JOURS APRES JOURS

Prouve ta jeunesse par ta curiosité et ton désir! Exige l'inaccessible ! (V.Cespèdes)

Entraînement brevet 3

(Corrigé disponible sur demande)

Entraînement au brevet n°3

3e-pourquoi j’ai mangé mon père_eva_typebrevet_2

Texte : Le feu, réalité prodigieuse ou danger mortel ?

Depuis « Mais quel bavard ! Et quel disputailleur ! » jusqu’à « si même il est encore temps, arrête » (p.12-13)

Les réponses doivent être rédigées et justifiées

I-                 Questions (15 pts) – ne pas dépasser 1 h 15

1)     Le portrait de l’oncle Vania

a)     Ligne 1 à 9 : à quel animal l’oncle Vania est-il comparé ? Pourquoi ?

b)     Ligne 10 à 15 : Quel est le temps employé dans ce paragraphe  ? pourquoi ?

c)     Ligne 34-35 : « Arrête ! arrête, Edouard, arrête avant qu’il soit trop tard, si même il est encore temps, arrête… » : Quel est le mode du verbe souligné ? Quelle indication donne-t-il au lecteur sur la personnalité de Vania ?

d)     Quelle est la nature des mots soulignés dans le texte (ligne   à   ) : bleuies ; pauvres ; pleines de rancunes ; apaisé ?

e)     Indiquez la nature  de « joyeusement » et « mutuellement » et expliquez la formation des mots.

2)     Les relations entre Vania et Père (1 pt par question)

a)     quel lien de parenté unit Vania et Père ? Quel est le prénom de Père ?

b)     A quelle espèce et sous-espèce vivantes appartiennent-ils ?

c)     relevez une comparaison dans la ligne 20 ; comment est-elle construite ?

d)     Quel effet produit sur le lecteur l’énumération des trois verbes « disputaient, criaient, hurlaient » ligne   ?

e)     Relevez le champ lexical du désaccord (une douzaine de termes)

3)     Les débuts d’un conflit (1 pt par question)

a)     quel est le motif de la première dispute entre Vania et Père ?

b)     Qu’est-ce que « cette chose tortillante et rouge » ?

c)     Expliquez la métaphore sur laquelle repose cette phrase : « Elle semblait meurtrie mais furieusement vorace et je regardais père l’alimenter » (l.22-23)

d)     Oncle Vania pressent un danger ? lequel ?

e)     Vania et son entourage se comprennent-ils ? justifiez votre réponse.

Il n’y a pas de dictée : l’orthographe est donc évaluée sur 5 sur toute cette partie du travail

(-0,5 pt par faute grammaticale / – 0,25 par faute lexicale).

II- Réécriture (5 pts)

Réécrivez le passage l.32 à 36 (en caractères gras dans le texte) en remplaçant : « ne t’ai-je pas… » par « ne vous ai-je pas ».

III- Rédaction

Racontez un événement montrant les différents aspects du progrès scientifique ou technologique. Vous pourrez vous inspirer de l’actualité ou de questions de société actuellement débattues (protection de l’intimité sur internet, mères porteuses etc…). Votre texte (narratif, explicatif et argumentatif comportera au moins 30 lignes).

Vous rendrez avec votre travail une fiche de critères d’évaluation élaborée et complétée par vos soins.


Texte (Entraînement brevet n°3)

Quel bavard ! Et quel disputailleur !

A peine d’abord s’il nous saluait, hochait la tête pour tante Laure. Il étendait vers la flambée ses pauvres mains bleuies de froid, et sans attendre passait à l’attaque. C’était à père qu’il s’en prenait, tête baissée, comme un rhinocéros, dont son index accusateur aurait pu figurer la corne. Père le laissait charger, dans un torrent d’accusations pleines de rancunes. Puis quand l’oncle un peu apaisé avait mangé deux ou trois œufs d’æpyornis et quelques caroubes, père se lançait dans la bagarre. Il démolissait joyeusement les arguments de l’oncle Vania, ou au contraire le laissait bouche bée en reprenant allégrement à son compte quelques-unes de ces énormités.

Au fond, j’en suis certains, ils étaient profondément attachés l’un à l’autre. Même s’ils avaient passé toute leur vie en violentes discordes. Comment eût-il pu en être autrement ? Ils étaient tous les deux d’honnêtes pithécanthropes aux principes inébranlables ; ils vivaient strictement en accord avec leurs croyances. Mes ces principes s’opposaient, absolument, sur tous les points. Chacun suivait sa propre voie, persuadé que l’autre commettait une tragique erreur sur la direction que devait prendre, pour évoluer, l’espèce anthropoïde. Néanmoins leurs rapports personnels, s’ils ne souffraient d’aucune entrave, n’en subissaient non plus aucun dommage. Ils se disputaient, criaient, hurlaient, mais n’en venaient jamais aux mains. Et quoique en général l’oncle Vania nous quittât fou de rage, il ne restait jamais longtemps sans revenir.

La première dispute dont je me souvienne, entre ces frères si différents d’aspect et de comportement, s’était produite à propos du feu. Il faisait froid. J’étais accroupi à distance respectueuse de cette chose tortillante et rouge, toute nouvelle pour nous. Elle me semblait meurtrie mais furieusement vorace, et je regardais père l’alimenter avec une nonchalance splendide, mais circonspecte. Les femmes, assises toutes en tas, s’épouillaient mutuellement en jacassant. Ma mère, comme toujours, était un peu à l’écart. Elle mâchait la bouillie pour les bébés sevrés, et regardait père et son feu d’un air de sombre méditation. Et tout d’un coup l’oncle Vania fut parmi nous, silhouette énorme et menaçante. Il parlait d’une voix d’outre-tombe.

– T’y voilà donc, Edouard ! Grondait-il. J’aurais dû le deviner, que tôt ou tard nous en viendrions là. J’espérais, il faut croire, qu’il y aurait une limite à tes folies. Imbécile que j’étais : je n’ai qu’à tourner le dos une minute, pour te retrouver jusqu’au cou dans quelque ineptie nouvelle. Et maintenant cela ! Cria-t-il. Edouard, écouter moi bien. Ne t’ai je pas mille fois averti, adjuré, supplié, en qualité de frère aîné, de t’arrêter à temps sur ta lancée calamiteuse, de réfléchir, de t’amender, et de changer de vie avant qu’elle ne t’amène tout droit, avec toute ta famille, vers un désastre irréversible ! Cette fois, c’est avec une insistance dix fois multipliée que je te crie : Arrête ! Arrête, Edouard, arrête avant qu’il soit trop tard, si même il est encore temps, arrête…

©Roy Lewis.- Pourquoi j’ai mangé mon père, éd. Pocket (trad. par Vercors et Rita Barisse), 1960

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Organisation du brevet des collèges

Organisation et modalités d’attribution

du

BREVET DES COLLEGES – 2011

Dates / Session normale

  • Français : mardi 28 juin 2011 de 9 h à 12 h 15
  • Mathématiques : mardi 28 juin 2011 de 14 h 30 à 16 h 30
  • Histoire-géographie-Éducation civique : mercredi 29 juin 2011 de 9 h à 11 h

Session de remplacement

  • Mardi 20 et mercredi 21septembre 2011

Repères

Diplôme

Le diplôme national du brevet  atteste la maîtrise du socle commun et sanctionne la formation acquise au terme du collège. Il ne donne pas accès à une classe supérieure en fin de troisième : les deux décisions, attribution du diplôme et orientation, sont dissociées.

