on parle :

* viendra demain…. Apporte un renseignement, mais ne dit pas sur qui ou quoi !

Pierre viendra demain : « viendra demain » apporte un renseignement sur Pierre. Le sujet grammatical et le thème de la phrase sont « Pierre ».

Définition du sujet :

Pour qu’il y ait sujet, il faut qu’il y ait un verbe. Il n’y a pas de sujet dans les phrases non verbales « Grève demain à l’éducation nationale »

Mais : il n’y a pas de sujet

–        dans les phrases à l’impératif : « Viens ici ! ».

–        lorsque deux phrases sont coordonnées et que les verbes ont un sujet commun : « Jules s’est levé, s’est habillé puis est descendu ».

–        lorsque le verbe est à l’infinitif : « Paul a dit à Pierre de descendre ».

Comment reconnaître le sujet ?

« Ce soir revient mon père »

« Qui a inventé le fil à couper le beurre ? »

« Le président de l’association est monsieur Henri ».

« Pierre et moi avons la même voiture »

« Une foule de spectateurs se pressait / se pressaient sur les gradins »

« Vous qui passez sans me voir »

« Faire la cuisine me détend énormément »

« Que j’ai réussi du premier coup l’a beaucoup étonnée »

Þ Le détachement par « c’est….qui » est le seul critère qui permette dans tous les cas de reconnaître le sujet, même dans les cas difficiles.

Problèmes particuliers :

Edouard, il a encore raconté des histoires.

Claudine et moi revenons de Cayenne

Þ 2 analyses sont possibles :

–        C’est Edouard qui a encore raconté des histoires : on ne tient pas compte du détachement

–        On considère les noms propres comme des appositions (voir cette fonction).

Monsieur Fréron, le maire de Saint Fiacre, a fait construire un amphithéâtre.
Le maire de Saint Fiacre, monsieur Fréron, , a fait construire un amphithéâtre.
Þ L’ordre des groupes et l’intonation sont déterminants dans ce cas.

Cas du sujet impersonnel (voir cette leçon)

La fonction complément

Le verbe peut-être suivi d’éléments qui peuvent être effacés, ou déplacés librement dans les phrases (ce sont des compléments de phrase) ou bien de constituants indispensables au sens de la phrase (ce sont des compléments de verbe).

La présence ou non de ces constituants dépend de certaines propriétés du verbe :

–        il est transitif : il ne peut pas fonctionner tout seul, il a besoin d’un complément : connaître, aimer, posséder, avoir, trouver… (dans le dictionnaire ces verbes sont signalés ainsi : v.tr)

–        il est intransitif : il n’a pas besoin de complément pour avoir tout son sens : manger, dormir, lire…

Remarque : un même verbe peut-être transitif ou intransitif selon la phrase dans laquelle il est employé.

Ex : Je mange / je mange du painJe lis / je lis un roman etc.

On distingue :

Les verbes transitifs directs qui ont des compléments d’objet direct (COD)

Les verbes transitifs indirects qui ont des compléments d’objet indirect (COI, COS)

Les compléments circonstanciels (temps, manière, but etc…) de verbe (Je vais à Paris)

Les compléments circonstanciels de phrase (Je vais à Paris ce week-end)

Remarque : Le nom, l’adjectif, le pronom peuvent avoir aussi des compléments qui apportent des informations supplémentaires à l’interlocuteur :

Il s’agit de compléments de détermination (ou complément du nom, complément de l’adjectif…)

Bobby Lapointe s’amuse à ajouter des compléments de nom…

Le papa du papa du papa de mon papa

Etait un petit pioupiou

La maman du papa du papa de mon papa

Ell’, elle était nounou…

Le papa du papa du papa de mon papa

S’affolait pour les mollets

D’la maman du papa du papa de mon papa…

Ces compléments peuvent être introduits ou non par des prépositions (voir ci-dessus et comparer : des cris d’enfants (= des cris des enfants) ; La Passion Béatrice (titre de film…)

La fonction attribut

On parle d’attribut lorsque le GV est constitué de être ou d’un verbe d’état : rester, demeurer (au sens de être), paraître, sembler, devenir, avoir l’air, passer pour…

Le constituant qui suit le verbe donne une caractéristique particulière au sujet (GN, pronom) (Il passe pour fou…). Mais un constituant peut aussi compléter un complément d’objet direct : Je trouve Marcel très gentil = je trouve que Marcel est très gentil)

On distingue l’attribut du sujet et l’attribut de l’objet (ou attribut du complément).
Remarque : l’attribut du sujet peut se confondre avec le COD (voir leçon)

La fonction épithète

L’épithète indique une propriété, une caractéristique du nom auquel elle est attachée : Les élèves épuisés par deux heures de sport sont arrivés en retard. ; le chat roux ronronne ; la belle libellule s’envole ; Athéna la déesse aux yeux pers était fille de Zeus.

L’épithète fait partie du GN qu’elle qualifie.

L’apposition

L’apposition caractérise aussi un GN, mais elle n’en fait pas partie. C’est un constituant détaché, séparé du nom ou du GN par une virgule. Ce groupe est le plus souvent mobile dans la phrase.

Et la grammaire, ça sert à quoi ?…


Quelques bonnes et mauvaises  raisons et trois livres :

1. Pour améliorer votre niveau en orthographe

Faut-il écrire : Les cinquante francs que ce livre leur a coûté ou Les cinquante francs que ce livre leur a coûtés ? Autrement dit Les cinquante francs est-il ou n’est-il pas un COD ? Réponse… C’est un complément circonstanciel intégré. Donc… pas d’accord !… D’accord ! Faut-il écrire page deux cents ou page deux cent ? Autrement dit, 200 est-il un déterminant numéral ou une abréviation de centième ? S’il s’agit d’un déterminant, cent s’accorde au pluriel quand il est multiplié et non suivi d’un autre chiffre mais s’il s’agit d’une abréviation, il reste invariable. A vous de jouer ! Faut-il écrire : La maison que j’ai faite construire ou La maison que j’ai fait construire. ? Facile ! Si « faire » est un verbe, il y accord. Si « faire » est un semi-auxiliaire, il n’y a pas accord . Alors… Un peu de grammaire et l’illogique devient un peu plus logique.

2. Pour mieux saisir les mille et une nuances de la langue.

Savez-vous que « des mouchoirs noir et blanc » ne sont pas « des mouchoirs noirs et blancs » ?  Quelle différence de sens voyez-vous entre « un excellent repas » et « un repas excellent », entre « Son père ne croit pas qu’il ait copié » et « Son père ne croit pas qu’il a copié », entre « Je cherche un livre qui me plaise » et « Je cherche un livre qui plaît »22, entre « Je mange parce que j’ai faim » et « je mange puisque j’ai faim », entre « L’horreur que j’ai entendu chanter » et « L’horreur que j’ai entendue chanter » ? Un petit peu de grammaire et tout devient clair !

3. Pour renouveler votre stock d’insultes

Plutôt que de traiter votre voisin de c…, d’abruti, de****, de  triple buse, de bélître, de pendard ou de faquin, il est tout de même beaucoup plus distingué et beaucoup plus percutant de lui cracher au visage : « espèce de syntagme impropre, sale radical à miteux préfixe, pitoyable imperfectif, ersatz de négation totale, sujet illogique, semi-auxiliaire d’aspect inachevé, trépassé décomposé, forme interrogative partielle, phonème chuintant, passif inachevé, superlatif d’infériorité, pauvre plus-qu’imparfait de l’inaccompli… »

4. Pour vous amuser

Quand on a dépassé les premières heures d’apprentissage, qui sont assez arides, la grammaire devient un grand jeu. Tout est dans l’art de débusquer derrière une expression apparemment insignifiante la forme rare, le cas complexe. Tout est sans cesse devinette et énigme mais aussi duel et ruse. Quel plaisir de retranscrire phonétiquement puis graphiquement la phrase : « Les poules étaient sorties dès qu’on leur avait ouvert la porte » !

5. Pour rêver

Quel meilleur support que la grammaire pour rêver sur les mots à la manière de Proust ? Le vocabulaire grammatical offre de beaux voyages dans l’imaginaire : « Redon danse », « cons sonnent », « Morphée meuh », « faux nem », « T’aime », , « prêt fixe », « pot en ciel », « un pot si bleu », « un parfait », « un dé fini », « épi tète », « des termes minants », « des monstres hâtifs », « grrr amer », « un disque court »…

(extrait d’un document conçu par Stéphane Gallon, professeur agrégé de lettres)

A lire pour se réconcilier avec la grammaire :

La Grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna

Les Chevaliers du subjonctif, Erik Orsenna

L’écho des cavernes, Pierre Davy, Syros, (disponible au CDI)

LE VERBE : une sacrée nature…

Ce qu’il faut savoir sur le verbe

Principes de formation des conjugaisons

Les personnes

je / tu / il èsingulier)

nous (= je + les autres) / vous (tu + les autres, ou 2ème personne de politesse)

ils  (les autres) è pluriel.

A l’impératif, le verbe se conjugue sans le pronom. (Chante ! Sors ! Buvons, payons, partons…).

Les formes verbales

Il existe des formes verbales simples (1 seule forme) et des formes verbales composées (un ou deux auxiliaires conjugués + un participe passé).

