Lu dans LePetitJournal.com (mardi 5 avril)
Des semaines chargées, une année bien remplie, avec peu de vacances mais une longue pause estivale : tel est le rythme du calendrier scolaire italien, de plus en plus remis en question. Une réforme serait sans doute nécessaire, mais est-ce vraiment le bon moment ?
Les différences entre la France et l’Italie sont particulièrement sensibles dans le domaine de l’organisation scolaire.
Tout d’abord, le rythme hebdomadaire : en maternelle et dans le primaire, les enfants vont à l’école généralement du lundi au vendredi, de 8h30 à 16h30, même si dans le primaire il est possible d’opter pour un emploi du temps moins long qui prévoit deux ou trois après-midi sans cours.
Au collège, le rythme est quelque peu différent : les cours se déroulent généralement du lundi au vendredi de 8h00 à 13h30, avec, en fonction des options choisies (“temps court” ou “temps long”) un ou deux après-midi de cours par semaine.
Au lycée, les options sont multiples : les cours peuvent se dérouler du lundi au samedi de 8h00 à 13h30, mais pour éviter les cours du samedi, il est aussi possible de rester à l’école jusqu’ à 14h00, voire 14h30 (les élèves sortent de l’établissement sans avoir déjeuné). Dans certains cas, les cours peuvent se prolonger dans l’après-midi certains jours de la semaine. On le voit, les élèves italiens ont une semaine bien remplie…
13 semaines de grandes vacances
Les différences concernent aussi la répartition des jours de vacances. Pendant l’année, l’écolier italien a la vie dure ! Pas de vacances entre la rentrée de septembre et Noël, une petite semaine à Pâques, quelques jours fériés (1er novembre, 8 décembre, 25 avril, 1er mai, 2 juin). Il se rattrape cependant en été puisqu’il bénéficie d’une longue période d’environ 13 semaines de vacances, qui lui permet d’oublier ses malheurs (et le reste…). Au total, les Italiens vont à l’école environ 200 jours par an (180 jours pour les Français). Depuis quelques années, de nombreuses voix s’élèvent pour demander une réforme du calendrier : réduire la période estivale permettrait de redistribuer les vacances de manière plus équilibrée au cours de l’année. Autre proposition, créer des zones pour les vacances de Noël et de Pâques. Le secteur du tourisme national, qui souffre d’un fort caractère de concentration saisonnière, est particulièrement intéressé par une réforme allant dans ce sens… C’est dans cette optique que le Conseil régional du Piémont a tenté d’introduire pour l’année scolaire 2011-2012 une semaine de sports d’hiver du 12 au 17 mars, mais la proposition a été accueillie plutôt froidement. Il faut dire que la “révolution” proposée était plutôt timide, puisqu’elle ne raccourcissait pas les vacances estivales mais se contentait de rogner quelques jours sur les vacances de Noël et sur celles de Pâques. Les pourparlers sont encore en cours. Seule une décision au niveau national pourra remettre en cause le schéma actuel des vacances, mais l’approbation et la mise en œuvre d’une telle réforme risquent de demander encore un certain temps…
Christine Correale (www.lepetitjournal.com/Turin) mardi 5 avril 2011

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