Sujets

Les sujets des épreuves écrites, qui portent sur les programmes des classes de troisième, sont nationaux pour la France métropolitaine, La Réunion et Mayotte. Ils le sont également pour la Guadeloupe, la Guyane et la Martinique en mathématiques.

Jury

Le diplôme, de valeur nationale, est attribué par un jury dont le ressort territorial, fixé par le recteur d’académie, peut  être académique, départemental ou commun à plusieurs départements.

Séries

Le diplôme national du brevet comporte trois séries : collège, technologique et professionnelle.

Cas général : Quatre éléments sont pris en compte pour l’obtention du diplôme

  • la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences au palier 3, attestée par le « Livret personnel de compétences » ;
  • les notes obtenues à un examen composé d’une épreuve orale d’histoire des arts (coefficient 2), passée au sein de l’établissement de scolarisation en cours d’année, et de trois épreuves écrites, en fin d’année : français (coefficient 2), mathématiques (coefficient 2), histoire-géographie-éducation civique (coefficient 2) ;
  • les notes obtenues en contrôle continu, effectué tout au long de l’année en classe de troisième, dans toutes les disciplines (sauf histoire-géographie-éducation civique) ;
  • la note de vie scolaire.

Sont également pris en compte les points supérieurs à la moyenne de 10 sur 20 obtenus dans l’enseignement optionnel facultatif : latin, grec, langue étrangère ou régionale, découverte professionnelle 3 heures.

Total des coefficients : 9,10 ou 11, selon la série.

Pour être déclarés admis, les candidats doivent obtenir une moyenne générale au moins égale à 10 sur 20 pour l’ensemble des résultats chiffrés et la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences au palier 3.

Des mentions sont attribuées :

  • mention « Assez bien » : pour une moyenne comprise entre 12 et 14 sur 20,
  • mention « Bien » : pour une moyenne comprise entre 14 et 16 sur 20,
  • mention « Très bien » : pour une moyenne au-delà de 16 sur 20.

Les élèves déjà boursiers sur critères sociaux qui obtiennent une mention « Bien » ou « Très bien » peuvent se voir accorder une bourse au mérite complémentaire.

L’épreuve orale d’histoire des arts

Les candidats sous statut scolaire présentent une épreuve orale passée au sein de l’établissement dont les principales caractéristiques sont :

    • Un entretien oral de 15 mn avec un jury constitué d’un binôme d’enseignants issus, en priorité, des disciplines artistiques et d’histoire – géographie – éducation civique.
    • Le questionnement porte sur l’histoire des arts et non sur une discipline spécifique.
    • L’évaluation porte sur les capacités, appuyées sur les connaissances qui y sont liées, à situer les œuvres dans le temps et l’espace, à identifier les formes, les techniques de production, les significations, les usages …, à discerner entre les critères subjectifs et objectifs de l’analyse, à effectuer des rapprochements entre des œuvres à partir de critères précis.
    • Le (ou les) candidat(s) peu(ven)t produire une réalisation personnelle ou collective : cette réalisation doit comporter intrinsèquement une analyse référencée à l’histoire des arts ou, si elle est une production artistique, en faire l’objet.
    • L’entretien oral peut être individuel ou collectif.
    • La date d’organisation de cet oral est laissée au libre choix des établissements.

    voir directement sur le site eduscol :

  • http://www.eduscol.education.fr/cid46835/organisation-et-modalites-d-attribution.html
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Correction de l’entrainement 1 du brevet

Sujet 2006 – académie AIX-MARSEILLE

correc_entr_brevet1_Gaudé

Texte de Laurent Gaudé extrait de Le Soleil des Scorta.

Entraînement brevet n°1

CORRECTION

Questions

Toutes les réponses doivent être rédigées.

I – Un chemin difficile
1. Les mots ou expressions appartenant au champ lexical de la chaleur : « l’air brûlant », « Hébété de chaleur », « des mots qui s’évaporaient dans la chaleur », « Le soleil », « s’enflammer », « dans une fournaise », « la puissance du soleil », « brillante de chaleur ».

2. « Comme une flaque immobile qui ne servait qu’à réfléchir la puissance du soleil. » (l.16-17)
« Comme une flaque immobile qui ne servait qu’à refléter/renvoyer la puissance du soleil. »

3. L’auteur insiste ainsi sur la chaleur pour souligner la difficulté de l’homme à marcher, pour montrer les obstacles qu’il surmonte, pour insister sur la chaleur accablante.

4. « Enfin, au détour d’un virage, la mer fut en vue. » (l.13-14)
« C’est alors qu’ils virent Montepuccio ». (l.28 )
a. Deux adverbes : « Enfin », « alors »
b. Le temps des verbes « fut » et « virent » est le passé simple. Son utilisation accentue la soudaineté de l’irruption.
c. Ces deux phrases marquent l’accomplissement du récit.

5. « Et son cavalier semblait une ombre condamnée à un châtiment antique. » (l.4)
En vous appuyant sur cette comparaison, dites quel est le destin qui selon vous attend le cavalier. (1 point)

II – L’obstination
1. « Je plongerai dans les flots mais je ne céderai pas. » (l.25)
a. Cette phrase fait écho à une autre phrase du même paragraphe :
« Il était prêt à s’enfoncer dans les eaux, de ce même pas lent et décidé si son maître le lui demandait. »
b. La relation entre l’homme et l’animal semble donc être une relation reposant sur la fidélité, la confiance.

2. « Ni l’air brûlant qu’il respirait. Ni les rocailles pointues sur lesquelles ses sabots s’abîmaient. » (l.2 et 3) et « Jusqu’au bout. J’avance. Et je veux ma vengeance. » (l.26)
a. Le passage est construit sur la répétition avec une structure en anaphore (« Ni … /Ni …)
b. Le cheminement de la monture semble être difficile, l’animal est dévoué à son maître, ils sont unis dans l’effort.

3. « Je devrais déjà apercevoir le village. A moins qu’il n’ait reculé. Oui. Il a dû sentir ma venue et a reculé jusque dans la mer pour que je ne l’atteigne pas. »(l.23-25)
a. Le village est ici personnifié, (figure de style : la personnification) : l’homme lui prête des caractéristiques
propre à l’homme, avec l’emploi de « reculé », « sentir ma venue ».
b. Le cavalier prête au village un sentiment de peur, de crainte (puisqu’il recule devant l’homme).

4. Le verbe « reculer » est employé deux fois à deux modes différents :
« ait reculé » : mode conditionnel (hypothèse, irréel du passé : l’homme s’interroge, émet une hypothèse).
« a reculé » : mode indicatif (l’homme est convaincu que c’est bien ce qui s’est passé, c’est pourquoi il change de mode : l’indicatif affirme la réalité du procès.)

III – « La dernière colline du monde »
1. « Un petit village blanc, de maisons serrées les unes contre les autres,
sur un haut promontoire qui dominait le calme profond des eaux. » (l.29-30)
a. La nature de « petit » : adjectif qualificatif,
La nature de « qui dominait le calme profond des eaux » : proposition subordonnée relative.
b. Cette phrase appartient au discours descriptif.

Remarque :

La question est franchement mal posée à cause de l’emploi de « forme » et de « discours », mais ça arrive dans les sujets de brevet. Au candidat d’être malin…. Il s’agit ici de type de discours (narratif / argumentatif / descriptif / explicatif / injonctif…

c. Cette phrase donne l’image d’un village et d’un paysage paisible ce que suggère l’emploi de « calme ».
Elle marque aussi la petitesse des hommes dans l’infini de la nature, ce qui est renforcé par l’emploi de
« Cette présence humaine, dans un paysage si désertique ».

