Brevet / Lettre d’un professeur de Français aux élèves du Collège !

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Quelques conseils pour le jour des épreuves.

Je m’adresse à vous en tant que professeur de collège qui, depuis de longues années, surveille et corrige les épreuves du brevet de français. A regarder travailler les candidats, j’ai souvent remarqué qu’il est des écueils qu’ils pourraient facilement éviter. En corrigeant les épreuves, je fais le même constat. Beaucoup d’entre eux perdent « bêtement » de nombreux points.

Mon intention est de vous faire part dans cette lettre de mes observations, en espérant qu’elles vous aideront à aborder ces épreuves dans des dispositions favorables et que le jour de l’examen, vous saurez donner le meilleur de vous-même.

Si vous lisez ce dossier, c’est que vous avez travaillé avec sérieux toute l’année et que vous entrez dans une intense période d’entraînement. Comme tous les artistes, sans doute commencez-vous aussi à ressentir « le trac » d’avant l’Epreuve. Dites-vous d’abord que c’est bon signe. Le stress d’avant les examens est avant tout la preuve que vous avez très envie de réussir et que la motivation est là. Toutefois, un certain nombre d’erreurs vient aussi du manque de confiance que l’appréhension entraîne quand elle n’est pas maîtrisée. Se préparer à l’examen, c’est aussi travailler sur soi-même pour gagner en confiance et en sérénité.

La première erreur à éviter est sans aucun doute liée à la précipitation. Soucieux de la gestion du temps, craignant de ne pas en avoir assez pour répondre à toutes les questions, de trop nombreux candidats se jettent sur leur copie avant d’avoir pris le temps de bien lire le texte. On en voit beaucoup qui, cinq minutes après que le texte ait été distribué, sont déjà en train d’écrire. Leurs voisins leur jettent des regards inquiets et cette précipitation devient parfois contagieuse. Or, souvenez-vous que ce n’est pas la bonne attitude à avoir ; celui qui écrit le premier n’a la plupart du temps aucune méthode et ses réponses sont souvent non pertinentes. Ne vous laissez pas influencer et restez tout aussi confiant que concentré sur votre propre travail. D’une manière générale d’ailleurs, s’intéresser à ce que font les autres pendant une épreuve ne vous aidera en rien; tâchez plutôt de les oublier et plongez dans votre texte.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans un premier temps. Aborder l’épreuve comme si c’était l’occasion d’une rencontre littéraire. Peut-être aurez-vous la chance de découvrir ce jour là un écrivain que vous aurez envie de lire par la suite. Qui sait? Cherchez d’abord « le plaisir du texte » avant d’aborder les exercices.

Le questionnaire qui suit le texte a pour objectif principal d’en vérifier votre compréhension voire votre interprétation. Les questions portant sur les outils de la langue (vocabulaire, syntaxe, grammaire de phrase) ciblent souvent les spécificités littéraires de l’extrait proposé et sont là aussi pour vous aider à les repérer. N’oubliez pas que dans la partie Rédaction –et notamment s’il s’agit d’une suite de texte- vous pourrez réutiliser des procédés stylistiques mis en évidence dans la première partie.

Il convient donc de commencer par lire tranquillement le texte pour en prendre connaissance et s’assurer qu’on en a une bonne compréhension « globale ». Dans un deuxième temps, lisez de même l’ensemble des questions proposées. Soyez particulièrement attentif aux titres de chacune des parties : ils vous donnent le plus souvent le plan d’un commentaire du texte et peuvent donc vous aider à mieux le comprendre.

Relisez ensuite le texte avec cette fois un crayon à la main et soulignez les éléments de réponses que vous trouvez immédiatement. Ensuite seulement, vous pouvez commencer à traiter les questions une à une et à rédiger vos réponses. Vous savez où vous devez aller, le terrain est déjà en partie balisé et vous aurez peut-être même la bonne surprise de découvrir que des éléments de réponses à une question sont donnés dans une autre.

N’oubliez pas que c’est avant tout votre bon sens qui est sollicité et vos compétences de lecteur qui vont être évaluées.

Le manque de confiance en soi pénalise de nombreux candidats qui, au lieu de lire et de réfléchir à ce qu’on leur demande, cherchent dans leur mémoire des phrases clés, apprises par cœur avec sérieux et qu’ils pensent judicieux de « ressortir » le jour de l’examen. Malheureusement, une fois sur deux, elles ne répondent pas à la question posée et quelle que soit leur pertinence, n’apportent strictement rien.

J’insiste plus particulièrement sur ce point (essentiel aussi pour éviter le hors sujet en rédaction). Cette erreur est fréquente et souvent mal analysée par les élèves qui bougonnent en apprenant leurs résultats : « Je ne comprends pas, je savais tout. J’ai recopié tout mon cours etc.… »

Et c’est sans doute vrai. Mais imaginez une seconde que dans une autre situation vos parents vous demandent d’aller acheter du pain pour un dîner de famille important et que vous reveniez non pas avec la baguette demandée mais avec un gros gâteau parce que vous avez l’intention de faire plaisir. Or votre mère en a déjà préparé un, voire deux. Votre initiative sera donc peu appréciée, d’autant qu’il manquera toujours du pain pour le fromage…

Une consigne, une question d’exercice, c’est un peu la même chose. On vous demande quelque chose de précis et il vous faut satisfaire cette attente, et uniquement celle-ci.

Même si bien sûr vous êtes seul face au sujet le temps de l’épreuve, n’oubliez jamais votre destinataire, qui est aussi votre correcteur : Se placer ainsi dans une posture de dialogue permet de corriger tout naturellement un certain nombre d’imperfections pénalisantes, à commencer par celles qu’on relève dans la présentation des copies et dans le graphisme.

Certaines feuilles sont parfois très difficiles à lire et il arrive que le correcteur, tout aussi agacé qu’épuisé, barre un paragraphe d’un grand trait et écrive en marge : illisible.

Toute épreuve d’examen est aussi une épreuve de communication. Si vous imaginez que vos mots sont comme des cadeaux que vous voulez offrir au lecteur, alors vous serez soigneux et penserez à sauter des lignes entre les questions pour plus de clarté et de facilité de lecture. On se fait beau pour aller à la fête. On donne mieux quand on ressent l’envie de faire plaisir à l’autre.

C’est dans cette même optique que vous devez comprendre qu’il est indispensable de rédiger vos réponses. Un mot, fût-il le bon, ne fera pas l’affaire si le correcteur ne sait pas de quoi vous parlez. En aucun cas il ne lira dans vos pensées et rétablira la partie du discours manquante. A cet égard, je me permets de vous rappeler qu’il en est de même en mathématiques (où vos calculs ne suffisent pas ; vous devez rédiger votre raisonnement) et en histoire géographie. Les conseils que je vous ai donnés valent en fait pour toutes les matières et pas seulement pour le jour de l’examen, parce que dans toutes les matières vous êtes évalués à l’écrit

J’ajouterai pour finir que maîtriser ses discours, et dans tous les sens du terme, est une compétence essentielle à acquérir, dont on a tous besoin toute la vie pour mieux aller à la rencontre de l’autre.

Bon travail à tous. Je vous souhaite une belle et vivifiante réussite.

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BrevetBrevet/Français : formes et modalités des phrases

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I. Les modalités de phrases
On parle de modalités ou de types de phrases pour désigner les valeurs variées et efficaces que l’émetteur peut mettre dans ses phrases afin d’appuyer son propos. Il peut ainsi indiquer son intention et provoquer une réaction chez le destinataire du message. On distingue ainsi quatre modalités principales :
La phrase déclarative
C’est la modalité de phrase la plus employée. Elle est utilisée pour transmettre une information neutre, un fait ou des opinions sans exprimer d’intention. Elle est simple ou complexe, affirmative ou négative. Dans le ton, la phrase déclarative s’achève sur une intonation descendante.
Ex. : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. » (M. Proust, A la recherche du temps perdu).
La phrase interrogative
La phrase interrogative est utilisée lorsque l’émetteur souhaite poser une question. L’interrogation est dite totale si la question amène une réponse de type oui / non (Ex. : Paul est-il là ?) , partielle si la réponse attendue est plus large (Ex. : Quel est ton plat favori ?). La phrase interrogative utilise des mots interrogatifs comme des pronoms (qui, que, quoi, lequel… ?), des adjectifs (quel, quelles… ?) ou des adverbes (Comment ?
Pourquoi ? Quand ?…). Une phrase interrogative et négative est dite interro-négative (Ex. : N’as-tu pas déjà dit cela ?).
La phrase exclamative
Elle est souvent à valeur déclarative ou impérative mais on la distingue car elle exprime un sentiment vif de joie, de colère ou de surprise. Ex. : Quel beau soleil !
La phrase exclamative verbale est très souvent construite au conditionnel, au subjonctif ou à l’infinitif.
Ex. « Partir ! Partir enfin vers des horizons inconnus ! » Baudelaire
La phrase impérative
La phrase impérative est aussi dite injonctive car elle a pour intention première de donner un ordre ou un conseil. Mais ça n’est pas son unique rôle. Le locuteur peut en effet vouloir exprimer une défense, une interdiction, un souhait et il utilisera pour ce faire la modalité impérative afin de faire réagir son interlocuteur aux propos. Il convient donc de ne pas
confondre la modalité impérative et le mode verbal impératif. De plus, la phrase impérative se termine bien souvent par un point d’exclamation, il convient alors de ne pas la prendre pour une phrase exclamative.
Ainsi Range ta chambre ! et Il faut se coucher tôt. sont deux phrases de modalité impérative même si le ton et le sens paraissent bien éloignés.
Le verbe est souvent à l’impératif, mais on le trouve aussi souvent à l’infinitif ou à la troisième personne du mode utilisé précédée de que. Ex. : Que la fête commence !
Une phrase sans verbe peut suffire à exprimer une modalité impérative. Ex. : A gauche ! Son intonation est descendante.

II. Les formes de phrases
En français, on distingue deux formes de phrases récurrentes :la phrase affirmative et la phrase négative.
Certains spécialistes évoquent une troisième forme qu’ils appellent forme pour désigner la mise en relief l’intérieur phrase d’un syntagme particulier à l’aide d’expression du type C’est… qui ou voici…que.
La forme affirmative
Cette forme s’applique à tous les types de phrases. La déclarative affirmative exprime un fait, une idée. Ex. : Il dort.
L’interrogative affirmative pose une question et attend une réponse. Ex. : Dort-il ? L’impérative affirmative exprime un ordre ou un conseil, mais jamais une défense ou une interdiction. Ex. : Dors !
La forme négative
La forme négative est totale ou partielle. Totale lorsqu’elle est construite avec une locution adverbiale du type ne…pas, ne…rien, ne…plus… Partielle, elle ne porte que sur un élément précis de la phrase et se construit avec des locutions du type ne…guère, ne…pas toujours…Parfois, l’un des éléments de la négation est omis par l’usage courant. Ex. : Qui ne dit mot consent.
Une double négation peut servir à atténuer une affirmation.
Ex. : Vous n’êtes pas sans savoir que…
La forme dite « emphatique »
Elle permet la mise en relief d’un des éléments de la phrase : l’emphase signifie alors la mise en avant de tel ou tel élément.
Il existe plusieurs moyens de mise en relief.
Soit on place en tête de phrase le mot ou groupe de mot à mettre en valeur (Ex. : Heureux qui comme Ulysse…Du Bellay), soit on utilise un pronom de reprise (Ex. : Lui, il est malin.), soit, enfin, on utilise un présentatif tel que c’est…qui ou voici…que.
Certaines figures de style basées sur la répétition, la gradation ou l’hyperbole ainsi construites peuvent aussi servir à renforcer la forme emphatique. Ex. : « Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! / Rome à qui vient ton bras d’immoler mon amant ! » (Corneille, Horace).

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LaDictée.fr : le site gratuit pour les dictées !

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Sur ce site vous trouverez des dictées de français sonorisées gratuites pour tous les niveaux scolaires.

Prenez  une feuille… montez le son de votre ordinateur… écoutez attentivement la première lecture… ensuite prenez votre  stylo… et écrivez !!!

Et voilà le tour est joué !

Après la dernière lecture et après avoir bien relu ton texte tu peux regardez la correction qui accompagne chaque dictée.

Alors tu as eu une bonne note aujourd’hui !

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le Brevet de Français : Organisation et conseils

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En quoi consiste l’épreuve de français au BREVET ?

L’épreuve dure 2 heures et comporte 2 parties :

- la partie I : QUESTIONS – REECRITURE – DICTEE : 25 points

Questions sur un texte : 15 points

Réécriture : 4 ou 5 points

Dictée : 5 ou 6 points

- la partie II : Expression écrite : 15 points

Cela peut être une lettre, un extrait de journal intime, un article de journal, une suite de texte.

Les conseils pour réviser

- révise ton cours et fais des fiches. Tu peux aussi aller sur le blog du collège où il existe des fiches de révision.

Pour savoir comment réaliser tes fiches clique sur ce lien

Méthodologie Brevet : Comment faire des fiches de révision ?

- revois les brevets blancs que tu as faits au cours de l’année et vérifie que tu as bien compris tes éventuelles erreurs.

- fais des annales en te mettant dans les conditions de l’épreuve, sans regarder tout de suite le corrigé.

Les conseils pour réussir l’épreuve le jour J

Questions

- Lis avec attention le texte, note le nom de l’auteur, le nom de l’oeuvre et son genre (roman, poésie, théâtre…).

- Lis toutes les questions avant de commencer, puis réponds dans l’ordre (c’est important, les correcteurs n’ont pas à chercher tes réponses et à perdre du temps), en soignant la présentation.

Pour bien savoir comment il faut faire consulte aussi cet article.

Brevet/Français : Méthodologie, les Questions

Dictée

Ecoute bien le professeur lorsqu’il dicte, il faut être attentif  à la manière dont les mots sont prononcés, aux liaisons, ainsi qu’à la ponctuation, et à la fin surtout relis bien. Pour t’aider consulte l’article suivant :

Méthodologie Brevet : Comment corriger sa dictée?

Ainsi que ceux-ci :

Brevet/Français : Réussir une dictée !

Brevet / Français : les règles de base de l’orthographe

Réécriture: Lis bien les consignes avant de commencer et corrige tes fautes d’orthographe.

Pour t’aider consulte cet l’article :

Brevet/Français : La réécriture… méthodologie !

Expression écrite

Analyse le sujet

1) tout décomposer

2) reformuler les exigences et précisez les éléments

3) m’impliquer

Respecte bien le support demandé et déduis-en les indices :

- écrire une lettre suppose une formule d’appel, une formule de politesse, voire une signature anonyme (qui ne donne pas votre identité ex : initiales, expressions consacrées comme un fidèle lecteur, un collégien ….). Pensez à adapter le ton et les formules au destinataire (copain/copine, courrier des lecteurs ou futur patron…)

- écrire un article suppose un titre voire un sous-titre et le nom d’un organisme ou d’un individu signataire (ex : la troisième 6, les amis des hérissons…)

Consulte ces articles :

Brevet/Français :  Bien rédiger une rédaction

Brevet/Français : Méthodologie, écrire un récit

Brevet/Français : Ecrire un dialogue

et écoute les conseils d’une élève !

Brevet/Français : Comment écrire une rédaction ? Suivez les conseils d’une élève !

Tu peux aussi consulter aussi les articles suivants où tu trouveras une analyse de sujet et son corrigé.

