Revenus de la guerre depuis quatre mois, les soldats romains tentaient de reprendre le cour de leur vie. Les paysans essayaient de remettre en marche leurs exploitations laissées à l’abandon durant six mois.
A Rome, le Sénat était décidé, il fallait attaquer la Gaule le plus vite possible avant que celle-ci ne s’étende davantage. Un recrutement était prévu pour les prochains jours, et dans une semaine tout au plus, ils seraient sur le trajet pour la guerre.
Un émissaire fut envoyé dans les provinces afin d’annoncer aux paysans un retour imminent sur le champ de bataille. La colère se fit sentir, les exploitations en friche depuis trop longtemps ne permettaient pas aux familles restées sur place de se nourrir et la famine commençait à se faire sentir. Malgré tout, les soldats furent d’accord: la patrie passait avant tout. Et même s’il était dur pour eux de l’admettre, avant leur famille.
Rapidement, six mille soldats furent recrutés et ces derniers le coeur en morceau dirent une nouvelle fois – peut être la dernière- adieu à leur famille.
En route depuis deux jours, l’armée du Centurion Marcus Germanicus montait son camp.
Le général en chef décida de remonter le moral de ses troupes en leur faisant un discours , il restait environ trois jours de marche pour arriver à Nice, la première ville à assiéger, ce n’était donc pas le moment de baisser les bras:
« Ecoutez-moi! Dit-il. Plus nous approchons des frontières Gauloises, plus je vous sens apeurés, ne vous laissez pas intimider pas les récits qui vous sont rapportés de ces soit-disant soldats sans peur et sans remords, Rome est le plus vaste empire, par conséquent nous ne nous laisserons sûrement pas marcher sur les pieds par ces bandes d’incapables, et nous allons leur montrer qui sont les Romains… Signa inferre! » Aussitôt, les soldats se mirent au garde à vous, l’adrénaline était à son comble, et ces braves gens étaient prêts à sacrifier leurs familles pour sauver leur nation.
A quelques kilomètres de la ville, le campement fut installé, les soldats se reposèrent quelques heures le temps que les généraux mettent leur plan à exécution, puis les armées se mirent en marche, motivées et courageuses.
Devant les fortifications, les troupes se placèrent en ligne de bataille et plantèrent le drapeau de la légion « testudo » dans le sol.
Le calme s’installa peu à peu et l’on entendait de l’autre côté des remparts les pleurs des femmes et des enfants effrayés.
Le Centurion parcourait son armée des yeux.
« Signa inferre » dit-il, « allons montrer à ces gaulois qui sont ceux qui commandent! »
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Les troupes montèrent les tours et installèrent les catapultes, le bélier était déjà prêt pour attaquer les murs endommagés.
En face, derrière les murs, on pouvait deviner les soldats adverses qui claquaient des dents.
De son poste, le commandant surveillait son armée, il en était sûr, cette bataille, ils allaient la gagner…
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Vocabulaires
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Bellum: Guerre
Delectum habere: Recrutement
Exercitus: Armée
Centurio: Centurion
Imperator: Général en chef
Contio: Petit discours
Iter: Journée de marche
Signa Inferre: En avant!
Duces: Généraux
Agmen: Les armées se mirent en marche
Acies: Ligne de bataille
Signum: Drapeau
Tormentum: Catapultes
Aries: Bélier
Pugna: Bataille