Le verbe se constitue de sa base et d’une terminaison (ou désinence) :

Je mont/ais – tu mont/ais – Il mont/ait – nous mont/ions – vous mont/iez

Un même verbe peut avoir plusieurs bases verbales :

Je fini/s – tu fini/s – il fini/t –nous finiss/ons – vous finiss/ez- ils finiss/ent (2 bases verbales : fini- et finiss-)

è Ces verbes sont irréguliers

Les temps et les modes

Les temps fonctionnent par paire : aux temps simples correspondent des temps composés. Le temps composé se forme avec l’auxiliaire être ou avoir conjugué au temps simple correspondant + le participe passé du verbe.

Passé composé = auxiliaire être / avoir au présent simple + participe passé du verbe (= j’ai dormi).

modes

Temps simples

Temps composés

Indicatif Présent

Imparfait

Futur simple

Conditionnel

simple (présent)

Passé simple

Passé composé

Plus que parfait

Futur antérieur

Conditionnel composé (1ère et 2ème forme)

Passé antérieur

Subjonctif Présent

imparfait

Passé

Plus que parfait

Impératif Présent (ou simple) Passé ou composé

Les verbes se classent en 3 groupes de conjugaison

1er groupe : verbes en –ER sauf aller et envoyer (base verbale unique = l’infinitif sans –ER)

2ème groupe : verbes en –IR, base verbale en –I et en –ISS

3ème groupe : tous les autres verbes. Pas de modèle unique, ni règle commune à tous les verbes. Infinitif en –RE , -IR, -OIR, -ER (aller, envoyer et dérivés).


Les modes :

conjugués Non conjugués
Indicatif

subjonctif

impératif

Infinitif

Participe (passé et présent)

gérondif

Remarque : selon son emploi le conditionnel est considéré comme un mode ou comme un temps.

–        Si j’avais su, je ne serais pas venu => mode (action éventuelle soumise à condition)

–        Tu m’avais dit que tu me téléphonerais => temps (futur du passé).

Quel sens pour quel mode ?

Verbe => Action Etat Mouvement Pensée, Sentiment, sensation

Indicatif Les faits sont présentés comme réels et certains
impératif Les faits sont présentés comme un ordre

une prière

un conseil

Conditionnel Les faits sont présentés comme hypothèse, une incertitude, une suggestion
Subjonctif Les faits sont envisagés comme possibles, envisageables. Ils ne sont pas réalisés.
infinitif Mode impersonnel (pas de temps / pas de personne). C’est le « nom » du verbe conjugué.  Peut s’employer pour donner un ordre ou une consigne.
participe Mode impersonnel, peut être adjectif ou verbe dans la phrase.

Participe passé : A/E/M/P/S : le fait est passé

Participe présent :A/E/M/P/S : le fait en train de se produire.

Liste des principaux verbes irréguliers à savoir conjuguer

allerapercevoir

Avoir

battre

boire

boire

bondir

conclure

conquérir

coudre

craindre

croire

croire

devoir

diredormir

écrire

émouvoir

éteindre

être

faire

faire

falloir

fondre

interdire

lire

maudire

mentir

mettremourir

naître

obéir

offrir

paraître

peindre

pleuvoir

prendre

prévoir

recevoir

rejoindre

résoudre

rires’enfuir

savoir

sortir

suffire

taire

tenir

vaincre

valoir

venir

vivre

voir

vouloir

La terminaison apporte des informations sur la personne, le mode ou le temps du verbe :

Je montais (1er p. singulier, imparfait) / tu monteras (2ème p. sing. futur simple) /

il monterait (3ème p. sing. conditionnel)…

Une même forme peut être commune à plusieurs modes, temps et personnes :

Vous veniez = imparfait de l’ind, 2ème pers du pluriel ou subjonctif présent.

Un certain nombre de formes se distinguent à l’écrit mais pas à l’oral :

Je chante / tu chantes / il chante / ils chantent.

Les formes verbales varient en fonction de la voix (active ou passive), de la personne, du mode et du temps.

Les voix

La voix active : concerne tous les verbes. Elle comporte des formes verbales simples ou composées (elle me trouble / elle m’a troublé). A la voix active, le sujet accomplit l’action indiquée par le verbe.

La voix passive ne concerne que les verbes transitifs directs (c’est-à-dire qui doivent être suivis d’un complément d’objet direct). Ces verbes sont conjugués avec l’auxiliaire être, même aux temps simples :

Je suis troublé (voix passive présent)

J’ai été troublé (passé composé du verbe troubler à la voix passive).

A la voix passive, le sujet du verbe subit l’action exprimée par le verbe. Pour vérifier qu’il s’agit d’une voix passive on peut continuer la phrase : « Je suis troublé [par cette question]. » / « J’ai été troublé(e) [par cette question].

Commentaires fermés sur Grammaire de phrase : notions de base

Que sais-je ?

Voici une série de questions auxquelles tu peux essayer de répondre.
Dans quelques jours, je mettrai le corrigé.

Tes erreurs te permettront de savoir ce que tu dois réviser pour le brevet.

QUE SAIS-JE ?

1) Chacune des phrases suivantes est formée de deux propositions : identifiez le lien logique qui unit les propositions entre elles.

a) La protection de l’environnement est importante parce que c’est la survie même de l’espèce humaine qui est en jeu.                        Lien logique.

b) Bien que Napoléon ait perdu la bataille de Waterloo, il est resté populaire très longtemps.

Lien logique

2) Remplacez les deux points par un mot de sens équivalent :

a) La technique radiophonique fait des progrès foudroyants : grâce à Internet, chacun écoutera bientôt sa radio personnelle chez soi                                        …………………….

3) Complétez les phrases suivantes par les mots de liaison qui conviennent :

J’aime nager (……………) cela me détend, (…………….) cela me rafraîchit. (…………….) je fais très peu de natation.

4)Quel est le sens des préfixes et suffixes suivants :

-able                                                                -ette

anti-                                                                -trans-         

5) Classez les mots suivants en fonction de leur construction

irresponsable – illisible – indélicat – interaction – indéfendable – incomplet – insecte – infecte

6) expliquez la formation du mot « indigestion »

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

7) Employez le mot « coude » dans deux phrases : dans la première, il aura son sens propre et dans la seconde un sens figuré.

a) ………………………………………………………………………………………………………………………………………….

b) ………………………………………………………………………………………………………………………………………….

8) Donnez la valeur du présent dans la phrase suivante :

Des espèces animales apparaissent pendant que d’autres s’éteignent.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

9) Proposez un exemple illustrant l’opinion suivante : « Les voyages forment la jeunesse ».

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

10)Soulignez puis analysez la proposition relative de la phrase suivante

Il éprouvait un vertige anxieux de chute qui lui tirait les entrailles.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

11) Ecrivez une phrase comportant une proposition relative comportant 1 verbe au conditionnel et le pronom relatif dont

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

12) a) Dans les parenthèses réécrivez le GN auquel correspond le pronom personnel souligné.

Madame la Marquise crut alors être la mère d’un bel esprit. La tête du jeune homme fut bientôt renversée, il acquit l’art de parler sans s’entendre. Quand son père le (……………………………….) vit si éloquent, il (………………………….) regretta vraiment de ne lui (……………………………..)avoir pas fait apprendre le latin, car il lui (………………………….)aurait acheté une grande charge.

b) Expliquez :a) La tête du jeune homme fut bientôt renversée – b) éloquent -c) bel esprit

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

13) Donnez un synonyme pour chacun des mots suivants :a) serein -b) perplexe-c) jovial

.a)……………………………………………….b)……………………………………………..c)………………………………..

14) Récrivez la phrase suivante en précisant l’adjectif de couleur

Il portait une veste bleue… ………………………………………………………………………………………………………………………………………….

15 ) Nommez les figures de style employées ici.

a) Les boîtes de conserve formaient un tas qui ressemblait à une pyramide.: …………………………………..

b) La pyramide des boîtes de conserves était impressionnante : …………………………………………………….

16) Formez une phrase comparative en utilisant la conjonction suivante : d’autant moins…. que….

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

17) Transformez ces propositions indépendantes en une phrase comportant une principale et une subordonnée

René était fatigué. Il acheva néanmoins son ouvrage.

……………………………………………………………………………………………………………………………………….

18) Mettez le verbe entre parenthèses au mode et au temps voulu :

Qui que vous (être)……………………….., je ne vous permettrai pas d’entrer.

19) Orthographiez correctement  « tout »ou « tous » dans la phrase suivante

(tout) petite qu’elle est, elle veut imposer (tout) ses volontés à (tout) le monde.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………

20) Formez un adjectif péjoratif à partir des adjectifs suivants :

Maigre :……………………………………………………..- blonde : …………………………….

21) Récrivez ces phrases en plaçant l’adjectif « grand » avant ou après le nom « homme »

a) Napoléon était un homme :…………………………………………………………………………….

b) Un géant est un homme :………………………………………………………………………………….

22) Conjuguez les verbes entre parenthèses au passé simple ou à l’imparfait :

J’(être)…………………….. absorbé dans ma lecture quand la sonnette du téléphone (retentir)…………………

23) Qu’exprime l’imparfait dans la phrase suivante ? Les jours succédaient aux nuits, paisibles et monotones.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

24) Quelle est la valeur du passé simple dans la phrase suivante ? Par une belle matinée de printemps, Pierrette se rendit à la ville.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

25) Récrivez les phrases suivantes au discours indirect

a) Le bandit demanda à Fortunato : « Tu es le fils de Mateo Falcone ? »

…………………………………………………………………………………………………………………………………………. b) Fortunato répondit : « Je vais te cacher dans le foin ».