Brevet/Français : Analyser un sujet de rédaction

Brevet/Français : rédaction, corrigé du Brevet, 2003, Est

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Méthodologie Brevet : Comment corriger sa dictée?

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Les erreurs dans la dictée sont souvent :

les fautes d’accord.
l’orthographe des mots se terminant par le son (é).
les consonnes doubles.
les mots inconnus.
les oublis ou fautes d’inattention.

Méthode :

Etape 1 : pendant la dictée.

Sois bien attentif(ve) pendant la lecture du texte.

Essaie de suivre le rythme de dictée du professeur : si tu es en retard, laisse un grand espace blanc, et tu y reviendras à la fin de la dictée.

N’oublie pas de sauter une ligne à chaque fois pour pouvoir corriger ensuite plus proprement.

Etape 2 : pendant la relecture de la dictée.


Fais attention : ajoute les mots oubliés. Observe bien la ponctuation.

Corrige tout de suite les fautes évidentes que tu vois.

Souligne au crayon à papier les mots dont tu n’es pas sûr(e) de l’écriture (tu les corrigeras à la fin).

Etape 3 : pendant la relecture personnelle.


Vérifie les accords, en reliant par exemple mentalement chaque verbe à son sujet.

Exemple  : les enfants jouent dans le jardin. (le sujet = les enfants ; il y a plusieurs enfants donc on met un S au nom et ENT au verbe jouer)
Vérifie l’orthographe des mots en (é).

Exemple : si un verbe en é (« trouvé ») peut être remplacé par un verbe du troisième groupe (rendre), donc c’est un infinitif en -ER.

Exemple : Le plan de la ville permettait de trouver rapidement tous les musées à visiter.
Pour certains mots, tu peux essayer de trouver les mots de la même famille pour en deviner l’écriture.

Exemple : pile, empiler… donc le mot « pilier » ne prend qu’un seul L.
Tu peux également mettre certains mots au féminin pour en deviner la fin. Exemple : chatte, donc un T à la fin de chat / Froide, donc un D à la fin de froid.

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Brevet/Français : Les connecteurs logiques

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NATURE Conjonctions de coordination Adverbes et locutions adverbiales

Conjonction et locutions conjonctives de subordination

CAUSE car En effet
De fait
Parce que
du fait que
Étant donné que
puisque
sous prétexte que
Comme
CONSEQUENCE donc Aussi (+ reprise du sujet)
Alors
en conclusion
en conséquence
C’est pourquoi
Par conséquent
ainsi
Dès lors
d’où
De sorte que
si bien que
tellement que…
si…que…
de telle manière que…
HYPOTHESE En ce cas
Sinon
pour un peu…
Si
à condition que
à supposer que
pourvu que
au cas où
à moins que,…
BUT Dans ce but
à cette fin
Pour que
afin que…
OPPOSITION CONCESSION mais
or
Cependant
néanmoins
pourtant
par contre
du reste
d’ailleurs
au contraire
en revanche
toutefois
Bien sûr
Soit
Certes
Quoique
bien que
Il est vrai/certain que
même si
Nul doute que
encore que
Quand bien même
alors que
ADDITION EXEMPLE et
ni… ni…
d’abord
premièrement
d’entrée de jeu
en outre
D’une part…, d’autre part…
Puis
ensuite
de plus
Par ailleurs
Enfin
C’est-à-dire
Ainsi
Par exemple
Notamment
En effet
citons
ALTERNATIVE ou Soit…, soit…
Ou bien…, ou bien…
Soit que…, soit que…

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Brevet/Français : L’étude d’un texte poétique

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.   I Qu’est qu’un vers?

- Début du vers : il est marqué par une majuscule.
- Fin du vers : elle est marquée par un retour à la ligne ; le vers (contrairement à la phrase en prose) n’occupe pas forcément toute la ligne, et on peut donc trouver un espace blanc à la fin du vers.

Remarque : si le vers dépasse la ligne, alors la fin du vers ne s’aligne pas sur la marge de gauche dans la poésie classique (jusqu’au XIXème siècle), comme en prose, mais sur la marge de droite, après un crochet [

II Présentation du poème

1- Les groupes de vers qui composent un poème s'appellent des strophes.
Il n'y a pas d'alinéa (contrairement à la marque de début de paragraphe en prose).

2- On donne des noms aux strophes selon le nombre de vers qui les composent :

2 vers: un distique
3 vers: un tercet
4 vers: un quatrain
5 vers: un quintil
6 vers: un sizain

Un vers isolé est mis en relief.

3- Les vers sont composés de syllabes.

On nomme les vers selon le nombre de syllabes qui les composent :

8 syllabes : un octosyllabe (Elle a passé, la jeune fille)
10 syllabes : un décasyllabe (Maître Corbeau sur un arbre perché)
12 syllabes : un alexandrin (Oh! Combien de marins, combien de capitaines)

Pour compter correctement le nombre de syllabes, il faut observer certaines règles :
- le -e muet en fin de vers ne compte pas (il n'est d'ailleurs pas prononcé).
- le -e muet suivi d'un son vocalique (voyelle) ne compte pas.
- le -e muet suivi d'un son consonantique compte.

Ex. Décompte des -e : Par la Natur(e), -heureux comm(e) avec une femm(e) (Sensation de Rimbaud)

- le poète peut faire prononcer en deux sons ce qu'habituellement on ne prononce qu'en un seul : c'est une diérèse. Exemple: "Un bohémi-en"

Jusqu'au XIXème siècle, la poésie était en vers. A partir de la seconde moitié du XIXème siècle, les poètes se sont peu à peu libérés des contraintes portant sur la forme du poème : c'est l'invention du vers libre. La poésie peut alors prendre l'apparence de la prose.

III Les rimes

Une rime, est la répétition de sons identiques à la fin de plusieurs vers.
On désigne par des lettres chaque rime différente: a, b, c...

1- disposition des rimes

- aabb: rimes plates ou suivies
Ex. "Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'ends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
"
(Baudelaire, "La fontaine de sang" in Les Fleurs du Mal)

- abab: rimes croisées
Ex. "Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne,
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps."

(Victor Hugo)

- abba: rimes embrassées
Ex. "Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est chaque fois ni tout-à-fait la même,
Ni tout-à-fait une autre, et m'aime et me comprend."

(Verlaine, "Mon rêve familier").

2- valeur des rimes

On juge la valeur des rimes au nombre de sons qui sont repris: chaque son est codifié par un signe de l'Alphabet Phonétique International.
pensées / croisées : [e] 1 son commun -> rime pauvre (forcément un son vocalique)
âme / femme : [am] 2 sons communs -> rime suffisante
capitaine / lointaine : [ten] 3 sons communs -> rime riche

3- genre des rimes

campagne / montagne: rime féminine (se terminant visuellement par un -e muet, donc non prononcé)
attends / longtemps: rime masculine (se terminant visuellement par toute autre lettre qu’un -e muet)

La poésie classique fait alterner les rimes masculines et féminines.
La poésie moderne préfère distinguer les rimes à terminaison consonantique et les rimes à terminaison vocalique.

IV Les autres effets de sonorité

- les reprises de mots ou de groupes de mots créent un effet de sonorité et de rythme. (une reprise en début de vers ou de strophe se nomme une anaphore)
- les reprises de sons à l’intérieur des vers, dans des mots différents mais proches:
- son vocalique: une assonance : Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant (Verlaine)
- son consonantique: une allitération : Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes? (Racine)

V Le rythme

- il faut marquer les pauses au bon endroit et pour cela, repérer les mots qui forment un groupe cohérent.
- le poète peut choisir d’écrire des groupes de mots qui débordent du vers :
- un vers déborde sur le vers suivant : c’est un enjambement.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme.
(Rimbaud, « Le Dormeur du Val »)
- si le groupe de mots placé au vers suivant est très court, on parle de rejet.
Il dort dans le soleil la main sur sa poitrine,
Tranquille.
(Rimbaud)

En troisième, on étudie deux sortes de poésie:

- La poésie lyrique (< de la lyre) dans laquelle le poète exprime ses sentiments personnels.
Le poète dit « Je » mais ce qu’il ressent concerne tout homme; le lexique des sentiments domine, on trouve beaucoup d’interjections. Le poète utilise des ruptures de syntaxe, des effets de musicalité et aussi de discordance pour rendre son poème plus expressif. Pour donner plus de force à l’expression de ses sentiments, le poète utilise aussi toutes les ressources du vocabulaire (champs lexicaux, connotations…) et des figures de style.
Les grands thèmes lyriques témoignent de la sensibilité humaine: la vie, la mort, le patriotisme, l’espoir de la liberté, l’enfance, la nature, le temps qui passe, le rêve, les souffrances et les joies de la passion, la ferveur religieuse.

- La poésie engagée qui se met au service d’une cause précise dans un contexte historique précis. Le poète y fait référence à des éléments réels précis et vérifiables. Elle incite le lecteur à réfléchir et à agir: elle peut délivrer un message d’espoir en l’avenir ou mettre en garde contre l’oubli, incitant ainsi au devoir de mémoire. Elle est d’une grande force argumentative car elle cherche à convaincre le lecteur.

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Brevet/Français : Le texte théâtral

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La pièce de théâtre est une suite de dialogues, sans narrateur. Il peut s’agir de comédie, de tragédie ou (au XIXème) de drame.

Ce texte est fait pour être joué, vu et entendu. Il faut donc être attentif à toutes les indications dans le texte -registres de langue, répartition de la parole, types de phrases- permettant de comprendre les intentions et sentiments des personnages ou les didascalies permettant de mieux comprendre certains points comme le lieu, le temps, le ton.

I Composition d’une pièce

Au début le changement d’acte était lié à la nécessité de changer les bougies donnant la lumière. Chaque acte doit constituer une unité. Une pièce est généralement constituée de trois ou cinq actes.

Le premier acte est celui de l’exposition dans lequel l’auteur présente le contexte (où et quand), les personnages, le héros, le noeud de l’intrigue, les obstacles(opposants) et les « aides » (adjuvants) du héros.
Le dernier acte est celui du dénouement, dans lequel l’intrigue trouve sa solution.

On change de scène quand un personnage entre ou sort. Les scènes n’ont pas toutes la même importance pour l’intrigue.

II Composition du texte

Il faut distinguer le texte dit par les comédiens : les répliques, et les indications scéniques : les didascalies.

Si une réplique est longue, c’est une « tirade ». Si le personnage parle seul en scène (ou se croit seul), c’est un « monologue ». Une réplique dite à part (sans que l’interlocuteur ne l’entende) est un « aparté ».

Les didascalies renseignent sur le décor, les mouvements, le ton à prendre… Elles permettent de faciliter la mise en scène.

III L’énonciation

Il faut être attentif au répérage du/des destinataires d’une réplique. La réplique s’adresse généralement à un autre personnage (attention à l’implicite par lequel un personnage peut passer un message sous-entendu). Mais elle s’adresse aussi au spectateur et doit produire un effet sur lui.

L’action avance par le dialogue au théâtre. L’ensemble du texte est globalement argumentatif.

IV Bref rappel sur le théâtre

Le théâtre classique (du XVIIème siècle notamment) répond à des règles strictes : il est écrit en vers, l’ensemble de la pièce doit ne comprendre qu’une seule véritable action, qui se déroule sur un même lieu et en 24 heures maximum.
Vers la fin du XIXème siècle, le romantisme transforme le théâtre comme toutes les formes artistiques: les pièces peuvent se dérouler dans plusieurs lieux différents, représenter une longue durée, contenir plusieurs intrigues.

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Le discours argumentatif

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N’oubliez pas que l’argumentation est un type de discours et peut se rencontrer dans tous les genres de texte: théâtre, poésie, roman…. Par ailleurs, il peut se combiner à d’autres types de discours afin de mieux convaincre: ainsi, une narration de même qu’une description ou une explication peuvent être argumentatives.

I La situation d’énonciation

Le but du texte argumentatif est, pour l’énonciateur, de convaincre son destinataire. Il s’agit d’imposer une opinion. Il est donc important d’identifier clairement qui est l’énonciateur (l’auteur, un personnage?) et quel est son (ses) destinataire(s) (le lecteur, un autre personnage?).
L’énonciateur doit toujours envisager la contre-argumentation de son destinataire pour être efficace ou chercher à le toucher, à l’émouvoir, à le provoquer pour mieux le convaincre.

II L’organisation du discours

Le thème : c’est le sujet dont parle le texte en général.
La thèse : c’est l’opinion, le point de vue de l’énonciateur sur le thème. S’il y a dialogue et que deux thèses s’opposent, on parle de thèse et d’antithèse.
Les arguments : ce sont les idées (souvent abstraites) qui prouvent la validité de la thèse soutenue et qui doivent convaincre le destinataire.
Les exemples : ce sont des faits concrets qui illustrent les arguments et permettent de mieux les comprendre. Ils permettent ainsi de mieux convaincre le destinataire.

III Les marques du discours argumentatif

  • L’énonciateur s’exprime en général en disant “je” et en utilisant toutes les marques de la 1ère pers. (ma, mon, moi…). Mais il peut aussi généraliser pour donner le sentiment que son opinion est partagée par tous: “on sait que”, “il faut que”, “tout le monde voit que”.
  • Il faut être attentif à tous les modalisateurs qui sont des indices de subjectivité et qui permettent d’ajouter des nuances
  • Les temps utilisés sont ceux de l’énoncé ancré dans la situation d’énonciation(temps du discours, centrés sur le présent).
  • Afin d’assurer la logique du texte, l’énonciateur doit utiliser des liens ouconnecteurs logiques. Il faut être capable d’utiliser les relations de cause et de conséquence, d’exprimer la condition, l’opposition…

IV Ecrire une argumentation

Vous devrez certainement intégrer votre argumentation à un récit ou à un dialogue. Mais pour cela, il faut déjà savoir construire une argumentation.

  • Lisez bien le sujet pour repérer quelle est la situation de communicationimposée (qui est l’énonciateur, qui est le destinataire, quand, où, pourquoi, dans quel but), quel est le thème, quelle doit être votre thèse.
  • Cherchez ensuite les arguments propres à soutenir votre thèse. Pour chacun, trouvez au moins un exemple précis à développer.
  • Classez vos arguments du moins convaincant au plus convaincant afin de donner de plus en plus de poids à votre opinion.
  • En écrivant, vous mettrez dans le même paragraphe l’argument que vous devrez expliquer assez clairement et vos exemples que vous développerez. Vous changerez de paragraphe à chaque argument pour rendre votre devoir plus clair.
  • Vous veillerez à employer le plus souvent possible les connecteurs logiques, sans vous tromper sur leur sens. (notamment pour la cause et la conséquence) ainsi que des mots de liaison pour marquer les différentes étapes: d’abord, et, ensuite, enfin
  • Enfin n’oubliez pas que, quel que soit le type de texte que l’on vous demande d’écrire, vous devrez toujours avoir une introduction et une conclusion !

A vous de nous convaincre !

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Brevet/Français : Les figures de style

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Une figure de style, c’est une façon pour l’auteur d’exprimer une idée ou un sentiment grâce à une façon d’utiliser les mots en leur donnant une force particulière. Il peut jouer sur le lexique ou sur la syntaxe des phrases.

Les figures de la ressemblance :

La comparaison : deux éléments sont rapprochés à cause d’un point commun. Le rapprochement s’effectue grâce à un mot-outil de comparaison: comme, tel, sembler, pareil à …
Ex : Il est beau comme un dieu. Elle avait des yeux pareils à des agathes. Ce champ de blé ressemble à un océan.

