Autoportraits d’image

1 02 2009

Compte-rendu de séance d’atelier d’écriture : les élèves à partir de l’autoportrait de Bacon, devaient faire parler le personnages : monologue, autoportrait, récit de vie, la consigne exigeait seulement l’emploi du Je.

Je suis un homme, enfin …enfin presque, car non pas par l’image de ce que vous pouvez voir, mais par celle que vous ne pouvez pas.
Je suis au delà de ce masque, un homme, un corps, une personne, un sentiment, une âme, qui vous regarde.
Vous ne me regardez pas, vous faites abstraction de celui que je peux être, car je suis différent de vous autres.
Je me considère donc, et excusez ma prétention, un homme chanceux. La vie m’a offert une chance. Celle de pouvoir regarder par delà mes yeux, les vôtres, et qui plus est sans que vous puissiez voir au-delà des miens.
Je peux alors tout penser, regarder et même annoncer, sans que vous le sachiez, l’écoutiez ou le voyiez. Car malencontreusement, l’injuste ne vous a pas donné le don de voir et de percevoir au travers d’un masque.

Laura Pierret

Je suis triste et dépourvue.
Malade et angoissé.
Vidé de l’âme, vidé du cœur. Je cherche juste mes erreurs.
Regrets passés qu’on a attaqués.
On m’a détruit, on m’a puni.
Puni d’envie, puni de vie.
Mes lèvres tombantes sont juste preuve de mon absence.
Un jour, on m’a dit : « Oublie-toi, oublie-nous, oublie tout ».
Alors je l’ai fait, je me suis effacé, absentée.
J’ai souvent voulu  y renoncer mais par orgueil, je n’ai pas cédé.
On m’a tué et rejeté. Je ne suis qu’une poussière rejeté, dans le voie lactée.
Je suis fuyant, je parle en oubliant.
J’ai été payé pour oublier, mon métier est l’oublier .

Magdelène Delattre

Quand je me regarde dans une glace, je vois plus loin que ce que les gens peuvent voir.
Je vois mes traits s’étirer.
Et la collision entre passé, futur et présent.
Et cela explique mon aspect.
Qui démontre bien plus de choses que ma bouche  peut démontrer.


Lukas Tamayo

Bonjour,
Je m’appelle Bernard. J’ai 52 ans. J’ai 2 enfants, je suis divorcé et je paye une pension alimentaire à mon ex épouse. Je souffre beaucoup de mon divorce ; je me suis rendu compte que j’ai fait souffrir tous les membres de ma famille, en particulier mes enfants avec  qui j’étais très proche. Et c’est pour cela que j’ai décidé de quitter la France pour m’installer aux Etats Unis, je fuis mon mal être. Il y a des années, quand j’étais adolescent, j’ai connu le grand amour et je la regrette vraiment. Elle s’appelait Amélie, elle était si douce, si drôle, si attentionnée et malgré toutes les critiques qui pesaient sur moi, elle m’aimait. Nous sommes restés 7 ans ensemble puis elle est retournée en Pologne, son pays d’origine pour revoir ses grands-parents. J’en ai beaucoup souffert, ça m’a pris 7 ans pour m’en remettre. Mais maintenant, j’ai perdu le goût de croire au grand amour et cela me dévisage de jour en jour. Mon temps est compté.

Diénaba Dia

 

Je m’appelle Jacque de la Gare. Je suis à l’hôpital et je vais vous expliquer pourquoi. Une journée comme les autres, je me lève à 6h45 pour aller travailler, sans faire de bruit pour ne pas réveiller ma femme et mes 3 enfants. A 17 heures, je quitte mon travail. Je me dirige vers la banque pour essayer d’avoir un peu d’argent. A 17h20, un groupe de braqueurs rentre dans la banque. un des braqueurs frappe un des otages. Je ne dis rien. Un second frappe violemment une petite fille au visage. je m’interpose et l’homme cagoulé me frappe plusieurs fois au visage ; je perds conscience. Quelques heures plus tard, réveil dans un lit d’hôpital. Je suis défiguré par la violence des coups du braqueur. Voilà pourquoi je suis à l’hôpital.

Valentin Degas

 



Tu vas commencer…

6 11 2008

Un texte d’élève, suite à un travail d’écriture que j’avais donné

Tu vas commencer le roman du docteur Murray. Coupe-toi de toute civilisation. Ferme la porte de ta chambre à clé pour ne pas être dérangé. Tu es maintenant seul au monde. Allume une petite lumière pour ne pas rester dans l’obscurité.
Arrête la musique, arrête aussi tes mouvements qui ne servent à rien, qui te fatiguent plus qu’autre chose.
Oui, tu as raison, va éteindre tout objet technologique qui pourrait faire des grésillements, comme ton ordinateur.
Il te reste quelques petites choses : va demander à tes frères et soeurs d’arrêter de se disputer et aux parents de baisser le volume de la télévision. C’est bon, retourne dans ta chambre.
Installe-toi sur ton lit, prends la position la plus confortable possible, c’est bon tu es installé.
Maintenant, concentre-toi sur le récit, fais abstraction de tous tes sens. Tu n’entends plus que ta voix qui dicte l’ouvrage, et plus rien d’autre.

