1ère étude de livre: « Emma’s Very Busy Week »

Piste de séances en anglais 2 commentaires

Le 1er livre dont je vais vous parler est « Emma’s Very Busy Week » dont l’auteur est Heather Dakota.

1ère page de couverture

Ce n’est pas de la grande littérature mais les structures grammaticales ont le mérite d’être très simples et répétitives. Ce livre est normalement destiné à des élèves de 1er ou 2ème grade (CP-CE1).

Après avoir travaillé toute la journée sur la présentation de ce livre je me suis décidée à aller sur le site amazon, américain et français, afin de vous donner le lien pour l’acheter. Et là, surprise! Livre introuvable. Vous pouvez vous imaginer comment j’étais assez agacée. Malgré tout il semblerait qu’il est en réédition et c’est pour cela que pour l’instant il  introuvable. Pour les personnes intéressées par ce livre vous pouvez toujours me contacter. Mais si je trouve un livre qui a en majorité les mêmes caractéristiques je ne manquerai pas de le rajouter.

Résumé en anglais:

Is Your Week Busy ?

Emma has a busy week, too! Follow along as she goes to ballet class, the zoo, a friend’s house, soccer practice, the library, and much more. After each busy day, Emma relaxes by reading a really cool book. See how Emma gets through her very busy week.

L’histoire: C’est donc l’histoire d’une petite fille, ou plutôt de ce qu’elle fait habituellement durant ses journées.

Structures grammaticales intéressantes : le présent simple, les adjectifs (leurs places dans une phrase anglaise).  On peut aussi affiner dans la conjugaison du présent simple : utilisation de la 3ème personne du singulier, comparaison avec les autres personnes de conjugaison. Il y a possibilité de faire une comparaison avec le present continuous.

Il y a aussi un travail important qui peut être fait sur le vocabulaire tel que :

-          Activités scolaires

-          Activités extra scolaires

-          Le sport

-          Sentiments et expressions du visage (laugh, kiss…)

-          Les jours de la semaine et moment de la journée

-          Vocabulaire des animaux

-          Les liens familiaux (à lier à une autre idée que j’expliquerai plus tard)

-          Certains aliments et éléments de cuisine.

Intérêt de ce livre:

J’ai trouvé  ce livre intéressant car il est assez court (31 pages à raison d’une ou deux phrases par page). Chaque page est illustrée. L’histoire n’est pas extraordinaire puisqu’elle ne fait que décrire la vie quotidienne d’une petite fille. Mais justement les élèves peuvent  se reconnaître par le biais de cette fille. Plus les filles que les garçons c’est sûr. Néanmoins cette histoire paraitra donc moins abstraite pour les élèves. Puis aussi pour tout le travail que l’on peut entreprendre à travers ce livre. Bien entendu ce ne sont que des propositions. J’irai même plus loin il ne faut pas voir toutes ces structures et vocabulaires à travers ce seul livre. Si vous le faites vous allez étudier que ce livre durant toute l’année et cela va lasser les élèves, voir les dégouter de l’anglais car ennuyeux.

Place de ce livre dans « une » progression :

Après réflexion la lecture de livres peut être commencée après les vacances de la Toussaint. Cela va aussi dépendre de ce que l’on a fait en anglais auparavant. Je pense que la lecture de livres doit se faire après avoir au moins vu les sujets suivants :

-          L’écoute et prononciation de l’alphabet en anglais.

-          La présentation en anglais.

-          La description d’une personne ou d’un objet (de manière simplifiée) mais juste en « initiation ».

-          La structure du verbe « be » et « have ».

Ce sont juste des pistes pour vous guider. Encore une fois je n’ai pas la science infuse et loin de moi la prétention de remplacer un prof d’anglais formé. De plus quand je dis « avoir vu » c’est bien sur adapté au niveau des élèves. Il est clair que l’on ne peut pas leur demander en 2 mois de maîtriser  parfaitement ces notions. Mais ces notions seront renforcées par la lecture de ces livres car les élèves les verront lors d’un cas concret. Surtout si on leur dit que ce sont vraiment des livres que les élèves américains lisent, ce qui pour le coup est vrai . En tout cas cela donnera de bonnes « bases » pour l’apprentissage pur et dur de l’anglais au collège.

Déroulement de la séance :

Il y a plusieurs possibilités en fait. Comme je l’ai déjà dit ne pas lire ce livre d’entrée de jeu sans avoir fait un minimum d’anglais dans votre classe.

Après je dirais que c’est à vous de voir si vous voulez lire ce livre après avoir un minimum analyser la structure du présent simple (attention pas comme une leçon de conjugaison française à apprendre par cœur) ou si vous voulez partir de ce livre pour l’étudier.

Par contre vous pouvez facilement démarrer de ce livre pour les jours de la semaine et certains mots de vocabulaire.

1ères pages du livre

Les jours de la semaine :

Ce livre permet de structurer les jours  dans l’ordre puisqu’il commence par lundi. Je conseillerai d’abord une lecture plaisir du livre en entier puis après une lecture un peu plus approfondie.

Vous pouvez par exemple photocopier les pages où sont écrits les jours de la semaine, soit un par élève, par duo, par groupe ou encore en grand format en un seul exemplaire. Vous pourrez alors afficher ces pages au tableau, dans le désordre, et demander aux élèves de remettre les événements dans l’ordre. Pour cela il vaut mieux avoir lu l’histoire la veille, au plus tôt, afin que ce soit frais dans la mémoire des élèves.

Par la suite vous pouvez souligner les jours de la semaine sur chaque feuille et demander aux élèves ce que cela pourrait signifier. Surtout que l’on voit souvent les jours de la semaine en chaque début d’année donc il est fort probable que les élèves les connaissent déjà. Peut-être même  qu’ils vont l’auront déjà dit d’eux même bien avant et que du coup cela cassera la séance. Mais c’est un moyen un peu plus original de connaître les jours de la semaine. Ensuite ce sera le schéma classique des  activités  de répétition pour la prononciation.

Vous pouvez ensuite faire un travail tous les matins sur les jours mais en français. Vous pouvez donner à vos élèves comme devoir d’écrire une phrase sur ce qu’ils ont fait la vieille ou sur ce qu’ils vont faire ce jour-ci.  Vous interrogez deux ou trois élèves par jour le matin et vous traduisez leurs phrases en leur demandant de répéter. Vous allez insister sur les jours de la semaine mais vous pouvez aussi leur donner certains mots de vocabulaire en traduction.  Je pense, enfin j’imagine, que cela les motivera davantage.

Forcément vous pouvez compléter cet apprentissage par l’introduction des mois et des nombres. Ensuite vous pourrez pratiquer cela tous les matins avec la date. Je le faisais en France et je pense que je ne suis pas la seule. Les jours, les mois et les nombres étaient imprimés et plastifiés. Chaque matin un élève venait « écrire » la date en choisissant les bonnes étiquettes. Il pouvait être corrigé par les autres et ensuite on prononçait la date.

Journée du jeudi

Le travail sur la date peut être aussi renforcé par la lecture d’un autre livre « LaRue Across America » que je développerai dans un autre article. Celui là c’est sur il est sur amazon puisque je compte l’acheter.

Le présent simple VS le présent continuous.

Ce livre est majoritairement au présent simple. Je pense là qu’il faudra expliquer la différence en français mais  cela ne doit pas être une longue explication très rébarbative.  Juste demander aux élèves s’ils pensent qu’Emma fait par exemple de la danse juste une semaine ou toutes les semaines.  Ensuite leur montrer la page 8 et demander aux élèves s’il est sur qu’Emma et ses amis rigolent tous les jours. Normalement ils doivent vous répondre non qu’ils vont allégrement agrémenter de leurs propres vécus (courage). Peut-être, avec la feuille photocopiée à l’appui, que vous pourrez  leur montrer (vous aurez au préalable souligné les verbes) les différentes structures, indiquer  les noms des 2 présents  et leur expliquer les différences d’utilisation.

Renforcer cette compréhension par traduction de phrases créées par les élèves et cela assez régulièrement durant l’année. Cela peut être une activité décrochée durant la journée. Des petits jeux peuvent être aussi crées sur ce thème. C’est vrai que l’on nous dit qu’il ne faut pas mélanger anglais et français en classe et même qu’il faut parler qu’en anglais. Mais cela peut être une bonne idée de donner à chaque élève, ou par équipe, deux pancartes. L’une aura « is+ing ;are+ing » d’inscrit ou l’autre aura « do ; does ». L’enseignant  va alors donner des phrases en français comme « Mathieu fait ses devoirs à 16h » ou « Mathieu (est en train de mangé )  mange une glace. Le but étant que les élèves lèvent la bonne affiche selon la phrase. Après chaque phrase l’enseignant la traduit en anglais, ce qui renforce l’écoute de la structure. Certaines phrases peuvent être répétées par les élèves.  Cela doit être assez rapide, pas plus de quinze minutes.  Lors de prochaine séance. on peut faire ce jeu en équipe.

Des exercices simples à l’écrit sont aussi possibles, aussi en évaluation (après les avoir fait en classe). Par contre ce genre d’exercice mélange le français et l’anglais car les élèves sont incapables de comprendre des exercices uniquement en anglais.  Ceci est mon opinion, il faudra voir par la suite si ce genre d’exercice a une réelle utilité pour l’élève mais aussi pour l’enseignant. Il faudra aussi analyser si le mélange anglais/français n’est pas préjudiciable.

1er exercice : Il y a deux colonnes. Dans la première colonne il y aura des phrases en anglais où l’enseignant aura pris soin de souligner le verbe (auxiliaire plus verbe).  Dans la 2ème colonne il y aura 2 phrases en français : « action qui se déroule maintenant » et « action, habitude qui a lieu régulièrement ». Les élèves devront relier les phrases à la bonne signification.