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

26) Récrivez la phrase suivante au discours direct : L’enfant cria qu’il voulait continuer à jouer.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

27) Remplacez le verbe « dire » par un synonyme plus précis :

L’élève disait à son voisin : «  Donne moi la réponse de l’exercice ! »

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

28) remplacez les noms soulignés par les pronoms personnels qui conviennent :

Les spectateurs ont entendu à ce concert une musique très agréable.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

29) Remplacez les pronoms personnels soulignés par un GN qui convienne : Vous les y avez accompagnées.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….


30) Trouvez un équivalent courant des expressions familières suivantes :

a) Je m’en fiche – b) Quelque chose cloche -c) Les gosses crient

a)……………………………………………b)……………………………………………………c)……………………………….

31) Trouvez un équivalent courant des expressions soutenues suivantes :

a) J’ai l’honneur d’attirer votre attention : ……………………………………………………………

.-b) Je sollicite un entretien : ………………………………………………………………………………………

32) Conjuguez correctement le verbe entre parenthèses:

Nous vous (rappeler, futur)………………………………. plus tard.

33) Employez l’expression suivante dans un petit paragraphe où elle aura un sens ironique :

« Vraiment, quelle chance j’ai aujourd’hui ! »

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

34) Dans la réplique suivante, soulignez la didascalie :

« Nous verrons donc par là Don Diègue satisfait.

(Il est seul). »

35) a)Que signifie « acte » quand il est employé au théâtre ?.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

b) Ecrivez une phrase dans laquelle le mot « acte » aura un sens différent.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

36) Transcrivez en français moderne ce vers de Corneille :

« A qui venge son père il n’est rien impossible »

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

37) Rétablissez l’ordre des mots en français moderne

« Je ne l’ai pu savoir jusques au point du jour »

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

38) Dans le vers suivant soulignez les e qui se prononcent et barrez les « e muets » (qui ne se prononcent pas)

« Le cygne chasse l’ombre avec ses larges palmes » – Sully Prudhomme

39) Ajoutez « un » ou « une »


lange

narcisse

ouvrage

poulpe

tentacule

épithète

volatile

termite

autoroute

mandibule

impasse

idole

artère

stèle

orchestre

dent

ancre

vestige

offre

critère

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Document : Les mariniers du Rhône

LECTURE

POUR PREPARER

LA VISITE AU MUSEE DES MARINIERS

Serrières-sur-le-Rhône

Les mariniers, ces marins d’eau douce

© Maison du fleuve Rhône

Les mariniers du Rhône ont besoin d’un grand courage pour exercer leur pénible métier. Les naufrages n’épargnent aucune famille et la mort accompagne ces marins d’eau douce tout au long de leurs voyages. Ils ne s’aventurent jamais sur la mer, mais la navigation sur le Rhône est tout aussi ardue du fait de son débit très irrégulier et des transformations incessantes dont son parcours fait l’objet : disparition ou apparition d’îles, chemin de halage détruit, berges déformées…

Les équipages de chevaux et la longueur des convois exigent une organisation rigoureuse. Le patron doit connaître parfaitement la rivière et ses hommes. Ceux-ci occupent différentes fonctions : la cuisine, le soin des animaux, l’entretien du bateau et du matériel…. À terre, dans certaines villes comme Baix, Sablons, Serrières ou Givors, les mariniers constituent de véritables foyers de navigateurs.
Ainsi, le terme de marinier désigne tout d’abord les hommes travaillant sur les convois de la batellerie halée, héritiers des nautes, avant de s’étendre à l’ensemble des professionnels de la navigation sur le fleuve. Le marinier est une personne salariée par opposition au batelier qui est propriétaire de son bateau.

La vie du marinier a été décrite par certains écrivains romantiques (notamment Frédéric Mistral) comme une existence bien particulière mais ce mythe n’est pas confirmé par les faits. Bien souvent, ces hommes du fleuve exercent d’autres métiers en parallèle notamment pour pallier les fréquentes périodes d’inactivités dues aux basses eaux et aux crues.

Les personnages mythiques

Les personnages mythiques qu’ils soient bons ou mauvais peuplent les eaux des rivières et des fleuves : tantôt salvateurs et protecteur, tantôt malfaisants et diaboliques, ils sont nombreux à habiter les rives et les profondeurs du Rhône.

Saint Nicolas protège les mariniers ainsi que les taureaux que l’on sacrifie, dès l’Antiquité pour calmer la colère du fleuve et plus tard, au Moyen Âge, pour rappeler les souffrances des martyrs de Lyon. La pierre de Pierre-Bénite protège les mariniers, alors que d’autres pierres ont la réputation d’être maudite. Certains personnages mythiques apportent la peur, la maladie ou le chagrin : les dracs emmènent les femmes dans leurs palais sous les eaux, les fées malveillantes jettent des sorts ou attirent les malheureux dans des pièges mortels, la Tarasque terrorise jusqu’au jour où elle est enfin vaincue par des jeunes gens héroïques ou par Sainte Marthe selon les versions…

Tous ces personnages mythiques sont là pour rappeler les dangers mais aussi les bienfaits de ce fleuve impétueux et imprévisible. On s’en méfie autant qu’on le vénère et qu’on le respecte, notions quelque peu oubliées aujourd’hui et qu’il serait bon de rappeler…

Les objets du fleuve

croix de mariniers, statues de Saint Nicolas, instruments de navigation, outils de pêche et objets liés à la joute sont autant de témoins du passé rhodanien.

Ce patrimoine épars et varié se découvre partout sur le parcours du fleuve aussi bien dans des édifices religieux, que chez des particuliers ou dans des musées. Ainsi, on trouve des croix de mariniers au musée Gadagne de Lyon, au musée des mariniers à Serrières, au musée du Rhône à Tournon, dans l’église d’Andance, etc. Les statues de Saint Nicolas, patron des mariniers, se rencontrent en de nombreuses églises et musées le long du fleuve comme à Seyssel (Ain), Givors, Vienne, Condrieu…

Certains mariniers ont également laissé des traces de leur passage en divers endroits : la chapelle de Serrières contient des graffitis de ces hommes tandis que le musée qu’elle abrite possède des objets personnels de mariniers et des instruments de navigation.

D’autre part, des objets anciens associés aux joutes sont éparpillés chez des particuliers comme des rames, des vêtements ou des plastrons et les musiques traditionnelles des jouteurs ont fait l’objet d’un enregistrement sur cassette audio par le Centre des Musiques Traditionnelles de Rhône-Alpes.

Enfin, les outils de pêche constituent des collections très importantes. On peut en admirer dans l’écomusée de la pêche du Lac Léman (Thonon), au château-musée d’Annecy ou au musée Denon (Châlon-sur-Saône) tandis que de nombreux riverains possèdent encore des objets de valeur comme des filets, des carrés, de vieilles embarcations ou du petit matériel (hameçon, fil).

Contes et légendes

De tout temps, les hommes ont inventé des contes et des légendes concernant les lieux proches de leur habitat. Ces histoires sont racontées aux enfants, mais on aime aussi se les répéter lors des longues soirées d’hiver. Ainsi, elles évoluent lentement en se transmettant oralement de génération en génération.

Parfois nées d’événements réels comme le « baiser de la veuve » puis déformées au cours du temps pour les rendre plus attractives, plus captivantes ou même plus percutantes lorsqu’on les relate, les légendes sont aussi bien souvent le fruit d’imaginations fertiles ou constituent un moyen d’expliquer des phénomènes naturels que la science balbutiante ne parvient pas encore à éclaircir.

Les contes et les légendes en rapport avec l’eau sont nombreux et d’autant plus lorsqu’il s’agit d’histoires liées à un fleuve changeant et puissant qui terrifie autant qu’il fascine. Les personnages mythiques de ces légendes sont humains ou animaux voire les deux, bienfaisants ou malfaisants, du passé ou du présent… et peuplent les eaux et les rives du Rhône.

Aujourd’hui ces histoires méritent d’être encore contées car elles sont les témoins d’une époque où le fleuve était libre et largement investi par ses riverains.

Plongez-vous dans les légendes du fleuve…http://www.pnich.com/histoire.htm
1. Le baiser de la veuve
2. La légende de St Bénezet
3. La grotte et la fontaine des fées de Saint Maurice (Suisse)
4. Un requin d’eau douce ?
5. La légende du poisson Kupléa

METIERS ANCIENS DU RHÔNE

http://rhone.populus.org/rub/11

Le Rhône a toujours connu de nombreuses activités et métiers : braconniers, gardiens de chèvres, tireurs de sable, propriétaires d’hostelleries ou d’auberges d’eau, mais aussi …

LES PECHEURS
La pêche existe depuis que les berges du fleuve ont été occupées.
Les pêcheurs aux engins utilisent vire-vire, nasses, filets dérivants (petit Rhône).
La pêche professionnelle est riche de savoir-faire, (confection, pose des filets…) souvent transmis de génération en génération.