Hippolyte Genaud

Et à cette occasion, le désir pour moi de vous présenter une oeuvre ….

Fahrenheit 451 (la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume) de  Ray Bradbury

aborde des questions

suscite la réflexion

provoque des frissons

pose un regard critique sur notre société et  ses dérives

Une histoire de lecture, de censure, de télévision. Mais rassurez-vous, c’est de la Science Fiction!

Elle a été adaptée au cinéma par François Truffaut.

Voici un extrait du film :

http://www.dailymotion.com/video/x49vdb

En espérant que ceci vous donnera envie d’aller voir plus loin… A feuilleter sans modération ^.^



Finissez vos phrases!!

7 10 2008
Voici un court texte de Jean Tardieu, d’une grande richesse pédagogique : une proposition d’écriture?
1 – Lecture du texte : les élèves identifient assez vite le principe d’écriture du texte
2 – Composition de la classe en groupe de deux : les groupes complètent ce qui manque
3- Lecture à voix haute ou mise en scène de la saynète
Des surprises en perspective 😉

PERSONNAGES

MONSIEUR A, quelconque. Ni vieux, ni jeune.
MADAME B, même genre.

Monsieur A et Madame B, personnages quelconques, mais pleins d’élan (comme s’ils étaient toujours sur le point de dire quelque chose d’explicite) se rencontrent dans une rue quelconque, devant la terrasse d’un café.

[…]

MONSIEUR A, sur le ton de l’intimité.
Chère ! Si vous saviez comme, depuis longtemps !

MADAME B, touchée.
Vraiment ? Serait-ce depuis que ?

MONSIEUR A, étonné.
Oui ! Justement ! Depuis que ! Mais comment pouviez-vous ?

MADAME B, tendrement.
Oh ! Vous savez ! Je devine que. Surtout quand.

MONSIEUR A, pressant.
Quand quoi ?

MADAME B, péremptoire.
Quand quoi , Eh bien, mais : quand quand.

MONSIEUR A, jouant l’incrédule, mais satisfait.
Est-ce possible ?

MADAME B
Lorsque vous me mieux, vous saurez que je toujours là.

MONSIEUR A
Je vous crois, chère ! … (Après une hésitation, dans un grand élan.) Je vous crois, parce que je vous!

MADAME B, jouant l’incrédule.
Oh ! Vous allez me faire ? Vous êtes un grand ! …

MONSIEUR A, laissant libre cours à ses sentiments.
Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me ! Il y a trop longtemps que ! Ah ! si vous saviez ! C’est comme si je ! C’est comme si toujours je ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous, que moi, que nous!

MADAME B, émue.
Ne pas si fort ! Grand, Grand ! On pourrait nous !

MONSIEUR A
Tant pis pour ! Je veux que chacun, je veux que tous ! Tout le monde, oui !

MADAME B, engageante, avec un doux reproche.
Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

[…]

Jean TARDIEU, Finissez vos phrases ! ou Une heureuse rencontre, comédie associée à d’autres pièces dans La comédie du langage, 1978.

Quelques exemples?

A : sur le ton de l’intimité – Chère amie ! Si vous saviez comme j’oublie tout, depuis longtemps !
B : touchée – Vraiment ? Serait-ce depuis que votre poisson s’est noyé ?
A : étonné – Oui ! Justement ! Depuis que sa mort est survenue ! Mais comment pouviez-vous savoir ?
B : tendrement – Oh ! Vous savez ! Je devine que vous devez être bien malheureux ! Surtout quand une personne aussi importante que cela s’en va du lourd fléau de la mort.
A : pressant – Quand quoi ?
B : péremptoire – Quand quoi ? Eh bien mais : quand quand quelqu’un nous est enlevé.
A : jouant l’incrédule, mais satisfait – Est-ce possible ?
B : Lorsque vous me comprendrez mieux, vous saurez que je ne perds jamais raison, elle est toujours là.
A : Je vous crois, chère amie ! ( Après une hésitation, dans un grand élan ) Je vous crois parce que je vous comprends !
B : jouant l’incrédule – Oh ! Vous allez me faire donner un torticolis ! Vous être un grand monsieur !
A : laissant libre cours à ses sentiments – Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me rapetisser ! Il y a trop longtemps qu’on me le reproche ! Ah ! Si vous saviez ! C’est comme si je ressemblais à … Hagrid ! C’est comme si toujours je venais d’un autre monde ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous me comprenez, que moi je vous comprends, que nous nous comprenons !
B : émue – Ne riez pas si fort ! Grand, grand monsieur ! On pourrait nous voir rire !
A : Tant pis pour … ! Je veux que chacun, je veux que tous sachent qu’être grand ne me pose plus de problèmes ! Tout le monde oui !
B : engageante, avec un doux reproche – Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

