L’ancêtre de Pétros ! par Alice
14 juin 2010 Le voyage en Grèce 14 commentaires
Mykonos a été mon coup de coeur de ce voyage, c’est pourquoi j’ai eu envie de décrire mes émotions lors de notre arrivée sur cette île, non que notre chère webmaster n’ai pas fait un bon article, mais c’est plutôt pour apporter un autre point de vue! )
Après 4h30 de Ferries (qui sont passées tellement vite…) nous arrivons sur cette île, cette île dont tout le monde parle, cette île que j’étais si impatiente de découvrir… et qui ne m’a pas déçue!
La porte du Ferries s’ouvrit, l’air s’engouffra à l’intérieur, m’envahissant d’une odeur particulière que je ne saurais décrire, pas une odeur que vous sentez, mais plutôt une odeur que vous ressentez…Vous voyez?
Une odeur qui vous annonce que vous allez aimer ce qui se trouve en face de vous… Et cette odeur ne s’était pas trompée: ce que j’ai vu en face de moi m’a… époustouflé? Emerveillé?
Non il n’y a pas de mot. Certains ont dit:
- Oh ça pue le poisson ici!!
Ou encore:
- »M’sieur c’est quand qu’on mange?
Mais moi je n’ai rien dit, pour ne pas briser ce silence magique qui s’installait en moi, le laissant me gagner pendant une dizaine de minutes (chose très rare pour moi… les profs en savent quelque chose
)
C’est comme si cette petite île pavée me parlait, me disait d’écouter, de regarder, et de me taire… Evidemment, vous pouvez trouver ça très « cuicui les petits oiseaux » (c’est une de mes expressions favorite), mais c’est réellement ce que j’ai ressenti.
C’est d’ailleurs la seule fois durant le voyage que cela est arrivé, bien que j’ai adoré des tonnes d’autres endroits, là c’était…différent…Comme si j’étais venue.. qui sait…peut-être que dans une vie antérieure, j’étais l’ancêtre de Pétros?
Qui sait…

Au fil des jours, il s’est installé dans nos clichés puis dans nos mémoires (la mienne en tout cas). II est là en petites touches sur bon nombre de nos photos, a servi de ligne d’arrivée à Olympie, de sémaphore à Delphes quand il ornait le cou d’un accompagnateur (Pourquoi était-elle là ? peut être oubliée par Planète Lou, ou accessoire d’une nouvelle panoplie du Sir Tevanin…). Nous rappelant enfin notre condition de touristes quand elle rompt l’harmonie, tout en l’enrichissant, du blanc de Mykonos… 



Le 23 mai lors du retour, ce n’était pas vraiment la fin !! Il y avait encore l’expo ! Et même si la dernière soirée il y a eu de nombreuses larmes, c’est aujourd’hui que j’ai réalisé que c’était vraiment fini !!
Les parents entrent et se bousculent pour observer nos supers créations ! Chaque élève devient un peu Anastasia.


