heure arrivée
12 mars 2012 Le collège généralités 0 commentaireheure prévue d’arrivée au collège 11h30
heure prévue d’arrivée au collège 11h30
Bien arrivés à Roissy, attendons l’embarquement. A demain sur le parking du collège. Pas de retard annoncé pour le moment. Article court car fin de batterie !
Nous avons pendant notre séjour arpenté l’Italie, de Rome à Pompéi, cherchant les traces archéologiques des dieux du panthéon romain…. Et nous avons fini notre séjour à Rome, dans l’Etat sacré des catholiques : Le Vatican.
Place Saint Pierre, dimanche 11 mars à 12 heures, notre cohorte a vu le Pape ! Et ce n’est pas une blague de mécréante. Le dimanche, quand il est au Vatican, le saint père des catholiques apparaît à la fenêtre de ses appartements pour une bénédiction papale. La place était bariolée de monde, ici des touristes, là des pèlerins, certains avec des banderoles, des drapeaux, tous avec caméscopes ou appareils photos…. Ambiance un peu Beatles mania en plus calme, certains connaissaient même les chansons par cœur !
Le Pape lui, est apparu, petit point dans sa fenêtre, mais suffisamment présent pour émouvoir ceux d’entre nous qui ont la foi. Certains se souviendront longtemps de ce moment. Catholiques pratiquants ou non, athées ou indifférents, nous avons tous été conscients de vivre un moment un peu particulier. L’ambiance sur la Place Saint Pierre valait à elle seule le détour !
Après le Pape et sans transition, les pizzas ! Succès assuré. Puis visite de la Basilique Saint Pierre et re-moment d’émotion devant la perfection de la Piéta de Michel Ange. Nous avons cherché, Eric Tevanin et moi, le tombeau de Jean Paul II. Sachez qu’il est inutile de descendre dans la crypte où se trouvent tous les tombeaux des pontifes, le nouveau Saint est remonté dans la Church ! C’est un des gardiens qui nous l’a indiqué, in English s’il vous plaît. Il répondait à notre question posée, elle, dans aucune langue connue : une sorte de dialecte, un mélange de français, d’italien, de catalan et de créole – le tout fortement aidé par le langage des signes. Le tombeau de Jean Paul II est, pour information, dans la chapelle à gauche de la Piéta…
Petite balade derrière Mireille jusqu’au second grand moment de la journée (troisième ou quatrième suivant que l’on compte le Pape, la Piéta, et les Pizzas !), pour certains tout du moins : leur premier métro ! Quatre stations du Vatican à la Fontaine de Trévi ! Notre cohorte a pris le métro à Rome !
Fontaine de Trévi, glaces puis temps libre pour leurs derniers achats…. Retour au bus en passant par la colonne Trajane, chère à Sophie Priouret…. Ils sont maintenant installés dans les chambres de notre dernier hôtel. Demain, grasse matinée (réveil à 9h ), puis aéroport ! Arrivederci Roma !
Au musée archéologique de Naples nous avons vu ses fresques, ses mosaïques, ses statues.
A Herculanum nous avons appréhendé le plan d’une cité romaine antique, les plans des villas, vu nos premiers thermes.
En haut du Vésuve on nous a expliqué pourquoi l’éruption de 79 a fait autant de dégâts.
A Boscoreale, nous avons compris la technique inventée par l’archéologue Fiorelli, technique grâce à laquelle nous pouvons aujourd’hui admirer les moulages en plâtre des corps prisonniers des cendres du Vésuve. Nous avons admiré, sous haute surveillance (les gardiens du musée de Boscoréale surveillent les groupes scolaires avec plus de zèle que les mamas italiennes surveillent les plus jeunes de leurs enfants – la tendresse en moins), les objets de la vie quotidienne des Pompéiens avant 79.
Nous avons tourné autour pendant presque toutes les visites depuis que nous sommes à Naples et IL était enfin devant nous : le site de Pompéi.
Malheureusement pour nous, il faisait aujourd’hui un vent à décorner le plus solide des taureaux romains. Vous savez, ce vent qui chez moi porte le nom de tramontane et qui plie les cyprès, affole les feuilles mortes, et s’insinue sous les vêtements au point de nous donner la sensation d’avoir froid même dans les os…. Bon c’est sûr les vieux os sont plus sensibles, je parle en connaissance de cause : je suis la doyenne de la cohorte. Les marmailles, eux, ont fait un tour d’amphithéâtre en courant, ont sauté d’un pied sur l’autre, et entre deux « oh là là, que c’est beau ! », nous ont demandé : « Il fait froid, non » ? Oui, je confirme ! Le site est extrêmement beau et oui, il fait carrément froid !