Thelma et Clarisse


A : sur le ton de l’intimité – Chère ! Si vous saviez comme j’ai envie de vous, depuis longtemps !
B : touchéeVraiment ? Serait-ce depuis que nous avons dansés l’autre soir ?
A : étonné – Oui ! Justement ! Depuis que l’autre soir nous avons dansés! Mais comment pouviez-vous le savoir ?
B : tendrementOh ! Vous savez ! Je devine que ça ne peut être que ça ! Surtout quand vous me touchiez de cette façon.
A : pressant – Quand quoi ?
B : péremptoire – Quand quoi ? Eh bien mais : quand quand vous m’enlaciez, je me sentais tellement bien dans vos bras.
A : jouant l’incrédule, mais satisfait – Est-ce possible ?
B : Lorsque vous me connaitrez mieux, vous saurez que je suis toujours là, à attendre vos câlins, prête à tout.

A : Je vous crois, chère! (Après une hésitation, dans un grand élan) Je vous crois parce que je vous aime !
B : jouant l’incrédule – Oh ! Vous allez me faire rougir ! Vous être un grand charmeur !
A : laissant libre cours à ses sentiments – Non ! Non ! C’est vrai ! Je ne puis plus me retenir ! Il y a trop longtemps que je vous aime ! Ah ! Si vous saviez ! C’est comme si je rêvais ! C’est comme si toujours je n’attendais que vous ! Enfin, aujourd’hui, voici que, que vous, que moi, que nous nous aimons !
B : émue – Ne criez pas si fort ! Grand, grand amour ! On pourrait nous entendre !
A : Tant pis pour ça ! Je veux que chacun, je veux que tous! Que tout le monde oui le sache oui !
B : engageante, avec un doux reproche – Mais non, pas tout le monde : seulement nous deux !

Et à présent, un autre Tardieu, et d’autres
enfants

Et le texte, très court, est à lire ICI sur ce lien



Je saigne des cailloux…..

5 07 2008


Creative Commons License photo credit: Neil Hunt

Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge.
Autrefois la lune était blanche, mais un jour de la peinture rouge lui tomba dessus. Certains habitants de la lune, les cailloux, réussirent à s’enfuir avant le déluge. Ils cherchaient désespérément une terre d’asile. Je les accueillis dans mes veines et depuis ce temps je saigne des cailloux.
Lionel

Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge.
Je saigne des cailloux parce les nuages pleurent.
Je saigne des cailloux parce les étoiles s’envolent.
Je saigne des cailloux parce ta neige est bleue.
Aurélie

Au bout du jour et de la nuit. La Lune s’élève, le Soleil me délaisse. Ma vie s’assoupit, elle dort. Mais elle rêve. Ne me laisseras-tu jamais de repos ? Les remords me pèsent, la Haine m’accable. Les nuages de mes Yeux jamais ne versent gouttes. Alors que le Sablier du Corps s’écoule vite mais lentement. Au clair du lampadaire, Arès pour compagnie. Au clair du Sang, drapeau révolutionnaire en main. Au clair de la Vengeance, je leur lancerai les Pierres de la Honte et de l’Amertume. Je les ouvrirai, et toute leur Vie, leurs Plaies béantes aux Yeux du Monde. Je m’écroulerai, sous le Pommier. La douleur de ceux-là ne m’ont changée en rien. Le bien que j’attendais n’est jamais arrivé. Et jamais je n’aurais la Fierté de ces Autres que j’espérais autant. Orage dans les Nuages. Mon premier souffle me quitte laissant place à un autre. Je saigne des Cailloux parce que la Lune est rouge.
Clarisse

Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge. Et comme ce Phénomène de la « lune rouge » n’arrive qu’une fois par millénaire, cela déclenche dans notre organisme une solidification du sang et ça ressemble à des petits cailloux on dit « je saigne des cailloux »
Antonin

Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge , les étoiles filent et mes yeux vont de bleu en bleu tandis que les tiens de larmes sont secs. Mon cœur me lance , ma mémoire s’encombre , ton sourire pleure et ton visage est dans l’ombre pourtant l’arc-en-ciel n’arrête pas son dégradé et chaque couleur est un supplice. Les tournesols ventent et la nuit de réglisse est comme un drap au touché de tes doigts .
Flavia.S

Comme chaque soir entre 20H60 et 20H61 , je sors dehors. Sous mes pas , les cailloux de l’allée crissent , le vent souffle et les arbres feuilloient. Les étoiles me regardent , elles sont bleues , vertes , jaunes , roses et brillent les dents des stars. Je regarde la lune rouge et comme chaque soir le temps s’arrête . Pendant cette minute où je suis la seule à vivre , je hurle , je me jette par terre et roule sur les cailloux , je me blesse et je lèche mes plaies comme un animal. Je n’ai plus conscience de mon être et ça tourbillonne dans ma tête. Je saigne des cailloux parce que la lune est rouge.
Thelma.S



– C’est impossible! – C’est pourtant vrai!