LES PISCICULTEURS :
Les jours maigres incluaient les 40 jours de carême, et jusqu’au XVe siècle les mercredis, les vendredis et les samedis du reste de l’année, ce qui était intéressant pour la vente des produits de la pêche.
Dès le XIIIe siècle, des étangs furent aménagés pour l’élevage de la carpe. Des voituriers acheminaient vers Lyon les carpes vivantes jusqu’à des bateaux viviers qui les transportaient sur la Saône et le Rhône.

LES AGRICULTEURS profitaient de l’eau du fleuve pour leurs champs et leurs cultures.

LES CONSTRUCTEURS DE BATEAUX se sont succédé le long du Rhône depuis l’antiquité.

LES CORDIERS , TISSERANDS fournissaient le matériel nécessaire à la navigation

LES AUBERGISTES hébergeaient les voyageurs

LES PERCEPTEURS D’IMPÔT A LA CIRCULATION ont existé depuis la période romaine.

LES NAUTES, sous l’Empire romain, étaient les membres de la corporation des mariniers qui avaient le monopole du transport fluvial, mais aussi les magistrats préposés à la navigation et au commerce.
LES UTRICULAIRES naviguaient sur les zones de faible profondeur à l’aide de barques ou de radeaux.

LES MARINIERS, successeurs des nautes, sont chargés de la conduite des chalands, coches d’eau et autres bateaux de transport de marchandises (aujourd’hui des automoteurs).

Sur les barques,
LES PROUIERS étaient postés à la proue
LES NAUCHERS (ou nochers) désignaient plutöt les pilotes.
LES PASSEURS pilotaient les bacs permettant de traverser le fleuve (voir la rubrique bac à traille)
LES HALEURS :
La voile était parfois utilisée en  » decize « , (pour la descente du fleuve), mais pour la remonte, le halage fut longtemps le principal moyen de déplacement des bateaux hors périodes de crues. Les ‘attelages se sont généralisés jusqu’au milieu du XIXe siècle (apparition des bateaux à vapeur). Les attelages pouvaient compter 30 chevaux, qui étaient étaient attelés à la  » courbe « , pièce de bois à laquelle était attachée une longue corde qui les reliait au mât de halage du  » foncet  » ou  » furetier  » (sorte de barge avec cale).

La remonte des marchandises était particulèrement difficile sur le Rhône. Il fallait au moins 8 à 10 chevaux souvent relayés pour haler un petit train de chalands mais parfois il fallait y ajouter jusqu’à quatre paires de bœufs, ce qui permettait à l’équipage de remonter le fleuve de Beaucaire à Lyon en 30 à 60 jours. Le plus bas prix payé aux « patrons » pour une moyenne de 35 jours était de 25 francs par tonne.

A la fin du Second Empire, apparurent des bateaux à vapeur (« grappins  » parce qu’ils s’accrochaient sur le fond). Les chalands descendaient la Saône et le Rhône jusqu’à Beaucaire avec, à bord, une écurie de 50 à 60 chevaux pour remonter le fleuve.

LES FLOTTEURS DE BOIS, PORTEFAIX ET RADELIERS :
Le flottage aurait été imaginé vers le XVe siècle.
Coupé l’hiver par les bûcherons, le bois était empilé l’été et découpé en grosses bûches. Ces bûches étaient d’abord jetées à bois perdu dans les ruisseaux et poussés par des journaliers. Le tout était arrêté par des perches et des cordes mises en travers de la rivière, puis tiré à terre.
Chaque marchand identifiant ses marques, le bois était mis en piles durant 2 ou 3 mois avant d’être assemblé en coupons. Les approcheurs formaient des trains constitués de 3 ou 4 branches de 18 coupons de 60 bûches de 4 m (soit 72 mètres de longueur et 100 stères de bois) unis au moyen de perches liées avec des « harts », ou « rouettes », les branches étant unies par des traverses. Le coupon de devant et celui du milieu étaient le plus souvent de bois blanc et il était ajouté à cet endroit une « nage » comme point d’appui pour percher.
2 à 4 flotteurs conduisaient un train de 4 branches, soit 5 m de large, fournissant 25 cordes ou 50 voies de bois. Si le train se mettait de travers, ils le coupaient en deux avant qu’il ne se fracasse sur une pile de pont.

LES RADELIERS formaient des radeaux sur les rivières pour descendre les troncs destinés à la marine jusqu’à Avignon et Beaucaire d’où, par les canaux, ils les acheminaient jusqu’à Sète.

LES LAVANDIERES :
Jusqu’au début du XXe siècle, les femmes transportaient à l’aide de brouettes ou de corbeilles d’osier le linge qu’elles lavaient sur une planche en bois, agenouillées au bord du fleuve. Elles savonnaient le linge, le frappaient au battoir, le rinçaient, l’essoraient et l’étendaient sur les galets pour le sécher.

Les bateaux-lavoirs, surtout entre 1840 et 1860, permettaient de s’adapter au niveau d’eau, les femmes nettoyant le linge à froid ou à l’aide de réchauds puis le faisant sécher dans la partie supérieure de l’embarcation.

LES LAVEUSES étaient des professionnelles, qui travaillent pour les autres.
LES MEUNIERS utilisaient dès 1245 les moulins flottants à roues à aubes, qui produisaient la farine à partir de la force hydraulique du Rhône.
Il s’agisait souvent de bateaux en bois permettant de se déplacer sur le fleuve en fonction du niveau des eaux.
Avec l’endiguement du fleuve, les meuneries mobiles ont été remplacées par des constructions fixes le long des digues, avant de disparaître avec l’installation de l’électricité.
LES HYDRAULICIENS :
Les frères de Montgolfier eurent l’idée, en 1796, de forcer une partie de l’eau d’une chute à remonter au-dessus du niveau de celle-ci. Benoît Fourneyron créa en 1827 la première turbine hydraulique, P.L. Fontaine la turbine axiale à réaction en 1840, et Dominique Girard la turbine à action dix ans plus tard. Le papetier Aristide Bergès transforma en 1869 l’énergie d’une chute d’eau des Alpes en énergie électrique pour faire tourner ses mahines. Il présenta sa réalisation à l’Exposition universelle de 1889, inventant l’expression  » houille blanche  » pour désigner cette énergie propre et renouvelable.

anesAvant l’apparition de l’énergie « mécanique », la propulsion des bateaux sur les fleuves et les canaux se faisait grâce au courant, à la voile,  à la perche ou au halage. Le halage c’est la traction du bateau par des hommes ou des bêtes. Il est alors le moyen le plus employé pour remonter les rivières. Le halage par des hommes a l’avantage de pouvoir s’employer le long de rivières non aménagées, contrairement au halage par des chevaux qui nécessite un chemin continu et dégagé tout le long du rivage.

Le travail des chevaux :

péniche & cableUn câble de halage est fixé en hauteur à un mât spécial implanté sur le tiers avant de l’embarcation, mât très fortement haubané pour résister aux efforts, et qui peut se coucher pour passer sous les ponts. Le câble doit être très long pour ne pas tirer le bateau vers la berge ou entraîner les chevaux dans l’eau.

couple de chevaux au travailSur le Rhône et la Saône en 1842, la remontée des fleuves est organisée en convois de 5 à 6 bateaux. Les convois sont tirés par des chevaux attelés 4 par 4, avec un charretier pour huit chevaux. Un convoi de 6 bateaux, ce qui représente 450 tonnes de charge, exigeait 16 fois 4 chevaux pour le tracter. On peut imaginer les efforts désespérés à fournir, le cri des charretiers avec le claquement de leurs fouets, le piétinement de ces soixante chevaux sur les galets, et la tension énorme des cordes en chanvre pour tracter ces centaines de tonnes contre un courant puissant.

Le convoi avançait de 10 kilomètres par jour en moyenne, soit 30 à 40 jours pour faire Arles – Lyon. En revanche la descente s’effectuait en seulement 3 jours. Pour cela, les chevaux étaient embarqués sur des « bateaux de chevaux » qui accompagnaient le convoi, c’était leur seul vrai moment de repos.

Le choix des chevaux :

Les chevaux de halage travaillent au pas. Les câbles exercent une traction oblique sur leurs épaules et leurs jambes, ce qui ruine leur santé en deux ou trois ans. En se déplaçant sur le fond irrégulier des rivières, ils sont amenés aussi à marcher sur des pierres anguleuses faute de les voir, et le fond est parfois assez instable pour que certains s’y noient. Le choix se porte sur des chevaux lourds au tempérament calme.

rivièreContre les cailloux, ils portent des fers qui ne laissent apparaître que la fourchette. Ces fers n’ont pas de pinçons pour permettre à la corne de changer de volume au rythme des variations de température eau froide – air extérieur plus chaud. Le travail est d’autant plus difficile que les fers n’ont pas de crampons afin de ne pas s’accrocher dans les cordages ou défoncer les ponts des bateaux qui les transportent à la descente.

Leurs conditions de vie :

écurie sur le pontParfois les ânes, mulets et chevaux utilisés dans la batellerie sont logés dans une petite écurie placée au milieu du pont. Une petite réserve de foin est placée sur le toit de cette écurie.

On leur évite les accidents les plus graves en prévoyant un large couteau fixé au collier et qui permet au conducteur de trancher rapidement les cordes dans le cas où le bateau risquerait d’entraîner les chevaux à la rivière.

Les mariniers propriétaires d’un petit attelage avaient intérêt à soulager les efforts de leurs bêtes. Pendant qu’un marinier les conduisait, l’autre aidait ses bêtes en s’harnachant avec elles.

