Les journalistes et le pouvoir
18 05 2007
A l’heure des grandes manĹ“uvres dans les ministères et les palais de la RĂ©publique, on apprend que deux journalistes, Catherine PĂ©gard (du “Point”) et Myriam LĂ©vy (du “Figaro”) ont Ă©tĂ© nommĂ©s conseillères Ă Matignon et Ă l’ElysĂ©e. Certains crient dĂ©jĂ au scandale, y voyant le signe de la connivence entretenue, selon eux, entre les mĂ©dias et le pouvoir.
La dĂ©nonciation est classique, en fait: la tradition critique des mĂ©dias a toujours tentĂ© de dĂ©montrer l’asservissement des journalistes aux politiques.
Serge Halimi, notamment, dans Les nouveaux chiens de garde, a fourni une violente critique de ses pairs : incriminĂ©s comme “complices du pouvoir”, ils ont perdu leur fonction critique en se mettant au service d’idĂ©ologies politiques. Ainsi, pour Halimi, le journaliste, autrefois au service du public, s’est mutĂ© en relais du pouvoir, agissant contre le public. La manipulation est d’autant plus perverse, dit-il, que le public est trompĂ© par une institution en laquelle le public aurait confiance.
Pour Halimi, le public n’aurait donc aucune chance de comprendre le pouvoir, les journalistes organisant de concert avec les politiques l’opacitĂ© du pouvoir.
Trois points faibles de ce type de critique sont Ă souligner :
- la critique est fondĂ©e sur la puretĂ© du public, incapable d’esprit critique.
- une conception angélique et manichéenne du pouvoir.
- une gĂ©nĂ©ralisation abusive : il n’y a pas le journalisme, mais des journalistes, qui n’ont souvent pas grand chose en commun, en terme de dĂ©ontologie ou de conditions de vie.
Que pensez-vous de ces deux nominations : cas isolĂ© ou symptĂ´me d’un lien trop Ă©troit entre journalisme et pouvoir ? Le nouveau pouvoir signifie-t-il la rĂ©surgence de l’intimitĂ© entre les deux institutions ?
Catégories : Philosophie politique
Nicolas Hulot, ni mĂŞme par les Verts ou les Ă©cologistes. Beaucoup l’ont dĂ©couverte aujourd’hui, mais ses racines sont profondes et s’inscrivent, de manière gĂ©nĂ©rale dans deux phĂ©nomènes historiques: le premier est l’après rĂ©volution industrielle (deuxième moitiĂ© du 19eme siècle), oĂą l’on a commencĂ© Ă consommer sans retenue les ressources de la planète, le second phĂ©nomène date de Hiroshima, qui a donnĂ© lieu Ă une prise de conscience de la vulnĂ©rabilitĂ© de la terre. Ces deux Ă©lĂ©ments permettent de poser une première dĂ©finition de l’Ă©cologie: l’homme peut dĂ©truire son lieu de vie et d’existence, le seul qu’il ait Ă disposition, Ă savoir la planète.
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