20 06 2008

– C’est impossible !
– C’est pourtant vrai !

– Mais c’est impossible !
– Mais c’est pourtant vrai !- Mais t’es sûr ?
– Mais oui, puisque je te le dis !
– C’est de la folie !
– Je sais, c’est incroyable…
– Je ne comprends pas…
– Moi non plus …
– Tu es sur que l’Humain est l’assassin ?Moi qui croyais toutes ces légendes racontées par les autres…
– C’est la réalité qu’on a en face.L’Humain se nourrit de notre innocence, de nos rêves.
– C’est impossible…

– C’est pourtant vrai…

Sué

– C’est impossible !
– C’est pourtant vrai !

C’est ainsi que s’est terminé le dialogue entre la raison et le rêve. La solution de cette énigme est qu’il n’y en a pas. Quoi que l’on fasse, que l’on dise, il y aura toujours des exceptions pour tout. Le tout et le rien, l’impossible et le possible ne tiennent que sur un léger fil qui menace à chaque minute de se briser. L’impossible n’est rien et le rien est un tout qui lui aussi peut devenir un rien.
– Que serait le bonheur sans le malheur ?
– Que serait le tout sans le rien ?
Ces questions, pas beaucoup de personnes ne se les posent pourtant elles sont intéressantes. Le monde donnerait-il de la valeur au bonheur s’il n’avait pas connu le malheur ? Si la vie était entièrement faite de tout alors elle ne serait que monotonie et cela est possible pour tous les opposés, enfin , peut-être qu’il y a encore une exception. Sur ce point la raison et le rêve étaient dans le doute. Mais au fait … que serait le concret sans le doute ?

Flavia


_ C’est Impossible !

_ C’est pourtant vrai ! Madame Rodart a tué son Chat, une Souris encore dans la Bouche. Souris qu’elle s’empressa de tuer aussi. Elle le posa dans son Jardin, derrière la Cabane à Bois. Elle s’en alla dans son Salon, regarder ‘Questions pour un Champion’ Mais, prise de Remords, elle ressortit pour voir le Corps du Défunt Nestor. Mais Catastrophe ! Turlututu Chapeau Pointu, le cher petit chat a disparu !

Quelques Années plus tard, nous retrouvons Mme Rodart. Elle avait dans sa Maison, quelques dizaines de Petits Chatons. L’un d’Eux mourra dès la Naissance. Elle alla donc, avec aisance, au Cimetière pour Animaux du Coin. Elle choisit pour Emplacement, celui à Côté du Chien Médor. Mais quelle fut donc sa Surprise quand elle vit quel était son Voisin Ce n’était autre que le Chat Nestor. & au dessus de la Sépulture, une Petite Sculpture à l’effigie de sa belle Figure. & en guise d’Epitaphe : ‘Sans Soucis, Mme Rodart ! Apprenez chère Maîtresse, que pour fleurir ma Tombe des Plantes de la Honte & du Désespoir, il n’est jamais trop tard !’

_ Non, vraiment, pas possible !

Clarisse C. 3e2

Et puis aussi une petite vidéo : étonnement, poésie, féerie, drôlerie… un peu d’impossible dans les yeux? (un petit clic sur la ligne verte)

http://www.dailymotion.com/video/xk9jm




Quand Ranger et S’amuser se rencontrent (2)

9 06 2008

Décidément, les élèves nous surprendront toujours!!

Par Alicia B.

Un mardi matin, au début d’une page, Ranger rencontra S’amuser. Le premier était las et fatigué, le deuxième pétillait de bonne humeur. Attiré par tant de joie, Ranger lui adressa alors la parole :

– Bonjour… Vous m’avez l’air bien guilleret dites moi ! Qu’est-ce qui vous met donc de si bonne humeur en ce mardi matin ? Auriez-vous par hasard aperçu un joli groupe nominal ? Un mot dont vous ignorez l’existence ?

S’amuser lui sourit puis répliqua :

– Enchanté Ranger ! Moi ? Et bien je suis toujours comme ça, c’est dans ma nature ! Je me dois d’être souriant, amusant et joyeux. Je m’amuse de l’escalier dans le lac, je m’amuse de boucles de chaussures en safari, je ris de taxis roses en Mars ! Et vous, que faites-vous donc pour paraître en si mauvais état ?

– Oh, et bien moi je range ma chambre, je range des étagères ou des tables. Je ne rencontre que des COD… La routine,quoi.

– Hum, c’est embêtant en effet. Il vous faudrait plus vous amuser de vache à sel ! Ou pourquoi donc ne pas rire de jambes en poudre sur les bords du bois joli ?!

Mais S’amuser voyait bien que cela ennuyait Ranger plus qu’autre chose. Alors elle eut une idée:

– Et si nous nous mariions ? Comme cela, « ranger » rimera toujours avec « s’amuser » pour l’éternité ! Ranger sa chambre deviendra une partie de rigolade et tout le monde serait heureux.