Leur disparition :

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, l’amélioration des routes, la concurrence déloyale du chemin de fer qui casse les prix, et l’apparition des bateaux à vapeur va faire disparaître la batellerie avec traction animale.

LE RECIT DE LA SEMAINE SAINTE ET LA CROIX DES MARINIERS

(Histoire littéraire et culturelle)

Sur le puissant symbolisme religieux des croix d’équipage, Bernard CLAVEL écrit dans son roman Le seigneur du fleuve : « …Il y avait des croix sur les bateaux et dans chaque maison où vivait une famille de mariniers…Celles-là étaient de petites croix…Elles étaient moins complètes que les grandes, mais pour être de vraies croix de mariniers, elles devaient porter au moins la Sainte Face couronnée d’épines et placée à l’endroit où se croisent les deux branches ; le Sacré Cœur, la robe d’écarlate, les tenailles et le marteau, l’éponge, la lance, la colombe, le coq saluant la naissance du jour et une des lanternes du bateau, un tonnelet ou une gourde paillée…le Saint Ciboire…Au pied les plus patients sculptaient parfois les personnages de la Passion... »

Ces croix étaient, et restent encore, un « évangile de bois » racontant la Semaine Sainte. Nul doute que pendant les veillées, sur les bords du fleuve, les enfants n’aient écouté son récit !

Ainsi que l’écrit le chanoine J.B LANFREY1 :

« Ce n’était pas forcément le signe d’une grande piété, car les voituriers d’eau étaient comme les autres hommes, certains d’entre eux avaient la foi, d’autres ne croyaient qu’en eux-mêmes ».

Le 6 décembre, fête de saint Nicolas, est l’occasion de réjouissances dans le village : une vraie barque, « le coursier », est promenée toute décorée dans les rues. Elle porte en proue la croix des mariniers et les bateliers font à travers tout le village une parodie d’appareillage : « Ho, le baïle ! fais tirer la maille ! Prouvier, pousse à l’empi, tires au riaume ! »2

La fête se termine sur la place du village, après avoir, bien sûr, commencé de bon matin par la messe de la Saint Nicolas à l’église paroissiale.

Les mariniers qui, avant la vapeur, naviguaient sur le Rhône luttaient contre les crues, les orages, le vent, en plus de leur saint patron, se recommandaient auprès de la Vierge Marie. De nombreux sanctuaires en son honneur étaient édifiés au bord du fleuve. La chapelle de Notre Dame des Mariniers, à Saint Symphorien d’Ozon, en garde le souvenir encore vivace : de nombreux ex-voto y témoignent de la reconnaissance à Notre Dame pour sa protection. Non loin de là est invoquée Notre Dame de Limon. Des foules de pèlerins de toute la région viennent pour l’Assomption célébrer la Dame du Ciel et invoquer sa grâce.

La vie de tous les jours est ainsi rythmée, au fil de l’année, par de nombreuses fêtes religieuses : celles de l’Eglise catholique (Ascension, Noël, Toussaint, Pâques) mais aussi, et surtout, par des fêtes locales : la Saint Clair le 2 janvier avec ses « bachelards » ; la Saint Vincent le 22 janvier, très fêtée dans notre pays de vignobles ; Mardi-Gras avec les « brandons »… Puis arrive le traditionnel mois de mai et ses « mayanches » qui chantent le printemps.

Culte populaire, culte chrétien ? Certainement une heureuse harmonie des deux !

http://www.forez-info.com/encyclopedie/histoire/petite_histoire_de_saint-just-saint-rambert_217.html

Un site très intéressant : http://www.fleuverhone.com/conte2.html

Introduction

Pour comprendre la croix des mariniers, tu dois connaître le récit de la Passion de Jésus-Christ. Pour les croyants ces événements sont importants. Pour les non-croyants, ils ont une valeur culturelle : ces événements sont racontés sur les vitraux des églises, par les peintures de grands artistes européens. Ils ont aussi inspiré des textes importants dans notre culture et notre histoire (comme les récits de chevalerie, la Quête du Saint-Graal).

Croyants ou non, nous devons savoir ce que sont ces événements racontés dans les Evangiles, de manière parfois très différente d’un évangile à l’autre, pour comprendre les oeuvres d’art et la pensée des hommes qui nous ont précédé et qui ont bâti un occident chrétien.

La semaine sainte commence le dimanche des Rameaux et s’achève dans la nuit de Pâques. Elle rappelle le dernier repas du Christ (la Cène), la Passion3 du Christ, sa mort sur la croix. La fête de Pâques célèbre sa résurrection.

Repères dans le calendrier par rapport aux événements racontés :

Dimanche des Rameaux : Six jours avant la fête de La Pâque juive , Jésus vient à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.

En mémoire de ce jour, les catholiques viennent à l’église avec des rameaux (de buis, olivier, laurier ou palmier, selon les régions) que le prêtre bénit au début de la messe. Les fidèles peuvent les emportent ensuite chez eux pour orner leur crucifix jusquau dimanche des Rameaux de l’année suivante.

Jeudi saint : Avant de mourir, Jésus prend son dernier repas avec ses douze apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène (1re Épître aux Corinthiens, 11 ; Évangile selon saint Marc, 14 ; Évangile selon saint Luc, 22 ; Évangile selon saint Matthieu, 26) au cours de laquelle, en prenant le pain et le vin, le Christ rend grâce à Dieu (son père) et offre son corps et son sang pour que les hommes soient sauvés du péché. Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les apôtres pour veiller et prier. Au cours de ce repas, Jésus a été dénoncé, en échange d’argent, aux prêtres qui vont faire arrêter Jésus par un apôtre : Judas. Les évangiles racontent que Judas, ne supportant pas sa trahison, se pend ensuite.

Le jeudi saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur ».

Le vendredi saint : Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements qui semblent s’opposer à la loi Juive et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les Hommes (c’est un blasphème pour les juifs). Il est interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région) qui se lave les mains pour montrer qu’il refuse de condamner Jésus, car il estime que ce n’est pas de son ressort, mais un problème religieux juif. Jésus est ensuite flagellé (fouetté) par les soldats jusqu’au sang, il est condamné à être cloué sur une croix – supplice alors réservé aux criminels. Chargé de la croix, le Christ gravit la colline du Golgotha (littéralement « mont du crâne », autrement appelé « Calvaire ») et tombe plusieurs fois d’épuisement. Crucifié, Il expire au bout de quelques heures. Avant de mourir, un soldat romain lui donne de l’eau vinaigrée à boire, sur une éponge piquée au bout de sa lance. Après sa mort, pour vérifier qu’il est mort, un autre garde lui transperce le côté avec sa lance. Descendu de la croix par ses proches, Il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau. Une légende raconte qu’une femme nommée Véronique a essuyé le visage de Jésus quand il portait sa croix. L’évangile raconte qu’au moment de la mort de Jésus, la terre tremble et le ciel s’obscurcit (tremblement de terre et éclipse de soleil).

Les chrétiens sont appelés au jeûne (qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion.

Le samedi saint : La célébration de la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques, les catholiques célèbrent le passage des ténèbres à la lumière, la victoire du Christ sur la mort. C’est pourquoi, dans la nuit, le feu et le cierge de Pâques sont allumés, puis la flamme est transmise aux fidèles.

Le dimanche de Pâques : Des femmes qui accompagnaient Jésus sur les routes se rendent au tombeau. Elles découvrent que la pierre du tombeau (c’est une sorte de grotte, fermée par une lourde pierre) a été roulée. Prévenus par les femmes, les disciples de Jésus viennent voir et trouvent le tombeau vide : les Evangiles racontent que le corps de Jésus a disparu. Pour les chrétiens, Jésus est ressuscité et « monté au cieux » comme la Bible (Torah) l’a annnoncé notamment dans le livre du prophète Isaïe. Étymologiquement, « Pâques » signifie « passage » de la mort à la vie, du péché au pardon des fautes commises par les hommes. C’est pourquoi la fête de Pâques est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie et de lumière.(Quand tu vois ces couleurs sur des statues ou dans des peintures religieuses, sacrées, elles signifient la joie, l’allégresse).

http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article450

1. Chez nous, recueil de notes historiques et géographiques sur le département de l’Isère

2: Riaume et Empi : ces deux termes évoquent l’époque lointaine où le Rhône était frontière entre l’Empire -rive gauche et le Royaume -rive droite).

3Passion (avec un P majuscule, c’est un nom propre) : vient du verbe « patior » en latin, qui signifie souffrir.

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5e1- Lecture cursive mars 2010 – consignes

Lecture pendant les vacances

Achetez un des livres proposés p.74 et 75 de votre manuel (Fleurs d’Encre, 5e)

Lisez le livre en entier.
Ecrivez dans la partie « mes lectures » du classeur le résumé et votre opinion argumentée.

Dossier documentaire personnel à rendre :

Choisissez deux ou trois éléments documentaires différents bien développés dans le roman (ex : vie dans le château, vie d’un chevalier, vie des paysans au moyen-âge, ville du moyen-âge etc…). Il faut prendre des passages qui vous renseignent, qui vous apprennent quelque chose de précis.

Sur une feuille double, présentez votre recherche :

Recopiez au moins deux passages qui vous apprennent quelque chose ou vous renseignent sur un sujet précis en lien avec le moyen-âge (château, vie quotidienne, habitudes, religion, nourriture, moyens de se déplacer, relations sociales etc…).

