Le développement durable: une idée philosophique!

8 03 2007

L’écologie, n’en déplaise à certains, n’ a pas été inventée par un animateur télé nomméCentrale électriques au charbon en Chine Nicolas Hulot, ni même par les Verts ou les écologistes. Beaucoup l’ont découverte aujourd’hui, mais ses racines sont profondes et s’inscrivent, de manière générale dans deux phénomènes historiques: le premier est l’après révolution industrielle (deuxième moitié du 19eme siècle), où l’on a commencé à consommer sans retenue les ressources de la planète, le second phénomène date de Hiroshima, qui a donné lieu à une prise de conscience de la vulnérabilité de la terre. Ces deux éléments permettent de poser une première définition de l’écologie: l’homme peut détruire son lieu de vie et d’existence, le seul qu’il ait à disposition, à savoir la planète.

Creusons un peu. Un philosophe allemand, Hans Jonas, a publié dans les années soixante-dix, un livre, Le principe responsabilité (un best-seller!), qui se posait la question: comment faire pour que l’humanité n’aille pas à sa propre perte? Sa réponse, c’est “l’heuristique de la peur“. Ce concept, un peu barbare, signifie que seule la peur, celle de la disparition de l’espèce humaine, peut amener les hommes à modifier radicalement leurs modes de vie et de consommation des ressources natuelles. Or, le concept de développement durable ne dit pas autre chose: il faut changer nos habitudes, adapter nos modèles économiques. Le générations présentes ont l’impératif (morale et métaphysique) de ne pas hypothéquer la vie des générations futures.

Et Jonas de conclure: “L’humanité n’a pas droit au suicide“.