2. « L’homme sourit. Le village s’offrait au regard dans sa totalité. » (l.28-29)
a. Le sourire de l’homme peut être interpréter comme un sourire de satisfaction, de bonheur, de joie d’atteindre enfin son but.
b. Quelle hypothèse ces deux phrases vous permettent-elles de formuler sur la suite du roman ? (1 point)

3. Ce cavalier voyageur solitaire ayant pour seul compagnon un animal fidèle et dévoué qui suit un long chemimn difficile pour atteindre son but peut faire penser au récit du Vieil homme et la mer (de H. Hemingway), à celui de Don Quichotte, de Croc Blanc (de J. London), de Lassie Chien fidèle.

Réécriture

1. « Le cavalier ne bougeait pas. Un vertige l’avait saisi. Il s’était peut-être trompé ». (l.21).
« Les cavaliers ne bougeaient pas. Un vertige les avait saisis. Ils s’étaient peut-être trompés ».

2. « Rien ne viendra à bout de moi… Le soleil peut bien tuer tous les lézards des collines, je tiendrai. » (l.9-10).
« Le cavalier murmurait que rien ne lui viendrait à bout… Le soleil pouvait bien tuer tous les lézards des collines, il tiendrait. »

Il sera tenu compte, dans l’évaluation, de la correction de la langue et de l’orthographe.

Eléments de correction pour la rédaction

Vous devez écrire un dialogue narratif et argumentatif comportant des parties de récit.
Il faut réutiliser le texte étudié en première partie.

Personnages :

  • une vieille femme (qui connaît le passé) et une jeune (qui l’ignore).
  • Elles sont cachées… elles ne veulent pas se montrer : comment se parlent-elles ? Atmosphère à créer…
  • La vieille femme connaît un secret que le reste du village ignore, ou une histoire tragique (il est question de « vengeance » à la fin du texte).
  • Un événement terrible se prépare (« craintive »…).
  • La jeune voisine la raisonne : « la vengeance est mauvaise conseillère » (elle donne des arguments, avec un exemple ou plusieurs, dissuasifs…)

Atmosphère : se reporter à celle du texte

Chaleur, pays méridional, retour d’un homme qu’on attend pas, idée d’une vengeance (donc d’un événement tragique qui a précédé).

Expression :

Les correcteurs feraient attention à :

  • la maîtrise de l’écriture du dialogue (temps du dialogue, ponctuation, niveau de langue, caractérisation des personnages par leur langage, évocation du passé => concordance des temps, verbes de parole) ;
  • la maîtrise de la narration : temps du récit.
  • Les discours : direct, indirect, indirect libre.
  • Les conjugaisons
  • et bien sûr l’orthographe, la construction des phrases, la ponctuation, le choix du vocabulaire, le style (il faut créer une ambiance).

Voilà pour le fond…et la forme : le brouillon est fait… à vous de rédiger !

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Entraînement au brevet 1 – Blaise Cendrars (sujet)

Introduction :

Quelles connaissances, quelles compétences pour cette séquence ?

Séance 1 : date : 16/11/10

Objectifs :

  • Acquérir des méthodes pour brevet.
  • Utiliser ce qui a été appris dans la séquence précédente.
  • Faire le point sur les connaissances utiles.

Texte :

Blaise Cendrars, La main coupée, in L’Homme foudroyé (1946)

L’auteur, d’origine suisse, naturalisé en 1916, a participé à la Première Guerre mondiale comme volontaire étranger dans l’armée française. Le 28 septembre 1915, il perd au combat sa main droite.

Le narrateur et son camarade Segouâna ont tiré le matin sur un Allemand et attendent le soir pour aller le chercher et le ramener prisonnier.

Je lui parlais allemand.

  • Debout, lui dis-je, et tâche de marcher droit ! On les met (a).
  • Je ne peux pas bouger, me fit-il. Je dois avoir la jambe cassée.
  • Cela ne m’étonne pas, lui répondis-je en regardant en l’air pour mesurer la hauteur d’où il était tombé. Tu as fait un beau plané. Il ne fallait pas y aller, mon vieux.

Merde, voilà que je devais maintenant trimbaler monsieur sur mon dos. Je le chargeai tant bien que mal. Et nous voici partis l’un portant l’autre, la monture ployée en deux, le blessé lourd comme un mort qui se laisse aller, un drôle d’équipage, ahanant, sacrant, jurant, chutant, tombant sur les genoux, se prenant les pieds dans les taupinières, se relevant. Jamais je n’oublierai cette équipée avec ce Boche qui me pissait dans le coup un sang[…] mal engagé. Je dus décharger mon blessé et me frayer une nouvelle voie à coups de cisaille, puis revenir sur mes pas, rechercher le pauvre type et repartir à la sauvette car j’avais fait beaucoup de bruit et je n’en revenais pas qu’avec toutes ces allées et venues, personne dans aucun camp ne nous eût encore remarqués. Enfin, je le balançais dans notre trou d’obus. J’avais eu chaud. C’était un dur. Durant tout le trajet, il n’avait pas poussé un gémissement.

  • Qui est-ce ? Me demanda Ségouâna en se penchant sur le blessé allongé au fond du tou et qui serrait les dents.
  • Tu pourras le lui demander toi-même. En tout cas, c’est ton homme. Il a ta balle dans le ventre. D’abord on va le panser et puis on l’emportera dès qu’il fera nuit. Arrange un brancard avec nos fusils, moi je vais voir ce qu’il a.

La blessure du ventre n’était pas belle, j’y mis un tampon. Puis je lui pansai l’épaule.

  • Ne t’en fais pas, pauvre vieux, ça n’est rien. On sera bientôt rendus et tu fileras à l’hôpital, veinard. Je ne te fais pas mal, non ? Comment t’appelles-tu ?

Il s’appelait Schwanenlaut. J’ai oublié son prénom. Il était de Hambourg. Il travaillait dans une banque. Il avait un stage en Angleterre pour apprendre l’anglais. La suite de notre conversation eut lieu en anglais. […] Le pansement était terminé. Nous installâmes notre homme sur la civière improvisée, prenant grand soin de soutenir sa patte cassée, une fracture de la cuisse gauche, pour ne pas le faire souffrir inutilement.

(a) : on met les bouts… on s’en va.

LECTURE

  1. Un récit de soldat
  1. Qui sont les 3 personnages de ce texte. Présentez-les.
  2. Relevez une phrase de dialogue (+ indiquez la ligne)
  3. une phrase de récit fait par le narrateur (+ indiquez la ligne)
  4. une phrase montrant une pensée du narrateur. (+ indiquez la ligne)
  5. A quel temps sont les verbes soulignés ? Pourquoi ?
  6. Quel est le registre de langue employé dans les dialogues ? Pour quelle raison ?
  7. Qu’apporte au récit la présence de ces dialogues ?
  8. Ligne 6 à 8 : quelle image s’impose au lecteur ? Quelle est la figure de style employée ? Quel effet produit-elle ?
  1. Un témoignage d’humanité
  1. Relevez les indices qui montrent que les soldats n’appartiennent pas au même camp.
  2. Relevez les différents noms donnés au soldat allemand par le narrateur.
  3. Relevez les trois apostrophes utilisées par le narrateur pour s’adresser au soldat blessé : quel effet produisent-elles ?
  4. Dans quelles langues les soldats échangent-ils ? Pourquoi l’auteur nous donne-t-il ces détails ?
  5. Quelle est l’attitude du narrateur envers le soldat blessé ? Justifiez en citant le texte.
  6. Comment qualifieriez-vous la relation qui s’installe entre les deux hommes ?
  1. La visée® du texte
  1. Qu’est-ce qui rend ce texte vraisemblable ?
  2. Quels sont, selon vous, les sentiments éprouvés par le narrateur envers le soldat blessé ?
  3. Quels sont, selon vous, les sentiments éprouvés par le blessé envers le narrateur ?
  4. Quelle vision de la guerre ce passage donne-t-il ?
  5. A votre avis quel est l’intérêt d’un tel texte pour un lecteur d’aujourd’hui ?