L’enseignant fait d’abord un exemple avec les élèves.

2ème exercice : Les phrases sont écrites en français. Les élèves doivent préciser si c’est du présent simple (do/does – is/are) ou du présent continuous (is/are + ing). Les élèves qui se trouvent perturbés par des phrases complètement en anglais mais qui ont compris ces 2 types de présent s’en trouveront que plus rassurés par cet exercice.

L’enseignant fait d’abord un exemple avec les élèves.

A leur niveau je ne vois que ce genre d’exercice. Peut-être une petite évaluation orale mais pas trop compliquée.

zoo: présent simple vs présent continuous

Les adjectifs qualificatifs. Niveau CM1 (fin) voir CM2

Cette séance ne peut  être organisée qu’en CM1 voir CM2 car les élèves doivent déjà bien maîtriser les adjectifs qualificatifs en français.

Possibilité de travailler dessus en reprenant certaines phrases du livre. Les écrire au tableau et demander aux élèves s’ils se souviennent de la signification des différents noms (2 ou 3 phrases). Ensuite analyser avec eux les mots situés juste avant ces noms. S’ils ne se rappellent pas de leurs significations leur donner la traduction. L’enseignant demande alors aux élèves à quelle classe grammaticale appartiennent ces mots dans la langue française. Vous devrez les aider à comprendre que ce sont des adjectifs qualificatifs car peut être qu’ils n’arriveront pas à faire le la relation entre la structure grammaticale française et anglaise. Après avoir mis en évidence la catégorie grammaticale vous demanderez aux élèves où se trouve l’adjectif qualificatif par rapport au nom (le souligner). Les guider en leur demandant s’il se trouve après ou avant le nom ?

Quand cela a bien été expliqué l’enseignant peut alors travailler sur un travail de traduction/répétition avec les élèves, comme pour les jours de la semaine.  Les élèves disent une phrase en français que l’enseignant traduit et la fait répéter, tout en insistant sur l’adjectif qualificatif. Selon le niveau des élèves ils peuvent essayer de créer leurs propres phrases en anglais. Ces phrases porteront plus sur de la description simple, sur le physique et le caractère. C’est comme cela que procède l’enseignante de français ici. Bien entendu elle enseigne à des élèves de lycée et demande à chaque fois deux ou trois phrases. Nous, nous nous arrêterons sur une phrase.

La culture américaine : les activités scolaires et extrascolaires.

A partir de là peut être étudié une journée d’un élève américain et/ou des autres pays anglophones (en comparaison à cette d’un élève français). Cela peut être un long travail si on décide de travailler sur tous les pays anglophones (du moins les principaux). Pour cela il pourrait être intéressant de prendre contact avec des écoles d’autres pays afin qu’elles vous donnent directement ces informations.  Cela peut se faire directement par l’enseignant en amont ou avec les élèves en aval. Dans ces  2 cas il ne vaut mieux le faire pas trop tard afin d’avoir une marge pour la réponse.

Pour les activités sportives ce livre n’est pas très original car il ne fait pas référence à des sports typiquement américains. Par contre vous pourrez analyser la partie où Emma fait du football (soccer) afin de montrer, avec d’autres références, que le football n’est pas un sport national comme le football américain (je vous proposerait d’autres livres ou extraits de livres/ magasines pour cela).

Adjectifs qualificatifs et football

Dans ce livre vous pourrez voir qu’Emma va à la bibliothèque le dimanche. Personnellement ici je n’ai pas vu la bibliothèque ouverte le dimanche et je ne pense pas que cela soit vrai. Une des « erreurs » choisies de l’auteur. Néanmoins tous les magasins sont ouverts le dimanche. C’est donc bien différent par rapport à la France. Les magasins sont d’ailleurs ouverts tard, 22 ou 23h. J’ai vu aussi des magasins (sur Washington) ouverts toute la nuit sans interruption. Cela peut être une anecdote à raconter sur la vie américaine. Pour ma part je leur dirais mais je me garderai bien de dire que c’est un avantage, bien au contraire.

Erreurs du livre :

Ce n’est pas qu’il y en a des milliers mais en m’attardant sur la structure du livre j’ai vu quelques erreurs syntaxiques. Erreurs par ailleurs voulues tout comme pourraient le faire les auteurs français dans des livres pour enfants. C’est tout simplement pour faciliter la lecture des jeunes américains. Mais compte tenu que nous nous sommes aussi dans un contexte « d’étude de la langue » je me suis dit que c’était pas mal de les énoncer. Enfin point de vue grammaticale il n’y en a qu’une, à la page 8, quand Emma se trouve au zoo avec ses camarades de l’école. L’auteur utilise le présent simple pour cette action. Alors soit cette école est vraiment riche soit y a un problème parce qu’aller tous les mardis au zoo ça me parait improbable. Bon ce n’est qu’une histoire donc il ne faut pas chercher midi à 14 heures non plus. Mais compte tenu qu’après elle utilise le présent continuous il me parait pas mal de le souligner. J’ai demandé une explication à ma prof de français car après tout je ne suis pas spécialiste en anglais et qu’ici peut être que le présent simple peut être utilisé dans d’autres cas. Elle m’a dit qu’il y a trois traductions possibles de notre présent :

She is going to the zoo.

She goes to the zoo.

She does go to the zoo.

La première étant la phrase correcte dans le contexte. La 3ème est utilisée en réponse à une question de type négative (elle ne va pas au zoo, n’est-ce pas?). Cela renforce le fait que, si, elle va au zoo. La deuxième phrase n’est en effet pas correcte dans le contexte mais dans ce livre l’auteur a dû choisir cette structure car, comme je l’ai dit, cela rend la lecture plus facile pour les élèves.

Deuxième « erreur » sera d’un point de vue culturelle avec la bibliothèque ouverte un dimanche.

Voilà c’est tout ce que j’ai vu comme erreur. Si vous en voyez d’autres n’hésitez pas à les énoncer.

Piste d’exploitation pour le cours classique de français: A partir du CE1/ CE2, facilement envisageable en CM1/ CM2

Je me suis dis aussi qu’un travail de rédaction pouvait être effectué après la lecture de ce livre. En effet les élèves peuvent très bien à leurs tours expliquer leurs vie quotidienne lors d’un travail rédactionnel. Ce même travail pourra alors être tapé en cours d’informatique et aussi illustré. Il pourra alors avoir création d’un petit livre pour chaque élève. Ces mêmes livres pourront alors être lu en classe.

Si l’on veut garder un lien avec l’anglais l’enseignant pourra aussi traduire chaque phrase en anglais, ce qui fait que l’élève pourra avoir dans son livre son texte en français et en anglais. Cela ne signifie pas pour autant qu’il sera capable de le lire. Ce sera peut être alors à l’enseignant de lire la partie en anglais en classe.

Cette fois-ci j’ai fini de vous exposer ma séance. Donnez-moi aussi votre avis sur cette « séance-explication de texte ».

Peut-être avez –vous d’autres pistes ou qu’il y a des pistes qui vous semble étrange. Si vous allez les tester vous pouvez ensuite donner votre bilan.

Mes premières idées

Piste de séances en anglais 0 commentaire

La première chose à laquelle j’ai pensé en arrivant ici était de voyager, visiter. D’un point de vue personnel vous me direz que c’est logique. Mais j’ai aussi très vite compris l’intérêt que pourraient avoir mes voyages dans les différents Etats des USA. Tout d’abord parce que j’ai trouvé pas mal d’objets représentant la culture américaine. Ensuite parce que j’ai beaucoup appris sur la vie américaine et notamment celle des élèves. Enfin aussi parce que j’ai vu un tas de livres intéressants pour la diffusion de la culture américaine mais aussi de l’anglais.

J’ai en effet maintenant de « grandes » ambitions en ce qui concerne l’enseignement de l’anglais dans mes futures classes afin que les élèves parlent enfin cette langue. Bon il ne faut pas se leurrer je ne ferais pas de mes élèves des bilingues en un an. Mais je peux quand même transformer mon enseignement pour le rendre plus efficace (et ça il n’y aura vraiment pas de mal). Donc je vais vous expliquer la culture américaine à partir d’évènements que j’ai pu voir durant l’année, mais aussi à travers de livres en anglais. Je pense que je vous présenterai beaucoup de livres et que vous vous direz que je suis folle. Folle car impossibilité d’exploiter tous ces livres, folle car ce sont des livres en anglais et trop difficiles pour les élèves.

D’abord c’est vrai que la lecture de livres en anglais va plutôt s’adresser à des enseignants à l’aise en anglais. Ensuite, selon la longueur du livre, il peut être lu sur plusieurs jours. D’autres seront étudiés tout simplement pour la culture américaine et donc traduit, ou juste avec utilisation des illustrations. Puis j’imagine la lecture des ces livres  (albums pour la plupart) comme de la lecture offerte. C’est à dire, comme on peut le faire en école maternelle mais qui s’oublie très rapidement en école élémentaire, dans un coin regroupement en début d’après-midi ou en fin de journée. Ces séances doivent avoir lieu régulièrement, au moins 2 fois par se,aine je pense. Je pense qu’il faut privilégier les petites séances régulières plutôt qu’une séance longue une fois par semaine. Une séance de 15 minutes me parait pas mal pour un début.Puis cela peut rendre l’anglais plus motivant et concret pour les élèves.