La métaphore : il s’agit d’une comparaison sans mot-outil entre deux éléments qui n’ont d’habitude pas de point commun évident. Elle est plus frappante que la comparaison.
Ex : Ce garçon, c’est un dieu! Les agathes de ses yeux brillaient. Cet océan de blé est superbe.

La métonymie : il s’agit d’une catégorie particulière de métaphore où l’on nomme une partie de quelque chose pour désigner en fait cette chose.
Ex. « Déjà les voiles au loin s’éloignaient vers Harfleur » (« Les voiles » = « les bateaux »)

La personnification : c’est la représentation d’une chose ou d’un animal sous une forme humaine. (c’est un cas particulier de la métaphore)
Ex : Le vent mugissait dans les branches et hurlait sous les portes.

L’allégorie : on utilise un être vivant ou une chose pour représenter une idée.
Ex : la mort est souvent symbolisée par une femme armée d’une faux.

Les figures de l’opposition :

L’antithèse : deux mots ou expressions s’opposent.
Ex : J’ai su monter, j’ai su descendre J’ai vu l’aube et l’ombre en mes cieux.

L’oxymore : C’est le rapprochement de deux termes normalement antithétiques, opposés.
Ex : le noir soleil de la mélancolie; un mort-vivant

Le chiasme : sur 4 éléments, le premier et le 4ème peuvent être associés, le 2ème et le 3ème peuvent être rapprochés.
Ex : Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens Mais dans l’oeil du vieillard on voit de la lumière. (Hugo)

L’antiphrase : expression ironique d’une idée par son contraire.
Ex : Ah, tu es belle comme ça! =ça ne va pas du tout.

Les figures de la répétition :

Le parallélisme : répétition de la même construction dans 2 phrases ou 2 propositions.
Ex : (…) cria-t-elle en lui jetant une pierre; (…) hurla-t-il en se précipitant vers lui.

L’anaphore : Un mot ou une expression est répétée en tête de phrase, de vers.
Ex : « Ce bras qu’avec respect toute l’Espagne admire,
Ce bras qui tant de fois a sauvé cet empire…
» (Corneille, Le Cid)

L’énumération, l’accumulation : il s’agit de la juxtaposition de mots séparés par des virgules. Cela accélère le rythme, crée le suspense ou souligne l’abondance.
Ex : « Adieu veaux, vaches, cochons, couvées. » (La Fontaine, Fables)

Les figures de l’exagération :

L’hyperbole : exagération dépassant la réalité.
Ex : Tu es un génie.

Les figures de l’atténuation :

L’euphémisme : on choisit un terme plus faible que ce que l’on veut dire (souvent afin de ne pas choquer)
Ex : « Il nous a quittés » pour « Il est mort ». « Les non-voyants » pour « les aveugles ».

La litote : il s’agit d’atténuer le sens d’une expression par la négation de l’expression contraire. Implicitement, le sens dépasse ce qui est dit.
Ex : Elle n’est pas mal ! (= elle est superbe)

La périphrase : Pour éviter de dire un mot on le remplace par une expression plus longue, qui désigne la même chose d’une manière détournée.
Ex. « J’ai rendez-vous avec l’objet de mes voeux les plus chers » (pour « J’ai rendez-vous avec ma fiancée« ).

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Brevet/Français : les surbordonnées

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I. Les propositions subordonnées relatives

La proposition subordonnée relative
Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif. Elle est souvent l’expansion d’un nom ou d’un Groupe Nominal que l’on appelle son antécédent et qui reste en dehors de la subordonnée. Le pronom relatif reprend généralement l’antécédent.

Ex : La voiture [que je préfère] est bleue-police.
italique : antécédent ; [ ] : PSR ; gras : pronom relatif

Il existe cependant des subordonnées relatives sans antécédent. Elles équivalent alors à un groupe nominal et occupent les mêmes fonctions.
Ex : [Qui m'aime] me suive !
PSR sujet du verbe « suivre ».

On distingue les propositions subordonnées relatives déterminatives, c’est-à-dire qu’on ne peut supprimer sans altérer profondément le sens de la phrase, des relatives explicatives qui, elles, ne sont pas fondamentales pour la signification globale de l’énoncé.
PSR Dét : L’homme dont je te parle est juste derrière !
PSR Exp : La mer que j’adore voir les jours de tempête est fraîche aujourd’hui !

Une relative est de nature PSR et a pour fonction Complément de son antécédent. En cas d’absence d’antécédent, elle occupe une autre fonction semblable à celle d’un GN et qu’il convient d’analyser.

Le pronom relatif
La forme des pronoms relatifs change suivant leur fonction dans la phrase. On citera qui, que, quoi, dont, où, auquel, duquel, lesquels…
Pour trouver la fonction du relatif, on peut le remplacer par son antécédent et transformer la PSR en indépendante.
Ex : La dune sur laquelle nous étions perdus cachait un lac.
Nous étions perdus sur la dune. > CC de lieu.
Le pronom relatif peut avoir toutes les fonctions d’un nom ou d’un groupe nominal. Il trouve sa fonction par rapport au verbe de la subordonnée et donc à l’intérieur de celle-ci, et jamais dans la principale.
Ex : Celle que je hais le sait !
Que : COD de « haïr »
Exemple d’analyse
Analysons la phrase : « La fleur que tu m’as donnée est belle. »
La fleur est belle : nature : principal ; fonction : Principale Rectrice de la PSR
Que tu m’as donnée : nature : PSR ; fonction : Complément de son antécédent « fleur »
que : fonction :P ronom relatif ; fonction :COD de « donner »

II. Les propositions subordonnées complétives

Les propositions subordonnées conjonctives en « que »
Elles exercent une fonction essentielle dans la phrase et ne peuvent donc pas être supprimées. Elles complètent presque toujours un verbe, mais il peut aussi parfois s’agir d’un adjectif, d’un nom ou d’un présentatif.
Ex : Je savais qu’elle serait là.
Ex : Je n’avais pas perdu l’espoir qu’elle reviendrait.
La plupart des propositions conjonctives en « que » sont compléments d’objet direct et se placent immédiatement après le verbe qu’elles complètent.
Ex : Je pensais que la terre était plate !
Toutefois, elles peuvent occuper d’autres fonctions (attribut, sujet, complément d’un présentatif…)
Ex : L’important est que vous soyez là. > Attribut du sujet
Ex : Voici que le printemps arrive. > Complément d’un présentatif.

Les propositions subordonnées interrogatives indirectes
Elles correspondent à une transformation d’une interrogation directe.
Ex : Quelle heure est-il ? > Il se demande quelle heure il est.
On les utilise pour rapporter une question au discours indirect, après un verbe comme demander ou pour complèter un verbe qui suppose une interrogation comme savoir, ignorer…
Elles sont COD du verbe dont elles dépendent.
Les propositions subordonnées interrogatives sont introduites par :
- la conjonction si ; si elles reprennent une interrogation totale ;
- ce qui ou ce que ; lorsqu’elles reprennent une question commençant par qu’est-ce que/qui… ;
- les pronoms, adjectifs ou adverbes interrogatifs que l’on trouve dans les phrases interrogatives. Ex : Je ne sais plus quel jour nous sommes…

Les propositions subordonnées infinitives
Elles présentent trois caractériqtiques fondamentales :
- elles ont pour noyau un infinitif ;
- cet infinitif a un sujet exprimé différent de celui du verbe principal ;
- elles sont introduites sans subordonnant.
Ex : Ils regardaient les cailloux ricocher à la surface.
On rencontre ce type de propositions après un verbe de perception ou après des présentatifs (voici, voilà).
Une proposition subordonnée infinitive est complément d’objet direct du verbe dont elle dépend.

III. Les propositions subordonnées circonstancielles

La circonstancielle de temps
Elle situe le moment de l’action de la principale par rapport au moment d’une autre action.
Ex : Avant qu’elle n’arrive, il ajusta sa cravate noire.
On peut généralement la déplacer.
Si l’action du verbe de la principale et celle du verbe de la subordonnée ont lieu en même temps, la subordonnée marque alors la simultanéité.
Ex : Lorsqu’elle arriva, ses yeux s’illuminèrent.
Si l’action du verbe de la subordonnée a lieu avant, elle marque l’antériorité.
Ex : Dès qu’il aura fini son travail, il ira se promener.
Si l’action du verbe de la subordonnée a lieu après, elle marque la postériorité.
Ex : Appelle-moi avant qu’elle parte.
La circonstancielle de cause
Elle indique la raison pour laquelle se fait l’action.
Ex : Puisque tu le veux, nous irons marcher sur la lune.
Elle est introduite par parce que, puisque, comme, vu que…
La circonstancielle de conséquence
Elle indique le résultat d’une action. La conséquence est l’inverse de la cause.
Ex : Nous avons beaucoup travaillé de sorte que nos résultats se sont améliorés.
La subordonnée cironstancielle de conséquence est introduite par :
- des conjonctions : si bien que, de sorte que, au point que…
- un adverbe d’intensité dans la principale + la locution que : tellement…que, si…que, à tel point…que
Ex : Il faisait assez beau pour que nous sortions.
La circonstancielle de but
Elle indique le résultat recherché d’une action, résultat pas forcément obtenu. Elle marque l’intention de l’action.
Ex : J’insisterai afin que tu viennes.
Elle est introduite par : pour que, afin que, de crainte que ou de peur que (qui marquent des buts non désirés).
Ces subordonnées sont au subjonctif, mode verbal du possible.
Ex : Il ne le fera pas de peur qu’elle le sache.
La circonstancielle de concession
Elle indique une opposition entre la subordonnée et la principale qui la régit. Elle présente un fait ou une action comme une entrave possible à la réalisation de l’action du verbe de la principale.
Ex : Je viendrai quoique j’ai mieux à faire.
> Le fait de venir est mis en opposition avec le mieux à faire.
Elle est introduite par : bien que , quoique, même si, quand bien même…
Le verbe de la subordonnée est au subjonctif sauf après même si + indicatif et quand bien même + indicatif / conditionnel.
Malgré que est une forme incorrecte.
Ce type de subordonnée est assez fréquente dans les textes présentant des débats d’idées, type texte argumentatif.
La circonstancielle de condition
Elle marque une hypothèse.
Ex : Si tu viens demain, on ira faire un foot.
Elle est moins fréquente que ses consoeurs.

La circonstancielle de comparaison
Elle compare l’action de la principale à une action du même ordre.
Ex : Ce livre m’a plu autant que tu l’avais prévu.

Bilan sur les circonstancielles
Les propositions subordonnées circonstancielles permettent de situer l’action de la principale par rapport à une autre, soit dans une perspective temporelle (antériorité, simultanéité, postériorité), soit dans une perspective logique (cause, conséquence, concession, but…).
Une locution ou une conjonction peut exprimer un rapport différent selon le contexte de l’action.
Une grande majorité de ces subordonnées ne se maîtrise que bien mal sans une bonne compréhension du mode subjonctif.

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Brevet/Français : les fonctions

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I. Différencier nature et fonction
Avant de voir quelles sont les principales fonctions grammaticales existantes, il convient de faire la distinction entre :
- la nature d’un mot, c’est-à-dire la classe grammaticale à laquelle il appartient (nom, adverbe, verbe, pronom, conjonction…) et qui reste toujours la même quelle que soit la
phrase ;
- la fonction, qui correspond, elle, au rôle que le mot joue dans la phrase, soit par rapport au verbe, soit par rapport à un nom. La fonction dépend ainsi de la phrase.
Ex. : Il mange une pomme.
Si on analyse le terme souligné, on trouve : nature : Groupe Nominal (Déterminant + Nom) ; fonction : Complément d’objet direct du verbe « manger ».
Ex. : Une pomme est tombée de l’arbre.
La nature de l’expression soulignée est identique au premier exemple ; pour la fonction, en revanche, le GN est maintenant Sujet du verbe et non plus COD.
C’est ce type de distinction que nous allons mettre au clair.
II. Les fonctions qui dépendent d‘un verbe
Cette première grande catégorie présente les fonctions dépendant d’un verbe, c’est-à-dire qu’elles apportent des indications sur l’action effectuée (qui la subit ? comment ?…).
Le Sujet (S)
Elément essentiel de la phrase, le sujet ne peut pas être supprimé.
Il commande l’accord du verbe en personne, en nombre, et éventuellement en genre.
Ex. : Elle est tombée dans le piège.
Le sujet, se place le plus fréquemment devant le verbe, et peut parfois se trouver après lui. C’est notamment le cas dans les phrases interrogatives ou après certains adverbes (ainsi,peut-être…) : on parle alors de sujet inversé.
Le sujet peut être de diverses natures grammaticales : s’il s’agit souvent d’un groupe nominal ou un pronom, on trouve néanmoins des infinitifs sujets ou des propositions subordonnées complétives.
Ex. 1 : Souffler n’est pas jouer.
Ex. 2 : Que les vacances se terminent m’angoisse.
Enfin, on veillera à distinguer sujet apparent (Ex. : il pleut), et sujet réel.
Les Compléments essentiels
Ils complètent le verbe et ne peuvent, en général, ni être supprimés ni être déplacés sans modifier profondément le sens de la phrase. On distingue 3 types de compléments essentiels :
Le Complément d’objet direct (COD)
Il se construit sans préposition et peut-être remplacé par un pronom personnel.
Ex. : Il regardait la mer. > Il la regardait.
Le COD devient le sujet lorsque la phrase passe à la voix passive.
Ex. : Les enfants aiment les jouets. > Les jouets sont aimés par les enfants.
Le COD peut être un GN, un pronom, un infinitif, une proposition subordonnée complétive ou une relative sans antécédent.
Ex. : Embrassez qui vous voulez. (relative sans antécédent).
Le Complément d’objet indirect COI
Il se construit avec une préposition : il est donc indirectement relié au verbe qu’on dira transitif indirect.
Outre les groupes prépositionnels, le COI peut être un pronom, un infinitif (Ex. : Il a renoncé à apprendre) ou une subordonnée relative sans antécédent (Ex. : Dis-le à qui tu veux !).
Le Complément d’objet second (COS)
Certains verbes admettent deux compléments d’objet : c’est le cas de tous les verbes en rapport avec l’idée de don, de transfert comme offrir, donner, céder mais aussi annoncer, apprendre…
Le COS, moins indispensable que le COD ou le COI, était autrefois appelé Complément d’attribution : c’est en fait le second complément d’objet de la phrase, d’où son nom actuel.
Il est introduit par une préposition (Ex. : Il a promis un voyage à son épouse.).
Le COS peut être représenté par un pronom (Ex. : Il lui promit la vengeance.), un groupe nominal ou une proposition subordonnée relative sans antécédent (Ex. : Donne-le à qui tu souhaites.).
Les Compléments circonstanciels (CC)
Ils indiquent les circonstances dans lesquelles se déroulent l’action exprimée par le verbe. A la différence des compléments essentiels, ils peuvent être supprimés ou déplacés dans la phrase sans que cela n’altère le sens de celle-ci.
On distingue pour les CC différentes nuances : le temps, le lieu, le but, la cause (Ex. : Il a échoué parce qu’il allait trop vite.), la conséquence (Ex. : J’ai tellement mangé que j’ai pris 127 kilos !), la concession (Ex. : Malgré les remarques qu’il lui a faites, elle a voulu savoir…), la manière, le moyen, la comparaison ou l’accompagnement (Ex. : Il est parti avec elle). Le CC peut être un GN, un adverbe, une proposition participiale, une subordonnée conjonctive.
Le Complément d‘agent (CA)
On trouve les compléments d’agent dans les phrases à la voix passive : il s’agit en fait de la fonction occupée au passif par le groupe sujet à l’actif.
Ex. : Le colonel pilote l’avion. > L’avion est piloté par le colonel.
Peuvent être compléments d’agent essentiellement des GN et des pronoms qui seront introduits par la préposition par.
Rappelons que toute phrase ne peut pas passer de la voix active à la voix passive : il faut impérativement que le verbe pivot de la phrase soit un verbe transitif, c’est-à-dire ayant un complément d’objet sur lequel porte l’action.