REECRITURE

Transposez au discours indirect le passage suivant :

  • Qui est-ce ? Me demanda Ségouâna en se penchant sur le blessé allongé au fond du tou et qui serrait les dents.
  • Tu pourras le lui demander toi-même. En tout cas, c’est ton homme. Il a ta balle dans le ventre. D’abord on va le panser et puis on l’emportera dès qu’il fera nuit. Arrange un brancard avec nos fusils, moi je vais voir ce qu’il a.

ECRITURE

(ce travail servira de préparation à l’évaluation finale).

Réécrivez ce récit du point de vue du soldat blessé.

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Grammaire de phrase : notions de base

LES CLASSES DE MOTS – NATURE ET FONCTION

Nature (= classe)

Sous classe

fonctions

Noms Noms communs / noms propres

Animés / inanimés

Variables / invariables

Attribut (du sujet ou de l’objet)

Complément

Sujet du verbe

Verbes Action, perception, sentiment, état… Indique l’action que fait le sujet ou l’état dans lequel il se trouve

–        sujet

–        complément

Adjectifs qualificatifs Epithètes

Attributs

Apposés

Déterminants Articles

Adjectifs numéraux

Cardinaux

Ordinaux

Possessifs

démonstratifs

Détermine le nom en quantité ou en qualité
Adverbes De temps

De lieu

De manière…

En et y sont des « pronoms adverbiaux » : ils appartiennent aux deux classes.

Adjoint au verbe : modulent le sens du verbe

Complément circonstanciel (de phrase)

Pronoms Personnels (je, tu, il….me, te, se, leur…)

Possessifs (le sien, le tien, le leur…)

Démonstratifs (celui-ci, celui-là…)

numéraux, (le premier…) Indéfinis (certains, chacun…)

Interrogatifs (que ? qui ? lequel ?)

Relatifs (qui que quoi dont où lequel et ses composés)

Remplacent le nom ou le GN et occupent les mêmes fonctions que le nom
Conjonctions De coordination : mais ou et donc or ni car…

De subordination : que, quand, comme, lorsque, puisque, alors que, quoique, depuis que…

Elles relient deux mots, ou deux groupes de mots, ou deux propositions.

Elles subordonnent deux propositions (la propo. subordonnée est dépendante de la proposition principale).

Les conjonctions ont une valeur : addition, opposition, négation, concession, alternative…

Prépositions à dans par pour en vers avec de sans sous
interjections Oh ! ah ! hé ! holà !
Onomatopées Ouaf-ouaf

Miaou

Brr

Zzzzzzzzz

zioup


LES FONCTIONS GRAMMATICALES

Une phrase est composée de groupes de mots que l’on appelle « constituants de la phrase », qui jouent un rôle les uns par rapport aux autres.

Ex : Le voisin est venu tondre la pelouse de la vieille dame

Þ quels groupes identifiez-vous ? séparez les par des /

=>Le voisin /est venu / tondre la pelouse / de la vieille dame

Le schéma traditionnel en français est GN + GV + Complément

Pierre et paul / viendront / demain

Cet ordre peut être modifié lorsque la phrase est transformée :

Ex : Complément + GN + GV ?

Quand Pierre et Paul viendront-ils ?

Pour analyser une phrase, il faut délimiter les constituants obligatoires (qui font partie du groupe verbal) et les constituants « facultatifs ».

La fonction sujet

On ne peut pas se passer du sujet car il est….le sujet, c’est-à-dire le thème de la phrase ce dont on parle :

* viendra demain…. Apporte un renseignement, mais ne dit pas sur qui ou quoi !

Pierre viendra demain : « viendra demain » apporte un renseignement sur Pierre. Le sujet grammatical et le thème de la phrase sont « Pierre ».

Définition du sujet :

Pour qu’il y ait sujet, il faut qu’il y ait un verbe. Il n’y a pas de sujet dans les phrases non verbales « Grève demain à l’éducation nationale »

Mais : il n’y a pas de sujet

–        dans les phrases à l’impératif : « Viens ici ! ».

–        lorsque deux phrases sont coordonnées et que les verbes ont un sujet commun : « Jules s’est levé, s’est habillé puis est descendu ».

–        lorsque le verbe est à l’infinitif : « Paul a dit à Pierre de descendre ».

Comment reconnaître le sujet ?

« Ce soir revient mon père »

« Qui a inventé le fil à couper le beurre ? »

« Le président de l’association est monsieur Henri ».

« Pierre et moi avons la même voiture »

« Une foule de spectateurs se pressait / se pressaient sur les gradins »

« Vous qui passez sans me voir »

« Faire la cuisine me détend énormément »

« Que j’ai réussi du premier coup l’a beaucoup étonnée »

Þ Le détachement par « c’est….qui » est le seul critère qui permette dans tous les cas de reconnaître le sujet, même dans les cas difficiles.

Problèmes particuliers :

Edouard, il a encore raconté des histoires.

Claudine et moi revenons de Cayenne

Þ 2 analyses sont possibles :

–        C’est Edouard qui a encore raconté des histoires : on ne tient pas compte du détachement

–        On considère les noms propres comme des appositions (voir cette fonction).

Monsieur Fréron, le maire de Saint Fiacre, a fait construire un amphithéâtre.
Le maire de Saint Fiacre, monsieur Fréron, , a fait construire un amphithéâtre.
Þ L’ordre des groupes et l’intonation sont déterminants dans ce cas.

Cas du sujet impersonnel (voir cette leçon)

La fonction complément

Le verbe peut-être suivi d’éléments qui peuvent être effacés, ou déplacés librement dans les phrases (ce sont des compléments de phrase) ou bien de constituants indispensables au sens de la phrase (ce sont des compléments de verbe).

La présence ou non de ces constituants dépend de certaines propriétés du verbe :

–        il est transitif : il ne peut pas fonctionner tout seul, il a besoin d’un complément : connaître, aimer, posséder, avoir, trouver… (dans le dictionnaire ces verbes sont signalés ainsi : v.tr)

–        il est intransitif : il n’a pas besoin de complément pour avoir tout son sens : manger, dormir, lire…

Remarque : un même verbe peut-être transitif ou intransitif selon la phrase dans laquelle il est employé.

Ex : Je mange / je mange du painJe lis / je lis un roman etc.

