Des p’tits papiers (2) qui deviennent les p’tits crayons

15 06 2008

crédit photo © taylorkoa22 198754727_bbb12f5ce6_m.jpg

Compte-rendu d’une expérience pédagogique :

2ème partie

 

 

 

* Distribuer à chacun des élèves une copie quelconque non corrigée

* Sur la copie, placer un encadré : Nom de l’élève assorti du Nom du correcteur
* Procéder à la lecture de la première question
* Demander à l’élève qui a proposé la question quelle réponse il envisage

PUIS

* Questionner les élèves : ont-ils des doutes quant à la réponse qu’ils ont sous les yeux? Est-elle juste ou fausse?

Et c’est ICI, devant le DOUTE que la classe s’anime : lorsque qu’un élève met en débat une réponse. Chacun alors, s’engage dans une démarche collective autour de l’ambiguïté : réflexion, argumentation, interrogation, discussion, argument, contre-argument, justification.Et les élèves apprennent, et le professeur apprend. .. un grand moment d’étonnement

Que se passe-t-il?

– intuitivement, les élèves repèrent les réponses mal formulées, qui ne veulent rien dire
– ils se rendent compte qu’un seul mot peut TOUT changer
– ils se rendent compte que le langage est matière à travail
– ils font preuve d’exigence
-ils se détachent de la peur et d’une timidité par rapport à leur écrit
– ils prennent conscience de la diversité des erreurs
– ils réalisent qu’il n’est pas si difficile de se corriger
– ils sont souvent plus sévères que le professeur quant à la qualité et la clarté des réponses
– ils découvrent les réactions d’incompréhension des autres élèves face à leur réponse lorsque celle-ci est soumise à la « lecture » de la classe- très vite, ils prennent de la distance et du recul par rapport à l’écrit : on parle, on discute autour des mots

– ils distinguent celui qui a lu, mais vite, celui qui n’a pas lu, celui qui a bien lu

Quels sont les points qui ont été soulignés?

– l’imprécision des formulations
– la grande présence de l’implicite

– la mauvaise ou trop rapide lecture de la question
– la mauvaise ou trop rapide lecture du livre