III. Les fonctions qui dépendent d ‘un nom
L‘attribut
Même s’il est un élément essentiel de la phrase qui dépend étroitement du verbe, l’attribut est une fonction qui détermine le plus souvent un nom ou un GN en le qualifiant différemment.
- du sujet sert à identifier ou à caractériser le sujet de la phrase. On le trouve après les verbes d’état (être, sembler, paraître, devenir…). Ex. : Le chevalier était un grand et fort
guerrier.
- du COD sert à identifier ou à caractériser le COD de la phrase. Ex. : Les spectateurs ont trouvé le film impressionnant. L’attribut du COD, contrairement à l’épithète liée, subsiste lorsque le GN COD est pronom.
Ex. : Les spectateurs l’ont trouvé impressionnant.
L‘épithète et l‘apposition
L’épithète est assez proche de l’attribut dans le sens où elle vient, elle aussi, identifier ou caractériser un groupe nominal. Elle fait partie, avec le CdN et les PSR, des fonctions qu’on appelle expansion du nom.
L’épithète peut être liée (Ex. : Ce grand bonhomme) ou détachée (Ex. : Ce bonhomme, …grand, …), postposée (placée après le nom qu’elle complète) ou antéposée (avant). Il s’agit exclusivement d’adjectifs.
L’apposition fonctionne comme l’épithète hormis le fait qu’elle est toujours séparée du nom ou du GN qu’elle complète par une virgule et qu’il s’agit exclusivement de GN. Ex. : Clovis, roi des Francs…
Le Complément du nom (CdN)
Le sens d’un nom ou d’un GN peut être précisé par un GN prépositionnel qu’on appelle Complément du nom.
Ex. : Un sac … > Un sac de cuir…
Peuvent être complément du nom des pronoms précédés par une préposition (Ex. : un lieu pour tous), un groupe infinitival prépositionnel (Ex. : le plaisir de manger) ou un adverbe
précédé d’une préposition (Ex. : les jeunes d’autrefois…)
Il existe cependant des CdN non-prépositionnels dans lesquels la préposition est en fait sous-entendue. Ex. : une toile Renaissance (sous-entendu de la).
Les précisions apportées par le CdN sont diverses et peuvent concerner le moment ou la date (Ex. : le jour de l’an), la destination ou la provenance (Ex. : du vin de Bordeaux), la matière (Ex. : le petit pont de bois) ou l’appartenance (Ex. : le mari du frère de la sœur de son père)
La proposition subordonnée relative (PSR)
Une proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où). Elle est généralement l’expansion d’un nom ou d’un GN qu’on appelle son antécédent et qui reste hors de la relative, son « représentant » y étant le pronom.
Ex. : J’ai attrapé un papillon qui avait des ailes bleues.
antécédent relative
pronom relatif
Il existe cependant des PSR sans antécédent qui sont l’équivalent de groupes nominaux. On les trouve bien souvent dans les proverbes.
On distingue la PSR déterminative qui ne peut être supprimée sans que la phrase ne perde son sens de la PSR explicative facilement supprimable.
Il arrive bien souvent au Brevet des collèges d’avoir à faire l’analyse logique d’une PSR. Il convient à ce niveau d’être prudent et de ne pas confondre nature et fonction de la relative avec ceux du pronom relatif ou de son antécédent.
Nature de la PSR : proposition subordonnée relative
Fonction : Complément de son antécédent (ceci est toujours vrai !)
Nature du pronom : pronom relatif
Fonction du pronom relatif : à déterminer d’après le verbe de la PSR
Exemple expliqué :
La jeune fille [que tu as rencontrée] était belle.

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Ladictée.fr

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Sur ce site vous trouverez des dictées de français sonorisées gratuites pour tous les niveaux scolaires.

Prenez  une feuille… montez le son de votre ordinateur… écoutez attentivement la première lecture… ensuite prenez votre  stylo… et écrivez !!!

Et voilà le tour est joué !

Après la dernière lecture et après avoir bien relu ton texte tu peux regardez la correction qui accompagne chaque dictée.

Rappel de la notation au collège :

Une faute de grammaire/conjugaison = -2pts

Une faute de vocabulaire = -1pts

Une faute d’accent/majuscule/ponctuation = -1/2 à la deuxième faute

Alors tu as eu une bonne note aujourd’hui !

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Brevet/Français : Vocabulaire

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I. origine des mots
• Le français est une langue indo-européenne : l’indo-européen était vraisemblablement parlé dès le IVe millénaire avant J.C. dans un vaste territoire situé au centre de l’ex-URSS. Avant de s’éteindre, l’indo-européen a donné naissance à de nombreuses langues qui se sont diffusées dans toute l’Europe.
• Le français s’est enrichi au cours des siècles grâce à des emprunts à d’autres langues.
Etudier lorigine des mots
La science chargée d’étudier l’origine des mots et l’histoire des mot est l’étymologie.
• Elle identifie les langues dont sont issus les mots (aqua est d’origine latine pour « eau » ).
• Elle étudie l’évolution du sens des mots. Au cours des siècles, certains mots ont disparu, d’autres ont changé de sens.
Orthographier
Connaître l’étymologie d’un mot permet d’éviter des fautes d’orthographe. Bellum signifie guerre en latin, d’où belliqueux, belligérant, belliciste.

II. Familles étymologiques
• Une famille étymologique (ou famille de mots) est constituée par l’ensemble des mots ayant le même radical. Au radical s’ajoutent préfixe(s) et suffixe(s).
• Le préfixe est l’élément qui se place devant le radical. Il est porteur d’un sens. Ex : anti=contre. Il ne change pas la nature grammaticale d’un mot.
Alcoolique (adj) ! antialcoolique (adj).
• Le suffixe est l’élément qui se place derrière le radical. Il permet à un mot de changer de nature grammaticale.
Confort (nom)!conforter (verbe)!confortable (adj).
Il peut de plus être porteur de sens. Comparer par exemple respectueux et respectable.
Décomposer un mot
Un mot peut comporter plusieurs préfixes ou suffixes.
Ex. : sur/é/lev/ation. Froid/e/ment.
Composer une famille
Une famille peut avoir plusieurs radicaux :
• Parce qu’un même mot latin a pu donner deux mots différents.
Ex. : cantare (chanter) ! chanter (de formation populaire)
cantate (de formation savante)
• Parce que la famille est formée à partir de plusieurs mots de même sens.
Polemos (grec), bellum (latin), werra (francisque) –> guerre –> polémique, belliqueux, guerre

III. Le dictionnaire
Le dictionnaire est un outil dont il faut se servir régulièrement pour vérifier l’orthographe d’un mot, connaître son étymologie, enrichir son vocabulaire.
Le dictionnaire de la langue est celui dont on se sert le plus souvent, mais il ne faut pas oublier de faire appel à d’autres dictionnaires : dictionnaires des noms propres, des synonymes, dictionnaire étymologique, encyclopédies…
Connaître la composition d‘un article de dictionnaire
CLAIREMENT Adv. (clerement XIIe ; de clair).
1) D’une manière claire. V.
distinctement, nettement. Distinguer clairement les virages de la route.
2) Fig. D’une manière claire à l’esprit. V.
explicitement, intelligiblement, nettement, simplement. Expliciter clairement une histoire.
Souligné : classe grammaticale
Caractères normaux : définitions
Caractères gras : synonymes
Italiques : exemples ou citations d’auteurs.
Connaître les abréviations
Il faut consulter la liste des abréviations qui figure au début du dictionnaire et ouvrir quotidiennement le dictionnaire afin que celuici devienne familier.

IV. Expliquer un mot
Synonyme
Mot de même nature grammaticale et qui a un sens équivalent ou proche du mot à expliquer.
Antonyme
Mot de même nature grammaticale et qui a un sens contraire.
Sens propre ou sens premier
Sens littéral et premier du mot.
Sens dérivé
Sens qui s’est développé à partir du sens premier par analogie ou extension.
Sens figuré
Emploi détourné, imagé du mot.
Ex. : Supporter du latin supportare porter
Sens propre : porter par dessous pour empêcher de tomber
Sens dérivé : endurer avec patience, courage, ce qui est pénible
Sens figuré : soutenir, encourager un concurrent, une équipe (sportif)
Comment procéder pour expliquer un mot
Ex. « Le baron de Haute-Feuille avait fait graver son chiffre sur toutes les pièces de son argenterie. »
1) Indiquer le sens du mot en contexte, c’est-à-dire le sens que lui donne le texte. Ici, « chiffre » représente les initiales du baron.
2) Indiquer l’étymologie du mot. Ici « sifr » (arabe) qui signifie vide et par extension zéro.
3) Indiquer les autres sens du mot par : une définition, l’emploi de synonymes, l’emploi du mot dans une phrase d’exemple, la formation de la famille étymologique.
4) Préciser s’il s’agit du sens premier, d’un sens dérivé ou du sens figuré.
5) Donner les anonymes si le terme s’y prête.

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Brevet/Français : Réussir une dictée !

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I. Réussir une dictée
Les fautes les plus fquentes concernent :
• Le verbe : fautes de conjugaison, accords sujet-verbe, accord du participe passé.
• Le GN (groupe nominal) : accord en genre et en nombre des adjectifs et des participes employés comme adjectifs.
• L’infinitif et le participe passé
• Les homophones : (mots qui se prononcent de la même façon mais s’écrivent différemment ; Ex. : se-ce-ceux ; c’est-ses-ces).
− Utiliser l’étymologie des mots (cf. MemoPage intitulée « Vocabulaire »)
− Tirer profit de la lecture faite par le professeur
• Etre attentif dès la première lecture : une parfaite compréhension du sens est importante.
• Etre attentif aux liaisons faites par le professeur : elles indiquent la présence de certaines lettres muettes.
Relire la dictée
Il faut bien identifier :
• Le sujet de chaque verbe conjugué
• Délimiter les GN
• Remplacer par un verbe du 3e groupe les formes en [é], pour éviter de confondre infinitif et participe passé.
Il faut faire preuve de cohérence (ex. orthographier de la même façon les mots qui reviennent plusieurs fois).
II. Distinguer les temps et modes verbaux
Conjuguer au conditionnel
Conditionnel présent
Radical du futur + terminaisons : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
Ex. : J’aimerais (s’il faisait beau, j’aimerais aller me promener).
Conditionnel passé 1re forme
Auxiliaire être ou avoir au conditionnel présent + participe passé.
Ex. : J’aurais aimé (s’il avait fait beau, j’aurais aimé aller me promener).
Conditionnel passé 2e forme (ou plus-que-parfait du subjonctif) (langue soutenue) Auxiliaire être ou avoir au subjonctif imparfait + participe passé.
P.ex. : J’eusse aimé (s’il avait fait beau, j’eusse aimé aller me promener).
Conjuguer au subjonctif
• Subjonctif présent
Radical du présent de l’indicatif (verbes du 1er groupe) ou radical du participe présent (verbes du 2e et 3e groupe) + terminaisons : e, -es, -e, -ions, -iez, -ent.(Il faut que tu saches).
• Subjonctif imparfait
Radical du passé simple de l’indicatif + terminaisons : -sse, -sses, -^t, -ssions, -ssiez, -ssent.(Il fallut que je parlasse).
• Subjonctif passé
Auxiliaire être ou avoir, conjugué au présent du subjonctif + participe passé (que j’aie mangé).
• Subjonctif plus-que-parfait
Auxiliaire être ou avoir conjugué à l’imparfait du subjonctif + participe passé.(que j’eusse mangé).

III. Accord du participe passé
Avec lauxiliaire être
Le participe passé s’accorde avec le sujet. Paul et Agathe sont venus.
Avec lauxiliaire avoir
Le participe passé s’accorde avec le COD quand celui-ci est placé avant le verbe. Quels tableaux avez-vous vus ? Les monuments que j’ai visités étaient splendides.
• Si le COD est « en », le participe passé ne s’accorde pas : des BD, j’en ai lu dans ma jeunesse.
• Si le participe passé est suivi d’un verbe à l’infinitif, il s’accorde si le COD complète le verbe conjugué. Les musiciens que j’ai entendus jouer. Il ne s’accorde pas si le COD complète l’infinitif. La sonate que j’ai entendu jouer.
Les verbes pronominaux
• Verbes essentiellement pronominaux : le participe passé s’accorde avec le sujet. Les oiseaux se sont envolés.
• Verbes pronominaux à sens réfléchi ou réciproque : mêmes règles d’accord que pour le participe passé employé avec avoir. Ils se sont lavés. Ils se sont lavé les cheveux.
Ne pas confondre voix active et voix passive
Ils ont été battus : voix passive, auxiliaire être –> accord.
Ils ont battu : voix active, auxiliaire avoir –> pas d’accord.

IV. Distinguer adverbe et adjectif
Nature des adverbes
Les adverbes et locutions adverbiales sont invariables et ont des rôles variés :
Adverbes circonstanciels : Ils expriment la manière (bien, mal, vite, exprès, volontiers, ainsi que doucement, bruyamment …), le temps (aujourd’hui, hier, demain, longtemps, souvent, parfois …), le lieu (partout, en haut, en bas, ici, là-bas …).
Adverbes de liaison : d’abord, puis, ensuite, enfin, de plus, en effet, aussi, toutefois, néanmoins, cependant …
Adverbes d’interrogation : où, quand, comment, pourquoi, combien … et d’exclamation : que, comme, combien.
Adverbes d’affirmation : oui, certes, si, assurément …, de doute : peut-être, probablement …, de négation : ne..pas, ne..jamais, ne..guère, ne..que.
Adverbes d’intensité : très, trop, beaucoup, assez, peu, tellement
Orthographier les adverbes en -ment
• Ils sont tous composés à partir d’un adjectif qualificatif.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une voyelle, l’adverbe est formé par simple adjonction de la syllabe –ment. Vrai –> vraiment.
• Si l’adjectif se termine, au masculin, par une consonne, l’adverbe est formé à partir du féminin de l’adjectif.
Dur –> dure –> durement.
• Si l’adjectif se termine par –ant, -ent, l’adverbe se forme par l’adjonction de –mment à la voyelle -a- ou -e-. Abondant –> abondamment, fréquent –> fréquemment.
Certains adjectifs sont employés comme adverbes et sont alors invariables (Ces arbres sont hauts/Ces animaux sautent haut).

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Brevet/Français : Ecrire un dialogue

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· Dans un dialogue, les personnages parlent au discours direct ; les temps et modes les plus employés sont donc : le présent, le passé composé, le futur et l’impératif.

· Le plus souvent un dialogue s’insère dans un récit qui présente les locuteurs et les circonstances de la rencontre. Il faut absolument éviter les paroles banales. Un dialogue doit faire avancer l’action, mieux faire connaître les personnages.

