JOURS APRES JOURS

Prouve ta jeunesse par ta curiosité et ton désir! Exige l'inaccessible ! (V.Cespèdes)

Histoire des arts : écrit préparatoire et oral

L’écrit préparatoire est un écrit personnel, organisé, de type explicatif et argumentatif.

Il ne s’agit pas d’un copié-collé du cours distribué en classe ou d’une page d’internet.

Ci-dessous le plan proposé :

FRANÇAIS – Epreuve d’histoire des arts                                                      3è7

METHODE

Organisation de l’oral :

I- Introduction (5 mn)

– le thème arts, états, pouvoir (comment vous reliez ces trois domaines par rapport à votre sujet) : définition personnelle (= comment vous comprenez ce thème).

– présenter votre sujet (ex : Une oeuvre de Louise Bourgeois)… en lien avec ce qui a été vu en classe (… Le surréalisme, l’entre-deux guerres, la place des femmes dans la société…). Il faut poser une à trois questions précises et explicites en rapport avec le thème (voir exemple ci-dessous). Le but de votre exposé sera de répondre à ces questions (voir exemple ci-dessous). L’ensemble de ces questions s’appelle une problématique.

– justifier votre choix (le défendre)

– présentation rapide des 4 oeuvres (sonores, visuelles, plastiques, textuelles…) : auteur, date, contexte politique et social environnant la création artistique.

II- Analyse de vos oeuvres (au choix ou prises dans les oeuvres vues en classe)

– utiliser les notions vues en classe dans les différentes disciplines (techniques d’analyse). Les textes littéraires font partie des arts du langage ou, pour le théâtre, des arts vivants.

– exprimer votre ressenti et votre interprétation personnelle ;

III- Conclusion

Choisir une ou deux idées déjà développées qui vous paraît vraiment importante, la reformuler.

Ouverture : vers l’actualité, les sujets qui vous tiennent à coeur, un artiste que vous appréciez, ce que vous a apporté la préparation de cette épreuve (connaissances, découvertes) etc.

Dites-vous bien qu’une page d’écriture bien pleine (times new roman 12) vous assure entre 1 mn et 1 mn 30 de parole…

Votre écrit fera donc nécessairement de 10 à 15 pages …

POUR L’ORAL

Pensez à l’affaire Calas. Vous devez utiliser des procédés qui garantissent la qualité de l’oral : questions oratoires, comparaisons, métaphores… Et tout ce que nous avons pu voir depuis le début de l’année qui contribue à un oral de qualité.

Vous pouvez choisir des modes de présentation originaux et créatif : diaporama, mise en scène ou lecture à voix haute des textes, mise en musique (si vous êtes instrumentistes)…

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Exemples de problématiques autour du thème « Art, état, pouvoir ».

Ce thème permet d’aborder,dans une perspective politique et sociale, le rapport (les relations) que les œuvres d’art entretiennent avec le pouvoir en place au moment où elles sont créées.

* L’oeuvre d’art et le pouvoir : représentation et mise en scène du pouvoir (propagande) ou œuvres conçues en opposition au pouvoir (oeuvre engagée, contestatrice, etc.). Que dit l’œuvre d’art du pouvoir en place ? est-elle censurée par le pouvoir ? Est-elle commandée par le pouvoir en place ? Quelle est l’indépendance de l’artiste (rémunéré par le pouvoir, exilé etc…) ?

* L’oeuvre d’art et l’Etat : On peut aborder les mythes et récits de fondation (Romulus et Remus, etc.) ; le thème du Héros, de la Nation ; les œuvres, vecteurs d’unification et d’identification d’une nation (emblèmes, codes symboliques, hymnes, etc.). L’œuvre d’art traite-t-elle un symbole du pouvoir (Daumier par ex) ? Comment le traite-t-elle ?…

* L’oeuvre d’art et la mémoire : mémoire de l’individu (autobiographies, témoignages, etc.), inscription dans l’histoire collective (témoignages, récits, etc.).

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Entraînement brevet 3

(Corrigé disponible sur demande)

Entraînement au brevet n°3

3e-pourquoi j’ai mangé mon père_eva_typebrevet_2

Texte : Le feu, réalité prodigieuse ou danger mortel ?

Depuis « Mais quel bavard ! Et quel disputailleur ! » jusqu’à « si même il est encore temps, arrête » (p.12-13)

Les réponses doivent être rédigées et justifiées

I-                 Questions (15 pts) – ne pas dépasser 1 h 15

1)     Le portrait de l’oncle Vania

a)     Ligne 1 à 9 : à quel animal l’oncle Vania est-il comparé ? Pourquoi ?

b)     Ligne 10 à 15 : Quel est le temps employé dans ce paragraphe  ? pourquoi ?

c)     Ligne 34-35 : « Arrête ! arrête, Edouard, arrête avant qu’il soit trop tard, si même il est encore temps, arrête… » : Quel est le mode du verbe souligné ? Quelle indication donne-t-il au lecteur sur la personnalité de Vania ?

d)     Quelle est la nature des mots soulignés dans le texte (ligne   à   ) : bleuies ; pauvres ; pleines de rancunes ; apaisé ?

e)     Indiquez la nature  de « joyeusement » et « mutuellement » et expliquez la formation des mots.