On distingue :

Les verbes transitifs directs qui ont des compléments d’objet direct (COD)

Les verbes transitifs indirects qui ont des compléments d’objet indirect (COI, COS)

Les compléments circonstanciels (temps, manière, but etc…) de verbe (Je vais à Paris)

Les compléments circonstanciels de phrase (Je vais à Paris ce week-end)

Remarque : Le nom, l’adjectif, le pronom peuvent avoir aussi des compléments qui apportent des informations supplémentaires à l’interlocuteur :

Il s’agit de compléments de détermination (ou complément du nom, complément de l’adjectif…)

Bobby Lapointe s’amuse à ajouter des compléments de nom…

Le papa du papa du papa de mon papa

Etait un petit pioupiou

La maman du papa du papa de mon papa

Ell’, elle était nounou…

Le papa du papa du papa de mon papa

S’affolait pour les mollets

D’la maman du papa du papa de mon papa…

Ces compléments peuvent être introduits ou non par des prépositions (voir ci-dessus et comparer : des cris d’enfants (= des cris des enfants) ; La Passion Béatrice (titre de film…)

La fonction attribut

On parle d’attribut lorsque le GV est constitué de être ou d’un verbe d’état : rester, demeurer (au sens de être), paraître, sembler, devenir, avoir l’air, passer pour…

Le constituant qui suit le verbe donne une caractéristique particulière au sujet (GN, pronom) (Il passe pour fou…). Mais un constituant peut aussi compléter un complément d’objet direct : Je trouve Marcel très gentil = je trouve que Marcel est très gentil)

On distingue l’attribut du sujet et l’attribut de l’objet (ou attribut du complément).
Remarque : l’attribut du sujet peut se confondre avec le COD (voir leçon)

La fonction épithète

L’épithète indique une propriété, une caractéristique du nom auquel elle est attachée : Les élèves épuisés par deux heures de sport sont arrivés en retard. ; le chat roux ronronne ; la belle libellule s’envole ; Athéna la déesse aux yeux pers était fille de Zeus.

L’épithète fait partie du GN qu’elle qualifie.

L’apposition

L’apposition caractérise aussi un GN, mais elle n’en fait pas partie. C’est un constituant détaché, séparé du nom ou du GN par une virgule. Ce groupe est le plus souvent mobile dans la phrase.

Et la grammaire, ça sert à quoi ?…


Quelques bonnes et mauvaises  raisons et trois livres :

1. Pour améliorer votre niveau en orthographe

Faut-il écrire : Les cinquante francs que ce livre leur a coûté ou Les cinquante francs que ce livre leur a coûtés ? Autrement dit Les cinquante francs est-il ou n’est-il pas un COD ? Réponse… C’est un complément circonstanciel intégré. Donc… pas d’accord !… D’accord ! Faut-il écrire page deux cents ou page deux cent ? Autrement dit, 200 est-il un déterminant numéral ou une abréviation de centième ? S’il s’agit d’un déterminant, cent s’accorde au pluriel quand il est multiplié et non suivi d’un autre chiffre mais s’il s’agit d’une abréviation, il reste invariable. A vous de jouer ! Faut-il écrire : La maison que j’ai faite construire ou La maison que j’ai fait construire. ? Facile ! Si « faire » est un verbe, il y accord. Si « faire » est un semi-auxiliaire, il n’y a pas accord . Alors… Un peu de grammaire et l’illogique devient un peu plus logique.

2. Pour mieux saisir les mille et une nuances de la langue.

Savez-vous que « des mouchoirs noir et blanc » ne sont pas « des mouchoirs noirs et blancs » ?  Quelle différence de sens voyez-vous entre « un excellent repas » et « un repas excellent », entre « Son père ne croit pas qu’il ait copié » et « Son père ne croit pas qu’il a copié », entre « Je cherche un livre qui me plaise » et « Je cherche un livre qui plaît »22, entre « Je mange parce que j’ai faim » et « je mange puisque j’ai faim », entre « L’horreur que j’ai entendu chanter » et « L’horreur que j’ai entendue chanter » ? Un petit peu de grammaire et tout devient clair !

3. Pour renouveler votre stock d’insultes

Plutôt que de traiter votre voisin de c…, d’abruti, de****, de  triple buse, de bélître, de pendard ou de faquin, il est tout de même beaucoup plus distingué et beaucoup plus percutant de lui cracher au visage : « espèce de syntagme impropre, sale radical à miteux préfixe, pitoyable imperfectif, ersatz de négation totale, sujet illogique, semi-auxiliaire d’aspect inachevé, trépassé décomposé, forme interrogative partielle, phonème chuintant, passif inachevé, superlatif d’infériorité, pauvre plus-qu’imparfait de l’inaccompli… »

4. Pour vous amuser

Quand on a dépassé les premières heures d’apprentissage, qui sont assez arides, la grammaire devient un grand jeu. Tout est dans l’art de débusquer derrière une expression apparemment insignifiante la forme rare, le cas complexe. Tout est sans cesse devinette et énigme mais aussi duel et ruse. Quel plaisir de retranscrire phonétiquement puis graphiquement la phrase : « Les poules étaient sorties dès qu’on leur avait ouvert la porte » !

5. Pour rêver

Quel meilleur support que la grammaire pour rêver sur les mots à la manière de Proust ? Le vocabulaire grammatical offre de beaux voyages dans l’imaginaire : « Redon danse », « cons sonnent », « Morphée meuh », « faux nem », « T’aime », , « prêt fixe », « pot en ciel », « un pot si bleu », « un parfait », « un dé fini », « épi tète », « des termes minants », « des monstres hâtifs », « grrr amer », « un disque court »…

(extrait d’un document conçu par Stéphane Gallon, professeur agrégé de lettres)

A lire pour se réconcilier avec la grammaire :

La Grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna

Les Chevaliers du subjonctif, Erik Orsenna

L’écho des cavernes, Pierre Davy, Syros, (disponible au CDI)

LE VERBE : une sacrée nature…

Ce qu’il faut savoir sur le verbe

Principes de formation des conjugaisons

Les personnes

je / tu / il èsingulier)

nous (= je + les autres) / vous (tu + les autres, ou 2ème personne de politesse)

ils  (les autres) è pluriel.

A l’impératif, le verbe se conjugue sans le pronom. (Chante ! Sors ! Buvons, payons, partons…).

Les formes verbales

Il existe des formes verbales simples (1 seule forme) et des formes verbales composées (un ou deux auxiliaires conjugués + un participe passé).

Le verbe se constitue de sa base et d’une terminaison (ou désinence) :

Je mont/ais – tu mont/ais – Il mont/ait – nous mont/ions – vous mont/iez

Un même verbe peut avoir plusieurs bases verbales :

Je fini/s – tu fini/s – il fini/t –nous finiss/ons – vous finiss/ez- ils finiss/ent (2 bases verbales : fini- et finiss-)

è Ces verbes sont irréguliers

Les temps et les modes

Les temps fonctionnent par paire : aux temps simples correspondent des temps composés. Le temps composé se forme avec l’auxiliaire être ou avoir conjugué au temps simple correspondant + le participe passé du verbe.

Passé composé = auxiliaire être / avoir au présent simple + participe passé du verbe (= j’ai dormi).

modes

Temps simples

Temps composés

Indicatif Présent

Imparfait

Futur simple

Conditionnel

simple (présent)

Passé simple

Passé composé

Plus que parfait

Futur antérieur

Conditionnel composé (1ère et 2ème forme)

Passé antérieur

Subjonctif Présent

imparfait

Passé

Plus que parfait

Impératif Présent (ou simple) Passé ou composé

Les verbes se classent en 3 groupes de conjugaison

1er groupe : verbes en –ER sauf aller et envoyer (base verbale unique = l’infinitif sans –ER)

2ème groupe : verbes en –IR, base verbale en –I et en –ISS

3ème groupe : tous les autres verbes. Pas de modèle unique, ni règle commune à tous les verbes. Infinitif en –RE , -IR, -OIR, -ER (aller, envoyer et dérivés).


Les modes :

conjugués Non conjugués
Indicatif

subjonctif

impératif

Infinitif

Participe (passé et présent)

gérondif

Remarque : selon son emploi le conditionnel est considéré comme un mode ou comme un temps.