J’avais dans l’idée aussi de peut être enregistrer des histoires en anglais sur un lecteur. J’avoue que c’est juste idée qui m’est venue, surtout en voyant qu’ici chaque niveau de classe a 25 IPOD à partager entre 4 classes. Mais je vois aussi le côté irréalisable de ce projet, sachant que nous n’avons pas le budget nécessaire pour acheter ces lecteurs et que je ne suis pas Crésus.

Je m’étais aussi dit qu’il est possible de diffuser des dessins animés ou films de courte durée (15 à 30 minutes maximum) en anglais, avec ou sans sous titrages, à voir. Dans ces deux cas cela peut paraître une aberration car à leurs niveaux les élèves ne peuvent pas comprendre une langue étrangère. En fait ici l’objectif sera plutôt l’écoute et la familiarisation avec la prononciation. C’est pour cela qu’il faudra choisir des livres et films à images explicites afin de ne pas décourager les élèves. Il faut que l’élève puisse être indépendant durant l’écoute d’histoire car j’avais imaginer cela plutôt durant le temps libre. Mais au départ cela sera forcément à effectuer en groupe classe.

Puis, mais cela c’est un grand rêve, si j’ai dans ma classe internet et un tableau interactif (comme ils ont ici, un doux rêve) je pense utiliser cet outil merveilleux (qui peut se révéler dangereux) qu’est you tube. Beaucoup d’histoires sont racontées et mises en images sur ce site.


Dernière idée: comme vous avez pu le voir dans la séance de mathématiques sur les fractions les enseignants tiennent au courant les parents de l’évolution des apprentissages par des courriers (donnés aux enfants). Loin de moi l’idée qu’il faut faire de même et mâcher le travail des parents mais cette idée peut  être subtilement appliquée, dans beaucoup de matières d’ailleurs. Sans vouloir faire des parents des assistés cela peut être intéressant de donner régulièrement aux parents des nouvelles sur l’enseignement en classe. Cela peut permettre aux parents d’aider davantage leurs enfants grâce à ce rappel. N’oublions pas que pour certains parents les études remontent à très loin. Pour les parents plus en difficulté cela les mettra peut être plus en confiance lors des devoirs de leurs enfants.

Attention je n’ai pas dit de faire cela systématiquement et dans toutes les matières, ce n’est d’ailleurs pas le cas ici. Mais je pense que cela peut aussi responsabiliser davantage les parents qu’on entend souvent dire « cela remonte à trop loin, je suis dépassée ».

Bref c’est là une disgression et je vais maintenant faire le lien avec l’anglais. Dans cette lettre il est possible de donner comme devoir des liens sur internet afin d’écouter et de visionner des musiques ou films en anglais. Il ne faut évidemment pas oublier de demander aux élèves qui a internet et qui ne l’a pas. Cette lettre aux parents peut être aussi mis en ligne sur un blog professionnel, après avoir bien expliquer aux parents l’importance et le caractère officiel de ce blog. Ici chaque enseignant a un site internet et aussi un forum privé. Les USA ne sont pas la France mais ce sont des pistes à creuser.  Je trouvais au départ cette lettre aux parents anormale, mais finalement cela peut être une bonne idée afin de ne pas laisser sur le carreau les élèves en difficultés ainsi que leurs parents. Responsabilisation des parents dans l’éducation de leurs enfants ou au contraire faire le job des parents? A vous de faire votre propre jugement.

Je pense que c’est tout pour mes idées. Je verrai si j’ai quelque chose à rajouter.

Ce ne sont que des idées, je ne les aies pas encore appliquées en classe. Je ne sais donc pas si c’est réalisable ou pas. Ensuite je parle beaucoup de culture américaine. Je vais surement vous présenter beaucoup d’ouvrages mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut qu’évoquer la culture américaine. Tout d’abord ce n’est pas le seul pays anglophone. C’est donc à mettre en relation avec les cultures et organisations d’autres pays. Ensuite la culture française doit rester la première culture à enseigner puisque c’est la notre. Parfois j’essaierai de faire des comparaisons avec la culture française et de par les ouvrages en anglais peut être donner des prolongements d’exploitation sur la France.

Une séquence sur les fractions, la première.

Third grade (CE2) 0 commentaire

Voici une séance de fraction du niveau 3ème grade (CE2). Cette séquence est à remettre dans son contexte, c’est-à-dire que les élèves de « CE2 » ont déjà une notion des fractions car ils l’ont étudié au 2ème grade et peut être même au 1er grade.

D’ailleurs, pour les enseignants de cycle 3, vous verrez que cette partie étudiée n’est pas mentionnée  dans les programmes officiels, surtout pour la 2ème séquence. Mais vous pouvez quand même l’exploiter, notamment avec les jeux.

Pour les enseignants avec un haut niveau en anglais (et qui font beaucoup d’anglais dans leurs classes) peut être pouvez-vous vous amusez à faire un petit cours de mathématique en anglais. Attention j’ai bien dit petit et je pense surtout aux jeux et fractions simples tel que ½, ¼…. durant une quinzaine de minutes par plus. Vous allez trouvé par exemple des petits exercices « facilement » exploitables qui peut rendre l’anglais moins abstrait pour les élèves. Il y a eu en effet ici, une réunion pour les profs de français, dont le sujet était l’enseignement des maths dans une langue étrangère (mais c’était bien avant mon arrivée malheureusement). C’est quelque chose que je n’ai pas testé mais ce sont des pistes qui peuvent être exploitées. A voir…

D’ailleurs ne soyez pas effrayé par ces feuilles en anglais. Elles sont assez simples à comprendre, sauf peut être pour les lettres aux familles. Mais je trouvais cela intéressant de vous montrer le lien parents/école. Je ne dis pas qu’il faut « infantiliser » les parents en leur mâchant le travail, mais cela peut être une piste pour que certains parents s’attardent davantage sur les devoirs de leurs enfants.

N’hésitez pas à poser des questions, je me ferai un plaisir de vous répondre.


Séquence de mathématiques : les fractions

Niveau de classe : USA, 3ème grade France, CM1-CM2

Situation dans la progression : les fractions ont déjà été étudiées durant l’année du 2ème grade. Au 4ème et 5ème grade les élèves continueront à approfondir leurs connaissances dans ce domaine.

Au 3ème grade l’étude des fractions est divisée en 3 séquences :

  1. Partage des brownies
  2. Plusieurs possibilités pour faire des partages
  3. Introduction aux décimaux

La séquence « partage des brownies » est composée de 6 séances mais il se peut qu’une soit découpée en 2 ou 3 parties.  C’est durant cette séquence que j’ai enseigné, lors des deux premières séances.

Voici l’organisation du livre pédagogique pour chaque séance :

  • 10 minutes mathématiques (sans rapport avec le sujet étudié). Mais l’enseignante ne le fait jamais car elle aborde ces notions autrement.
  • une ou plusieurs activités
  • discussion, incluse ou non dans une activité. Cette discussion peut être incluse entre deux activités.
  • Exercices, devoirs et démarches à suivre pour informer les parents de la progression.
  • Les élèves travaillent régulièrement par deux, parfois individuellement, mais ils sont vivement encouragés à travailler ensemble et à échanger leurs solutions et méthodes. Les auteurs de ce livre ont indiqué le travail individuel et le travail par duo. Ils n’indiquent pas le travail collectif qui correspond aux moments des bilans.

Séquence 1: « Partage des brownies »


Séance 1 : « Faire un partage équitable »

Objectifs :

  • Trouver des parts égales et les nommer par des fractions.
  • Diviser une zone par parts égales.

Vocabulaire : fraction- dénominateur- numérateur. Les termes numérateur et dénominateur ne seront qu’évoqués. Ils seront réellement employés par les élèves  de 4ème et 5ème grade.

1ère activité : « Un brownie à partager ». 45 minutes, individuel et par duo.

Le brownie est matérialisé par des rectangles fourni dans le manuel photocopiable et déjà découpés (de différentes couleurs).

Les élèves vont devoir partager des brownies par différents nombres de personnes. Pour chaque problème les élèves ont des brownies de différentes couleurs.

Ils vont ensuite nommer par une fraction les parts de chaque brownie.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        Distribution des rectangles

-        Partage (travail par 2) : l’enseignant insiste sur le fait que le partage doit être égal. Pour cela les élèves peuvent tracer des droites ou des lignes en pointillées.

  • Partage en 2. Quand les élèves ont partagé le brownie l’enseignant demande aux élèves quelle fraction de brownie aura chaque personne. Il demande aux élèves (et l’effectue en même temps sur le tableau interactif) d’écrire 1/2  sur chaque part de brownie.

L’enseignant demande alors ce que représente le 1 dans la fraction (la part d’une personne) et le 2 (le nombre de parts totales).

  • L’enseignant effectue alors le même travail dans le partage des brownies pour 4, 8, 3 et 6 personnes. Entre chaque partage l’enseignent effectue le même bilan et demande aux élèves de coller leurs travaux sur une feuille photocopiée où il y a écrit : « … personnes partagent un brownie. Chaque personne a : ______ ». Ensuite les élèves collent leurs rectangles partagés. C’est identique pour chaque rectangle.

Feuille pour que les élèves collent leurs travaux.

suite

-         Il y a un rappel par l’enseignant des éléments pour vérifier que chaque partage est correct (parts égales, preuve du partage par coupage ou mesure…). Les auteurs du livre indiquent aussi comment effectuer une « évaluation formative » durant la séance, par la vérification des fractions des élèves.

-        Si les élèves ont des difficultés l’enseignant rappelle qu’ils doivent faire des parts égales et il aide à la vérification ainsi qu’à la verbalisation du problème et de la solution par la suite.