Le site de Pompéi est beau, c’est indéniable, mais ce qui fait sa vraie beauté c’est l’émotion dont il est chargé. On s’attend à voir arriver vers nous un romain en toge qui nous inviterait à boire un verre dans une des nombreuses tavernes de l’antique cité.
Froid oblige, nous avons déjeuné à la cafétéria près du Forum ; histoire oblige, nous avons visité la maison du Faune et, demande expresse de Mme Durville, nous avons fait déclamer la tirade du Cid à ses élèves dans le théâtre du site. C’est d’ailleurs également dans ce théâtre que, sous nos yeux ébahis, nous avons vu arriver un acteur romain qui a déclamé lui une scène d’Orphée et Eurydice : Philippus Adamus a ajouté une lame à son couteau suisse : On a tout filmé !
A Pompéi aujourd’hui nous avons eu chaud au cœur, chaud aux yeux… et froid aux pieds. C’est mieux que l’inverse !
Demain, retour à Rome, et entre temps une tâche énorme attend nos généraux : faire faire les valises et ranger les chambrées … même si l’affaire s’annonce colossale on ne baissera pas les bras ! Forza Roma comme dirait Elio.



Être prof en voyage scolaire, c’est être comme un couteau Suisse : multifonctions !
Notre équipe par exemple et au hasard !!
Nous avons déjà parlé des généraux Tevanus et Priourus et leur guerre des doudounes, ils ont aussi la fonction d’animateur de bus, de distributeur de baume anti dessèchement des lèvres pour le premier et de maître des potions pour la seconde.
Ce rôle s’avère capital car il assure au quotidien la bonne santé des centurions de notre cohorte ! Tous les soirs le général Priourus troque son armure de guerre des doudounes contre une toge de medicus. Il faut la voir arpenter les couloirs les bras chargés de sirop contre la toux, de cachets pour la gorge, de poudre pour l’estomac. Elle va de chambrée en chambrée, guettant les maux comme seule une mère poule peut le faire. Elle repère désormais, à plus de 500 mètres, la moindre toux suspecte, et aucun éternuement, même étouffé ne lui échappe…
Le Général Vermontius assure pour sa part les rôles de « remonteuse » du moral des troupes et ne laisserait pour rien au monde (ou presque) sa place de voiture balai…. Mireille court devant, la cohorte s’étire et Vermontius évite les pertes en regroupant autour de son panache blanc les centurions éparpillés…
Le général Philipus Adamius ne laisse jamais l’enthousiasme retomber dans la cohorte. Un peu d’espace et de temps et hop un match de foot improvisé, une pyramide humaine, un combat de gladiateurs…Il assure de plus la fonction de Mac Gyver, répare valise, ceinture, sac….
Quant à moi, j’essaye de vous faire vivre en live notre quotidien de couteaux Suisse contents de l’être !
Depuis le début nous savions que la journée à Capri serait la journée détente…. Pas de site, pas de musée, pas d’église, juste une petite île posée dans le Golfe de Naples (excusez du peu). La Méditerranée, mère de toutes les mers, a accepté de nous porter et notre bateau a fendu son bleu inimitable jusqu’au petit port de Capri.
Là, nous nous sommes séparés en deux groupes : les sportifs et les autres. Comme il fallait que des adultes accompagnent les paresseux, je me suis sacrifiée…et suis montée dans la ville haute en bus. Une petite douleur au genou obligea Sophie Priouret à déclarer forfait et à monter elle aussi en bus. L’autre groupe a escaladé la colline, fleur au fusil et tambour battant, ils sont arrivés quasiment en même temps que le bus (le funiculaire était en réparation) !
La cohorte reformée, nous sommes repartis, Mireille caracolant en tête comme Alexandre devant ses troupes. Première étape, le point de vue sur les fameux rochers Faraglioni. Deuxième étape, le point de vue sur une arche naturelle… Entre les deux, des ruelles étroites, de la végétation méditerranéenne, une station balnéaire en préparation de la saison touristique.