(Ex : Dans le livre Des souris et des hommes, le dialogue permet au chapitre II de présenter les personnages du livre).

· La présentation d’un dialogue obéit à une disposition particulière :

- Après la dernière phrase du récit, il faut mettre deux points et aller à la ligne pour la première prise de parole

- Avant le début de la première réplique, vous devez ouvrir les guillemets

- Lorsque le second personnage intervient vous allez à la ligne et vous commencez par un tiret. Pour chaque intervenant vous suivez les mêmes règles

- Vous ne fermez les guillemets qu’à la fin de l’échange

- Avant le dialogue, et/ou à l’intérieur, vous employez des verbes de paroles. N’utilisez pas toujours « dire » : variez en fonction du ton (reprocher), de la force de la voix (crier, murmurer), du contenu de la réplique (demander, répondre)

- N’oubliez ni les points d‘interrogation, ni les points d’exclamation

· Attention à ne pas répéter sans cesse les mêmes prénoms dans la présentation du dialogue : l’utilisation de pronoms personnels permet d’éviter les répétitions.

· Le niveau de langue des répliques doit correspondre au statut des personnages : soutenu ou courant, parfois familier, mais les vulgarités sont à exclure.

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Français/rédaction : Corrigé du Brevet, 2003, Est

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Voici un sujet donné au brevet en 2003 à Besançon. Le texte est un extrait de Bel-Ami de Maupassant et relate un épisode où le personnage principal est en proie à la peur à la veille d’un duel qu’il doit livrer :

« Vous raconterez, dans votre journal intime, un moment de grande peur qui eut une fin heureuse. Vous ferez alterner récit et expression des sentiments et vous ne manquerez pas d’inclure dans un passage argumenté votre combat entre la peur et la raison. »

Ce qu’il fallait faire avec ce sujet :

- racontez un moment de grande peur qui se termine bien

récit au temps du passé ou au présent.

- dans un journal intime -> écrire à la première personne du singulier (je)

- alternance récit et expression des sentiments.

mots pour décrire les sentiments : peur, effroi, stupéfaction, frayeur…

- passage argumenté dans lequel la peur combat avec la raison

questionnement sur le modèle du texte lui-même.

Ecriture :

Cher Journal,

Voilà longtemps que je n’ai rien écrit : j’étais sous le choc et le suis encore un peu aujourd’hui. J’ai ressenti il y a de cela quelques jours une terrible frayeur. Mon chien m’a échappé alors que nous étions en promenade dans la rue Bourgain. Fou de joie à l’idée d’être libre et de pouvoir enfin courir à sa guise, il s’est précipité sur la route. Affolée, je me suis jetée à ses trousses afin de le rattraper et de le remettre en laisse. Mais lui jouait et plus je courais, plus il semblait s’amuser. Sur la route, ce n’était vraiment pas prudent ! Alors qu’il contournait un obstacle pour m’échapper de nouveau, une voiture arriva  brusquement et je ne vis bientôt plus mon petit animal. Mon sang ne fit qu’un tour. Je crus même entendre un choc frontal. Alors que la voiture m’avait dépassée, son conducteur s’arrêta, sûrement alerté par le bruit. Il descendit du véhicule. Moi, j’étais incapable de bouger. Mon chien avait-il pu éviter les roues de la voiture ? Se pouvait-il qu’il se cache encore, qu’il soit vivant ? Les images défilèrent dans ma tête. J’étais sûre de l’avoir perdu à jamais. Aucun son ne venait de l’avant de la voiture. A la suite de l’automobiliste, j’avançai, tremblante, peinant pour respirer. Je le voyais déjà aplati sous les roues, des images horribles, sanguinolentes me submergèrent. Je devais aller voir et ne le souhaitais toutefois pas. Je préférais m’épargner cette vue atroce. Mon corps néanmoins se déplaça et avant même que j’aie pu voir l’avant de la voiture j’entendis des  pattes sur le sol. En me retournant, j’aperçus mon jeune  chien, sain et sauf, qui courait vers moi, penaud. Le conducteur parut soulagé. Je repris une profonde respiration et caressai affectueusement l’animal qui fut la cause d’une si grande peur. Seul un coussinet était déchiré mais la plaie était superficielle. Je suis restée plusieurs minutes sur le trottoir avant de pouvoir regagner mon domicile. Malgré la joie de le retrouver, je ne pus me remettre de cette frayeur que quelques jours plus tard.

Voilà la raison de mon silence, cher journal.

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Brevet : Analyser un sujet de rédaction

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Comment analyser un sujet de rédaction ?

Démonstration par l’exemple :

Voici un sujet donné au brevet en 2003 à Besançon. Le texte est un extrait de Bel-Ami de Maupassant et relate un épisode où le personnage principal est en proie à la peur à la veille d’un duel qu’il doit livrer :

« Vous raconterez, dans votre journal intime, un moment de grande peur qui eut une fin heureuse. Vous ferez alterner récit et expression des sentiments et vous ne manquerez pas d’inclure dans un passage argumenté votre combat entre la peur et la raison. »

Pour analyser ce sujet il faut :

1)      tout décomposer

2)      reformuler les exigences et précisez les éléments

3)      m’impliquer

Commencez par utiliser de la couleur pour souligner les exigences (de fond et de forme) puis essayez de reformuler ce que l’on vous demande à l’aide de petites phrases ; cela sert à prendre conscience de chaque détail, pour éviter le hors sujet et/ou le contre-sens.

Cela pourrait donner la chose suivante :

-         dans mon journal intime : mettre la date, évoquer le silence dû au choc…

-         je dois raconter un épisode où j’ai eu peur : mon chien m’a échappé et est passé sous une voiture

-         l’événement s’est bien terminé : il est sorti indemne

-         raconter les faits : circonstances précises

-         détailler ce que j’ai éprouvé : peur, panique, effroi, terreur (c’est le moment de trouver touts les mots de vocabulaire !) puis grand soulagement.

-         montrer l’hésitation entre la raison : « mon chien doit avoir survécu » et la passion : « j’ai cru m’évanouir », « il me semblait que… » (cette hésitation se trouve dans mon texte, je l’ai analysée à telle question)

Peu importe que vous ayez un chien ou non, l’essentiel est que votre récit soit crédible et corresponde à ce que l’on attend de votre texte !

Pour le devoir rédigé, reportez-vous au sujet corrigé de Brevet, 2003, Est.

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Brevet/Français : La réécriture… méthodologie !

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Sujet type brevet :

« J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

CONSIGNES :

· La réécriture est un exercice de transposition (de changement) qui porte toujours sur un passage du texte. On peut vous demander de changer :

- les personnes (pronoms personnels et déterminants)

- les temps (passer d’un présent à un temps du passé)

- le nombre (passer du pluriel au singulier)

· Parfois vous n’aurez qu’un changement à faire mais parfois on peut vous demander plusieurs changements dans la même consigne :

Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

MODE D’EMPLOI

1. Bien lire la consigne de travail afin de ne pas oublier un changement.

2. Surligner dans la consigne le ou les différents changements que l’on vous demande de deux couleurs différentes.

Exemple : Réécrivez le passage à la troisième personne et dans le système du passé, avec comme temps de base le passé simple et l’imparfait.

3. Surligner dans le passage toutes les modifications orthographiques que vous allez faire : les accords sujet / verbe, les accords nom/adjectif, les accords du participe passé, changements des terminaisons des verbes…

Exemple : « J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

4. Vous disposez environ d’un quart d’heure pour faire cet exercice, sur votre brouillon vous réécrivez le texte en sautant des lignes pour pouvoir écrire en dessous de chaque mot souligné le changement effectué

«J’arrête. Spasmodiquement, des détonations et grincements lugubres retentissent derrière

Il arrêta retentissaient

l’écran feutré du brouillard et des neiges. Quelle ambiance ! Cela me rappelle le bruitage des

lui rappela

trains fantômes dans les fêtes foraines. A chaque instant je m’attends à ce que le squelette de

il s’attendait

l’ingénieur Andrée surgisse de la banquise. »

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Brevet/Français : Méthodologie, écrire un récit

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Ø Il faut structurer un récit

- La première partie correspond à la situation initiale qui donne le plus de renseignements possibles : qui ? où ? quand ? avec qui ? dans quelles circonstances ? dans quel but

- Les faits sont ensuite rapportés en plusieurs paragraphes, le plus souvent de façon chronologique. Enchaînez les paragraphes par des adverbes variés : ensuite, puis, alors, néanmoins, enfin, etc.

- On termine en général par quelques lignes qui ferment le récit et qui constituent la situation finale.

Ø Deux points de vue narratifs sont possibles :

- Récit à la première personne : les faits sont vécus par le narrateur

- Récit à la troisième personne : le narrateur n’apparaît pas directement.

Ø Un récit peut s’inscrire :

- dans un système où le présent est le temps de référence. Les évènements passés sont rapportés au passé composé, les actions à venir au futur.

- Dans un système qui prend comme point de référence un moment coupé du présent du narrateur. Les verbes sont alors surtout au passé simple (pour les actions de premier plan) et à l’imparfait (pour l’arrière-plan)

Ø Vous pouvez enrichir un récit avec des passages :

- de dialogue. Pour insérer un dialogue, il est utile de se demander quelle est sa fonction dans l’histoire : Présente-t-il des personnages ? Enclenche-t-il l’action ? Contribue-t-il à créer un univers ? Fait-il part des sentiments ou des points de vue des personnages ? Crée-t-il un effet particulier (peur, rire) ?

- de description. Elle peut avoir plusieurs fonctions : créer un cadre, informer le lecteur, expliquer, annoncer ou retarder l’action, construire un personnage, faire peur…

- d’analyse de sentiments

- d’argumentation

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Brevet/Français : Méthodologie, les Questions

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· Lire plusieurs fois le texte et se poser les questions suivantes

· Avant de répondre aux questions du sujet, se poser au préalable les questions suivantes :

- à quelle personne est écrit le texte ? donc quel est le statut du narrateur ?

- quelles sont les indications spatio-temporelles ?

- quels sont les personnages ?

- quels sont les temps verbaux ?

- suis-je capable de dire de quoi le texte parle ?

- quel est le genre ? et le type de discours ?

· Je ne recopie pas le libellé de la (ou des) question(s). S’il y a deux questions, je les numérote les réponses et je réponds dans l’ordre.

· Je saute une ligne entre chaque question.

· Je fais des phrases correctes et complètes (sujet, verbe conjugué, complément / ponctuation / accentuation)

· Mes réponses doivent être compréhensibles par quelqu’un qui n’aurait pas lu la consigne.

· Si la réponse comporte plusieurs éléments :

- J’utilise des mots qui la structurent, comme tout d’abord, ensuite, enfin,…

- Je ne fais pas de « liste »

  • Pour répondre aux questions j’utilise le présent ;
  • Je recopie les citations avec exactitude, entre guillemets, avec le N° de ligne
  • Le titre d’une œuvre (écrite ou picturale, quand elle est envisagée globalement), ainsi que le nom des journaux doivent être soulignés
  • Je n’utilise pas les abréviations (sauf l. pour ligne et v. pour vers)
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Brevet/Français : le lexique

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Il est assez fréquent voir quasi-permanent que le sujet de français du Brevet s’attarde sur des analyses lexicales : polysémie, construction de mot, valeur d’un terme…

I. Polysémie et monosémie, sens propre et sens figuré
Etymologiquement, polysémique signifie : qui a plusieurs sens (poly, plusieurs ; séme, sens). Un terme polysémique peut donc être entendu de différentes manières : on distingue ainsi le sens propre (sens premier du terme, souvent lié à son étymologie) du sens figuré (sens imagé du mot réutilisé autrement). C’est le contexte qui permet d’en comprendre le sens. Ainsi, lorsqu’on entend le mot veste, par exemple, on pense au vêtement avant de penser aussi à l’échec (se prendre une veste). En revanche, le sens figuré apparaîtra de façon plus évidente si le mot est employé dans le cadre de l’expression complète : se prendre une veste désignera tout de suite l’idée d’échec et ne sera pas compris comme prendre un vêtement au sens propre.
Le sens figuré des mots est plus intéressant que leur sens propre car il permet une compréhension décalée, souvent dite « au second degré » et ouvre donc les portes à des procédés littéraires comme l’ironie, l’humour noir…
A l’inverse, on parle de monosémie lorsqu’un terme ne peut être entendu que dans son sens premier.
La polysémie lexicale est donc une mine d’images pour les auteurs, et notamment les poètes, qui peuvent ainsi jouer encore plus sur le sens des mots en créant des décalages.
Et pour les termes auxquels la triste monosémie ne permettait que bien peu d’images, les auteurs ont crée la métaphore. Le canard n’était plus dès lors que l’animal de basse-cour mais aussi le sucre trempé dans le café.

II. Les champs lexicaux
On appelle champ lexical l’ensemble des termes (quelle que soit leur classe grammaticale) qui se rapportent à un même thème, délimité par le contexte évoqué. Ainsi, si un texte présente les termes : suaire, froidure, nuit, tombe… on en déduit facilement que le champ lexical de la mort est développé.
Mais il ne s’agit pas seulement de relever un champ lexical mais d’être capable de l’analyser en mettant en relief les relations d’opposition ou d’association à l’intérieur d’un même champ ou entre champs lexicaux et d’en déduire les effets produits.
On confond souvent le champ lexical avec le champ sémantique. Alors que le champ lexical d’un mot renferme l’ensemble des termes qui se rapportent au sens de ce mot, le champ sémantique désigne les différents sens que peut prendre un même mot.

III. Lexique mélioratif et lexique péjoratif
L’utilisation du vocabulaire est loin d’être innocente en littérature : chaque mot est soigneusement pesé et choisi en connaisssance de cause. Le lexique péjoratif (du latin pejor, pire) et le lexique mélioratif ou laudatif (du latin melior, meilleur ; du latin laudare, faire l’éloge de) sont un formidable moyen d’expression de jugements de valeur : si je souhaite faire l’éloge de tel ou tel, je choisirais du mélioratif ; si au contraire, je désire faire une acerbe critique, j’aurais recours au péjoratif.
On distingue ainsi certains mots d’emblée mélioratifs (beau, bien, admirable…) ou péjoratifs (laid, mal, lamentablement…).
De plus, certains suffixes en –ard, -âtre ou –asse apportent une valeur péjorative et donc dévalorisante.
Une robe blanche / Une robe blanchâtre (> un blanc sale)
Du vin / De la vinasse (> du mauvais vin)

IV. Connotation et dénotation
On appelle dénotation chaque sens donné à un terme par le dictionnaire. Ce sens est indépendant de la subjectivité du locuteur, des images ou des évocations que le mot peut porter avec lui : on parle de sèmes inavariants. Ainsi les sèmes invariants du terme tabouret sont siège, sans dossier, sans bras…
La connotation désigne, à l’inverse, les différents effets de sens que peut prendre un mot en fonction du contexte dans lequel il est utilisé, de la subjectivité du locuteur ou du destinataire et de données culturelles. Les connotations évoquent des images, des sensations et contribuent ainsi à enrichir le sens.
Ainsi, le mot balance dénote les deux plateaux permettant la pesée d’une masse mais connote symboliquement en France l’idée de justice.