– C’est une excellente idée ! Ajouta Ranger, ému de voir que S’amuser lui accordait autant d’importance. C’est alors ainsi que les deux verbes se marièrent et eurent plus tard de magnifiques petits verbes plus .




Quand Ranger et S’amuser se rencontrent (1)

9 06 2008

Une petite histoire, dans un imaginaire symbolique, pour clore une séquence sur les Cadavres Exquis Grammaticaux :

Deux vies différentes

par Sarah Benali

C’est l’histoire de deux verbes complètement différents qui se rencontrent un jour, au détour d’une rue. Ranger mène une vie normale, monotone tandis que S’amuser, lui, a une vie pleine de surprises… C’est ainsi qu’ils se rencontrent :
– Bonjour ! Vous semblez bien triste. Puis-je vous aidez ? Tiens, je vous porte les sacs.
– Oh merci ! Qu’est-ce que la vie est difficile ! Eh oui, je suis un verbe au foyer toujours en train de RANGER ; ça fait plaisir de voir un verbe si radieux quand on sait que la vie, c’est de la folie !
– Oh ne m’en parlez pas ! La folie c’est chaque jour avec moi. Si vous saviez ; je croque la vie à pleines dents comme on dit.
– Bien sûr, donnez-en une part de votre folie car la vie n’est pas aussi radieuse que ça.
– Si vous voulez… Hier par exemple je me suis amusé à boire la mer méditerranée. Dieu sait combien elle est salée ! Je suis S’amuser et vous ?
– Moi, c’est Ranger et je ne fais que ça !! Ranger les commodes, les vêtements, la vaisselle ; ma vie est un enfer ! Et quand vous me dites que… Vous vous êtes vraiment amusé à boire la mer méditerranée ? Quelle folie ! Vous êtes sérieux ?
– Evidemment ! D’ailleurs il y a une semaine de ça, je me suis amusé à parfumer un arbre de vanille. Comme il sent bon maintenant ! Si vous saviez…
– Je ne sais que ranger. Il y a pas très longtemps de ça, je rangeais des chaussures, elles sentaient si mauvais ! On a été obligé de me conduire à l’hôpital et vous savez quoi ? Je n’ai pas pu m’empêcher de ranger les chemises des infirmières. Mon dieu ce que ranger est un passion cruelle !
– Oui quand on sait que tout petit, je m’amusais à taper les chemises de ma mère car celles-ci faisaient exprès de se salir. J’en rigole encore !
– Je vois ça…Maintenant entrez que je vous montre comment ma maison est si bien RANGEE !
– Ouah ! Elle est d’une propreté !- Tenez ! Asseyez-vous le temps que je range mes sacs de course.- Je m’amuserais bien à croquer une partie de cette maison.
– Oh ! Mais je vois que vous avez faim ! Je vous prépare un petit quelque chose. Pendant ce temps-là, occupez-vous à ranger mes courses s’il vous plaît.
– Il me vient une idée…Si on échangeait les rôles ne serait-ce qu’un court instant…
– Excellente idée ! Il me tarde de m’amuser comme vous.
– Oui et moi j’aimerais devenir plus ordonné : Ranger les commodes me changerait de mes activités fulgurantes. »
C’est ce qu’ils firent mais ils se lassèrent vite. Alors chacun reprit sa place et savoura chaque instant de sa vie.

Pour plus d’informations

Rédaction effectuée en classe.
SUJET : Un verbe + direct rencontre un jour un verbe + indirect.Le premier se plaint qu’il rencontre toujours les mêmes objets et que sa vie devient bien routinière et sans surprise. Le deuxième, au contraire, lui montre comment, par les cadavres exquis, il peut changer les choses et mettre un peu de piment dans la vie.
CONTRAINTES :
* J’ai bien fait attention à choisir un verbe + direct et un verbe + indirect. Vous pouvez leur donner un nom
* Le verbe + direct rencontre toujours les mêmes choses (mots) : ses expériences sont normales (les phrases sont sans surprise)
* Le verbe + indirect a une vie pleine de surprises : ses expériences sont bizarres (les phrases sont des cadavres exquis)
* Le devoir sera un dialogue (avec introduction et conclusion très courtes)
* La parole devra être distribuée de manière égale (10 lignes chacun environ)
* Ce dialogue devra intégrer des passages explicatifs



Ta peur me craint…

4 06 2008

Atelier d’écriture : Sujet donné à partir des cadavres exquis composés par les 4ème (voir séance du 30/05)

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent (Thomas / Alicia)

Contrainte : Cette citation devait composer la première ou la dernière phrase du travail d’écriture

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crédit photo © eggZzil

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent. Elle a peur que le côté démon prenne le dessus sur le côté ange.Ta peur me craint parce que je suis la peur, la mort, l’horreur.Et que, de la peur, la mort, l’horreur la peur en a très peur.