-        Pour les élèves qui sont rapides l’enseignant pour donner le même problème pour 9,12 et 16 personnes. Il peut aussi reprendre le partage pour 4 personnes mais en rajoutant qu’il y a seulement 2 personnes qui mangent leurs parts de brownie. Les élèves doivent alors trouver quelle fraction on l’obtient (1/4+1/4 ; 1/2)

L’enseignant peut aussi travailler en amont avec les élèves non anglophones afin de les préparer à cette activité et être sûr qu’ils comprennent le vocabulaire de base (même travail).

Discussion : « parts égales » 15 minutes, individuel

Objectifs :

  • Trouver les parts égales et inégales dans un objet
  • Nommer ces parts par des fractions.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        Afficher au tableau une feuille de papier partagée inégalement en trois.

-        L’enseignant demande aux élèves si le partage est égal ou non. Les élèves devront remarquer que c’est inégal mais aussi qu’il y a deux parties qui paraissent égales et une autre plus grosse.

-        Un élève vient alors corriger ce partage pour que toutes les parties soient identiques. Par la suite l’enseignant demande aux élèves de donner une fraction à ces 3 parties.

Exercices, devoirs et liens avec la famille :

-        Exercice sur les multiplications (sans rapport avec le sujet). Les élèves doivent retrouver toutes les possibilités pour trouver un produit précis (exemple 18).

-        Normalement l’élève a la possibilité d’avoir une leçon sur son manuel, leçon de 4 pages. C’est ce que recommandent les auteurs de ce livre mais l’enseignante n’utilise pas ce manuel. Les élèves n’ont pas de cahier de leçon. Voir à la fin de l’article.

-        Distribution d’une lettre aux familles, qui est déjà préparée dans le manuel. Cette lettre explique aux parents ce que leurs enfants ont appris à l’aide d’exemple ainsi que ce qu’ils pourraient faire pour aider leurs enfants.

Lettre aux parents

suite de lettre aux parents

Séance 2 : « Faire des fractions unitaires »

Objectifs :

  • Diviser une zone par parts égales.
  • Ordonner des fractions unitaires
  • Démontrer que différentes formes peuvent être égales et avoir la même fraction.

1ère activité : « faire des fractions unitaires ». 25 minutes, duo.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        Chaque élève a 5 feuilles A4 de même couleur.

-        Les élèves doivent partager chaque feuille de manière égale. Ils écriront une fraction sur chaque partie. Dans un premier temps l’enseignant explique avec un exemple. Il partage la 1ère feuille en 2 et demande aux élèves quelle est la fraction pour chaque partie.

-        Les instructions sont inscrites au tableau :

  • 1er papier : 2 pièces égales.
  • 2ème papier : 4 pièces égales.
  • 3ème papier : 8 pièces égales.
  • 4ème papier : 3 pièces égales.
  • 5ème papier : 6 pièces égales.

-        Quand les élèves ont fini avec le 1er papier ils doivent partager leurs découvertes avec  leurs partenaires. Puis il y a un bilan commun afin d’analyser comment les élèves ont partagé chaque papier et quelle est la fraction pour chaque partie.

-        Entre chaque partage de papier un bilan collectif est effectué sur le tableau interactif. N’ayant pas l’habitude d’utiliser ce tableau je dessinais approximativement sur ce tableau.  Mais l’enseignante m’a montré par la suite comment il est possible d’obtenir des formes précises et égales. Ce sont les élèves eux-mêmes qui viennent exposer leurs travaux et faire le partage.

-        Pour chaque papier les élèves découpent les différentes parties avec la fraction inscrite.  Ces papiers fractions seront utilisés ultérieurement (chaque élève a alors une enveloppe).

L’enseignant vérifie que les élèves ont bien compris en vérifiant que les différents partages des élèves soient égaux et qu’ils nomment correctement les différentes parties.

L’enseignant encourage les élèves ayant bien compris à aider les autres plus en difficulté, en partageant leurs résultats.

2ème activité : « Du plus petit au plus grand ». 10 minutes, par duo

Déroulement et organisation pédagogique :

-        Utiliser les mêmes papiers  élaborés précédemment, une partie de chaque. Les placer aléatoirement au tableau. Avec le tableau interactif les différentes parties ont été reproduites en grand et de manière précise.

-        Demander aux élèves d’ordonner ces papiers fractions du plus petit au plus grand (à l’aide de leurs papiers fractions).  L’obstacle que pourraient rencontrer les élèves est par rapport au dénominateur. Il faut favoriser la discussion dans la classe puis par la suite entre partenaire.

-        L’enseignant et les élèves travaillent collectivement sur la fraction la plus petite. Ensuite les élèves travaillent individuellement ou par deux.

L’enseignant vérifie que les élèves ont compris s’ils utilisent le dénominateur pour déterminer la « grandeur » des fractions.

Discussion : « différentes tailles, différentes formes » 25 minutes, collectif.

Pour les élèves il y aura un « problème » avec un partage en 3 et 6 parties (1/3 et 1/6) du fait qu’il y a plusieurs manières de faire ce partage.

Lors de cette « discussion » l’enseignant favorise la comparaison entre les différentes manières de partage, par coupage, pliage ou juxtaposition ; l’objectif étant de faire remarquer aux élèves que différentes formes peuvent être égales et donc avoir une même fraction.

Dans un premier temps l’enseignant demande aux élèves de comparer les différentes manières que les élèves ont pu trouver. Il demande s’ils pensent que c’est égal et si oui pourquoi ?

Ensuite l’enseignant montre, par reproduction au tableau interactif, que les différents partages sont égaux (par le biais d’un élève si possible).

Exercices, devoirs et liens avec la famille :

-        Exercice sur les multiplications (petits problèmes).

-        Exercices sur la fraction1/2. Les élèves doivent dessiner une ligne sur chaque forme pour les partager en 2. Ils doivent par la suite nommer ces formes par une fraction.

Les figures à pqrtqger en 1/2, devoir

-        Distribution d’une lettre aux familles, qui est déjà préparée dans le manuel. Cette lettre explique aux parents ce que leurs enfants ont appris à l’aide d’exemple ainsi que ce qu’ils pourraient faire pour aider leurs enfants.

Lettre aux parents

Suite

Séance 3 : « Fractions dont le numérateur est supérieur à 1 »

Objectifs :

  • Nommer les fractions telles que 3/4, 2/3 et 3/6.
  • User des représentations pour combiner des fractions égales à 1. Exemple : ¼ + 3/4= 1

1ère activité : « plus d’une pièce ». 25 minutes, duo.

Déroulement et organisation pédagogique :

Cette activité se déroule toujours par le biais du pliage papier.

-        L’enseignant plie un papier en 4 et demande aux élèves quelle est la fraction pour chaque partie de cette feuille (1/4).

-        Par la suite l’enseignant coupe 1/4 de ce papier. Il demande alors quelle est la fraction pour cette partie coupée (1/4).  Puis quelle est la fraction pour le reste de la feuille. La réponse attendue est 3/4 mais il est probable que les élèves vont plutôt dire « 1/4, 1/4 et 1/4 ».

-        Pour amener cette réponse l’enseignant demande alors comment ils pourraient combiner tous ces quatrièmes. Il leurs demande combien il y a de 1/4? Il souligne que ce sont tous des « quatrième ». Il leurs montre alors qu’il y a possibilité de combiner par une addition : 1/4+1/4+1/4. Finalement l’enseignant demande comment il est possible d’écrire le résultat. Si les élèves ne trouvent pas l’enseignant leurs dit la réponse et ré expliquant le procédé.

-        Par la suite l’enseignant distribue 5 feuilles blanches aux élèves qu’ils vont par la suite plier.

  • 1er papier : 2 parties.
  • 2ème papier : 4 parties.
  • 3ème papier : 8 parties.
  • 4ème papier : 3 parties.
  • 5ème papier : 6 parties.

Pour chaque feuille les élèves vont couper une partie de cette feuille. Ils doivent nommer la partie coupée et le reste de la feuille. A chaque feuille il y a une mise en commun afin que les élèves en difficulté puissent suivre. Les formes ont été faites sur le tableau interactif.

L’enseignant voit si les élèves ont compris s’ils nomment correctement chaque pièce et s’ils plient les papiers de manière égale.

Différenciation :

Pour les élèves rapides ils doivent par la suite ranger ces fractions du plus petit au plus grand.  Il encourage les élèves à prendre les papiers fractions qu’ils ont fabriqués auparavant pour s’aider (lien entre les tailles des pièces).

2ème activité : « plusieurs possibilités pour faire un ensemble », par duo

Utilisation des fractions précédentes.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        L’enseignant montre les fractions 1/4  et 3/4. Il demande alors quelle fraction on peut obtenir en rassemblant ces deux fractions et aussi comment il est possible d’écrire cette fraction.

-        Il écrit au tableau 4/4 et 1/4+3/4= 1.

-        Les élèves travaillent ensuite par 2 afin de faire le même exercice pour les autres fractions.

Pour l’enseignant les élèves ont compris quand il y a une bonne combinaison des pièces et un raisonnement du type : 2/4=1/2 ou 1/2  rajouté à 1/2.

L’enseignant doit favoriser la diversification des méthodes. Exemple : 1/4+1/4+1/4+1/4=1 ou 1/2+1/4+1/4=1.

Pour les élèves en difficulté l’enseignant peut commencer la combinaison avec eux et ensuite les laisser finir.

Discussion : bilan de l’activité 15 minutes, collectif.

Le tableau est divisé en deux parties : « moitié, tiers et sixième » ou « moitié, quart et huitième ».

Les élèves doivent montrer leurs combinaisons avec les papiers fractions et l’écrire. Exemples : 1/3+1/3+1/3=1 ou 1/2+2/4=1 dans la bonne partie du tableau.