V. Les registres de langue
Enfin, s’intéresser au lexique et à sa signification amène frocément à se poser la question du registre de langue utilisé.
Tout locuteur dispose de trois registres de langue qu’il utilise en fonction des circonstances. On distingue le registre soutenu (langue écrite / Ex. : une automobile) du registre courant (langue orale / Ex. : une voiture) du registre familier (Ex. : une bagnole).Le choix du registre de langue dépend de la situation d’énonciation et des sentiments du locuteur au moment où il parle : on n’utilisera pas le même registre de langue selon qu’on s’exprime à une tribune ou entre amis.
Le français de tous les jours, utilisés dans les échanges oraux entre adultes appartient au registre courant voire parfois familier alors que la langue écrite ne l’admet pas, sauf parti pris du locuteur en ce sens.

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Epreuve de français du brevet : lettre d’un professeur aux candidats

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Quelques conseils pour le jour des épreuves.
Je m’adresse à vous en tant que professeur de collège qui, depuis de longues années, surveille et corrige les épreuves du brevet de français. A regarder travailler les candidats, j’ai souvent remarqué qu’il est des écueils qu’ils pourraient facilement éviter. En corrigeant les épreuves, je fais le même constat. Beaucoup d’entre eux perdent « bêtement » de nombreux points.

Mon intention est de vous faire part dans cette lettre de mes observations, en espérant qu’elles vous aideront à aborder ces épreuves dans des dispositions favorables et que le jour de l’examen, vous saurez donner le meilleur de vous-même.

Si vous lisez ce dossier, c’est que vous avez travaillé avec sérieux toute l’année et que vous entrez dans une intense période d’entraînement. Comme tous les artistes, sans doute commencez-vous aussi à ressentir « le trac » d’avant l’Epreuve. Dites-vous d’abord que c’est bon signe. Le stress d’avant les examens est avant tout la preuve que vous avez très envie de réussir et que la motivation est là. Toutefois, un certain nombre d’erreurs vient aussi du manque de confiance que l’appréhension entraîne quand elle n’est pas maîtrisée. Se préparer à l’examen, c’est aussi travailler sur soi-même pour gagner en confiance et en sérénité.

La première erreur à éviter est sans aucun doute liée à la précipitation. Soucieux de la gestion du temps, craignant de ne pas en avoir assez pour répondre à toutes les questions, de trop nombreux candidats se jettent sur leur copie avant d’avoir pris le temps de bien lire le texte. On en voit beaucoup qui, cinq minutes après que le texte ait été distribué, sont déjà en train d’écrire. Leurs voisins leur jettent des regards inquiets et cette précipitation devient parfois contagieuse. Or, souvenez-vous que ce n’est pas la bonne attitude à avoir ; celui qui écrit le premier n’a la plupart du temps aucune méthode et ses réponses sont souvent non pertinentes. Ne vous laissez pas influencer et restez tout aussi confiant que concentré sur votre propre travail. D’une manière générale d’ailleurs, s’intéresser à ce que font les autres pendant une épreuve ne vous aidera en rien; tâchez plutôt de les oublier et plongez dans votre texte.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans un premier temps. Aborder l’épreuve comme si c’était l’occasion d’une rencontre littéraire. Peut-être aurez-vous la chance de découvrir ce jour là un écrivain que vous aurez envie de lire par la suite. Qui sait? Cherchez d’abord « le plaisir du texte » avant d’aborder les exercices.

Le questionnaire qui suit le texte a pour objectif principal d’en vérifier votre compréhension voire votre interprétation. Les questions portant sur les outils de la langue (vocabulaire, syntaxe, grammaire de phrase) ciblent souvent les spécificités littéraires de l’extrait proposé et sont là aussi pour vous aider à les repérer. N’oubliez pas que dans la partie Rédaction –et notamment s’il s’agit d’une suite de texte- vous pourrez réutiliser des procédés stylistiques mis en évidence dans la première partie.

Il convient donc de commencer par lire tranquillement le texte pour en prendre connaissance et s’assurer qu’on en a une bonne compréhension « globale ». Dans un deuxième temps, lisez de même l’ensemble des questions proposées. Soyez particulièrement attentif aux titres de chacune des parties : ils vous donnent le plus souvent le plan d’un commentaire du texte et peuvent donc vous aider à mieux le comprendre.

Relisez ensuite le texte avec cette fois un crayon à la main et soulignez les éléments de réponses que vous trouvez immédiatement. Ensuite seulement, vous pouvez commencer à traiter les questions une à une et à rédiger vos réponses. Vous savez où vous devez aller, le terrain est déjà en partie balisé et vous aurez peut-être même la bonne surprise de découvrir que des éléments de réponses à une question sont donnés dans une autre.

N’oubliez pas que c’est avant tout votre bon sens qui est sollicité et vos compétences de lecteur qui vont être évaluées.

Le manque de confiance en soi pénalise de nombreux candidats qui, au lieu de lire et de réfléchir à ce qu’on leur demande, cherchent dans leur mémoire des phrases clés, apprises par cœur avec sérieux et qu’ils pensent judicieux de « ressortir » le jour de l’examen. Malheureusement, une fois sur deux, elles ne répondent pas à la question posée et quelle que soit leur pertinence, n’apportent strictement rien.

J’insiste plus particulièrement sur ce point (essentiel aussi pour éviter le hors sujet en rédaction). Cette erreur est fréquente et souvent mal analysée par les élèves qui bougonnent en apprenant leurs résultats : « Je ne comprends pas, je savais tout. J’ai recopié tout mon cours etc.… »

Et c’est sans doute vrai. Mais imaginez une seconde que dans une autre situation vos parents vous demandent d’aller acheter du pain pour un dîner de famille important et que vous reveniez non pas avec la baguette demandée mais avec un gros gâteau parce que vous avez l’intention de faire plaisir. Or votre mère en a déjà préparé un, voire deux. Votre initiative sera donc peu appréciée, d’autant qu’il manquera toujours du pain pour le fromage…

Une consigne, une question d’exercice, c’est un peu la même chose. On vous demande quelque chose de précis et il vous faut satisfaire cette attente, et uniquement celle-ci.

Même si bien sûr vous êtes seul face au sujet le temps de l’épreuve, n’oubliez jamais votre destinataire, qui est aussi votre correcteur : Se placer ainsi dans une posture de dialogue permet de corriger tout naturellement un certain nombre d’imperfections pénalisantes, à commencer par celles qu’on relève dans la présentation des copies et dans le graphisme.

Certaines feuilles sont parfois très difficiles à lire et il arrive que le correcteur, tout aussi agacé qu’épuisé, barre un paragraphe d’un grand trait et écrive en marge : illisible.

Toute épreuve d’examen est aussi une épreuve de communication. Si vous imaginez que vos mots sont comme des cadeaux que vous voulez offrir au lecteur, alors vous serez soigneux et penserez à sauter des lignes entre les questions pour plus de clarté et de facilité de lecture. On se fait beau pour aller à la fête. On donne mieux quand on ressent l’envie de faire plaisir à l’autre.

C’est dans cette même optique que vous devez comprendre qu’il est indispensable de rédiger vos réponses. Un mot, fût-il le bon, ne fera pas l’affaire si le correcteur ne sait pas de quoi vous parlez. En aucun cas il ne lira dans vos pensées et rétablira la partie du discours manquante. A cet égard, je me permets de vous rappeler qu’il en est de même en mathématiques (où vos calculs ne suffisent pas ; vous devez rédiger votre raisonnement) et en histoire géographie. Les conseils que je vous ai donnés valent en fait pour toutes les matières et pas seulement pour le jour de l’examen, parce que dans toutes les matières vous êtes évalués à l’écrit

J’ajouterai pour finir que maîtriser ses discours, et dans tous les sens du terme, est une compétence essentielle à acquérir, dont on a tous besoin toute la vie pour mieux aller à la rencontre de l’autre.

Bon travail à tous. Je vous souhaite une belle et vivifiante réussite.

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Brevet / Français : les règles de base de l’orthographe

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I- Les homophones grammaticaux
(se prononcent de la même façon mais ont une nature différente et s’écrivent différemment)

a/à
- a est une forme conjuguée du verbe avoir ; à est une préposition invariable.
- Pour les distinguer : quand on peut remplacer le son /a/ par avait, c’est qu’il s’agit du verbe avoir, on l’écrit donc a. Si cela est impossible, on l’écrit à.

et/est
- est est une forme conjuguée du verbe être ; et est une conjonction de coordination invariable.
- Pour les distinguer: est peut se remplacer par était ; et peut se remplacer par et puis.

é/er (participe passé en -é ou infinitif en -er?)
- Après les prépositions (à, de, par, pour, sans.), on met toujours un infinitif, en -er.
- Un truc : si on peut remplacer le verbe sur lequel on hésite par un verbe du 3ème groupe à l’infinitif (lire, prendre), alors, c’est un infinitif en -er. Sinon, ce n’est pas un infinitif, on écrit donc -é.
Exemples: Je vais marché?/marcher? On peut dire: « Je vais prendre ». Donc on écrit: « Je vais marcher ». J’ai mangé?/manger? « J’ai prendre » est incorrect, donc on doit écrire: « J’ai mangé ».
- Après, s’il s’agit d’un participe passé, on se pose la question de l’accord du participe passé (voir le point IV).

ou/où
- ou est une conjonction de coordination. est un pronom relatif ou un adverbe interrogatif qui désigne généralement un lieu.
- Pour les distinguer: ou peut être remplacé par ou bien.

ce/se
- ce fait partie du GN. C’est un déterminant démonstratif masculin singulier (il désigne, montre quelque chose ou quelqu’un).
Exemple: ce garçon est sportif
- se fait partie du verbe pronominal. On le trouve à l’infinitif, à la 3ème personne du sg et du pl.
Exemples: Il se prépare à sortir. Elle se pressent vers la sortie. Se ranger. S’habiller.

ces/ses/c’est/s’est
- ces et ses font partie du GN. Ce sont des déterminants pluriels. ces + nom = ceux-là ou celles-là; ses + nom = les siens ou les siennes.
- ces est un déterminant démonstratif: il désigne, montre quelque chose ou quelqu’un. (c’est le pluriel de ce, cet ou cette)
Exemples: ces enfants sont insupportables; ces filles sont bruyantes.
- ses est un déterminant possessif: il exprime l’idée de possession. (c’est le pluriel de son ou sa)
Exemples: Elle a mis ses bottes. Elle a ciré ses souliers.
- c’est est un présentatif. Il est suivi d’un GN ou d’un adjectif. On peut le remplacer par cela est.
Exemples: c’est lui; c’est mon voisin; c’est important.
- s’est fait partie du verbe pronominal conjugué au passé composé; si on met le verbe à l’infinitif, on retrouve se + verbe.
Exemples: il s’est promené (se promener); il s’est arrêté (s’arrêter)

II Les accords dans le Groupe Nominal

Dans un GN, les accords dépendent du nom : le déterminant, les adjectifs épithètes ou les épithètes détachées (ou apposées) doivent être accordés au genre (masculin ou féminin) et au nombre du nom (singulier ou pluriel) qui constitue le noyau de ce GN.

III L’accord sujet-verbe

  • Le verbe doit être accordé avec le sujet. C’est la partie conjuguée de la forme verbale qui change: la terminaison du verbe ou de l’auxiliaire (dans le cas du verbe conjugué à un temps composé) .
  • Il faut faire attention dans certains cas à bien identifier le sujet: si le sujet est inversé (« demanda-t-il« , « Sur la mer roulaient des vagues« ), il faut bien le repérer; le sujet est parfois éloigné du verbe; s’il y a plusieurs sujets; si le sujet est un mot de sens collectif (une foule de, beaucoup…)
  • Afin de faire correctement les accords, il faut aussi connaître par coeur les conjugaisons. (voir le point V)

IV Le problème de l’accord du participe passé

  1. J’écris correctement le participe passé dans sa forme de base (masculin singulier): mets le participe passé au féminin et éventuellement prononce-le; enlève le « e » final qui est la marque du féminin. Tu sauras alors comment écrire la fin du part. passé au masculin: détruite-détruit, mise-mis, finie-fini…
  2. Je regarde s’il s’agit d’une forme vraiment verbale (avec un auxiliaire) ou d’un adjectif qualificatif. Si c’est un adjectif, j’accorde le participe passé avec le nom (ou pronom) qu’il qualifie.
  3. Dans le cas de la forme verbale, j’identifie si l’auxiliaire est « être » ou « avoir »:
    1) « Etre« : j’accorde le participe passé avec le sujet du verbe.
    2) « Avoir« : je regarde si le verbe (auxiliaire + part. passé) possède un COD placé avant lui.
    - pas de COD ou COD placé après : pas d’accord: le participe reste écrit au masculin singulier.
    - COD avant le verbe : j’accorde le participe passé (pas le verbe, uniquement le participe passé) avec ce COD (pas avec le sujet du verbe!!!)
  4. Je rédige ma réponse en suivant cet ordre logique et je fais attention à ce que j’écris [je ne confonds pas "verbe" et "participe passé", ni "sujet" avec "COD" par exemple]

V Quelques confusions à éviter dans les conjugaisons

  • Le passé simple et l’imparfait pour la 1ère personne des verbes du 1er groupe: -ai /-ais?
    -ai: 1ère pers. du sg. du passé simple.
    -ais: 1ère et 2ème pers. du sg de l’imparfait.
    Pour les différencier, on met le verbe sur lequel on hésite à la 3ème pers. du sg: « je parlai » donne « il parla » alors que « je parlais » donne « il parlait ». Sur la 3ème pers., la différence est facile à faire.
  • Le futur de l’indicatif et le conditionnel présent (ou futur dans le passé): -rais/-rai?
    -rais: 1ère et 2ème pers. du conditionnel présent.
    -rai: 1ère personne du sg du futur de l’indicatif.Pour les différencier, on met le verbe à la 3ème pers du sg: « Je vous disais que je viendrais » donne « qu’il viendrait »; « Je vous dis que je viendrai » donne « qu’il viendra ». Sur la 3ème pers., la différence est facile à faire.

  • Le présent de l’indicatif et le présent du subjonctif aux personnes du singulier pour les verbes du 1er groupe, certains verbes en -ir et certains verbes du 3ème groupe.
    Pour les différencier, on remplace le verbe sur lequel on hésite par un verbe pour lequel la prononciation est vraiment différente: « vendre » ou « lire » par exemple.
    « Tu vois« , ou « tu vends », ou « tu lis » (présent de l’indicatif);
    « il faut que tu le voies« , « que tu le vendes », « que tu le lises » (présent du subjonctif)
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Brevet/Histoire-Géographie : Les Etats-Unis

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I. Territoire et population
Limmensité du territoire, atout ou handicap ?
Les Etats-Unis ont un territoire-continent : 9,3 millions de km2.
Trois grands ensembles composent le relief. D’ouest en est : les Rocheuses, les Grandes Plaines – drainées par le Mississippi – et la chaîne des Appalaches.
La variété des climats est propice à l’agriculture, sauf à l’ouest du 100e méridien où les pluies sont insuffisantes.
Les ressources énergétiques (pétrole, gaz, charbon) et minérales (cuivre, fer) sont très abondantes.
La conquête d’un immense territoire a nécessité la mise en place d’un important réseau de transport. Les voyageurs préfèrent utiliser l’avion et l’automobile. Le transport des marchandises est assuré par des camions, des trains et des tubes. Un important réseau de télécommunication (téléphone, Internet) permet la transmission rapide d’informations.
270 millions dAméricains
Le territoire des Etats-Unis a été peuplé par des immigrants venus majoritairement d’Europe. Aujourd’hui, les nouveaux arrivants viennent surtout d’Amérique latine et d’Asie.
Les minorités représentent plus de 25% de la population. Ce sont les Noirs, les Hispaniques, les Asiatiques et les Indiens. Le mélange des différentes ethnies dans le melting-pot se fait difficilement.
La population est celle d’un pays développé. La croissance démographique s’est ralentie depuis les années 60 et 70% des actifs sont dans le secteur tertiaire.
70% des Américains vivent dans le Nord-Est, mais héritiers des premiers migrants, ils sont très mobiles. Depuis la crise de la Manufacturing Belt, ils se déplacent vers la Sun Belt, qui bénéficie d’un climat agréable et d’une économie dynamique.

