Le racisme c’est l’hostilité, le rejet d’un groupe, d’une catégorie de personne
A La Réunion, il n’est malheuresement pas rare d’entendre des propos insultants et racistes envers des membres de la communauté mahoraise et comorienne. Cette xénophobie qui se développe dans l’île est pendant local de cette idéologie de fond de poubelle qui a fait le succés d’un Le Pen en France.
La communauté mahoraise et comorienne compte environ 30000 membres à La Réunion, soit la majorité des migrants, dont le nombre total ne dépasse pas 38000, toutes nationalités et communautés confondues. Les mahorais (habitants del’île de Mayotte) et les comoriens viennent des anciennes possessions françaises des Comores, situées au nord-ouest de Madagascar.
Les hommes et les femmes issus de cet archipel, et qui sont pour beaucoup de nationnalité française, fuient le manque de travail, la misére et donc des conditions de vie trés difficiles. Alors, beaucoup de mahorais tentent leur chance à La Réunion, espérant vivre un peu mieux et surtout pouvoir offrir à leurs enfants un avenir meilleur.
Mais ce qu’ils y trouvent a de quoi les faire rapidement déchanter. Victimes de discriminations à l’embauche, ces travailleurs ne peuvent espérer qu’un emploi non déclaré, et encore, quand ils en trouvent un, pour effectuer des travaux pénibles et souvent fort mal payés. Pour eux, la recherche d’un logement devient vite une course d’obstacles infranchissables qui les jette dans les bras de marchands de someil sans scrupule.
Un bidonville s’est développé dans la ville du Port (dans l’ouest de l’île), où des familles mahoraises et comriennes s’entassent dans des cases insalubres.
La presse réunionnaise rapporte de temps à autre la situation de ces populations.
“Comores dehors“, “Voleurs d’alloc“ : ce sont des slogans qui se rencontrent sur des murs d’immeubles, tracés par les mains imbéciles d’un raciste notoire ou d’un réunionnais peu conscient, qui rend responsable de sa situation un peu plus pauvre ou plus démuni que lui; comme si ce qui lui manquait était à prendre dans les poches de ceux qui n’ont rien.
Le racisme et la xénophobie divisent les pauvres, les détournent de leur vrais ennemis: ceux qui sont responsables du chômage, des bas salaires; ceux qui, exploitant la misére, ont intérêt à ce qu’aucune solidarité ne puisse exister.
Boyer Marion / Justine Marie-Mélinda / Lazare Ingrid / Saint-Alme Marie-Joëlle
Source : recherche sur Internet et extraits de journaux locaux et dictionnaires