–        Si j’avais su, je ne serais pas venu => mode (action éventuelle soumise à condition)

–        Tu m’avais dit que tu me téléphonerais => temps (futur du passé).

Quel sens pour quel mode ?

Verbe => Action Etat Mouvement Pensée, Sentiment, sensation

Indicatif Les faits sont présentés comme réels et certains
impératif Les faits sont présentés comme un ordre

une prière

un conseil

Conditionnel Les faits sont présentés comme hypothèse, une incertitude, une suggestion
Subjonctif Les faits sont envisagés comme possibles, envisageables. Ils ne sont pas réalisés.
infinitif Mode impersonnel (pas de temps / pas de personne). C’est le « nom » du verbe conjugué.  Peut s’employer pour donner un ordre ou une consigne.
participe Mode impersonnel, peut être adjectif ou verbe dans la phrase.

Participe passé : A/E/M/P/S : le fait est passé

Participe présent :A/E/M/P/S : le fait en train de se produire.

Liste des principaux verbes irréguliers à savoir conjuguer

allerapercevoir

Avoir

battre

boire

boire

bondir

conclure

conquérir

coudre

craindre

croire

croire

devoir

diredormir

écrire

émouvoir

éteindre

être

faire

faire

falloir

fondre

interdire

lire

maudire

mentir

mettremourir

naître

obéir

offrir

paraître

peindre

pleuvoir

prendre

prévoir

recevoir

rejoindre

résoudre

rires’enfuir

savoir

sortir

suffire

taire

tenir

vaincre

valoir

venir

vivre

voir

vouloir

La terminaison apporte des informations sur la personne, le mode ou le temps du verbe :

Je montais (1er p. singulier, imparfait) / tu monteras (2ème p. sing. futur simple) /

il monterait (3ème p. sing. conditionnel)…

Une même forme peut être commune à plusieurs modes, temps et personnes :

Vous veniez = imparfait de l’ind, 2ème pers du pluriel ou subjonctif présent.

Un certain nombre de formes se distinguent à l’écrit mais pas à l’oral :

Je chante / tu chantes / il chante / ils chantent.

Les formes verbales varient en fonction de la voix (active ou passive), de la personne, du mode et du temps.

Les voix

La voix active : concerne tous les verbes. Elle comporte des formes verbales simples ou composées (elle me trouble / elle m’a troublé). A la voix active, le sujet accomplit l’action indiquée par le verbe.

La voix passive ne concerne que les verbes transitifs directs (c’est-à-dire qui doivent être suivis d’un complément d’objet direct). Ces verbes sont conjugués avec l’auxiliaire être, même aux temps simples :

Je suis troublé (voix passive présent)

J’ai été troublé (passé composé du verbe troubler à la voix passive).

A la voix passive, le sujet du verbe subit l’action exprimée par le verbe. Pour vérifier qu’il s’agit d’une voix passive on peut continuer la phrase : « Je suis troublé [par cette question]. » / « J’ai été troublé(e) [par cette question].

Commentaires fermés sur Grammaire de phrase : notions de base

Que sais-je ?

Voici une série de questions auxquelles tu peux essayer de répondre.
Dans quelques jours, je mettrai le corrigé.

Tes erreurs te permettront de savoir ce que tu dois réviser pour le brevet.

QUE SAIS-JE ?

1) Chacune des phrases suivantes est formée de deux propositions : identifiez le lien logique qui unit les propositions entre elles.

a) La protection de l’environnement est importante parce que c’est la survie même de l’espèce humaine qui est en jeu.                        Lien logique.

b) Bien que Napoléon ait perdu la bataille de Waterloo, il est resté populaire très longtemps.

Lien logique

2) Remplacez les deux points par un mot de sens équivalent :

a) La technique radiophonique fait des progrès foudroyants : grâce à Internet, chacun écoutera bientôt sa radio personnelle chez soi                                        …………………….

3) Complétez les phrases suivantes par les mots de liaison qui conviennent :

J’aime nager (……………) cela me détend, (…………….) cela me rafraîchit. (…………….) je fais très peu de natation.

4)Quel est le sens des préfixes et suffixes suivants :

-able                                                                -ette

anti-                                                                -trans-         

5) Classez les mots suivants en fonction de leur construction

irresponsable – illisible – indélicat – interaction – indéfendable – incomplet – insecte – infecte

6) expliquez la formation du mot « indigestion »

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

7) Employez le mot « coude » dans deux phrases : dans la première, il aura son sens propre et dans la seconde un sens figuré.

a) ………………………………………………………………………………………………………………………………………….

b) ………………………………………………………………………………………………………………………………………….

8) Donnez la valeur du présent dans la phrase suivante :

Des espèces animales apparaissent pendant que d’autres s’éteignent.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

9) Proposez un exemple illustrant l’opinion suivante : « Les voyages forment la jeunesse ».

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

10)Soulignez puis analysez la proposition relative de la phrase suivante

Il éprouvait un vertige anxieux de chute qui lui tirait les entrailles.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

11) Ecrivez une phrase comportant une proposition relative comportant 1 verbe au conditionnel et le pronom relatif dont

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

12) a) Dans les parenthèses réécrivez le GN auquel correspond le pronom personnel souligné.

Madame la Marquise crut alors être la mère d’un bel esprit. La tête du jeune homme fut bientôt renversée, il acquit l’art de parler sans s’entendre. Quand son père le (……………………………….) vit si éloquent, il (………………………….) regretta vraiment de ne lui (……………………………..)avoir pas fait apprendre le latin, car il lui (………………………….)aurait acheté une grande charge.

b) Expliquez :a) La tête du jeune homme fut bientôt renversée – b) éloquent -c) bel esprit

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

13) Donnez un synonyme pour chacun des mots suivants :a) serein -b) perplexe-c) jovial

.a)……………………………………………….b)……………………………………………..c)………………………………..

14) Récrivez la phrase suivante en précisant l’adjectif de couleur

Il portait une veste bleue… ………………………………………………………………………………………………………………………………………….

15 ) Nommez les figures de style employées ici.

a) Les boîtes de conserve formaient un tas qui ressemblait à une pyramide.: …………………………………..

b) La pyramide des boîtes de conserves était impressionnante : …………………………………………………….

16) Formez une phrase comparative en utilisant la conjonction suivante : d’autant moins…. que….

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

17) Transformez ces propositions indépendantes en une phrase comportant une principale et une subordonnée

René était fatigué. Il acheva néanmoins son ouvrage.

……………………………………………………………………………………………………………………………………….

18) Mettez le verbe entre parenthèses au mode et au temps voulu :

Qui que vous (être)……………………….., je ne vous permettrai pas d’entrer.

19) Orthographiez correctement  « tout »ou « tous » dans la phrase suivante

(tout) petite qu’elle est, elle veut imposer (tout) ses volontés à (tout) le monde.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………

20) Formez un adjectif péjoratif à partir des adjectifs suivants :

Maigre :……………………………………………………..- blonde : …………………………….

21) Récrivez ces phrases en plaçant l’adjectif « grand » avant ou après le nom « homme »

a) Napoléon était un homme :…………………………………………………………………………….

b) Un géant est un homme :………………………………………………………………………………….