Les marmailles ont eu droit à un temps libre et à une glace, ils reviennent ravis de Capri. Les adultes ont trouvé le café à 4 euros un peu cher, mais ont passé une plutôt bonne journée. Bref, aujourd’hui, nous avons plongé les marmailles dans une ambiance typiquement italienne sans rien avoir d’autre à apprendre que la Dolce vita…. Une dolce vita un peu ventée mais bon !
Vous avez cru échapper à la chanson ? Attendez la dernière phrase !
Nous voilà revenu à l’hôtel et pour aujourd’hui « Capri c’est f
ini » !





Aujourd’hui, comme nous avions un peu plus de route à faire pour nous rendre sur le site de Paestum, nous avons pu « profiter » de deux spectacles : celui hors du bus et celui dans le bus.
Hors du bus une circulation, que j’ai déjà évoquée, un rien incompréhensible pour quiconque a passé son permis hors de la zone restreinte de la région de Naples. Feux rouges, stops, priorités, sens interdits : facultatifs ! Ici on conduit à l’instinct.
Pendant ce temps, dans le bus, à chaque écart de conduite observé, Mireille commente en français en donnant le vrai code de la route, Elio fulmine dans sa barbe en Italien, c’est-à-dire avec les gestes et les paroles et jure à qui veut bien l’entendre que jamais à Rome on ne verrait cela !! Quant à Eric Tevanin, il répète comme une litanie : Oté ! Tu ne vas pas me dire que c’est une conduite civique !!!!
Autre spectacle hors du bus : le gardien du parking de la villa Oplontis (notre première étape de la journée). Regroupez dans votre imaginaire tous les clichés que vous vous faites sur les napolitains : mélangez, multipliez le tout par 10 et voilà Il Re* d’Oplontis ! A notre arrivée devant la grille du parking, déployant toute la gestuelle apprise certainement en regardant des films de guerre se passant sur des porte avions, il se mit à guider Elio, notre chauffeur, qui s’en sortait par ailleurs parfaitement bien. Une vraie scène de film !
Notre visite de la superbe villa d’Oplontis terminée, il nous a fait repartir de la même façon.
Il Re d’Oplontis venait de donner le ton d’une journée qui se coula tranquillement entre sites superbes et moments de détente bienvenus.
Paestum, ses temples grecs et son musée furent un véritable choc culturel pour bon nombre d’élèves qui en plus de voir les temples grecs les mieux conservés d’Italie, ont pu admirer l’exceptionnel tombeau du plongeur. Le tout entrecoupé d’un diner au restaurant du musée, d’un temps libre consacré par les grands et les petits à faire des achats et à manger les célèbres gelati italiennes.
Bref une vraie bonne journée où rien n’a manqué et où une fois encore nous avons évité la pluie !
Peut-être parce que l’on avait décidé de partir un peu plus tard ou qu’ils avaient un peu plus dormi que les autres jours (trop ?), mais ce matin, impossible d’insuffler un peu d’énergie à nos ados… il y a des jours comme ça où l’on ne rêve que de rester au lit. Mais, programme oblige, nous les avons traînés sur le premier site : l’amphithéâtre de Pouzzoles où, après l’explication de Mireille, il fallut toute l’énergie du seul prof d’EPS de la bande, pour en motiver un, puis deux, puis trois, puis plusieurs pour jouer aux gladiateurs !Les autres ont bien mis 40 minutes pour se mettre à jouer mollement le jeu… Les parents d’ados voient ce que je veux dire, nous en sommes sortis épuisés (je parle des adultes).
Plus d’émotion sur le deuxième site : le volcan de La Solfatare. Un guide local, associé à d’impressionnants phénomènes volcanologiques, a réussi à les intéresser. L’odeur de souffre aux vertus pharmaceutiques, au premier abord quelque peu repoussante…se laisse rapidement oublier et a même permis de déboucher quelques nez bien pris (peut être un peu de répit pour Mme Priouret ce soir ??). Les bonds en l’air pour se rendre compte des mouvements des gaz sous le sol et la « piscine » de boue bouillonnante ont fini par avoir raison de la nonchalance décevante de nos ados (eh oui, il faut aussi le dire lorsque nos chers élèves dérapent !). La journée était enfin lancée… !
Mireille et la Sybille ont poursuivi la tâche : la visite de Cumes fut agréable. Les temples grecs (en très mauvais état certes !) de Jupiter et d’Apollon, l’antre de la fameuse Sybille et un rappel de la légende d’Enée et de son passage aux Enfers (réminiscences de quelques cours de 5ème…) ont ravi la troupe, sans vous parler de la vue époustouflante sur la baie de Naples !
