Débat présidentiel: La politique de la guerre psychologique.

3 05 2007

Le débat que nous ont offert hier soir les deux concurrents a été riche d’enseignements. Le mot « concurrent » n’est pas neutre. Certains préfèrent utiliser celui de « partenaire« . Ce qui est plutôt piquant au regard de la relative violence de nombreux échanges au cours du débat.

En démocratie, nous explique-t-on en somme, la confrontation politique serait passée de mode, à ranger dans nos greniers idéologiques. Le débat serait quelque chose qui devrait être policé, aimable, bref ronronnant.

C’est ce ronronnement qui pourrait être à l’origine du brouillement des positions entre gauche et droite. La virulence, si elle a le défaut d’obscurcir le contenu des propos, permet néanmoins d’éclaircir la personnalité de celui qui parle. Bref, elle donne des clés pour son choix en conscience.

A ce titre, le « qui » l’a largement emporté sur le « quoi » à l’issue de ce débat. Plus qu’un débat d’idées, les concurrents se sont livrés à une guerre psychologique, où la volonté de déstabiliser l’autre l’emportait sur celle de le convaincre.

Certains pourraient regretter que le débat n’ait que peu porté sur les projets respectifs, mais il apparait que la vivacité des propos reflète la vivacité du clivage politique entre Royal et Sarkozy.

Le débat vous a-t-il semblé utile, digne, clair? Exprimez vous!


Actions

Informations

Une réponse à “Débat présidentiel: La politique de la guerre psychologique.”

14 06 2009
lucie (10:47:47) :

Ce n’est ce que l’on appelle « diplomatie »?
Cette idée que la diplomatie qui se rattache un peu à la négociation, chacun faisant un pas vers l’autre, provoquerait ce brouillage des enjeux gauche-droite… Je n’y avais jusque là pas songé.
A mon avis cela n’est rien de plus qu’un effet de mode, puisqu’en ces temps il faut savoir garder son sang froid, avoir un peu de vue qui va concilier, mettre tout le monde d’accord. En évitant le chaud et le froid en fin de compte on arrive à cette tiédeur qui aurait plus alors, le goût du réchauffé.

Laisser un commentaire