Si possible avant la rentrée, sinon au CDI la semaine de la rentrée : dans une bibliothèque ou sur internet, faites une recherche d’illustrations (croquis, photos, tableaux, miniatures etc…) pour illustrer ce que vous venez d’apprendre. Disposez vos illustrations à côté des extraits de textes choisis. N’oubliez pas la légende et les sources. Mettez un titre.

Date limite de retour du travail : mardi 16/03/10

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Ecrire et publier un journal sur le temps de la classe

Journal en classe

Projet pour une classe de 6ème


L’idée : structurer les apprentissages de lecture et d’écriture autour d’un seul outil : le journal de la classe.

Cadre : le cours de français

L’objectif :

– assurer la continuité des apprentissages d’une matière à l’autre. Le support du journal permet d’intégrer les connaissances des autres disciplines à travers des articles faisant appel à des genres littéraires différents.

– Faire du cours de français le creuset où les apprentissages se rassemblent pour faire prendre conscience de l’importance de la langue et de sa bonne connaissance.

La méthode : 2 ou 3 heures sur 5 en travail de groupe autour du journal ce qui n’exclue pas les évaluations individuelles. Travail de lecture, de recherche de renseignements, d’écriture ou de réécriture.

Chaque groupe travaille sur une thématique (rubrique) différente.
Les groupes tournent (changent de thématique toutes les 6 semaines).

Les 2 ou 3 heures restantes sont consacrées à l’étude de la langue : grammaire, orthographe, vocabulaire ou programme de lecture 6ème.

L’évaluation par compétences permet d’évaluer les élèves individuellement + pédagogie différenciée.

Le contenu du journal s’articule autour de plusieurs rubriques qui permettent d’exploiter tous les types de textes :

– vie du collège

– vie d’Annonay (Sports, culture…)

– qu’as-tu appris à l’école ? Un ou plusieurs articles rapportant ce que les élèves ont découvert dans les différentes matières. Ce qui est nouveau, qui les a étonnés, qu’ils aimeraient voir développer…

– hommes célèbres (on peut les choisir en fonction des différents sujets abordés dans les autres disciplines : auteurs étudiés en français, mais aussi Pythagore en maths, Pasteur en SVT etc…)

– inventions et découvertes (idem : lien avec les autres disciplines)

– la musique (lien avec le cours de musique)

– vu à la télé et au cinéma (écriture de petits compte-rendus, sur une émission, un film…)

– lu pour vous (compte-rendus de lecture, travail avec le CDI)

– contes, récits, nouvelles, mini-BD (publication d’un conte ou d’une nouvelle –ou de plusieurs- écrits par les élèves. Choix par la « rédaction en chef » et comité de lecture).

– mots pour rire, mots pour découvrir (blagues sympathiques, jeux de mots, sketches, mots étranges…)

– mots pour jouer : mots croisés, mots fléchés, devinettes etc…

– le coin des poètes : publication de poèmes écrits par les élèves

– insertion de dessins : faits par les élèves (illustration) ou dessin d’humour…

Fréquence de parution : toutes les 6 ou 8 semaines

Sélection des compétences évaluables par le biais de ce travail (2 h /semaine sur 5)

OBJECTIFS GENERAUX : OG

OG1 Savoir lire correctement

OG2 Ecrire lisiblement et proprement

OG3 Savoir recopier un texte sans fautes, recopier le tableau

OG4 Appliquer les consignes écrites

OG5 Appliquer les consignes orales

OG6 Connaître l’ordre alphabétique

OG8 Travailler en temps limité

OG9 Travailler seul

OG10 Travailler en groupe

OG12 Savoir corriger sa rédaction

OG13 Coller ses photocopies

OG14 Avoir un classeur bien tenu, savoir tenir un dossier

OBJECTIFS A RESPECTER POUR SUIVRE NORMALEMENT LE COURS : O

O1 Lever la main avant de parler

O2 Ecouter chacun et ne pas couper la parole

O3 Faire le travail demandé à la maison (exercices, recherches…)

ETUDE DE TEXTES / LECTURE : L

L1 Savoir lire et comprendre un texte

L2 Lire un texte en autonomie

L3 Extraire des informations d’un texte

L4 Savoir trouver des citations utiles dans un texte

L5 Reconnaître une situation de communication

L6 Savoir identifier les types de textes (narr., info., arg, …)

L7 Connaître le rôle des types de textes

L8 Savoir définir un cadre spatio-temporel

L12 Distinguer récit et dialogue

L13 Savoir dater un texte

L15 Savoir nommer les étapes du schéma narr./connaître les définitions

L16 Repérer la structure d’un film

L17 Comprendre un film (ou un extrait)

L18 Savoir lire une image fixe

L20 Savoir ce qu’est un conte (définition)

L22 Comprendre une époque

L25 Lire une œuvre intégrale

L26 Connaître les bases du latin

L27 Connaître la civilisation latine

SAVOIR SE DOCUMENTER : Doc

Doc1 Savoir utiliser le dictionnaire

Doc2 Savoir chercher une information

Doc3 Trouver des éléments biographiques

Doc4 Savoir organiser ses recherches

Doc5 Savoir illustrer

Doc6 Savoir faire in exposé (oral/écrit)

Doc7 Savoir faire des recherches sans imprimer 10 pages d’Internet !

SAVOIR S’EXPRIMER A L’ECRIT ET A L’ORAL : E

E1 Mettre en page un texte

E2 Savoir donner un titre

E3 Faire des paragraphes/sauter des lignes

E4 Savoir rédiger des phrases courtes et simples

E5 Rédiger en respectant les règles de base du français

E7 Ecrire de façon cohérente

E8 Rédiger un récit en suivant les étapes du schéma narratif

E9 Rédiger un conte (complet)

E10 Savoir inclure des citations bien choisies

E11 Savoir rédiger une parodie

E12 Utiliser des synonymes pour éviter les répétitions

E13 Employer le bon registre de langue

E14 Savoir ponctuer un récit

E15 Savoir ponctuer un dialogue

E20 Rédiger une courte description

E21 Rédiger un texte original, faire preuve d’imagination

E22 Rédiger un texte informatif

E24 Savoir reformuler en créant des phrases personnelles ; varier le vocabulaire

ORAL

E28 Savoir justifier son opinion

E29 Savoir résumer un texte lu

VOCABULAIRE : Voc

Voc1 Comprendre un mot d’après son contexte

Voc2 Comprendre et décrypter un article du dictionnaire

Voc15 Connaître les registres de langue

Voc16 Utiliser les registres de langue

TOUTES LES COMPETENCES DE GRAMMAIRE ET D’ORTHOGRAPHE

Différentes références pour s’aider :

http://www.crdp.ac-creteil.fr/cddp93/JOUR_SCOL/ACCL_JOUR.htm

http://www.clemi.org/medias_scolaires/FAQ/FAQclg.htm

http://www.ambafrance-ma.org/institut/rabat/ntic-scolaire/cyber_journal/

http://www.omarlecheri.net/pedago/index.htm

Après le projet, 1er bilan… le 3 février 2008

Conditions matérielles :

– J’ai la classe 2 h de suite le lundi : ces deux heures sont (en général) consacrées au journal. Les 3 autres heures sont consacrées au programme proprement dit : étude des contes au premier trimestre (avec écriture) ; du théâtre et de la poésie au second ; des textes fondateurs au troisième. J’ajoute que ce n’est pas moi qui décide de cette répartition : nous avons un projet transversal en français qui nous oblige à aligner nos progressions (groupes de soutien pour 2 groupes de 12 élèves qui peuvent rejoindre le groupe classe à la fin de chaque trimestre).

– La classe comporte 24 élèves, mais je ne les ai pas tous : 5 élèves sont en soutien de français (6 h par semaine avec un autre enseignant de français) ; je ne les vois qu’en vie de classe. A la fin du 1er trimestre, 2 sont revenus avec nous, 1 nous a quittés. C’est compliqué pour les élèves, comme pour nous.

– Je dispose de manière aléatoire d’une salle réseau sur-occupée.

– Le CDI est réservé tous les lundis de 9 h à 11 h pour le journal ; nous n’avons que 7 postes informatiques.

Premier constat, c’est très intéressant…

mais quel boulot, voire quel bazar !!!

J’ai lu avant de me lancer le récit de plusieurs expériences, et j’ai même la chance d’avoir dans mon entourage proche un instituteur qui pratique le journal de classe avec ses CM depuis longtemps.
Mais l’expérience des autres n’est pas d’une grande aide quand il faut affronter soi-même la difficulté.

Tout d’abord, la surprise des élèves.
Mes 6èmes se retrouvent dans cette classe-journal, comme d’autres sont dans la classe-cinéma, de manière tout à fait aléatoire.

Il n’y a pas de choix des parents, ni de choix des enfants au moment de l’inscription.
Les classes sont faites en juin, et distribuées au petit bonheur entre les enseignants.

Le seul élément de choix a été pour moi de décider que ferait le journal la classe dont je serai professeur principal. En effet, nous avons 1 h de vie de classe inscrite dans l’EDT hebdomadaire des élèves. Je me suis dit que cette heure pourrait me donner un peu d’air en cas de problèmes d’organisation.
En réalité, il y a tellement de problèmes autres à régler en 6ème pendant le 1er trimestre, que jusqu’à présent, je n’ai pas osé « prendre » cette heure interdisciplinaire, générale, aux élèves.