Lionel

Ta Vie m’ennuie parce que ses Yeux s’enfuient

Ses Jours m’appellent parce que mon Jouet se casse.

Réparer ses Erreurs pour recouvrir la Douleur,

Pour panser les Malheurs.

Lâcheté, Ignorance, Indifférence sont les Maîtres Mots.

Le Temps passera mais les Faits sont là.

Rien, Vide, Vent, Souffle & Torrent.

Ta Peur me craint, parce que mes Ailes se brisent.

Clarisse C.

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent. J’étais un ange aux grandes ailes blanches. Mais en plein vol, elles se sont évaporées et font partie de l’oubli.A ce moment-là, tu étais avec moi.Plus de place pour la peur. Car elle-même me craignait. La peur peut-elle avoir peur? Apparemment, oui.J’étais un ange aux grandes ailes blanches.Mais quand nous avons voulu toucher les nuages, elles ont disparu, c’était comme si elles n’avaient jamais été là.Ta peur n’a pas surgi. Car elle n’a rien compris. On aurait pu dire qu’elle me craignait.D’habitude, de mes ailes, je te protège. Mais aujourd’hui, c’est l’inverse.Ça y est, nous tombons. Quelle drôle de fin pour un ange. Enfin, sans toi, je n’en suis plus un.

Car je suis le tien.

Coraline M

Ce paysage qui m’envoûte où m’emmène le vent me fait ressentir des sensations inoubliables car la vie fait des choses dont on ne sait pas la cause. Ce personnage, au loin, me regarde avec des yeux décorateurs. Moi en haut, tout là-haut, avec des sentiments bizarres …. Puis en bas, sur le terre plein.A tes côtés ; ta peur me craint parce que mes ailes se brisent et mon cœur aussi.

Fatoumata K

Je vole de nuages en nuages, quand soudain la peur me vient, comme un mirage glissant le long de mon dos, j’entendis un craquement, je savais que c’était la fin de toutes choses, la triste fin d’un ange qui perdit ses ailes, c’est alors que je me dis d’une voix sombre :  » Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent « 

Thomas B

Un rêve pendant la nuit. Un ange passe dans la bulle et me crie : « Les apparences sont souvent trompeuses. » Peu rassurée, je remonte ma couverture. Je cherche du regard les objets familiers perdus dans la pénombre de ma chambre. L’ange vole autour de moi et chante un refrain qu’il répète sans cesse. Petit à Petit son visage se transforme, son corps aussi et même sa voix. L’atmosphère est angoissante et la peur approche. Là , les ailes de l’ange se déchirent et il me murmure à l’oreille dans un râle :  » Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent … »

Thelma. S

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent. Je n’ai pas su te reconnaître, ton sourire a changé , tes yeux se sont brouillés. J’ai peur de chacune de tes réactions et plus le temps passe, moins je te connais. Tu étais le seul vent qui savais m’envoler et tu es devenu le néant de ces jours d’été. Ton visage s’efface et je n’ai pas envie de le rattraper car dans mes souvenirs tes sourires étaient sincères , à présent c’est dans l’artifice que je me perds. Sur tes mélodies ma voix se baladait mais tu les a changées et je ne peux plus les accompagner. J’aimerais qu’encore tu me restes mais ce temps nous a changés, il nous a rattrapés.Je vois le ciel tournoyer , je ressens mon cœur chavirer , le sol n’attend que moi …Pardonne-moi de ne pas avoir su nous garder.

Flavia. S

Ta peur me craint parce que mes ailes se brisent.

Pourtant personne ne me craint, je suis si fragile.
Ta peur se cache mais elle est tellement grande que je la sens derrière mes pas.
Mes ailes se brisent à cause de toi et ta peur n’ose pas affronter mes sentiments.
Ta peur me suit silencieusement en regardant mes ailes s’enfuir comme ces mots.
Une peur inutile, un sentiment inutile, inutile, comme toi et moi.

Sué



Quelques poétiques unions libres

1 06 2008

Des poésies d’élèves composées en atelier d’écriture (d’après une proposition de Faly Stachak)

A partir d’un poème de Paul Eluard, intitulé  » l’Union libre »


Paul Eluard était un poète
surréaliste

photo : surreale

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Ma chambre à l’anarchie colorée
Aux spaghetti entremêlés
Aux pensées éphémères
Au réveil vitaminé
Et à la lampe trébuchante

Lionel

Ma chambre à l’oranger
A la couleur sable
A la taille de mon pied
Ma chambre verte
A la terreur omission
Aux effets de serre
Ma chambre moulin Atlas
A la poche énorme
A l’atmosphère ride

 

Fatoumata Koné

 

Ma sœur à la peau barbecue
Ma sœur à la chevelure aux nuits de gare de Lyon
Ma sœur aux cris aigus d’un portail de livre

 

Ilham Menioui

 

Mes Souvenirs aux Yeux Brouillard
Aux Oreilles de Pierre
Aux Bijoux Serpents
Mes Souvenirs au Nez de Feuille
Aux Jambes de Fleurs
Au Corps de Souris
Mes Souvenirs aux Pensées d’Oiseaux
Aux Pensées de Plumes
Aux Pensées de Plastique
Mes Souvenirs au Passé antérieur
Aux Voix Cornichons
Aux Doigts de Braises & de Poison.