Exercices :

Exercice sur fiches photocopiées : séparer chaque figure en 3 et en nommer chaque partie.

Exercices

Séance 4 : « partager plusieurs objets »

Objectifs :

  • Diviser un groupe d’objets en parts égales.
  • Nommer ces parties par des fractions.

1ère activité : « introduction aux fractions de 12 ». 15 minutes, collectif et individuel.

Les élèves sont maintenant confrontés au partage d’objets et non plus de formes.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        L’enseignant indique que jusqu’à maintenant les élèves ont trouvé des fractions pour des rectangles mais que c’est aussi possible pour des objets.

-        Problème « j’ai 12 billes dans ma collection. Je voudrais donner la moitié à mon ami. Combien de billes vais-je lui donner ? »

-        L’enseignant laisse aux élèves 1 ou 2 minutes pour travailler. Ensuite l’enseignant  demande aux élèves de venir expliquer leurs démarches.  Il favorise l’explication par le dessin. Dans cette activité on leurs demande juste de trouver le résultat.

2ème activité : « fractions de 12 ». 30 minutes, individuel et pair.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        Les élèves vont résoudre le même problème mais avec 12 pommes. L’enseignant favorise le dessin.

-        Les élèves doivent ensuite partager et comparer  leurs réponses avec leurs partenaires.

-        Par la suite résoudront le même type de problème sur feuille photocopiée :

  • Oscar a 12 pommes et il en donne 1/3 à Gil et 1/3 à Becky. Combien de pommes il a donné à chacun.
  • Même genre de problèmes où c’est soit la fraction qui change ou le nombre de personnes.

Problèmes

Discussion : « différentes tailles, différentes formes » 15 minutes, collectif.

L’objectif est de montrer aux élèves qu’une fraction peut représenter une part d’objets.

-       L’enseignant fait le lien entre ces problèmes et le problème précédent.  Il montre que les résultats trouvés par les élèves sont les mêmes que les résultats du premier problème.

-       Demander aux élèves combien fait 1/2  de 12 ? 1/4  de 12 ? 1/3 de 12 ? 1/6 de 12 ?

-       Travailler plus précisément sur le « 1/6 de 12 ». L’enseignant analyse avec les élèves qui ont trouvé la réponse et leur demande combien de groupes égaux cela fait.  Il encourage le dessin. Il collecte différents exemples pour effectuer le bilan

-       Ensuite l’enseignant donne un autre problème : A combien d’élèves correspond 1/2  de votre classe ? L’enseignant quelques temps pour la réflexion puis correction collective.

-       L’enseignant reprend le même problème mais en rajoutant une variable « si un élève est absent combien fera alors 1/2 de la classe ? Deux élèves absents ?

Exercices, devoirs et liens avec la famille :

-        Exercice sur les multiplications (juste des multiplications en ligne).

-        Exercice sur des rectangles partagés de différentes façons. Les élèves doivent trouver les fractions correspondantes.

Devoir

Séance 5  : « partager plusieurs brownies »

Objectifs :

  • Diviser un groupe d’objets en parts égales et nommer les parts par les fractions.
  • Identifier les fractions équivalentes.
  • Utiliser l’écriture des fractions pour marquer les équivalences ; 3/6 = 1/2 ; 1/2 =2/4.
  • Utiliser un mélange de nombres pour représenter des quantités supérieures à 1.

1ère activité : « partager plusieurs brownies ». 20 minutes, collectif et individuel.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        Introduction du problème par le dessin de 7 rectangles au tableau.

-        L’enseignant demande aux élèves d’imaginer que ce sont des brownies à partager entre 4 personnes. L’enseignant pose comme question : « pensez-vous que chaque personne va avoir un brownie ? 2 brownies ? Plus de 2 brownies ? ». Ce travail s’effectuera par deux.

-        Ensuite l’enseignant demande à 2 ou trois élèves de venir montrer leur travail (écrit sur une feuille photocopiée). Les élèves peuvent coller les brownies rectangles (donnés auparavant) sur la feuille ou dessiner. Les précisions sont données dans la partie « discussion ».

-        Les élèves ont bien compris  s’ils peuvent expliquer clairement, écrire la fraction avec la solution.

Différenciation :

Pour les élèves en difficulté l’enseignant insiste sur la manipulation et le coupage.

Discussion. 20 minutes et pair.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        L’enseignant choisit 3 duos pour qu’ils décrivent leurs solutions. Si dans toute la classe il n’y a que 2 solutions l’enseignant n’en utilisera que 2. L’enseignant dirigera cette discussion jusqu’à la solution finale, sans affirmer ou infirmer ces solutions.

-        Ces solutions sont écrites au tableau : 1+1/2+1/4 – 7/4 – 1,3/4.

-        Il demande alors aux élèves si ces réponses sont justes. Il favorise la réflexion des élèves par le travail en duo.

-        En collectif il y a comparaison des réponses. Les élèves doivent comprendre que ces 3 équations ou fractions sont équivalentes.

3ème activité : « partager plusieurs brownies » 20 minutes, individuel et collectif.

-        Les élèves vont résoudre le même problème avec des nombres différents. Ils doivent dessiner pour justifier leurs réponses (leur donner la même feuille que la précédente).

-        L’enseignant vérifie que les élèves partagent correctement et qu’ils peuvent expliquer leurs solutions en écrivant les fractions correspondantes.

Différenciation:

-        Pour les élèves rapides l’enseignant peut donner un problème où le nombre de brownies sera moindre que le nombre de personnes.

-        L’enseignant peut aussi  demander aux élèves de trouver plusieurs solutions.

  • 3 brownies, 4 personnes
  • 4 brownies, 5 personnes

Exercices et devoirs :

-        Calcul mental sur papier : 4 tableaux différents de 2 colonnes avec différents nombres suivant une logique. Les élèves doivent trouver la règle de calcul. Pas de rapport mais je vous montre la feuille quand même, cela peut être intéressant.

Calcul mental

-        Devoirs : travail sur l’équivalence des fractions : 1/2=2/4 ? _____. Ils doivent prouver leurs réponses par un dessin.

Devoirs

Séance 6 : « évaluation : partager brownies  »

Objectifs :

  • Diviser un groupe d’objets en parts égales et nommer les parts par les fractions.
  • Diviser une zone en parts égales.
  • Nommer les parts par des fractions dont le numérateur est supérieur à  1.

1ère activité : « partager plusieurs objets ». 25 minutes, duo et collectif.

Déroulement et organisation pédagogique :

-        L’enseignant distribue aux élèves une feuille avec  6 problèmes de partage (brownies, pommes).

-       Voir la partie « discussion » qui suit.

  • Exemple de problème : « combien représente 1/4  de 8 tartes ? »

-        Pendant que les élèves résolvent ces problèmes l’enseignant passe pour voir s’ils ont bien compris :

  • Partages égaux
  • Utilisation de la bonne fraction
  • Trouver les parts correspondantes aux fractions dont le numérateur est supérieur à 1.

Discussion, 15 minutes, classe:

Les élèves doivent trouver les 2/3 de 9. Cela inclus qu’ils doivent pouvoir faire le lien entre fractions et nombre d’objets et comprendre ce que cela signifie quand le numérateur de la fraction est supérieur à 1.

-        L’enseignant collecte les exemples des élèves par rapport à ces fractions.

  • Exemple : « Dans mon équipe de foot il y a 9 joueurs mais seulement les 2/3 peuvent jouer ».

-        Ensuite les élèves doivent trouver la solution pour les 2/3 de 9. L’enseignant demande aux élèves de montrer leurs solutions par dessin de cubes ou de brownies…

3ème activité : évaluation. 20 minutes, individuel.

Sur une feuille photocopiée les élèves vont résoudre un problème, problème de brownies à partager.

Exercices et devoirs :

-        Exercices sur des rectangles divisés dont certaines parties sont coloriées. Les élèves doivent en trouver les fractions. Ils doivent aussi répondre à la question : « 1/4+1/2=1, vrai ou faux ? »

Un système fonctionnant par récompenses

Vie dans l'école 0 commentaire

Les cool Kid coupon :

Je ne peux pas expliquer l’organisation scolaire d’une école américaine du Delaware sans expliquer les « cool kid coupons ». Ils font partie du système scolaire américain, tout du moins du Delaware. C’est une institution. On appellerait ça en France « la carotte ». A chaque bonne réponse et « bonne » action des élèves ils sont majoritairement récompensés par un cool kid coupon.

Par exemple en début d’année  les élèves du « consortium » et leurs enseignants géraient un programme afin de récolter des denrées non périssables pour les personnes dans le besoin. C’étaient aux élèves de ramener ces denrées et l’enseignante leur disaient officiellement que s’ils en ramenaient elle leur donnerait des cool kid coupon. Je me souviens aussi avoir vu dans le couloir un élève  ramasser  un objet qu’un autre élève avait fait tomber. L’adjointe du directeur ayant vu ça a donné un cool kid coupon à l’élève pour le récompenser. En classe, régulièrement, l’enseignante donne un cool kid coupon pour chaque réponse donnée.

Pour l’équipe éducative le but de ces cool kid coupons est de motiver les élèves. Les motiver à effectuer des bonnes actions. Les motiver aussi à participer davantage en classe.

Chaque jour  l’enseignant comptabilise les cool kid coupons de chaque élève en les inscrivant dans un tableau. Il y a une grille de récompenses établit pour un nombre de cool kid coupons, la récompense étant de plus en plus importante selon le nombre de cool kid coupons. Par exemple pour 10 cool kid coupons  les élèves ont un stylo. Par la suite à 20 cool kid coupons ils auront un paquet de chips. Au maximum des cool kid coupons les élèves pourront manger avec l’enseignant de leurs choix, ou le directeur. A cette période de  l’année quelques élèves viennent d’obtenir le déjeuner spécial avec un enseignant.