Au moment où j’écris, ils sont pleins d’enthousiasme et chantent à tue-tête dans le bus. Nos chers ados débordent d’énergie, ENFIN ! Espérons qu’ils auront l’idée de se calmer au moment d’aller rejoindre Morphée…
La météo l’avait annoncé, quelques lecteurs du blog nous l’avez signalé (merci à eux de veiller sur nous à distance) : la pluie nous a rattrapés.
Ce matin au lever, la pluie des Antonins se déversait sur nous.
Le côté positif de la situation ?
Aujourd’hui nous avons gagné sans combattre la guerre des doudounes !
Le côté pédagogique de la situation ?
Nos marmailles réunionnais ont découvert que la pluie européenne en hiver est FROIDE !
Mais ce qu’il faut vraiment retenir de cette situation, c’est que Descartes et sa raison ne font pas le poids face à une pluie froide un jour de visite en extérieur (Herculanum le matin et la montée au Vésuve l’après midi). Chacun de nous, les uns après les autres, avons plongé dans nos grandes croyances ou nos petites superstitions pour essayer de faire évoluer cette grise et humide situation.
Sophie et Mireille ont invoqué Jupiter, Sylvia a réveillé Saint Patrick, Eric a prié Vishnou et… Saint-Emilion. Philippe et Théo ont promis 1900 pompes à Brennus, et la vierge Marie de Bois de Nèfles a reçu tellement de doléances de bon nombre de nos marmailles, qu’elle sait maintenant précisément situer Naples sur une mappemonde!
Je les laisse à leurs croyances et reste persuadée, que la seule chose qui ait marché (car oui, ça a marché) c’est le fait que j’ai changé de pull. Devant le soleil revenu je savoure mon pouvoir sur la météo, en silence bien sûr, car je reste modeste.
D’ailleurs, cette journée qui a commencé sous une pluie battante a été placée sous les meilleurs augures dès notre visite à Herculanum. Il n’y avait pas 30 minutes que nous déambulions dans les vestiges de cette ancienne cité balnéaire que, croyez-moi si vous le voulez, pendant que je filmais le ciel au dessus du Forum, un vol d’oiseaux a traversé d’est en ouest le champ de la caméra ! Augure des plus propices qui nous a fait, toute la journée, éviter la foule.
Nous avions fini la visite d’Herculanum quand des bus ont déversé des flots de collégiens sur le parking du site. Notre montée en bus au Vésuve fut des plus tranquilles, aucune circulation, et notre ascension à pied le fut tout autant ! Nous avons eu le haut du cratère presque pour nous tous seuls…. Et c’est pendant notre descente que nous avons croisé la cohue qui montait… je vous le dis, grâce au sacrifice de à mon pull, cette journée a particulièrement été vernie !
Juste un mot aux parents qui lisent le blog et qui n’ont pas encore laissé un coucou à leur enfant, faites le ils attendent de vous lire avec impatience….
Aujourd’hui nous sommes descendus plus au sud de la botte. On nous a emmenés faire un tour dans une drôle de ville : Napoli. Avec ses petites rues et son linge qui sèche aux fenêtres on se sent à Naples dans une toute autre Italie qu’à Rome. Ici les Smart n’ont pas remplacé les Fiat 500 et les scooters sont toujours des Vespas. Les habitants sont plus pauvres et moins frimeurs, la circulation est dense et les voitures semblent se jouer du code de la route pour proposer aux spectateurs un ballet urbain aux 10 000 chorégraphies.
Au début, un peu impressionnés par la réputation de la ville, nous avons couvé les marmailles tels des mères poules un rien hystériques… puis au fil des rues, nous nous sommes laissés gagner par sa douceur de vivre et son charme un peu désuet. Naples nous a mis dans sa poche !
La fin d’après midi a été consacrée à la visite du musée archéologique, il contient toutes les œuvres, mosaïques, statues, fresques… trouvées à Pompéi . Inutile de vous dire que dans chaque pièce de ce musée, une et parfois plusieurs œuvres ont sauté directement des livres de civilisation latine à nos rétines ! Du pur bonheur.
Nous roulons maintenant vers une petite ville prés de Naples pour y découvrir notre nouvel hôtel …