Clarisse C

Mon aimé aux yeux de lave en fusion et d’or pur.
Mon aimé aux corps de marbre et de chair.
Mon aimé à la chevelure de sable brun et de soie.
Mon aimé aux regards doux et caressants d’eau claire.
Mon aimé au sourire de croissant de lune
Aux yeux de nuits étoilées.

 

Coraline Melennec

Mon idole aux yeux vertigineux , au cœur mélodieux
Mon idole à l’image d’un récit
Mon idole au sourire acier
Mon idole à la voie fuyante , aux doigts guitare
Mon idole au portrait impossible
Mon idole aux larmes figées
Mon idole à la bouche courbée
Mon idole à la peur cachemire , à la couleur de l’horizon
Mon idole aux sensations futiles , aux joues rosées
Mon idole aux cheveux forêt , aux pas de danse perdus
Mon idole au vent
Mon idole aux sentiments inconnus.

Flavia Sanchez

Ma mère à l’image d’un serpent de tropique
Aux émeraudes de ciel
Aux sons du volcan

Ma mère aux sentiments multicolores
A l’odeur des marrons chauds
Aux tempêtes d’arc-en-ciel

Ma mère au chocolat couvert de noix
A l’accent des forêts
Aux battements des vagues

Ma mère au sourire de souris verte
Aux courbes de la rivière
Aux éclairs des étoiles.

 

Sué

Après ce festin de mots, un peu d’images , aux courbes surréalistes :



Ecrire sans fin

1 06 2008

Ecrire sans fin / Never ending writing © fde, 2005
Pour Nils.



Clarisse se prête au « Je d’écriture »

27 05 2008

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ATELIER SITE ZULMA ***

 

J’avais sans cesse besoin de sommeil sans trop savoir pourquoi mais je montrais aux autres une certaine vigueur qui ne me correspondait pas.. Ma voix se devait d’avoir le ton convaincu, et quand elle se transposait sur un clavier, elle tapait bien souvent « utopie funeste ».


Ton reflet dans le Miroir ou ce que tu es vraiment ? Elle s’en alla réfléchir sur les quais.. Elle fut prise d’un doute envahisseur. Le temps était jumelé à son coeur puisque la grêle tomba : une chute rapide et un choc violent a l’arrivée..


Noël est encore loin mais les Sapins sont verts et la neige tombe.. Elle fut prise d’une joie rose, c’est comme ça qu’elle appelait son état d’euphorie. Cela lui donnait une idée, elle avait trouvé sa voie : elle serait mère noël !.


Celui que je vois quand mon regard me croise sur l’eau de la mer.. Le reflet formant l’image d’un autre enfant. Maintenant ce n’était pas un mais deux enfants main dans main, image apaisante comme celles que l’on trouve sur les couvertures de magazines pour futures mères..


Chacun porte un masque qui couvre sa pensée.. Tel un Ange de Pierre que certains laissent paraître tout au long de leur existence..

Clarisse Caro

 

*** Voir article du 18/05



J’ai trop à dire c’est pourquoi je n’écris rien (Stendhal)

25 05 2008

Proposition d’atelier d’écriture d’après Le Nouveau Magasin d’écriture, Haddad

J’ai trop à écrire, c’est pourquoi je n’écris rien
Ca vous arrive ?
Comme le début d’un livre où les idées sont aussi pleines que les pages blanches.
Ou comme le début d’une lettre… pour quelqu’un que vous ne voyez pas depuis une éternité. Comment peut-on raconter une vie sur un bout de papier ?
Le début c’est toujours le plus compliqué.
Mon stylo tremble, mes yeux sont pleins d’images, les mots défilent dans ma tête…
Est-ce peut être le manque d’inspiration ?

Ou

Est-ce l’inspiration même ?

Sué Davanture

 

J’ai trop à écrire, c’est pourquoi je n’écris rien. Je laisserai une Page Blanche, mais couverte d’Ecritures inutiles. En bref, c’est comme si je n’avais rien écrit. Mais je n’aurai pas la Conscience tranquille si le Vide était total. Alors, je remplis, je remplis, je remplis. Je remplis de Choses qui n’intéressent personne, même pas Moi, ce qui me fait dévier de mon Idée de Départ. De mes Idées. Il y en avait tellement ! C’est pour ça que je ne les ai pas écrites. Comment les organiser, les faire coïncider entre elles. Alors j’en suis arrivé à ce Stade là : Ecrire pour ne rien dire, mais Ecrire quand même.

Clarisse

J’ai trop à écrire, c’est pourquoi je n’écris rien. Mais je vais essayer d’écrire. Par où commencer? Je n’en sais rien. Je ne sais pas.