22) Conjuguez les verbes entre parenthèses au passé simple ou à l’imparfait :

J’(être)…………………….. absorbé dans ma lecture quand la sonnette du téléphone (retentir)…………………

23) Qu’exprime l’imparfait dans la phrase suivante ? Les jours succédaient aux nuits, paisibles et monotones.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

24) Quelle est la valeur du passé simple dans la phrase suivante ? Par une belle matinée de printemps, Pierrette se rendit à la ville.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

25) Récrivez les phrases suivantes au discours indirect

a) Le bandit demanda à Fortunato : « Tu es le fils de Mateo Falcone ? »

…………………………………………………………………………………………………………………………………………. b) Fortunato répondit : « Je vais te cacher dans le foin ».

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

26) Récrivez la phrase suivante au discours direct : L’enfant cria qu’il voulait continuer à jouer.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

27) Remplacez le verbe « dire » par un synonyme plus précis :

L’élève disait à son voisin : «  Donne moi la réponse de l’exercice ! »

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

28) remplacez les noms soulignés par les pronoms personnels qui conviennent :

Les spectateurs ont entendu à ce concert une musique très agréable.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

29) Remplacez les pronoms personnels soulignés par un GN qui convienne : Vous les y avez accompagnées.

………………………………………………………………………………………………………………………………………….


30) Trouvez un équivalent courant des expressions familières suivantes :

a) Je m’en fiche – b) Quelque chose cloche -c) Les gosses crient

a)……………………………………………b)……………………………………………………c)……………………………….

31) Trouvez un équivalent courant des expressions soutenues suivantes :

a) J’ai l’honneur d’attirer votre attention : ……………………………………………………………

.-b) Je sollicite un entretien : ………………………………………………………………………………………

32) Conjuguez correctement le verbe entre parenthèses:

Nous vous (rappeler, futur)………………………………. plus tard.

33) Employez l’expression suivante dans un petit paragraphe où elle aura un sens ironique :

« Vraiment, quelle chance j’ai aujourd’hui ! »

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

34) Dans la réplique suivante, soulignez la didascalie :

« Nous verrons donc par là Don Diègue satisfait.

(Il est seul). »

35) a)Que signifie « acte » quand il est employé au théâtre ?.

…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

b) Ecrivez une phrase dans laquelle le mot « acte » aura un sens différent.

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

36) Transcrivez en français moderne ce vers de Corneille :

« A qui venge son père il n’est rien impossible »

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

37) Rétablissez l’ordre des mots en français moderne

« Je ne l’ai pu savoir jusques au point du jour »

………………………………………………………………………………………………………………………………………….

38) Dans le vers suivant soulignez les e qui se prononcent et barrez les « e muets » (qui ne se prononcent pas)

« Le cygne chasse l’ombre avec ses larges palmes » – Sully Prudhomme

39) Ajoutez « un » ou « une »


lange

narcisse

ouvrage

poulpe

tentacule

épithète

volatile

termite

autoroute

mandibule

impasse

idole

artère

stèle

orchestre

dent

ancre

vestige

offre

critère

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Brevet blanc 2010 et son corrigé

BREVET   BLANC

Epreuve de français

Première partie :

Questions  et  Réécriture suivie de la dictée

Collège les Perrières

Jeudi 11 février 2010

Attention :

Après les deux parties des épreuves de français, chaque élève veillera à emporter et à conserver le sujet qui servira pour la correction


« Chocolat »

« Pourquoi vous surnomme-t-on Chocolat? »

Julien allait répondre que c’était parce que son père possédait la plus grosse chocolaterie de la région quand Vairon le devança :

« C’est parce que son père l’a ramené du Brésil dans une cargaison de chocolat ».

Julien haussa les épaules avec agacement en croyant à une blague. C’est alors que Vairon ajouta :

« C’est un enfant adopté, un petit Brésilien, miséreux qu’on a trouvé en creusant la terre pour extraire le chocolat »

Le professeur entreprit d’expliquer que le chocolat ne se trouvait pas dans la terre mais Julien n’écoutait plus. Sans savoir pourquoi, il venait d’avoir l’affreuse révélation que les paroles de Vairon n’étaient pas des mots en l’air. Il aurait dû protester, hurler son indignation. Il n’y parvenait pas. Un mur s’était subitement dressé, un mur qui l’encerclait, étouffait ses cris, un mur sur lequel allait se cogner le moindre argument qu’il tentait de formuler. Et, comme un boomerang, il lui revenait en plein cœur, lui provoquant d’affreuses blessures.

Le professeur continuait à parler, sans se rendre compte de rien. Julien avait l’impression de ne plus exister, l’impression que tout ce qu’il voyait autour de lui n’était qu’illusion. La sueur commença à lui perler au front. Il se sentit mal, très mal. Sa vue se brouilla.

« M’sieur, cria une voix, y a Julien qui est tombé dans les pommes! »

Quand Julien reprit conscience, il se sentait plein d’un désespoir effroyable (…)

« Adopté ». C’est ce qu’avait dit Vairon. « Petit Brésilien miséreux »

Ses dents se serraient si fort que sa mâchoire lui faisait mal. Il était en train de se rappeler que pour fêter son dixième anniversaire, il avait voulu se déguiser en Indien et qu’en se regardant dans la glace, pour appliquer ses peintures de guerre, il avait remarqué pour la première fois cette évidence: son teint était foncé, bien différent de celui de ses parents.

Une main se posa sur son front. Il ne bougea pas.

Il y avait eu cette autre chose …cette phrase terrible qui avait frappé son oreille et dont il comprenait le sens aujourd’hui. Deux ouvrières de la fabrique avaient dit sans remarquer sa présence :

« Maintenant qu’il y a un bébé chez le patron, le Julien, il a intérêt à bien se tenir »

– Quand même, avait répondu l’autre, ils ne peuvent pas le virer comme ça! »

Sur le moment, ça lui avait fait un effet terrible et il s’était persuadé qu’il avait mal entendu. Pourquoi, soudain, ses parents lui auraient-ils préféré sa petite sœur Agnès? A présent, il comprenait.

Evelyne Brisou-Pellen, Deux grains de cacao, Hachette jeunesse, 2001

QUESTIONS  (15 points)

Attention : toute réponse non rédigée ne sera pas évaluée

I- La situation (5,5 points)

1- Dans quel lieu la scène se déroule-t-elle? Justifiez votre réponse                                (0,5 pt)

2- « Pourquoi vous surnomme-t-on Chocolat? » (ligne1) :

a) Qui est désigné, dans cette phrase, par le terme « Chocolat »?                                  (0,5 pt)

b) Qui le désigne ainsi dans la phrase? Donnez la nature grammaticale (ou l’identité ou la classe) du terme relevé                                                                                                      (0,5pt)

c) Donnez la nature et la fonction de « Chocolat » (1pt)

d) Dans quelle(s) intention(s) ce surnom a-t-il été choisi?                                               (1pt)

3- Lignes 7 et 8

a) Relevez les trois adjectifs qualificatifs qui caractérisent Julien                                 (0,5 pt)

b) Dans la même phrase, relevez une autre expansion du nom « Brésilien » et indiquez quelle sa nature grammaticale                                                                                                      (0,5 pt)

c) Quels sentiments à l’égard de Julien, Vairon laisse-t-il percer dans sa réponse?          (1pt)

II- La révélation (4,5 points)

4- A partir de la ligne 20, comment Julien découvre-t-il peu à peu la vérité?                  (0,5 pt)

5- « Il avait voulu se déguiser …. et il avait remarqué » (lignes 22 et 23): quel temps est ici employé? Justifiez son emploi                                                                                              (1pt)

6- Ligne 25 : quel temps est ici employé ? Justifiez son emploi                                           (1pt)