Un petit article avant la fin du blog. C’est une petite anecdote et un petit clin d’œil à Lou. Il faut bien le rappeler, aucun de nous ne parle le Grec moderne. Alors comment faire pour demander une information ? Solution: maitriser l’anglais!! Nous, les élèves, n’en avions pas réellement besoin car les profs se débrouillaient suffisamment seuls. Sauf, que quand il n’ y avait pas les profs et qu’on avait un problème, ben c’était à nous de connaître (un peu) la langue de Shakespeare. Ce qui me rappelle un certain matin, avant le départ pour les météores. Ayant fini mon petit déjeuner, je me trouvais dans le hall de notre hôtel en attendant les autres. Puis je vois débarquer Lou suivie de Mathilde. Je m’approche d’elles et je vois Lou se diriger vers le comptoir de l’accueil. Elle se hisse sur la pointe des pieds, tape sur le comptoir et déclare au réceptionniste: «I can’t open my door!!»(je ne peux pas ouvrir ma porte). Pour l’instant pas de problème, Lou a formulé sa phrase bien comme il faut, mais elle l’a plutôt prononcée comme ça: «I cAAAAAAAn’t opEEn my dooRRR!!». Comme vous pouvez l’imaginer, le monsieur en face d’elle était mort de rire et il lui demanda «Why?» (pourquoi). Mathilde lui répondit «We don’t know» (on ne sait pas). Bon, le monsieur décida alors de leur passer le double des clés de leur chambre, mais ayant besoin du numéro, leur demanda: «What’s your room’s number?»(quel est le numéro de votre chambre?). Sachant que leur chambre était la 217, Lou réfléchit à comment le dire en anglais. Un peu hésitante, elle lui dit: «Two-hundred fifty cents»(250 centimes). Comme vous le pensez, le réceptionniste ne comprenait plus rien. Finalement, Mathilde réussit à donner le numéro de leur chambre et tout rentra dans l’ordre. Même si tout ça est passé, ça reste encore dans ma mémoire et dans celle des quelques présents. Alors maintenant, quand je rencontre Lou, je ne peux m’empêcher de lui lancer: «I cAAAAAAn’t opEEn my dooRRR!!»
Dans tout voyage, il y a des moments différents, des temps forts aux petits moments de lassitude. Notre voyage n’a pas échappé à la règle et les fidèles lecteurs (8 si mon compte est bon) connaissent maintenant les plus marquants. Concert à Epidaure, course à Olympie, rencontre avec telle ou telle œuvre. La première descente dans le ventre du métro, la première neige pour certains, une chaussure qui finit son vol plané dans la mer Egée, une valse improvisée dans les rues d’Athènes, le choc dont je ne me remets pas du portique des Caryatides, la séparation d’avec Dimitrissssss, puis d’avec Anastasia, le quartier libre à Délos, l’achat compulsif et collectif de lunettes lookées, un karaoké mémorable sur les trottoirs d’Athènes, le luxe d’un hôtel, la dégustation de moussaka, la maladie des uns et le mal de transport des autres, la montée vers le Parthénon, cette « terre promise » Acropole de la ville d’Athènes et aussi de notre voyage … chacun aura un souvenir particulier, pareil mais différent de celui de son compagnon de voyage.
Et parfois il y a comme des moments de grâce, comme si le temps suspendait vraiment son vol. Celui que je vais vous raconter commence banalement par un groupe d’élèves survoltés qui dinent dans un restaurant d’hôtel, un soir, à Sparte. Assis face à eux, un groupe d’adultes « sous-voltés »,qui ne rêvent que de calme, et d’un moment cool entre amis. Adultes qui, après avoir à tour de rôle demandé, dans des styles toujours différents, mais de plus en plus énervés, le calme aux marmailloux, ont fini par craquer et imposer au groupe le silence total !
Bref nous étions un peu dans l’impasse, et un petit fou rire commençait à nous gagner quand, dans un de ces moments de délire dont je suis assez régulièrement la victime, je craque et place ma serviette sur ma tête ! Et là, petit à petit, le silence s’installe, le vrai silence je veux dire, celui où l’on se regarde, où l’on se voit, où l’on s’écoute réagir, sans paroles…. tous observent sans trop savoir comment réagir… puis l’une après l’autre, toujours dans le silence devenu total, toutes les têtes se couvrent. Et ce moment est devenu un temps particulier de notre voyage ! Notre serveur a posé ses plats, est sorti et revenu… avec un appareil photo : il a dû trouver ça magique lui aussi… Oubliée la punition, effacée notre envie d’un repas tranquille sans marmailloux, pour rien au monde (ou presque) nous aurions laissé notre place. Finis les regards chargés de reproches, explosion de leur créativité les serviettes sont devenues oreilles, chapeaux …. c’est bon, ils ne rateront pas leur vie !

C’est vrai qu’à la fête de la musique l’année dernière, on avait eu un petit aperçu. Mais cela restait timide, sans doute parce que le lieu ne s’y prêtait pas…
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