Les cool kid coupons comptabilisés sont gardés dans une boite. Par la suite, une fois par mois, l’enseignante reprend les cool kid coupons de cette boite et les élèves ont deux possibilités. Ils peuvent utiliser leurs cool kid coupons pour essayer de gagner une pizza pour la classe. Ce mois-ci ils ont aussi la possibilité d’essayer de gagner le chapeau du directeur.  Le directeur a en effet acheté un grand chapeau rigolo. Les élèves choisissent où ils veulent mettre leurs cool kid coupons, soit la pizza pour la classe, soit le chapeau pour eux individuellement, ou un mix des deux.

Après les cool kid coupons sont jetés à la poubelle. Pour moi j’avoue que je n’adhère pas trop à ce principe de cool kid coupon. Je ne trouve pas très « sain » de récompenser à chaque fois les élèves pour leurs bonnes réponses ou bonnes actions. Pour moi c’est dangereux car les élèves ne participent ou ne font des bonnes actions que pour avoir ces cool kid coupon et non pas parce que c’est ce qui est juste de faire à l’école. Ce système est aussi utilisé au collège mais sous une autre forme.

Diplômes obtenus après obtention de cool kid coupons

Les dollars Mustang :

Les enseignants du 5ème grade et l’équipe de direction considèrent que les élèves sont beaucoup moins motivés par les cool kid coupons. Ils ont donc un autre système de récompenses propre à leur grade. Ils ont quand même des cool kid coupons donnés par les autres enseignants dans la vie quotidienne de l’école. Dans la vie de classe les élèves obtiennent des dollars Mustang. Avec ces dollars les élèves peuvent individuellement acheter des objets dans le « magasin » de la classe (stylos rigolos…). Ils peuvent aussi choisir d’acheter une fête pour toutes les classes du 5ème grade, c’est un choix collectif.

L’organisation en équipe :

Une classe (au 3ème grade en tout cas) est partagée en 3 équipes qui sont changées tous les mois.  Cette organisation aide à la gestion de classe. Pour la sortie de classe aux différents moments de la journée l’enseignante appellent les élèves par équipe. Elle récompense chaque équipe quand elle travaille en silence ou est prête rapidement à travailler. Chaque équipe obtient des points et à partir d’un certain nombre de points cette équipe est autorisée à manger dans la classe. Les élèves adorent cela car ils mangent dans le silence et ils peuvent écouter de la musique. Parfois ils dansent ou jouent au limbo.

Je trouve cette organisation intéressante même si c’est aussi le système de la carotte. En effet les élèves sont responsabilisés à travailler ensemble et à penser collectivement et non individuellement. Un élève bruyant punit toute l’équipe et non pas que lui. Mais quand nous en France on punit parfois la classe parce qu’elle est trop bruyante sans rien donner en échange quand elle est silencieuse, là les élèves sont récompensés pour leur travail en équipe. Ils comprennent alors l’intérêt d’un travail collectif.

D’ailleurs il y a aussi ce que les enseignants appellent la « température de la classe ». Cette température augmente selon le comportement des élèves de toute la classe. Selon les degrés de température que la classe a elle obtient une récompense : récréation supplémentaire, jeu avec le directeur…

Pour moi ces deux organisations sont intéressantes et mériteraient d’être exploitées en France.

Une autre récompense individuelle :

Selon le travail individuel (à l’écrit) fournit les élèves obtiennent aussi un petit tampon sur une feuille quadrillée glissée dans une enveloppe scotchée à leur table. Avec ces tampons les élèves peuvent acheter des objets dans le « magasin » de la classe.

L’activité sportive du matin :

Comme je l’ai dit auparavant la danse que font les élèves tous les matins est récompensée.  En effet les élèves gagnent des tickets numérotés. Avec ces tickets les élèves participent à une sorte de tombola, à chaque fin de mois, pour gagner des cadeaux. En fait dans le hall de l’école il y a une vitrine où les cadeaux sont exposés. A chaque fin de mois l’enseignante se rend avec ses élèves à cette vitrine (le même jour que la tombola des cool kid coupons). Elle expose aux élèves les différents cadeaux et ensuite les élèves choisissent les différents cadeaux qu’ils souhaitent gagner. Ils mettent le nombre de ticket qu’ils souhaitent dans une ou plusieurs enveloppes. Le tirage au sort a lieu le jour même, comme pour les cool kid coupons.

La vitrine des cadeaux

Choix des élèves

Une journée à Milton Elementary school

Vie dans l'école 0 commentaire

Ici je vais vous donner l’emploi du temps d’une journée type pour une classe de 3ème grade, pour les élèves mais aussi pour les enseignants.

Les réunions et la communication à l’école.

Tous les enseignants de l’école se réunissent dans l’auditorium chaque premier lundi du mois. C’est le directeur ou la directrice adjointe qui dirige cette réunion. Cette réunion a pour but d’accueillir les nouveaux employés de l’école (s’il y en a) et les nouvelles à diffuser.  Mais la communication se fait majoritairement par  email. Chaque enseignant a un email professionnel, comme en France, mais c’est ici un outil vraiment indispensable si vous voulez vous tenir informé de ce qui se passe dans l’école. Par exemple ce mardi le district a décidé d’annuler les activités après l’école car ils prévoyaient de la neige. Cette information a été transmise tout d’abord par mail.

Organisation d’une journée à Milton Elementary School.

Les élèves se réveillent assez tôt car l’école commence à 7h20 du matin. L’école commence si tôt car il y a un système de ramassage scolaire pour les enfants. Les élèves attendent devant leurs maisons que le célèbre « school bus » jaune vienne les chercher. Chaque bus a son propre quartier  pour le ramassage scolaire. Ces mêmes bus ont aussi les élèves d’autres écoles à accompagner  à leurs écoles : écoles élémentaires, collèges, lycées. Les autres écoles ne commencent pas aux mêmes horaires. Par exemple  dans le lycée où je travaille les cours commencent à 7h54 (oui c’est très précis). Je pense que ce ne sont pas les mêmes bus scolaire mais chaque bus a plusieurs tournées à faire.

Milton Elementary School est l’école qui commence le plus tôt, c’est aussi elle qui finit plus tôt (14h20). Le lycée, quant à lui, finit plus tard (14h55).

Si les enfants arrivent plus tôt que 7h20 ils attendent dans l’auditorium avec une personne qui les surveille.  D’autres employés de l’école (les « para ») sont à l’extérieur avec le directeur afin de surveiller et canaliser l’arrivée des élèves par les bus scolaires.  C’est la personne surveillant l’auditorium qui dit aux élèves, niveau par niveau, d’aller dans leurs classes. Il n’y a pas, comme chez nous,  une cour de récréation avec une place prévue pour chaque classe. Les élèves vont tout seul dans leurs classes.  Ils arrivent et mettent leurs affaires dans leurs cases et leurs sacs et manteaux dans leurs casiers. En effet dès l’école élémentaire ils ont un casier qu’ils partagent parfois avec un autre élève. S’ils ont faim ils peuvent aller prendre un petit déjeuner à la cafétéria.

Les casiers à l'école

Les élèves peuvent arriver jusqu’à 7h45 sans être considérés comme en retard. Le temps que tous les bus arrivent et aussi que les parents amènent leurs enfants.  Pour gérer ce temps d’arrivée Wendy leurs donne un « morning work » jusqu’à 7h50 à peu près.

Par la suite les élèves sont considérés en retard et les parents doivent aller au bureau (secrétariat) pour indiquer pourquoi ils sont en retard. Mais apparemment le retard peut être toléré (exceptionnellement).  Il est en effet arrivé une fois que Wendy décide de laisser dormir ses enfants plus tard parce que la veille ils s’étaient couchés tard. Leur père les a alors amenés plus tard, vers 8h20. Néanmoins cette situation doit rester exceptionnelle.

Après le « morning work » les élèves se lèvent, en entendant la voix du directeur de l’école ou de l’adjointe. Chaque matin il fait un petit discours en commentant la journée, félicitant certains élèves et parfois faisant une annonce à propos des « Cool kid Coupon ». Il finit son discours en disant « make a great day or not, the choose is yours ». En fait les élèves se lèvent quand le directeur le demande pour faire le pledge au drapeau et à la nation américaine. Ils se lèvent et mettent leurs mains droites sur le cœur et prêtent serment envers leur pays en regardant le drapeau américain.  Parfois c’est un élève du 5ème grade qui annonce le pledge.

Le pledge

L’enseignante vérifie aussi l’agenda, qu’il a bien été signé par les parents la veille et aussi quelle activité sportive l’élève a fait, ainsi que la lecture. En effet l’élève a comme devoir 15 minutes de sport par jour et 60 minutes de lecture par semaine. Il y a une réglementation très stricte en ce qui concerne les devoirs et les enseignants ne sont pas libres de donner ce qu’ils souhaitent, ni de surcharger les élèves. Contrairement aux élèves français les élèves américains écrivent leurs devoirs non pas pour le lendemain mais pour le jour même. Exemple: si nous sommes lundi les élèves écrivent leurs devoirs à la place du lundi. Parfois, quand je vérifie les devoirs, je confonds les deux systèmes. Pour montrer que l’agenda a été vérifié l’enseignante dessine une étoile. En fin de journée les élèves marquent leurs notes de la journée, qui correspond à leurs comportements et aux devoirs faits ou non.