Si je le pouvais, je n’inscrirai dans cette classe-journal que les élèves motivés par ce projet. (Idem pour la classe-cinéma… mais c’est une classe PAC –ex- et je n’en suis pas responsable. Ca ne dépend donc pas de moi).
De plus, ces deux classes étant les seules qui fonctionnent sur un principe de pédagogie de projet sur 8 classes de 6ème, nous aurions d’énormes problèmes au moment des inscriptions si les parents avaient le choix et savaient à l’avance qu’elles existent.

Ensuite, les compétences très hétérogènes des 6èmes :

Les élèves arrivent de CM2 dans un « état d’autonomie » extrêmement variable. Quelques uns ont déjà réalisé un journal scolaire et on peut (un peu !) s’appuyer sur eux.
En réalité, les élèves arrivent avec un désir de nouveauté, et dans un état d’attente, ce qui est plutôt positif.
Mais la mise en place du journal m’a obligée à différer la mise en place d’outils utilisés par mes collègues des classes voisines. Par exemple le classeur, qui reste –malgré mes demandes- résolument cloisonné en activités de LECTURE / ECRITURE / OUTILS DE LANGUE / DIVERS ….  une horreur à gérer dans un premier temps, vu que nous utilisions tout le temps et en navette toutes ces parties. J’ai dû lutter contre les élèves pour ne pas avoir ces quatre parties dans le classeur. Elles avaient été indiquées avec la liste des fournitures sur les feuilles d’inscription !

Il m’a semblé que je devais mettre en place une organisation qui permettent aux élèves de voir rapidement un produit (presque) fini…

« Faire un journal » c’est bien abstrait pour nombre d’entre eux… il me semblait que le plaisir d’être publié amènerait de l’eau à mon moulin pour que les élèves soient plus efficaces, plus autonomes, en sachant où ils allaient.

J’ai donc pris les choses à rebours (était-ce un tort, et la source des difficultés d’aujourd’hui ?). Au lieu d’évoquer le cadre du journal, sa forme, ses lecteurs et donc son esthétique, j’ai engagé les élèves directement sur le contenu, sur l’écriture d’articles.

2ème constat : le temps, mon ennemi favori !

Le projet était clair dans ma tête.
Je l’ai présenté aux élèves (voir ci-dessus).
J’ai expliqué les compétences que nous allions acquérir et utiliser (en langage d’élève, « ce que nous allions apprendre et ce que nous allions apprendre à faire »)… et hop ! sitôt passées les évaluations de 6èmes et le test de Repérage Orthographique Collectif que nous utilisons dans l’établissement, j’ai ouvert ma séquence 1 : « Comment un journal est organisé » (voir ci-après).

J’ai réparti la classe en plusieurs groupes et chaque groupe a choisi un sujet, sur lequel il a mené des recherches. Cette période du travail tombait en même temps que l’initiation au CDI et j’ai reçu, et reçoit encore, le soutien actif, critique, pertinent et solide de ma collègue documentaliste.

Nous avons corrigé les articles plus ou moins collectivement.

Certains élèves avançaient très vite, voyaient bien où l’on allait. D’autres les plus nombreux étaient complètement perdus. Quid des leçons de grammaire avec exercices appliqués ? Quid des dictées attendues ? …

Pour tout dire, moi aussi, j’étais un peu perdue, ne sachant pas très bien où j’allais.

Toutefois, cette période fut riche d’enseignements pour moi. J’ai pu découvrir mes élèves à travers des exercices tour à tour collectif ou personnels. J’ai vu tout de suite qui avait des difficultés d’organisation, de communication, de relations…

Cette première séquence s’est conclue par la réécriture INDIVIDUELLE , EN TEMPS LIMITE ET AVEC DOCUMENTS de l’article déjà écrit en groupe.
Cette expérience m’a donné toute satisfaction et je voudrais appliquer cette méthode de manière systématique, pour tous les écrits « formels » (rédactions avec exigences particulières, écriture d’articles) car les élèves ont TOUS quelque chose à écrire dans le 2ème temps (individuel). En effet, les élèves rapides, qui écrivent facilement, ou ont beaucoup d’idées sont un peu frustrés de travailler en groupe : ils ne peuvent pas donner toute leur mesure. Cependant les plus lents bénéficient du travail de groupe en terme d’organisation et d’accumulation de connaissances. Quand chacun se retrouve devant sa feuille, il est enrichi de ce que les autres ont apporté, et même les élèves faibles à l’écrit peuvent produire quelque chose.

Je regrette simplement de ne pas avoir le temps de faire cela à chaque fois. Je pense que cela vient d’une mauvaise gestion du temps de ma part. Je me laisse traîner en longueur quand les élèves me réclament plus de temps que je n’en avais prévu initialement. Ainsi un travail de groupe prévu sur 3 séances en prend facilement 4 ou 5 et du coup, je n’ai plus le temps pour ce temps d’évaluation individuelle qui me paraît pourtant crucial. Je reviendrai sur cette question.

La 2ème séquence relevait du bilan et de la mise au point : nous avons fait le point sur les conditions d’un bon article (rien d’autre que le rappel qu’un texte doit être clair, concis, précis, dans une langue correcte, et convenablement disposé). Voir document ci-dessous.

Le premier numéro n’a pas pu paraître dans les temps que je m’étais fixés : irréalistes sans doute ! (je voulais un n° avant les vacances de Toussaint… pas sérieux !).

Nous avons appelé ce numéro le « n°0 – maquette » et nous avons décidé, avec les élèves, de le perfectionner pour notre vrai numéro 1 (ci-joint).

Je passe sur les problèmes techniques à l’arrivée. Problèmes énormes sur le réseau informatique du collège ; fausses manipulations des élèves qui ont écrasé des nouveaux fichiers avec des anciens… l’impression du journal fut une course contre la montre épouvantable.
Le montage des articles me prend à chaque n° au moins 3 heures, car c’est à ce moment-là que je m’aperçois de ce qu’il manque ou de ce qui ne va pas !

Janvier 2008 : nous voilà arrivés au n°2 du journal !


Avant les vacances de Noël, nous avons défini en classe le « chemin de fer » du journal, qui est affiché en classe.

Nous avons choisi rubriques et articles.
Nous avons également réparti les tâches.

Le montage a été fait cette fois sur feuille A3, d’après une maquette. Un groupe d’élèves qui en avaient fini avec leurs articles a collé les articles imprimés aux bons endroits, et je fais le montage chez moi, à partir des articles numérisés récupérés sur ma clé USB.

En dehors de mon temps de travail… évidemment. Un problème à résoudre pour le n° 3 !

Je viens d’ailleurs de constater que les élèves n’ont pas fait le travail que j’avais demandé. Je joins à ce récit d’aventures journalistiques le n°2 dans son état actuel, avec tout ce qui manque en couleurs, et que j’avais demandé aux élèves pour jeudi dernier !

Les questions et les leçons (provisoires) que je tire de l’expérience :

Au premier février, quelques élèves (2 ou 3) ne « sont » toujours pas dans le projet. Ils ne savent jamais où ils en sont. Ils sont capables de rester une heure devant l’ordinateur à ne rien faire, ou dans le meilleur des cas à empirer leurs articles. Ces élèves ne tiennent guère compte de mes consignes ; ils ont du mal à terminer et à tenir le calendrier.

Une grosse moitié d’élèves semble prendre la chose avec docilité : ça ou autre chose… Ils ne sont pas de mauvaise grâce, mais il faut tout leur dire. Ils n’ont pas d’autonomie. Ce journal n’est pas le leur, mais une idée du prof, et comme ils sont polis et gentils…

Pour ceux qui restent, 1/3 environ… ils se montrent plutôt motivés. Une d’entre elle m’a demandé l’autre jour si ils avaient le « droit » de mettre des blagues dans le journal… ce qui prouve qu’elle commence à percevoir la liberté possible… j’ai dit oui, évidemment…

Une élève m’a amené une blague illustrée sous forme de bande dessinée : je vais l’insérer dans le numéro à paraître.
Une élève a écrit un conte que j’ai ajouté aussi.

– le problème essentiel est de bâtir un projet en juin (c’est nécessaire, voire obligatoire, ne serait-ce que pour avoir l’appui de l’administration et les autorisations) et de faire ensuite en sorte que les élèves s’approprie un projet qui ne vient pas d’eux.
J’avoue manquer d’habileté et de savoir-faire !

– quasiment tous les élèves éprouvent des difficultés à transférer ce que nous faisons en expression écrite, par exemple dans les articles qu’ils rédigent. Quand nous étudions comment un article est fait sur un sujet, ils n’arrivent pas ensuite à faire à l’écrit ce qu’ils ont repéré dans l’activité de lecture –ne serait-ce que du point de vue de la forme. J’arrive presque à obtenir maintenant que chaque article soit accompagné d’un lexique… c’est tout.

– Enfin, les sujets retenus sont très académiques et peu imaginatifs et j’avoue que je suis un peu déçue par leur imaginaire, que je croyais plus libres. Ils me sortent des sujets tout droits venus des pubs qu’ils reçoivent dans la boîte aux lettres au moment de Noël, ou vue à la télé. Ainsi, un article sur Les Simpson(s) devient un copié-collé du site internet. En même temps, l’élève qui a proposé ce sujet est un élève en grande difficulté et c’est déjà pas mal qu’il propose quelque chose.