2)     Les relations entre Vania et Père (1 pt par question)

a)     quel lien de parenté unit Vania et Père ? Quel est le prénom de Père ?

b)     A quelle espèce et sous-espèce vivantes appartiennent-ils ?

c)     relevez une comparaison dans la ligne 20 ; comment est-elle construite ?

d)     Quel effet produit sur le lecteur l’énumération des trois verbes « disputaient, criaient, hurlaient » ligne   ?

e)     Relevez le champ lexical du désaccord (une douzaine de termes)

3)     Les débuts d’un conflit (1 pt par question)

a)     quel est le motif de la première dispute entre Vania et Père ?

b)     Qu’est-ce que « cette chose tortillante et rouge » ?

c)     Expliquez la métaphore sur laquelle repose cette phrase : « Elle semblait meurtrie mais furieusement vorace et je regardais père l’alimenter » (l.22-23)

d)     Oncle Vania pressent un danger ? lequel ?

e)     Vania et son entourage se comprennent-ils ? justifiez votre réponse.

Il n’y a pas de dictée : l’orthographe est donc évaluée sur 5 sur toute cette partie du travail

(-0,5 pt par faute grammaticale / – 0,25 par faute lexicale).

II- Réécriture (5 pts)

Réécrivez le passage l.32 à 36 (en caractères gras dans le texte) en remplaçant : « ne t’ai-je pas… » par « ne vous ai-je pas ».

III- Rédaction

Racontez un événement montrant les différents aspects du progrès scientifique ou technologique. Vous pourrez vous inspirer de l’actualité ou de questions de société actuellement débattues (protection de l’intimité sur internet, mères porteuses etc…). Votre texte (narratif, explicatif et argumentatif comportera au moins 30 lignes).

Vous rendrez avec votre travail une fiche de critères d’évaluation élaborée et complétée par vos soins.


Texte (Entraînement brevet n°3)

Quel bavard ! Et quel disputailleur !

A peine d’abord s’il nous saluait, hochait la tête pour tante Laure. Il étendait vers la flambée ses pauvres mains bleuies de froid, et sans attendre passait à l’attaque. C’était à père qu’il s’en prenait, tête baissée, comme un rhinocéros, dont son index accusateur aurait pu figurer la corne. Père le laissait charger, dans un torrent d’accusations pleines de rancunes. Puis quand l’oncle un peu apaisé avait mangé deux ou trois œufs d’æpyornis et quelques caroubes, père se lançait dans la bagarre. Il démolissait joyeusement les arguments de l’oncle Vania, ou au contraire le laissait bouche bée en reprenant allégrement à son compte quelques-unes de ces énormités.

Au fond, j’en suis certains, ils étaient profondément attachés l’un à l’autre. Même s’ils avaient passé toute leur vie en violentes discordes. Comment eût-il pu en être autrement ? Ils étaient tous les deux d’honnêtes pithécanthropes aux principes inébranlables ; ils vivaient strictement en accord avec leurs croyances. Mes ces principes s’opposaient, absolument, sur tous les points. Chacun suivait sa propre voie, persuadé que l’autre commettait une tragique erreur sur la direction que devait prendre, pour évoluer, l’espèce anthropoïde. Néanmoins leurs rapports personnels, s’ils ne souffraient d’aucune entrave, n’en subissaient non plus aucun dommage. Ils se disputaient, criaient, hurlaient, mais n’en venaient jamais aux mains. Et quoique en général l’oncle Vania nous quittât fou de rage, il ne restait jamais longtemps sans revenir.

La première dispute dont je me souvienne, entre ces frères si différents d’aspect et de comportement, s’était produite à propos du feu. Il faisait froid. J’étais accroupi à distance respectueuse de cette chose tortillante et rouge, toute nouvelle pour nous. Elle me semblait meurtrie mais furieusement vorace, et je regardais père l’alimenter avec une nonchalance splendide, mais circonspecte. Les femmes, assises toutes en tas, s’épouillaient mutuellement en jacassant. Ma mère, comme toujours, était un peu à l’écart. Elle mâchait la bouillie pour les bébés sevrés, et regardait père et son feu d’un air de sombre méditation. Et tout d’un coup l’oncle Vania fut parmi nous, silhouette énorme et menaçante. Il parlait d’une voix d’outre-tombe.

– T’y voilà donc, Edouard ! Grondait-il. J’aurais dû le deviner, que tôt ou tard nous en viendrions là. J’espérais, il faut croire, qu’il y aurait une limite à tes folies. Imbécile que j’étais : je n’ai qu’à tourner le dos une minute, pour te retrouver jusqu’au cou dans quelque ineptie nouvelle. Et maintenant cela ! Cria-t-il. Edouard, écouter moi bien. Ne t’ai je pas mille fois averti, adjuré, supplié, en qualité de frère aîné, de t’arrêter à temps sur ta lancée calamiteuse, de réfléchir, de t’amender, et de changer de vie avant qu’elle ne t’amène tout droit, avec toute ta famille, vers un désastre irréversible ! Cette fois, c’est avec une insistance dix fois multipliée que je te crie : Arrête ! Arrête, Edouard, arrête avant qu’il soit trop tard, si même il est encore temps, arrête…

©Roy Lewis.- Pourquoi j’ai mangé mon père, éd. Pocket (trad. par Vercors et Rita Barisse), 1960

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Inférer

Quels sentiments expriment ces deux personnages statuaires ?

Quelle histoire peut-on imaginer ?

Ensuite fais les exercices proposés sur ce site :

http://www.ac-reims.fr/ia51/ien.reims5/primtice/inferences/inferences_swf/index.html

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