Après cela les élèves doivent faire leur sport quotidien par le biais d’une danse. L’enseignant met en effet une musique et les élèves doivent danser. Cette danse est bien sur dirigée par l’enseignant.  Des élèves de 5ème grade vérifient que chaque classe fasse bien cette danse (annoncée par la secrétaire après le pledge). Ils notent ce que font chaque classe. Cela rapporte des tickets aux élèves (sorte de ticket tombola).

Ensuite les élèves commencent « réellement » la journée. L’ordre des matières étudiées et la même pour chaque classe de même niveau. En fait pour le « pledge » et la danse toutes les classes de l’école font cela au même moment.  Ensuite, avant la rentrée, les enseignants se réunissent pour mettre un emploi du temps commun ce qui fait que les élèves étudient les mêmes matières au même moment.  Cela différent pour les 4ème et 5ème grades.

Emploi du temps du 3ème grade :

  • « Morning work » (30 minutes)
  • Pledge (3 minutes)
  • Danse (5 minutes)
  • Rédaction
  • Lecture
  • Mathématique
  • “Special teacher”: cours effectué par un enseignant pour chaque matière (art, sport, musique, dessin,  bibliothèque, informatique) (55 minutes)
  • Récréation (30 minutes)
  • Ecriture (15 minutes)
  • Déjeuner (30 minutes)
  • Temps libre de travail (fin d’écriture pour les uns, changeant selon la journée)
  • RTI maths ou lecture : groupes de niveau entre les 4 classes.
  • Social Studies (géographie, économie ou éducation civique) ou sciences.
  • Préparation des affaires : mise en groupe pour la lecture d’un livre (par l’enseignant)

Durant le « special teacher » l’enseignant n’a aucune obligation de rester avec ses élèves. C’est en fait considéré comme son temps de préparation de cours. Une fois par semaine les enseignantes de 3ème grade se réunissent afin de voir les différents soucis à régler  ou différents projets à planifier. Parfois elles ont des réunions exceptionnelles avec la spécialiste en lecture ou des représentantes de l’université ou du département de l’Education afin de parler des tests en mathématique (analyse). Lors de ces réunions les professeurs des élèves à « handicap » (pour les élèves de ce grade) sont présentes.

Les récréations sont prises en charges par les « recess teacher » (c’est nouveau de cette année). Les récréations se déroulent majoritairement à l’extérieur sur le terrain de jeu (avec des balançoires et toboggans) ou sur le terrain de tennis si le terrain de jeu n’est pas praticable.  Si le temps ne le permet pas la récréation se déroule à l’intérieur, dans l’auditorium et les « recess teacher » sont censés organiser des jeux (ce qui n’a pas toujours été le cas car la directrice adjointe a dû rappeler à ces personnes leurs rôles par mail).

Pour le déjeuner il y a plusieurs possibilités. Les enfants peuvent déjà rapporter leurs repas à l’école. Et oui comme on voit dans les films avec ce qu’on appelle les « lunch box ». Ici c’est la réalité et vous pouvez trouver dans les magasins toutes sortes de « lunch box » et parfois personnalisables  ou rigolotes.

Cafétéria pour le lunch

Si les élèves le désirent ils peuvent aussi acheter leurs repas à l’école pour la modique somme de… 2 dollars (1 euro 50). Mais bon je vais me permettre d’être critique sur les repas servis à la cafétéria. Ce ne sont pas du tout des repas équilibrés. Les élèves ont souvent comme choix des pizzas, hamburgers, hot dog, quesadilla comme plat principal. Ils ont deux choix possibles, le deuxième étant un sandwich.  Avec cela ils peuvent prendre une soupe, soupe de pomme de terre ou brocoli à la crème, maïs et sauce tomate… En guise de légumes ils vont avoir un tout petit bol en plastique (là où on mettrait les sauces chez nous, à peine plus gros).  S’ils le souhaitent ils peuvent ajouter une salade mais ils doivent payer en plus. C’est pareil pour les yaourts qui sont à 75 cents (ils sont plus gros qu’en France). En guise de dessert ils ont un petit bol comme pour les légumes, de compote ou de fruits coupés. Mais ils peuvent aussi prendre des glaces qui sont en libre distribution tous les jours mais je ne sais pas si les élèves doivent payer en plus. Ils peuvent aussi prendre des jus de fruits ou laits en guise de boisson.  Donc pour moi je souligne l’avantage indéniable du prix qui fait qu’il est très tentant d’y manger tous les jours surtout avec des plats principaux alléchants. Mais le désavantage est vraiment le fait que ce ne soient pas repas équilibrés alors qu’ils tentent de lutter pour la bonne santé des élèves et leurs nutritions. En effet le directeur a demandé aux enseignants de favoriser la prise de conscience des élèves sur l’importance de la bonne nutrition. Pour cela il leurs a demandé d’expliquer aux élèves qu’il fallait ne prendre qu’un paquet de chips et une glace par semaine (en récompensant ces actions par les cool kid coupons, explication à venir). Il a aussi soumis l’idée de supprimer les gâteaux d’anniversaire (apportés par les enfants) lors du déjeuner. Pour moi c’est trop paradoxal.

Généralement les élèves mangent dans la cafétéria. Chaque grade a sa propre heure de repas. Ils ne mangent jamais ensemble. Par exemple les élèves de « maternelle » mangent très tôt, vers 10 heures. C’est d’ailleurs pareil pour les « special teacher » et les récréations. Ils n’en ont qu’une par jour et parfois en fin de journée.

Mais les enseignants divisent leur classe par équipe, au nombre de 3. Et chaque équipe gagne des points par jour, selon s’ils travaillent en silence, se préparent rapidement, etc. A partir d’un certain nombre de point ils gagnent des avantages. Le seul avantage que j’ai vu pour l’instant c’est celui que les équipes peuvent manger dans la classe (pas toutes en même temps). Les élèves aiment particulièrement cela car ils mangent en silence (on se souvient tous du bruit dans une cantine) et avec de la musique. Ils se sentent plus libres et à la fin de leurs repas ils peuvent danser et jouer au limbo. Ceci est une institution dans l’école car la cafétéria possède des plateaux jetables spéciaux prévus pour les enseignants ou pour les élèves allant manger dans leurs classes.

Le limbo en classe, durant le déjeuner

Pour les RTI maths ou lecture les élèves sont regroupés par niveau et changent de classe. Les groupes peuvent évoluer selon la progression des élèves. Pour faire ces groupes les enseignants se sont basés sur des tests parfois effectués pour l’Etat. Chaque enseignant a son propre niveau.

Pour les socials studies ou les sciences les enseignants s’échangent leurs classes. Wendy travaille par exemple avec Nancy. Wendy prend en charge la matière « social studies » et Nancy les sciences.  C’est identique pour les deux autres classes de 3ème grade. Par contre l’année dernière ils ne faisaient pas cet échange car il y avait 5 classes de 3ème grade et qu’il ne fallait pas qu’une classe se retrouve lésée pour cela. Je dirai donc qu’il y a plus d’échange dans cette école que l’on peut avoir en France.

Après les « social studies » les élèves retournent dans leurs classes et vont préparer leurs affaires. Quand les élèves sont prêts ils vont s’asseoir au coin regroupement et Wendy leurs raconte une histoire. Ils attendent que la secrétaire indique le moment du départ pour les bus scolaires et les activités après école. En effet, tout comme en France, les élèves peuvent rester à l’école après la fin des cours. Ils ont ce qu’on appelle « fame ». Les élèves participant à ce programme vont prendre un goûter à 14h20. Ils sont surveillés par des personnes extérieures à l’école  ou des « para ». A 14h50 les élèves vont rejoindre les classes de leurs enseignants (participant à ce programme). Les enseignants bénéficient  d’une aide avec 2 personnes supplémentaires.  C’est de l’aide aux devoirs, enfin l’étude, qui dure jusqu’à 16h. A partir de cette heure jusqu’à 17h les élèves ont des activités extra scolaires avec un enseignant ou une autre personne. Ils peuvent faire de l’athlétisme, de l’espagnol, du karaté, des activités manuelles et créatives…

Il y a aussi le centre de loisirs qui a lieu après le « fame » pour les enfants dont les parents travaillent encore. Ce sont les parents qui viennent chercher leurs enfants, alors que pour le « fame » il y a encore le bus scolaire.

School bus

Puis ils viennent de créer le « tutoring », programme auquel je participe. Ce programme est destiné pour les élèves considérés sans domicile (habitant chez la famille pour la plupart). Un petit paquet de chips leur est donné puis par la suite nous faisons les devoirs et des exercices un peu plus ludiques. A la fin du «  tutoring » c’est une navette spéciale qui vient les chercher.

Milton Elementary School: son organisation

Vie dans l'école 0 commentaire

L’école est composée de 25 classes, de la « Kindergaten (GS) au fifth Grade (CM2).

En ce qui concerne l’organisation de base il n’y a pas grand changement jusqu’au 3ème grade (CE2). Mais il y a bien sur des différences dans les méthodes d’enseignements, ce que j’essayerai d’expliquer plus tard en exposant des leçons.

Chaque niveau est composé de 4 classes, sauf pour le 4ème grade où il y a 5 classes.  Jusqu’au  3ème grade il y a un seul enseignant pour chaque classe. Par la suite une classe de 4ème grade peut avoir deux ou trois enseignants et une classe de 5ème grade en a quatre.

Dans l’école les élèves ont tous les jours une heure de « spécial teacher ». Cela signifie que la classe est prise en charge par une autre enseignant pour les arts, la musique (solfège, instruments à partir du 5ème grade), le sport, l’informatique (apprendre à taper à l’ordinateur) et la bibliothèque (lecture d’un livre).