II. Une Amérique urbaine
Un territoire dominé par des métropoles
80% des américains résident en ville. L’exode rural déclenché par la révolution industrielle a entretenu une forte croissance urbaine dès 1920.
L’Amérique est un pays de grandes agglomérations, inégalement réparties sur le territoire. Les 3 plus grandes sont New-York (20 millions), Los Angeles (16 millions) et Chicago (9 millions).
La Mégalopolis rassemble à elle seule 50 millions d’habitants. Mais elle stagne, alors que la métropolisation progresse dans la Sun Belt.
Des agglomérations organisées sur un même modèle
Les agglomérations américaines sont divisées en quartiers qui séparent les riches des pauvres et les Blancs des minorités.
Le centre est partagé en deux zones :
- le quartier des affaires (CBD), reconnaissable à ses gratte-ciel.
- les quartiers d’habitation, souvent dégradés, où les minorités vivent en ghetto.
Autour du centre s’étendent d’immenses banlieues pavillonnaires, habitées par les populations aisées. De nombreuses entreprises vont s’installer dans ces banlieues, où elles créent de nouveaux quartiers d’affaires.
Des agglomérations en difficulté
Aux Etats-Unis, la crise urbaine concerne les centres et non les banlieues, contrairement à la France.
Appauvris par le départ des populations aisées, les centres ne sont plus entretenus. On y remarque une augmentation de la délinquance et de la criminalité.
Parfois, la restauration des vieux quartiers favorise le retour des populations aisées. A New-York, certains Blancs reviennent habiter Harlem depuis sa rénovation.

III. Les Etats-Unis, seule puissance dominante ?
La domination économique et financière
Les Etats-Unis sont la première puissance économique du monde. C’est la première agriculture, la première industrie, et le premier pays commerçant.
Peut-être l’évolution spatiale des activités (déclin relatif du NE en reconversion ; renforcement du poids éco de la Sun Belt ; l’intérieur plus rural.
Ces performances s’expliquent par l’esprit d’entreprise des Américains, favorisé par le capitalisme. De plus, depuis 1929, l’Etat américain intervient dans la vie économique.
La monnaie américaine, le dollar, demeure la devise de référence dans les échanges internationaux et les investissements américains dans le monde sont considérables.
Toutefois, on observe des signes de faiblesse. L’industrie et l’agriculture américaines sont concurrencées par le Japon et l’Union Européenne, et les Etats-Unis sont le pays le plus endetté du monde.
La domination politique et militaire
Depuis 1945, les Etats-Unis se présentent comme les défenseurs du monde libre. Ils interviennent dans quelques conflits (Vietnam, Irak ), jouent le rôle d’arbitre, mais défendent surtout leurs propres intérêts.
Ils disposent d’une place influente à l’ONU (droit de veto), d’un vaste système d’alliances, et de la première armée du monde.
Leur domination est remise en question par certains alliés, et est contestée également par les Américains eux-mêmes, qui refusent de mourir dans des guerres qui ne les concernent pas.
La domination scientifique et culturelle
La plupart des grandes inventions de la seconde moitié du XXe siècle sont américaines. Les universités attirent de nombreux étudiants étrangers.
Depuis la Seconde Guerre mondiale, le monde est envahi par la culture américaine, diffusée par de puissants médias.
L’anglo-américain est devenu la langue internationale des scientifiques et des chercheurs.

IV. Loccupation du territoire américain

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Brevet/Français : Les différentes formes de récits de vie

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I°/ Des formes variées

Le récit de vie raconte l’histoire de la vie d’une personne. Il peut se présenter sous des formes variées : biographie, autobiographie, journal intime, mémoires, lettres.

Le récit de vie suit généralement le déroulement chronologique de la vie du personnage, de sa naissance jusqu’à sa mort, où jusqu’au moment de l’écriture. Mais certains récits de vie privilégient une époque : les récits d’enfance sont nombreux.

Certains écrivains transposent leur vie dans un roman de fiction : il ne s’agit plus d’autobiographie, même si l’on peut trouver dans ces oeuvres des traces de la vie de l’auteur.

II°/ Récits à la 3è personne

1) La biographie

Une biographie est un récit de vie écrit à la 3ème personne. Un écrivain, un journaliste, un critique, un historien raconte la vie d’un personnage célèbre : écrivain, artiste, homme politique, aventurier, vedette de la chanson ou du cinéma …

Le genre de la biographie suppose des recherches et des vérifications minutieuses. La biographie savante cite ses sources, les confronte, les critique et se fonde sur une enquête approfondie auprès des témoins, des journaux de l’époque, des sources historiques, des ouvrages précédents.

La biographie romancée recrée une atmosphère et privilégie le spectaculaire sur la véracité des faits.

III°/ Récits à la 1è personne

Les autres formes de récit de vie sont écrites à la 1ère personne : l’auteur, le narrateur et le personnage principal du récit sont une seule et même personne.

1) Le journal intime

Le journal intime s’élabore au jour le jour et « en secret ». Le moment de la rédaction est très proche des évènements. La lecture d’un journal intime est moins aisée que celle des autres récits personnels. Répétitif, sans structure, il n’est pas écrit pour séduire, pour valoriser l’intelligence et la sensibilité de son auteur. Il n’a pas d’autre destinataire que l’auteur lui-même : un journal intime publié par son auteur est un faux journal intime.

On écrit son journal pour guider sa vie ou surmonter une crise, aider sa mémoire.

2) Les mémoires

Les mémoires sont un récit écrit d’événements auxquels l’auteur a participé, ou dont il a été témoin. Il a joué un rôle important dans l’histoire, soit comme témoin privilégié, soit comme acteur qui a une influence sur la vie d’un peuple, d’une nation, d’un état.

Le mémorialiste donne des informations particulières pour servir l’Histoire. Il a une certaine objectivité sur les évènements. Son but n’est pas de mieux se connaître lui-même mais de communiquer ses expériences et sa vision personnelle de l’Histoire.

3) L’autobiographie

Les variétés de l’autobiographie sont nombreuses : souvenirs de vedettes, récits de voyage, autoportraits, carnets de notes.

Souvent , des « nègres » se chargent de rédiger les souvenirs de vedette : ce sont des écrivains qui acceptent de mettre anonymement leur plume au service d’une personnalité qui signera un écrit dont elle n’est pas l’auteur.

I°/ L’écriture autobiographique

1) L’importance du « Moi »

L’autobiographie suppose que sur le narrateur soit à la fois l’auteur et le personnage central. Tous les évènements n’existent que par rapport à lui rapportés exclusivement selon sont point de vue.

Cette situation du « je » auteur, narrateur et personnage implique une sorte de dédoublement : l’auteur, à partir de son présent, part à la recherche de son « moi » passé.

2) Les caractéristiques de l’écriture

L’autobiographie se caractérise par une alternance de récit et d’analyse. Le récit est consacré à une restitution ou une reconstruction du passé. L’analyse se situe généralement au moment de l’écriture. L’auteur souligne tout ce qui l’éloigne ou le rapproche de l’être qu’il fut dans le passé.

3) Le jeu des temps

L’autobiographie est une forme d’écriture qui se tourne vers le passé : c’est à l’âge adulte que l’on envisage de faire revivre sa vie antérieure. Le récit rétrospectif se trouve donc constamment décalé par apport au présent de l’écriture

4)Mémoire et sincérité

Il est difficile de raconter fidèlement son passé : le temps écoulé altère le souvenir ; le récit du souvenir gomme généralement les aspects désagréables de la réalité passée.

5) Les enjeux de l’autobiographie

On écrit son autobiographie pour lutter contre l’écoulement du temps et l’oubli, pour mieux se connaître en analysant ses conduites passées et leurs motivations, pour se justifier, pour porter un témoignage personnel sur la période que l’on a vécue.

L’autobiographie établit un rapport intime et privilégié avec le lecteur, qui est pris à témoin, appelé à être juge, confident, voire complice.

On appelle actuellement « autofiction » les autobiographies contemporaines dont les auteurs revendiquent la fantaisie, l’omission ou la recomposition des faits.

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La description

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I- Définition:

Une description est le plus souvent un arrêt dans le récit. Elle sert à faire percevoir au lecteur le cadre ou des éléments du cadre dans lequel se déroule une action.
Une description peut faire comprendre: une situation historique, un milieu social, un paysage et son atmosphère. Ces éléments sont nécessaires à la cohérence du récit.

II- Où se place la description?

1. Au début du récit:

On décrit le lieu où va se dérouler l’action . Cela peut être un paysage extérieur (une forêt, une montagne…) ou un lieu fermé (une maison ou une de ses pièces…).

2. À l’intérieur du récit:

La progression du récit peut entraîner un changement de lieu: on fait une description lorsqu’un personnage se déplace, ou lorsqu’il arrive pour la première fois dans un lieu important pour l’action.

III- Les outils grammaticaux à utiliser:

Afin d’alléger les phrases, pensez à toutes les formes d’expression du groupe nominal.
Exemple: qui se produit en même temps = simultané, de la commune = municipal.
Évitez les cascades de relatives. N’écrivez pas par exemple: Je vois les lumières qu’on vient d’allumer et qui brillent et dont la lueur me rassure.
Choisissez le pronom relatif qui convient. A chaque fonction correspond une forme différente du pronom.
Exemple: N’écrivez pas: C’est l’histoire que je t’ai parlé et qu’il m’a racontée. Mais écrivez: C’est l’histoire dont je t’ai parlé et qu’il m’a racontée.

IV- À quoi sert une description?

1. Informer et expliquer:

La description des lieux ou des objets permet au lecteur de mieux comprendre le déroulement de l’action. C’est une description objective des choses.

2. Exprimer les sentiments:

La description peut traduire les sentiments du personnage qui regarde, à travers:
L’impression d’ensemble qui se dégage de l’objet décrit (tristesse ou gaieté…)
Le style utilisé: la construction de la phrase, le vocabulaire (favorable ou défavorable), les images. Par exemple, si un lieu est comparé à une prison, on sait que le personnage s’y sent mal à l’aise. C’est une description subjective.

V- La description objective:

Comme on l’a déjà dit, la description objective sert à décrire les objets et les choses comme ils sont sans ajouter les sentiments. D’ici pour avoir une bonne description objective, il faut suivre les conseils suivants:

Choisissez un point de vue externe et un angle de vision approprié.
Enrichissez votre description par les champs lexicaux appropriés. Utilisez des noms propres, des mesures et des distances.
Caractérisez l’objet décrit par des adjectifs qualificatifs, des compléments du nom, une subordonné relative.
Organisez l’espace en différents plans.
Employez les indicateurs spatiaux et les mots-liens (connecteurs sans charge affectifs) appropriés.
Évitez les « il y a« , les « se trouve« , les « on voit« , etc., et employez des verbes vivants, expressifs (d’action, de mouvement, d’attitude) ayant pour sujets grammaticaux les éléments décrits.
Privilégiez l’emploi du présent atemporel (de vérité générale), le temps de la description étant « statique », une sorte de time-out, à la différence du temps de la narration qui est « dynamique ». N’oubliez pas aussi d’employer l’imparfait de l’indicatif étant le temps de la description.

VI- La description subjective:

La description subjective sert à traduire les sentiments du personnage qui regarde. Il décrit tout en évoquant ses sentiments. Les conseils à suivre sont les suivants:
Employez le présent actuel ou atemporel ou l’imparfait de description.
Enrichissez votre description par le champ lexical de l’affectivité sans négliger celui de la lumière, la couleur, la forme…
Utilisez des phrases de type déclaratif et de forme affirmative…
Employez les adverbes qui marquent l’intensité, l’émotion…
N’oubliez jamais les adjectifs à valeur affective (appréciative ou dépréciative), les modalisateurs et les connecteurs…
Insistez sur le vocabulaire de l’affectivité qui se rapporte à la psychologie, aux émotions et aux sentiments…

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Le portrait

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Le portrait est une description physique ou morale d’un personnage.

I- Le portrait physique:

1. Aspect général:

On commence par évoquer l’âge de la personne (adolescent, jeune, vieux…) puis la taille (courtaud, trapu, haut…) ensuite la masse (mince, gros, ventru, obèse, corpulent…) enfin l’attitude (leste, souple, gracieux, prompt…).

2. Le visage:

Le choix de quelques détails caractéristiques de la physionomie du personnage permet d’annoncer son portrait moral:
Le visage peut être (maigre, osseux, ridé, lisse…).
Sa forme (ovale, carré, arrondi…).
Le teint (blanc, brun, rose, injecté de sang, bronzé, blême…).
La physionomie (gaie, triste, froide, souriante…).
Les cheveux (châtains, roux, ondulés, dorés, fauve, lisses, crépus, touffus…).
Le front (étroit, large, bombé, aplati…).
Les yeux (flamboyants, enfoncés, vifs, étincelants, cernés, tombants, larmoyants…).
Le nez (retroussé, camus, en bec d’aigle, crochu…).
La bouche (mince, charnue, épaisse, souriante, entrouverte…).
Les joues (pommettes, creusées, joufflues…).
Le menton (rond, carré, pointu…).

3. Les membres:

Les épaules (larges, étroites, carrées…).
Les mains (douces, fines, massives, musclées, ridées…).
Les jambes (musclées, grosses, arquées, élancées…).
La démarche (majestueuse, gracieuse, vive, fière, raide, boiteuse, élégante…).
Après avoir tracé le portrait physique en choisissant les éléments particuliers du personnage, on doit parler des occupations de ce dernier (vétérinaire, chômeur, architecte, fabricant, juge, dentiste, fermier…)

II- Le portrait moral:

Le caractère ou la situation sociale d’un personnage sont le plus souvent suggérés par le geste, l’expression du visage, la façon de parler, par une occupation habituelle, par un acte exemplaire
Mais on doit parler aussi:
Qualités intellectuelles du personnage (instruit, cultivé, intelligent, sage, lucide, savant…).
Les qualités morales (généreux, charitable, loyal, honnête, franc, aimable, ambitieux…).
Les défauts intellectuelles (illétré, analphabète, inculte, idiot, débile…).
Les défauts moraux (impoli, avare, hypocrite, curieux, arrogant, odieux…).
Il faut aussi brosser le portrait en action de la personne c’est-à-dire la présenter en train d’agir. Le portrait en action nous éclaire sur le caractère du personnage.