J’ai trop à écrire.

Bon, allez, je me lance… C’est bien beau de dire ça mais… pour parler de quoi? De l’amour? De l’amitié, de l’amour, de la peur, de la joie, de la tristesse ou de moi, de toi, de nous?

J’ai tellement de choses à dire, à exprimer, à faire comprendre et à faire ressentir… As-tu une idée, toi? Aide-moi. De quoi veux-tu que je te parle? Si je dis les mots « Je t’aime » et « Je ne t’oublie pas » ça ne suffit pas, n’est-ce pas? J’en étais sûre. Non.

J’écris sans rien dire, car oui, si tu m’avais écoutée depuis le début, tu aurais compris. J’ai dit que j’allais essayer d’écrire. Je n’ai jamais dit que j’allais essayer de dire quelque chose.

Pari tenu.

Coraline Mélennec 3e2

J’ai trop à écrire, c’est pourquoi je n’écris rien.Je ne sais plus où j’en suis , je n’ai plus très envie de sourire ni même de pleurer .On pourrait me demander ce qu’il m’arrive , je ne saurais pas répondre parce que je ne sais pas ou … Je ne sais plus.

Et puis , après tout , pourquoi est-ce que j’écris ? Pour me libérer , m’exprimer . La vérité est que je n’en peux plus …On pourra dire que je suis trop jeune pour dire ce genre de choses ou encore que c’est une simple crise d’adolescence , peut être , je ne sais pas ou … Je ne sais plus. Je me sens fragile , vulnérable, je ne sais plus de quelle manière ressentir et regarder le monde où je vis. Les questions fusent dans ma tête et je m’y perds ; je ne sais pas de quoi je veux parler j’ai juste envie d’écrire peut-être pour ne rien dire. Parfois j’aimerais tout simplement être invisible, invisible comme les larmes du soleil , la lumière de la lune, la chaleur de la glace, la Froideur du feu, les sentiments d’une pierre, l’insensibilité d’un cœur. Ce que tu lis ne t’avancera pas beaucoup dans la vie , il ne t’aidera pas non plus . Ce texte n’est pas important , en effet il n’est rien. Mais toi sauras- tu voir le tout dans ce rien ? Car si l’œil est imparfait le cœur lui l’est sûrement moins.

Flavia Sanches

J’ai trop à écrire, c’est pourquoi je n’écris rien. Inlassablement, je pense à tout ce que je pourrais écrire. Toutes ces histoires du monde qui m’entourent, que moi-même je ne connaîtrai jamais. Il suffit de sortir d’un immeuble pour avoir quelque chose en tête à conter à celui, qui, avec plaisir, me prêterait gentiment son attention. Une infinité de « choses » à raconter et à écrire. Je pense à ce qui pourrait exister là où même mon imagination n’a jamais mis les pieds : sur Terre et plus! S’il existe « quelque chose » à raconter dans l’espace à moins que ou si seulement le NEANT y demeure. De ma propre existence, je ne pourrais pas toutes vous en faire part car je ne sais quand mon âme m’échappera et si je voulais les écrire, le papier me manquerait un jour de toute façon.

Ilham Menioui 3ème 2

J’ai trop à écrire, c’est pourquoi je n’écris rien. Et donc je vais commencer à vous raconter ma vie. En commençant par mes voyages. Pendant les vacances d’été 2002, je suis allée, avec ma famille, en Afrique. On était exactement au Sénégal, dans la capitale qui est Dakar. Et comme je vous l’ai déjà dit, j’ai tellement à écrire que je vais m’arrêter là car je ne sais plus quoi écrire.

Fatoumata Koné



Traversée de mots (2)

19 05 2008

Un texte de Magdelène, par Magdelène…yrose02.gif

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Vertige poétique

19 05 2008

 

Après une séquence en classe de 3ème sur la poésie lyrique et engagée, les élèves ont composé un texte. La consigne était la suivante : »Rédigez un texte poétique en vers, dans lequel vous évoquerez une situation tragique et dénoncerez l’indifférence ou l’égoïsme

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La police est le plus grand danger
Beaucoup de filles sont violées
Méfiez vous de ces vicieux
Qui se croient maîtres des cieux
Les enfants meurent
Les parents pleurent
Ils s’enrichissent avec la douleur des mères
Et avec l’argent des pères
Ils nous insultent
Sans mettre de ceintures
Vitesse sur le périphérique
Les conducteurs paniquent
Très bons amis de politiciens
Ils mangent plus qu’à leur faim
Très bons amis des religieux
Ils mangent le pain de Dieu
Toujours une excuse pour gagner l’argent
De ceux qui le méritent vraiment
La peur nous hante
Mais eux ils chantent
Alcoolisés et gros
Sous le soleil de México.

Sué Davanture, 3ème2

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Je d’écriture

18 05 2008

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Un petit jeu pour s’écrire : c’est simple et étonnant comme une image d’éléphant. N’hésitez pas à vous aventurer.

Inventez-vOus……

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