En dehors de ces 2 types d’enseignants nous pouvons y trouver d’autres personnes, enseignantes ou non.

L’équipe administrative et pédagogique de Milton Elementary School :

-       Enseignants classiques ayant en charge une classe. Au 4ème et 5ème grade ils ont en charge une ou plusieurs matières et aussi en charge une classe précise (professeur principal).

-       Special teacher, spécialistes dans une matière précise.

-       5 « special ed teacher ». C’est l’organisation qui pourrait ressembler à notre RASED à la différence prêt qu’ils ne travaillent pas dans plusieurs écoles. Ils aident les élèves étant lents et ayant des difficultés d’apprentissages.  Ces enseignants peuvent venir dans les classes ou prendre les élèves par petits groupes en dehors de la classe.  Peut-être est-ce parce que l’élève qui est dans ma classe a des difficultés importantes et une façon de parler assez agressive parfois, mais j’ai l’impression que ce « réseau » prend des élèves en plus grande difficulté que le RASED.  Peut-être que, tout simplement, cette école accorde plus de moyens pour les élèves en difficultés et que par conséquent le réseau est plus organisé (plus d’enseignants). Cela dépend aussi des districts et des Etats..

-       Nous avons aussi une spécialiste dans les crises familiales et une spécialiste dans les affaires sociales. Elles ont toutes les deux en charge, à des degrés différents, d’aider les enfants. La thérapeute a pour tâche de s’occuper des élèves  ayant des troubles émotionnels et comportementaux importants (colériques…). La personne chargée des affaires sociales intervient dans les classes pour enseigner certaines notions comme « les dangers de la route », « que faire face à un inconnu qui nous aborde ? ». Elle va aussi aider les élèves n’ayant pas de domicile fixe (et leurs familles) et ceux qui ont subi un choc émotionnel (perte d’un proche…).

-       Une psychologique. Son rôle est d’évaluer les comportements des élèves, ceux en difficulté (assez importantes) et ceux qui posent des difficultés aux enseignants.

-       « Consortium teacher » (au nombre de 5) avec les « para » (10). Dans l’école ont été créées des classes pour les enfants autistes qui sont intégrés à certains moments de la journée dans des classes « normales ». Les « para » sont des personnes aidant le « consortium teacher » dans sa classe. Ils suivent aussi le ou les élèves lors de leurs intégrations dans des classes « classiques ».

-       Les élèves n’étant pas « capables » d’être dans une classe « normale » (niveaux très bas, troubles comportementaux ou « déficiences » depuis leurs naissances) sont intégrées dans des classes à effectifs réduits. Dans ces classes se trouvent des élèves de plusieurs niveaux : 3ème au 5ème grade,  2ème au 5ème et Kindengarten au 4ème grade pour les élèves ayant un problème dès la naissance. Le nom de ce programme est « Intensive Learning Center » et il est composé de trois enseignants.

-       Enfin il y a une enseignante pour la langue anglaise qui parle aussi espagnol.  Elle enseigne l’anglais aux élèves  non anglophones. Généralement elle prend des petits groupes d’élèves selon leurs nationalités. Il y a par exemple deux enfants d’origine chinoise qu’elle prend ensemble. Mais la majorité de ses élèves sont de langue espagnole. D’ailleurs, régulièrement, elle leurs dit la consigne en espagnol et en anglais. Elle le fait aussi dans une autre école.

-       Les enseignants « classiques » ont d’ailleurs régulièrement des réunions avec ce qu’ils appellent « Reading specialist ». Ils peuvent lui demander des conseils sur certains élèves. C’est aussi une enseignante car elle prend des élèves en difficultés afin de rendre leurs lectures plus fluides et efficaces.

-         Il y a aussi le programme HOSTS (1 enseignant, 1 « para »). Le but de ce programme est d’aider les élèves à lire de plus en plus aisément.

Il ne faut pas oublier les services administratifs et techniques qui sont assez importants ici. C’est totalement diffèrent qu’en France. En France c’est le directeur qui se charge de l’administration en ce qui concerne l’école. Ici c’est aussi le directeur mais il a une équipe administrative avec lui, deux personnes.  Chez nous c’est denrée rare et souvent des emplois de courte durée et « précaires ». Cette équipe est engagée à plein temps et définitivement (sauf faute professionnelle,  comme pour les enseignants). Il faut dire aussi que c’est une plus grande école qu’une école française. Je n’ai pas de moyen de comparaison avec une autre école américaine mais je suppose que c’est la même organisation. Ensuite je ne sais pas quelles sont leurs tâches.

C’est pareil pour l’équipe d’entretien (ou technique). Cette équipe est présente toute la journée et gère les problèmes techniques que peut rencontrer l’école : toilettes cassées… Par la suite elle nettoie les classes. Nous en France si nous avons un problème nous devons faire appel à la mairie qui va alors envoyer son équipe technique. C’est aussi pareil pour les problèmes avec les ordinateurs. Ils ont leur propre « agent » informatique, ce qui n’est pas le cas en France.

Mais cela est dû aussi au fait qu’ici les écoles sont indépendantes et doivent se gérer toutes seules ou presque, contrairement à la France.

L’organisation scolaire et administrative du Delaware

L'Etat du Delaware 0 commentaire

Comme j’ai déjà pu le dire auparavant chaque Etat américain possède sa propre organisation. Moi je ne peux donc qu’expliquer l’organisation du Delaware et plus précisément du « Sussex County ».

En effet l’Etat du Delaware est divisé en 3 County et 19 districts.

Les 3 county sont :

-       New Castle dans le nord

-       Kent County au centre

-       Sussex County dans le sud (ou se trouve Milton)

D’après ce que j’ai compris les écoles sont gérées au niveau de l’Etat et au niveau des districts (le mien se nomme « Cape Henlopen School ») mais pas au niveau des County. Néanmoins il reste des différences entre les County. Par exemple la semaine du 2 novembre toutes les écoles du Delaware n’ont pas travaillé le mardi 2 novembre, jour des élections sénatoriales (« Election Day »). Mais dans le Sussex County nous n’avons pas travaillé aussi l’après-midi  du jeudi 4 novembre car c’était le « Return Day ». C’est une tradition ici, ou les candidats (gagnants ou perdants) se réunissent pour une parade. Je n’en sais pas plus, n’ayant pas pu y assister. Toujours est-il que dans le « New Castle County » j’ai été surprise d’apprendre que les enseignants travaillaient ce jour-la.  Les traditions et jours féries peuvent varier d’un Etat a l’autre, mais aussi d’un County a l ‘autre.

D’un point de vue nationale le système scolaire américain est décentralisé. Le gouvernement va prendre les grandes décisions, assez générales (par exemple le NCLB « aucun enfant laissé pour compte »). L’Etat, lui, va décider comment les mettre en place et le district va se charger de faire appliquer ces différentes décisions.

Cape Henlopen School District

Le « Cape Henlopen  School District »  est composé de 4 écoles élémentaires, 2 « middle school » et 2 «High school ». Il y a aussi une école spécialisée pour les élèves autistes (a un degré important) et les élèves avec de grands problèmes comportementaux.

Le  « Cape Henlopen School District » est géré par un super intendant. Par la suite il y a 12 services composés d’une à plusieurs personnes dirigées par un directeur :

-       1er degré

-       2nd degré

-       « Special éducation » (élèves en difficulté)

-       service scolaire (pour les élèves)

-       opérations économiques pour les ressources du district

-       ressources humaines

-       service technologie

-       service technologie

-       service diététique et nutrition

-       installation d’équipements

-       service transport

-       aide aux élèves (médical financier)

-       aide aux élèves en situation précaire

Il y a aussi le conseil de l’éducation du district qui prend en charge le programme scolaire ainsi que différentes administrations administratives concernant l’organisation scolaire mais aussi les droits et devoirs des enseignants.

Voici le lien du site internet de ce district. A l’intérieur vous y trouverez toutes les informations concernant l’organisation administrative du district ainsi que des écoles. Chaque école a son propre site et chaque enseignant aussi. C’est une source d’information importante pour les parents ainsi que pour les enseignants.

Site du district \ »Cape Henlopen School District\ »

Bonjour tout le monde !

Pourquoi je suis là?, Vie dans l'école 1 commentaire

Bienvenue sur mon blog !

Comme j’ai pu le dire dans mon premier article je suis partie aux USA par le biais du programme Jules Verne. Ce programme a pour but d’envoyer des enseignants du 1er et 2nd degré dans différents pays étrangers (et ils sont nombreux). Le but est d’établir des relations entre les deux pays ainsi qu’entre différentes écoles. Le but est aussi de connaître et comprendre le système scolaire du pays afin d’améliorer ses méthodes d’enseignements dans sa classe en France.

Dans mon cas c’était aussi d’améliorer mon anglais.

Je suis dans l’Etat du Delaware, plus précisément à Milton, pour un an.  Vous aurez plus de précisions dans les articles à venir.

J’espère que par la lecture de ce blog vous allez mieux comprendre le système scolaire américain. Enfin vous pourrez surtout connaître le système scolaire de l’État du Delaware. En effet aux États Unis le système scolaire est un système décentralisée (j’y reviendrai)  donc qui diffère selon les États.

J’essaierai aussi de partager quelques exemples de séances d’enseignements que j’ai trouvé intéressante et qui peut être utilise aussi dans une classe française.

Je m’excuse d’avance si vous trouvez des fautes, je suis sur un clavier américain et donc sans accent. J’essaie de faire au mieux pour écrire le plus « français » possible.

Bonne lecture.