III- Quelques conseils:

Il faut enrichir le portrait par des comparaisons et des métaphores.
Exemple: Des yeux d’une biche (métaphores).
Les oppositions enrichissent encore le portrait.
Exemple: Elle aurait bien voulu être habile, mais elle ne faisait que des catastrophes.
Il ne faut pas seulement énumérer les particularités physiques mais aussi les qualifier.
Exemple: Il avait les yeux bleus vifs qui réflétaient sa sincérité.
L’utilisation trop fréquente des verbes être et avoir manque d’originalité et alourdit la phrase. D’ici il faut regrouper toutes les composantes du portrait en une seule phrase en se contentant d’un seul verbe.
Exemple: Marc était un grand garçon, aux yeux bleus et aux cheveux blonds…
Pour donner à votre phrase plus d’originalité et pour éviter les clichés, vous pouvez avoir recours à un présentatif ou à une tournure exclamative ou interrogative.
Exemple: Quelle était belle Jeanne! Cette grande jeune fille aux cheveux blonds!…
Employez les verbes qui décrivent l’attitude ou le mouvement du personnage.
Exemple: Se courber, se renverser, haleter…
Dans la conclusion, il est à conseiller de mettre les impressions personnelles sur le personnage.

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Brevet/Français : Le texte autobiographique

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I Définition

L’étymologie grecque permet de définir le genre (autos = soi-même, bios = vie, graphein = écriture  (écriture de sa propre vie)). L’autobiographie est le récit que fait un auteur de sa propre vie.

II Caractéristiques

Importance du « Je »

- L’auteur, le narrateur et le personnage principal sont la même personne.
- Le point de vue est interne (donc subjectif): c’est l’auteur qui raconte ses souvenirs, ce que lui a vécu.
- Le récit est donc fait à la première personne.
- Deux « je » coexistent : celui du moment de l’événement raconté, de l’enfance, d’hier et celui du moment de l’écriture, d’aujourd’hui.
- L’autobiographie a un double destinataire : soi-même et le lecteur.

Mémoire et sincérité

- Tout ce qui est raconté est présenté comme vrai. L’auteur s’efforce d’être sincère. Mais les années qui ont passé entre le moment où les événements ont eu lieu et le moment où l’auteur les raconte font que les souvenirs peuvent être déformés ou incomplets.
- Tout n’est pas raconté : l’auteur fait une sélection parmi ses souvenirs. Cette sélection a un sens par rapport à l’image qu’il veut donner de lui-même, à son projet autobiographique.

Le rapport au passé

- Le texte fait alterner récit et analyse. L’auteur reconstitue son passé, il le reconstruit. Il analyse aussi ce qu’il a été : selon les cas, au moment de l’écriture, l’auteur peut s’identifier au « je » d’autrefois en revivant les émotions d’alors ou au contraire, il peut prendre du recul en ayant une vision critique sur ce souvenir.

Jeu des temps

Les deux systèmes de temps peuvent être utilisés :
- le temps de l’écriture est ancré dans la situation d’énonciation : l’auteur utilise le système du présent (temps de base : le présent d’énonciation) pour faire des commentaires.
- le temps du souvenir (passé) est plus ou moins éloigné de la situation d’énonciation : quand l’auteur veut marquer que le souvenir est lointain, quand il veut prendre ses distances, il utilise les temps du passé (passé simple); quand il veut au contraire garder une impression de proximité, il utilise les temps ancrés dans la situation d’énonciation (passé composé)

III Les sous-genres et les genres proches

Sous-genres
- Les mémoires : l’auteur sélectionne dans sa vie les événements liés à l’Histoire dont il a été témoin ou acteur. Il y a peu de place pour sa vie personnelle. L’auteur donne sa vision personnelle de l’Histoire.
- Le journal intime : texte écrit jour après jour, secret, sans projet de publication. Le seul destinataire est l’auteur lui-même. L’auteur raconte avec sincérité les événements de sa vie, les analyse à chaud et donne ses impressions.

Genres proches
- La biographie : récit de la vie d’une personne célèbre fait à la 3ème personne et rédigé par un auteur autre que cette personne. L’auteur fait des recherches sérieuses, se documente, vérifie les éléments. Dans une biographie romancée, l’auteur privilégie le sensationnel plutôt que la vérité.
- Les lettres : les échanges de lettres permettent aussi de reconstituer la vie de quelqu’un.

IV Les intentions de l’autobiographe (mais pourquoi ce besoin de raconter ses souvenirs?)

- Laisser une trace de sa vie et lutter contre l’écoulement du temps et l’oubli : l’auteur est le sujet de son livre.
- Donner de la cohérence à sa vie en l’écrivant et en lui donnant la forme d’un récit. On peut écrire pour se justifier. Ou écrire pour analyser sa propre évolution, pour mieux se connaître en analysant qui on a été et ce qu’on a fait.
- L’auteur veut témoigner de son expérience : celle-ci est assez importante pour apprendre quelque chose aux autres hommes. Il peut vouloir informer ou dénoncer.

V Les fausses autobiographies (attention au mensonge!)

- Certains récit présentés comme des autobiographies sont en fait des fictions. Tout ou presque y est inventé. Ainsi, on peut trouver de faux journaux intimes, de faux souvenirs, de fausses lettres.
- Il peut aussi arriver que l’auteur s’inspire de sa vie pour en faire une fiction. Certaines choses sont vraies, d’autres sont transformées, d’autres sont inventées.

Quand un récit est écrit à la première personne, il faut toujours se demander s’il s’agit d’un récit autobiographique (vrai, ou présenté ainsi par l’auteur) ou bien d’une fiction (d’un récit inventé). Si le récit est autobiographique, il faut s’interroger sur les raisons pour lesquelles l’auteur raconte sa vie.

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Méthodologie Brevet : Comment faire des fiches de révision ?

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I- Faire des fiches de révision :

Avant tout, il faut faire des fiches de révision. Mais, que mettre sur celles-ci ? Comment s’y prendre ?

a- Le matériel :

Tu trouveras dans le commerce des fiches cartonnées de petit format, à petits carreaux, idéales pour faire tes fiches. Prends le matériel nécessaire pour les rédiger : stylos de couleur, règle, crayon à papier etc

b- Le contenu de la fiche de révision :

Prends ton cahier de cours, et, pour chaque leçon, retiens ce qui est le plus important à connaître ou à retenir. C’est ce que tu écriras sur ta fiche de révision.

Attention !
Cette fiche ne doit pas être un résumé de tout votre cours, ni être trop longue. Il s’agit juste de prendre les informations essentielles pour vous faciliter les révisions et mieux retenir les choses importantes comme : des formules de mathématiques, des théorèmes, des définitions en français, des dates en histoire…

II- Pour mieux retenir son cours / Recommandations :

L’idéal serait de faire une fiche de révision de chaque cours, chaque semaine, pendant l’année scolaire.

a- Lire son cours en faisant bien attention à ce qu’on lit.

b- Ne retenir que les informations essentielles pour faire sa fiche (celai aide beaucoup à retenir ses cours).

c- Ne jamais s’y prendre au dernier moment pour réviser (pour ne pas être stressé et ne pas avoir trop de travail d’un seul coup).

d- Selon le nombre de fiches de révision faites, et selon la date des examens, réviser entre 2 à 5 fiches par jour.

(Il ne faut pas forcément TOUT apprendre par coeur. Si l’on fait bien attention à ce qu’on lit et que l’on comprend, cela permet déjà de retenir beaucoup de choses)

e- Demander à une personne de son entourage de vous poser des questions sur les fiches révisées.

f- Relire vos fiches le soir juste avant de vous coucher, et une fois le lendemain matin.

BON COURAGE ET BONNE RÉUSSITE !

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Brevet/Français : Bien écrire, bien rédiger une rédaction

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1. Lire et relire la consigne : ce conseil tout bête peut vous éviter le hors-sujet et donc une note en dessous de la moyenne ! Il vaut mieux perdre 5 minutes à relire le sujet.

2. Faire un brouillon : organisez vos idées sur un brouillon, faites un plan. Parfois, la consigne donne des indices sur l’organisation du plan.

3. Introduction : il faut toujours faire une introduction. Celle-ci ne doit-être ni trop longue ni trop courte.

Argumentation : si le sujet est une argumentation, l’introduction doit donner une idée de votre plan.

Récit : si vous devez rédiger un récit, l’introduction présente l’histoire, plante le décor.

Portrait, description : pour un portrait, comme pour une description, l’introduction présente ce que vous allez décrire.

4. Conclusion : elle est également indispensable. Elle achève un récit, elle résume vos idées dans le cas d’une argumentation. Cependant, elle peut aussi servir d’ouverture vers un sujet proche, et prendre la forme d’une question…

5. Développement : le développement est le plus gros du travail.

Pour bien réussir, il y a quelques règles à savoir :

Alinéas : on commence toujours un nouveau paragraphe par un alinéa, c’est-à-dire par un écart, un espace entre la marge et le premier mot du paragraphe.

Sauter une ligne : lorsque que l’on change totalement de sujet ou d’idée, on saute une ligne pour écrire le nouveau paragraphe.

Connecteurs : lorsque l’on passe d’un paragraphe à un autre, il ne faut pas oublier que ce qu’on écrit n’est pas une suite de paragraphes sans liens mais un texte entier. On écrit un ensemble de paragraphes qui sont liés les uns aux autres, même s’ils ont des sujets différents.

Pour lier les paragraphes et les idées, on utilise donc des connecteurs, c’est-à-dire des mots de liaison ou de transition. Ces connecteurs peuvent servir à comparer des éléments, à ajouter un élément, à justifier quelque chose, à expliquer un argument ou une situation, à conclure, à introduire, à illustrer…

Exemples de connecteurs : et, de plus, d’ailleurs, d’une part, d’autre part, aussi, donc, alors, non seulement… mais encore, en réalité, parce que, car, puisque, étant donné que, en effet, premièrement, deuxièmement, d’abord, avant tout, afin que, pour que, grâce à, sans doute, par exemple, ensuite, après….

Arguments : lorsque vous argumentez, essayez d’organiser votre texte de façon à donner les arguments les plus convaincants en dernier. Commencez par le moins important pour terminer par celui qui vous semble le plus percutant.

Temps : regardez-bien les temps des verbes que vous avez employés. Est-ce qu’ils sont correctement utilisés? (sinon, révisez la valeur des temps).

Style : faites attention au style, aux registres de langue lorsque vous écrivez! Si vous écrivez de façon soutenue, n’employez pas juste après des expressions familières et vice versa. De même, faites attention à ne pas écrire comme vous parlez : on a tendance, par exemple, à dire « je sais pas » mais on doit écrire « je ne sais pas ».

6. Lire et relire : maintenant que vous avez bien suivi ces conseils et rédigé votre travail, relisez-le attentivement. Faites comme si vous lisiez le texte de quelqu’un d’autre, dans un journal ou un roman; si vous trouvez que c’est intéressant et surtout agréable à lire, vous pouvez déjà être fier de vous!

7. Orthographe : si le devoir que vous faites est à faire à la maison, profitez des outils autour de vous tels que le dictionnaire, Internet ou même vos parents ou amis. Si le devoir est à faire en classe, regardez surtout vos accords (sujet accordé avec le verbe, adjectif accordé avec le nom, accord avec les auxiliaires être et avoir…) et le temps des verbes. En effet, si vous écrivez mal un mot, c’est que vous ne le connaissez peut-être pas vraiment et vous êtes excusables, par contre les règles d’accords sont toujours les mêmes et vous n’avez donc pas d’excuse.

8. Bon courage!

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Brevet/Français : Les valeurs des temps

Brevet, Brevet Français 0 commentaire
Le temps verbal d’un texte porte toujours en lui une valeur significative dont une analyse claire permet bien souvent de riches interprétations. On parle de valeurs principales lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux valeurs temporelles et aspectuelles dominantes, de valeurs stylistiques lorsqu’un temps est volontairement employé de façon à produire un effet et de valeurs modales lorsqu’il est employé pour marquer le point de vue du locuteur.

I. Valeurs du présent et du passé composé
Le présent de lindicatif
Valeurs principales
Evoque un événement qui se produit en même temps que la parole : on parle de présent d’énonciation. On distingue alors présent étendu, présent momentané, présent d’habitude,
présent de vérité générale.
Il pleut depuis deux mois. (présent étendu) L’eau gèle à 0°degré. (présent de vérité générale)
Valeurs modales
Associé au futur, il peut exprimer l’hypothèse. Il est aussi parfois utilisé pour exprimer un ordre. S’il ne vient pas elle sera triste. Maintenant, tu fais ce que je te dis !
Valeurs stylistiques
Le présent de narration (ou présent historique) se trouve dans un énoncé au passé, souvent à la place d’un passé simple, pour accroître la vivacité du récit. Je dormais profondément lorsque mon réveil sonne et me tire de mes rêves.
Enfin, le présent de récit peut être utilisé pour mener une narration afin de la rendre plus proche et plus vraisemblable.
C’est un trou de verdure où chante une rivière… (Rimbaud)
Le passé composé
Valeurs principales
Le passé composé a une double valeur temporelle : il peut servir à exprimer l’antériorité ou l’accompli par opposition au présent ou situer l’action dans le passé et la présenter comme
achevée. Vous pouvez rentrer, j’ai fini le ménage. (aspect accompli). Napoléon a vécu à St Hélène. (passé révolu).
Valeurs stylistiques
Le passé composé peut aussi exprimer une vérité générale, un futur proche, une habitude ou une éventualité. La Normandie a toujours été humide. (vérité générale) J’ai fini dans une minute ! (futur proche) Si vous avez terminé avant la fin, vous pourrez sortir. (éventualité)

II. Valeurs des temps du futur
Le futur simple
Valeurs principales
Il permet de situer l’action dans le futur par rapport au moment de l’énonciation. Demain, je serai là.
Valeurs modales
Il peut être utilisé pour exprimer un ordre, une promesse ou la politesse. Tu n’oublieras pas de téléphoner. (ordre) Je vous ferai remarquer que… (politesse)
Valeurs stylistiques
Le futur de narration (ou futur historique) est utilisé pour situer un fait dans l’avenir par rapport à un repère passé.
Victor Hugo est né en 1802. Il décèdera 83 ans plus tard.
Le conditionnel
Valeurs principales
Qu’il soit simple ou composé, le conditionnel exprime l’idée de futur dans le passé, le conditionnel composé ayant la particularité d’exprimer une idée d’accompli ou d’antériorité.
Valeurs modales et stylistiques
Le conditionnel simple permet d’exprimer le potentiel (action réalisable dans l’avenir) ou l’irréel du présent (action irréalisable dans le présent).
Si j’étais à ta place, je ferais comme toi. (irréel du présent)
Le conditionnel composé exprime l’irréel du passé.
Le conditionnel peut aussi servir à exprimer un souhait, une demande ou une éventualité.

III. Valeurs des temps du passé
Limparfait
Valeurs principales
Il est le temps du passé qui présente l’action comme étant en train de se réaliser. On peut néanmoins distinguer l’imparfait d’habitude de l’imparfait de durée ou de description. Il se levait tous les matins à 5 heures. (habitude). Il était grand, il était blond… (description).
Valeurs modales ou stylistiques
Il peut aussi être utilisé pour exprimer une hypothèse ou un irréel. A un jour près, il était mort ! (irréel).
Le passé simple
Valeurs principales
Il présente l’action comme achevée et limitée dans le temps, sans prise en compte de sa durée.
Valeurs modales et stylistiques
Il sert à exprimer la brièveté, la durée ou la répétition d’actions brèves. Il apparut soudainement. (brièveté) Il ouvrit la porte, alluma la torche et s’engouffra dans le souterrain. (répétition)
Le plus-que-parfait
Par opposition aux autres temps du passé, le plus que parfait exprime l’antériorité, l’accompli, et ce, dans un récit au passé : il est donc assimilable à « un passé du passé » sans valeur de durée particulière. Il ne prend sens que dans le contexte.

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