– les élèves ont eu rapidement l’idée de faire des enquêtes et de solliciter leurs lecteurs (le journal est vendu dans le collège et dans les familles), mais ils n’ont reçu aucune réponse à leur enquête sur les jeux vidéos : ils sont très déçus.

– en fait, eux comme nous, menons ce travail dans l’indifférence quasi-générale, tant de leurs camarades des autres classes (qui leur ont dit que leur journal était « chiant » -sic-) que de la part de mes collègues –leurs professeurs- qui n’ont même pas acheté le premier exemplaire, à l’exception de 2.

Je comptais naïvement sur mes collègues pour susciter des sujets en relation avec les disciplines qu’ils enseignent (du genre « histoire de l’ordinateur », en techno ou personnages extraordinaires de l’antiquité, en histoire…) mais je suis obligée de convenir que chacun s’en tient à son programme, et ne prend pas le risque de s’en écarter…

Du coup, mon idée de départ qui consistait à faire coller le journal aux contenus de la 6ème pour les rendre plus vivants, plus intéressants et surtout leur donner une continuité, n’était peut-être pas si bonne. Je ne sais pas encore.

è la vente est un souci : gestion de l’argent (c’est moi). Des élèves se sont fait voler des exemplaires. Il faut un adulte avec eux, mais je ne peux pas être là tout le temps… c’est compliqué. En même temps, ça me paraissait important que le journal soit vendu : quand on a dépensé 0,50 €, on ne jette pas de suite le document ; ça donne de la valeur au travail de l’élève. Ca m’a permis de calculer avec eux le coût réel du journal… et de voir d’ailleurs qu’on ne faisait aucun bénéfice !

PERSPECTIVES (provisoires)…

pour le n° 3, je m’y prends un peu différemment…

Des sujets un peu plus intéressants commencent à émerger : par exemple, ce dossier sur la pauvreté ; ou cette enquête sur le braconnage et la chasse en Ardèche…

1. Le chemin de fer est fixé avec 1 semaine de marge pour la parution, en cas de problème technique.

2. Les recherches doivent se faire d’abord sur les documents papiers, si nécessaire sur ordinateur et uniquement avec autorisation.

3. L’article doit être remis par le groupe, écrit à la main pour être corrigé et tapé ensuite (uniquement s’il a été corrigé). Suit une impression de l’article (1 exemplaire par personne du groupe) qui est classé dans la partie « Journal » du classeur. Evaluation d’expression écrite collective, puis si possible individuelle… (comme pour la 1ère fois, voir supra).

4. Sauf en salle réseau pour taper son article entièrement corrigé, un élève ne passe pas plus de 20-25 mn sur un ordinateur. Il doit avoir une trace écrite de ses recherches. Pas d’impression de copié-collé.

5. Tous travaux libres et non prévus initialement peuvent être rendus et sont systématiquement valorisés à partir du moment où ils sont corrigés en fonction des consignes de correction.

6. Les délais doivent être impérativement respectés : ainsi un article qui était prévu ne paraîtra pas dans le prochain numéro, car il n’a pas été correctement corrigé.

7. Les élèves doivent amener au collège des revues, des documents qu’ils collectent à l’extérieur afin de les utiliser comme sources documentaires (on n’en a pas assez au collège, et je ne peux pas tout amener !).

8. La mise en forme est faite sur maquette-papier. Je n’ai pas encore de solution pour m’éviter la mise en forme à la maison, et je le regrette. Mais les 6èmes sont vraiment trop jeunes et trop maladroits pour maîtriser ça (sans compter les problèmes logiciels que je vais rencontrer…).

PERSPECTIVES rentrée 2009

Commencer par la lecture d’une variété de journaux pour faire d’abord émerger par les élèves :

– contenu et organisation du journal

– destinataires

Je serai très intéressée par toutes les observations que vous pourrez faire sur ce travail.
Je sais que certains sont très expérimentés.

Bien que je sois plutôt contente de l’expérience, j’ai du mal à en mesurer la valeur, la pertinence, et l’intérêt pédagogiques. Est-ce que mes élèves apprennent quelque chose ? et quoi ? Je leur ai posé la question (bilans écrits)… j’attends la réponse…

J’aimerais arriver à ne plus être débordée par les papiers que cette forme de travail génère (impression des différentes versions des articles – écriture / correction / réécriture / recorrection… les élèves ne numérotent pas forcément leurs versions, oublient de me rendre la précédente, ne rendent pas tous le jour dit… c’est le bazar…).

Je reprendrai ce bilan pour le compléter au printemps, après le n° 4, quand ma propre expérience aura crû !

Commentaires mars 2010

L’expérience se poursuit cette année encore.
Je n’ai pas pu impliquer de manière satisfaisante la classe de 6è : le manque d’autonomie d’un trop grand nombre d’élèves, la faiblesse des acquisitions des compétences et connaissances de 2/3 d’entre eux, les difficultés à lire les consignes et à les suivre (ne serait-ce que pour enregistrer un document sur le blog ou sur le réseau pédagogique) ont rapidement compliqué le fonctionnement.

Ce cadre peu conventionnel d’apprentissage semble ne pas convenir à des élèves peu structurés qui attendent surtout de l’enseignant qu’il parle pendant qu’ils écoutent (ou pas, plus probablement).

Je reste pourtant persuadée que précisément ce cadre du journal convient tout à fait à des élèves très faibles en production d’écrit et en lecture. Le problème est de gérer cela dans une classe trop nombreuse, car il faut vraiment accompagner ces élèves de bout en bout au début.

Il serait plus pertinent si le blog était utilisé dans les autres disciplines (ce qui permettrait aussi de valider le B2i) par la publication de travaux écrits produits dans les différentes matières.

A partir de maintenant, je divise le jeudi la classe en 2 : 1 groupe travaillera sur le journal pendant 1 h alors que l’autre fera des exercices. En 2ème heure on permute. Pour ne pas me laisser submerger par le travail, je corrige les exercices faits par le 1er groupe la fois suivante.

En 5ème en revanche, le journal fonctionne très bien.
Le problème est de traiter les contenus de programme, alors que les centres d’intérêt des élèves sont ailleurs (et hors programme). Or je reste persuadée que la motivation pour un sujet est essentielle pour déclencher lecture et écriture. Il y a donc un conflit entre la nécessité de « faire le programme » (qui n’intéresse pas forcément les élèves) et suivre leurs centres d’intérêt. Pédagogiquement c’est intéressant : comment aller vers le moyen-âge par exemple, alors que l’élève veut écrire sur les jeux vidéos ?  Belle invitation à examiner l’héritage médiéval dans notre société contemporaine…. Je deviens coutumière de ce genre d’acrobaties intellectuelles : mais comme le but est de créer du lien et de donner du sens, tout va bien. Encore une fois, ce qui fait essentiellement défaut, c’est LE TEMPS !

Le journal est par ailleurs soutenu cette année par un projet interdisciplinaire (histoire-français) qui donne comme fil conducteur le thème du voyage.

Le travail des élèves reste consultable sur :

http://www.weblettres.net/blogs/?w=LEBOUSTROPHEDO

Parmi les problèmes toujours non résolus :

– le temps consacré à la lecture des journaux est trop court selon moi (mais comment faire plus) ;

– la mise en forme du journal est encore faite par mes soins : c’est beaucoup de travail. Je voudrais la faire en classe car elle pose amène à travailler sur des points intéressants et formateurs : choix des informations, titres accrocheurs, organisation d’un texte, vocabulaire à choisir et expliquer, orthographe. Mais en classe complète, ça prend beaucoup trop de temps.

– l’orthographe : rien à faire, je « récupère » des articles truffés d’erreurs et de coquilles, impubliables. Le déficit d’orthographe est évident de même que la difficulté pour les élèves à corriger leurs erreurs (je ne parle même pas de les voir). Il y a là un problème de maturité, certes, mais pas uniquement. Le temps de « nettoyage » des articles est considérable.

– une collègue de maths implique ses élèves sur des énigmes.

– le journal se vend assez bien dans le collège : il faut environ 3 ans pour qu’il se popularise.

– les acheteurs ne le trouvent pas assez cher (!) compte-tenu du travail qu’il représente.

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Testez vos connaissances sur la nouvelle, le roman, les textes narratifs…

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Orthographe : ait, aient, ou er ?

Il était une fois dans un village une vieille femme. Elle possédait beaucoup de chèvres. Les chèvres aimaient bêler, gambader et embêter les voisins de la vieille. Elle décida donc d’aller fonder un autre village où elle habiterait toute seule, au milieu de ses chèvres. C’était l’occasion qu’attendait l’hyène qui, depuis longtemps, brûlait de croquer les chèvres de la vieille femme. Mais elle ne pouvait pas aller les prendre et les manger comme ça… le lion, roi des animaux, lui demanderait de s’expliquer.
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Consigne :
Sous chaque terminaison soulignée, utilise et écris le « truc » qui permet d’expliquer la terminaison.
Exemple : Elle ne pouvait pas aller les prendre…
=> nous ne pouvions (imparfait, donc -AIT) (…) revenir (infinitif, donc -ER) les prendre

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