7- Lignes 29 et 30 :

a) Qu’y a-t-il de « terrible » pour Julien dans les propos tenus par les deux ouvrières et rapportés directement?                                                                                                               (1pt)

b) Quel en est le niveau de langue? Justifiez votre réponse                                               (1pt)

III- Les réactions de Julien (5 pts)

8-  Lignes 11 à 14 : relevez et nommez les deux figures de style différentes employées par l’auteur pour mettre en évidence, dans ce passage, le choc émotionnel vécu par Julien     (1 pt)

9- Lignes 15 à 17 : par quels différents procédés d’écriture est annoncée la perte de connaissance?                                                                                                                                    (1pt)

10- Dans l’expression « un désespoir effroyable » (ligne 19), expliquez la formation du nom et de l’adjectif, en expliquant le sens des différents éléments qui entrent dans leur composition

(1 pt)

11- « si fort …. que sa mâchoire lui faisait mal » (ligne21) :

a) Quelle est la nature de cette proposition?                                                                  (0,5 pt)

b) Réécrivez la phrase entière, sans en modifier le sens mais en utilisant la coordination

(0,5 pt)

12- Revenez à la première ligne du récit : quel(s) sentiment(s) exprime la réponse que voulait faire Julien?                                                                                                                       (0,5 pt)

Quelle résonnance aura désormais pour lui son surnom?                                            (0,5 pt)

REECRITURE (5 pts)

Réécrivez le passage du texte : « un mur … formuler «  (lignes 12 et 13), en remplaçant « un mur » par « des murailles » et en apportant toutes les modifications nécessaires.

DICTEE (5 pts )

Ne marquer que les liaisons soulignées

Le nom de l’auteur et le titre du livre seront écrits au tableau

Hélas! Les mots mettent trop longtemps à cicatriser. C’est ainsi que les ponts ont été coupés et qu’à cause de cette brouille, tu n’as guère entendu parler de tes grands-parents maternels. A chaque fois, le courage nous a manqué de répondre à des questions que tu ne nous posais pas… Mais comment faire marche arrière? Et puis, tu étais à Paris pour suivre ton chemin. Ce n’était pas vraiment le moment de réveiller tous ces chagrins.

Max Jeanne, Brisants


REDACTION (15 pts)

Sujet

Les parents adoptifs de Julien ne lui ont pas dit la vérité sur ses origines.

Dans une première partie, vous exposerez les raisons de cette attitude.

Dans une deuxième partie, vous vous demanderez si toute vérité est toujours bonne à dire, en appuyant votre réflexion sur des exemples précis.

Consignes

Vous écrirez au moins une trentaine de lignes.

Il sera tenu compte, dans l’évaluation, de votre capacité à mener une réflexion convaincante quelles que soient vos idées sur la question, ainsi que de la qualité de l’expression.

CORRIGE : Questions

I – La situation

1- à l’école < « le professeur » (l.9)

2-

a- Julien

b- « on » : pronom personnel

c– nom propre / attribut de l’objet : on acceptera « attribut » seul qui a le mérite d’avoir vu le lien attributif mais on ne pourra pas accepter « attribut du sujet »

d- une intention dévalorisante, moqueuse, réductrice … qui stigmatise la couleur de la peau et la bonhommie souriante : cf. Y’a bon, Banania

3-

a– « adopté », « petit », miséreux » : il faut les 3 sinon zéro

b– « qu’on a trouvé en creusant la terre pour extraire le chocolat » : proposition subordonnée relative

c– mépris … peut-être teinté d’un peu de pitié et …. du plaisir de rabaisser celui qui doit jouir du statut de « fils du patron »

II – La situation

4- A partir de deux souvenirs qui lui reviennent successivement en mémoire : le souvenir d’une scène vécue et d’une conversation entendue

5– plus-que-parfait = antériorité ou toute façon de nommer ce qui s’est passé avant cette scène

6– passé simple = temps du passé + temps de la brièveté de l’action évoquée « se posa » + suggestion de sa douleur figée, nouée mais on se contentera de moins évidemment

7-

a- Terrifiante menace : celle d’être renvoyé, congédié, expulsé …

b- Niveau de langue familier : le vocabulaire (le patron, le Julien, le virer), les tournures (ils, comme ça) et le ton un peu revanchard et vachard

III- Les réactions

8 – On attend : la métaphore (le mur),  la comparaison (comme un boomerang) et/ou la répétition martelée

9- La négation répétée : sans se rendre compte de rien/ ne plus exister / n’était qu’illusion

L’accélération du rythme dans la succession des phrases, d’abord longues et brumeuses puis de + en + courtes

L’évocation des symptômes physiques du malaise : la sueur et le flou visuel

10- Le nom : dés / espoir = préfixe négatif/ privatif  + radical

L’adjectif : effroi / able = radical + suffixe (en prime « able » = capable de susciter l’effroi)

11-

a – proposition subordonnée consécutive

b- dans un sens ou dans l’autre :

ses dents se serraient fort, donc sa mâchoire lui faisait (donc) mal

sa mâchoire lui faisait mal car ses dents se serraient fort

On n’acceptera pas « et »

12-

a- La réponse indique en tous cas qu’il n’a pas perçu l’intention méprisante du surnom et qu’il est tout prêt à manifester sa fierté de fils à l’égard de son père : une filiation qu’il se plaît à souligner.

b- Le surnom va désormais sonner douloureusement pour lui : comme un rappel de ses origines et comme une menace sur l’avenir familial …

Réécriture :

Des murailles s’étaient subitement dressées, des murailles qui l’encerclaient, étouffaient ses cris, des murailles sur lesquelles, allait se cogner le moindre argument qu’il tentait de formuler

On enlèvera 0,5 point par item : 8 x 0,5 = 4 pts  + 0,5 pt par erreur de copie

Dictée

Barême habituel :

– fautes syntaxiques

– fautes d’usage

– fautes d’accent ou autres peccadilles

CRITERES DE CORRECTION REDACTION

barême
A – Introduction de présentation minimale . + 1 (bonus)
B – 2 parties dont le contenu correspond à ce qui est demandé dans le sujet 1 pt si 2 parties
C 1° partie : au moins 2 raisons qui expliquent l’attitude des parents de Julien 2 pts
D 2° Discussion à partir d’exemples concrets (au moins deux) : « toute vérité est-elle bonne à dire ? » (on ne peut pas attendre une discussion contradictoire. On acceptera donc deux exemples autour de « oui » et deux exemples autour de « non ».) : Intérêt et pertinence des exemples 3 pts
E – Texte explicatif et argumentatif : sont HS les devoirs uniquement narratifs. 2 pts
F Emploi correct et pertinent des connecteurs logiques utilisés : on n’exigera pas de connecteurs complexes (autres que mais, et, puis, car, donc) ou de relations logiques complexes (concession par ex) mais on valorisera les travaux qui manient le plus grand nombre et la plus grande variété de connecteurs correctement) 3
G Correction de la langue :
*syntaxe : construction de la phrase complexe ; reprises nominales et pronominales ;

*emploi correct des temps et des modes ; correction des conjugaisons

*orthographe : lexicale – grammaticale (accords dans le GN, dans le GV ; homophones…)

*vocabulaire : varié, adéquat…

4
H – On ne peut exiger de conclusion. (Mais on valorise si elle existe) + 1 (bonus)
I Copie HS notée sur 5 comme au brevet. Moins 10 pts
J Tout travail qui témoigne d’une réelle réflexion, de sensibilité et d’intérêt pour le sujet sera valorisé. + 1 (bonus)
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