Eh bien, voilà! Les tongs sont rangées, la grasse matinée n’est déjà plus qu’un souvenir, et à nouveau il faut reprendre le chemin de l’école…

Bonne rentrée à vous tous! Que cette année soit celle de la réussite et du plaisir

d’apprendre!



Questions I. Le portrait de l’estrassier

 

1.
a. Les éléments qui caractérisent Ali sont « un homme (…) usé par la vie » (l.5), « avoir dormi dehors », avoir bu trop de vin », « n’avait pas de domicile et pas vraiment de métier », “avoir bu trop de vin”, “épuisé par la vie”.
b. Il est « estrassier », chiffonnier, c’est à dire qu’il va « de poubelle en poubelle et ramasse tout ce qui peut se vendre ». On a admis toutes les decritions des activité d’Ali.

2.
a. Le rapport logique exprimé est la cause (”pour”).
b. C’était un homme non pas très âgé, mais usé par la vie, parce qu’il avait dormi dehors et bu trop de vin. (ou “comme il avait dormi…”)

3.
a. Le champ lexical dominant est celui de la guerre (ou de l’armée, ou du militaire) : « soldat », « monté à l’assaut », « balles ».
b. On apprend qu’Ali a été soldat, qu’il s’est déjà battu courageusement. Il n’a pas toujours été dans la rue. Il a préféré oublier ou ne plus penser à son passé, mais aussi qu’il est courageux. Les correcteurs attendaient une mise en évidence de l’évolution d’Ali.

4.
a. La fonction de « avec d’infinies précautions » est : complément circonstanciel de manière du verbe sortir.
b. Le trait de caractère mis en valeur est la délicatesse. Ali semble attentif, soigneux. On a admis la douceur, la gentillesse, la prudence.
c. Plusieurs éléments confortent cette réponse : « Ali devait serrer les mains pour qu’elle ne glisse pas » l.39, « sans oser approcher d’elle son visage à la barbe hirsute » l.43.

II. La découverte  

1.
a. Cette phrase retranscrit les pensées d’Ali.
b. Discours indirect libre.
c. ” Qui a mis ce carton là, sur mon lit ? Peut-être qu’un autre gars de la chiffe a décidé de s’installer ici, sous le pont ? “
ou :
« Qui a mis ce carton-là sur mon lit ? Peut-être un autre gars de la chiffe a-t-il décidé de s’installer ici, sous le pont ? »

2. La découverte s’effectue à travers l’ouïe: avec « il entendit quelque chose » l.27 et le mot « voix » qui est répété plusieurs fois ; et la vue également : “resta un moment à regarder” l.20.
(La question suggérait au moins deux sens “quels sens” On attendait une justification et l’identification du sens).

3. La nature de « quelque chose » est un pronom indéfini. “Pronom” seul ne suffisait pas.

4.
a. Les expansions du mot « voix » :
- « qui appelait » : proposition subordonnée relative
- « d’enfant » : groupe nominal
- « de bébé nouveau né » : groupe nominal

b. Les expansions permettent d’identifier de façon progressiv la nature de ce que Ali découvre. La voix s’humanise et le lecteur apprend qu’il s’agit d’un enfant, nouveau né.

III. L’enfant sous le pont 

1.
a. Les deux propositions expriment un rapport de conséquence.
b. Cela permet d’insister sur la fragilité du bébé, sur sa vulnérabilité, sur sa délicatesse, sa légereté, sa petitesse..

2. « cette poupée vivante » : l’expression qui qualifie la petite fille souligne sa petite taille, elle est comparée à un jouet animé, vivant. Le bébé est si petit, si léger, si mignon qu’il est comparé à une poupée. On souhaitait une référence à la vie, l’idée de différence entre animé et inanimé.

3. Le bébé est en danger car il est « tout nu » et risque de mourir de froid en plein hiver « sa peau était rougie par le froid, hérissée de milliers de petites boules à cause de la chair de poule. » l.45-46.

4. Pour ce chiffonnier « usé par la vie », sans domicile et sans métier, avec pour seul compagnon un chat, l’apparition de l’enfant représente un espoir de vie meilleure. Ali était réduit à ramasser lkes détritus, et là il découvre un véritable trésor susceptible de donner un sens à sa vie. Il n’est plus seul, il a la charge, la responsabilité de cette enfant. On attendait ici une réponse développée, et qui rende compte du changement opéré.

Réécriture : 

Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher sur leur lit de cartons, sous leur couverture militaire qui les abritait du froid comme une tente.

ou ?

Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher sur leurs lits de cartons, sous leurs couvertures militaires qui les abritaient du froid comme une tente.

Rédaction :  

Il fallait écrire un article de journal. Les consignes étaient claires : il fallait
• Penser à donner un titre; et le signer J. P.
• Raconter l’histoire d’Ali et du bébé devenu une petite fille, vous pouviez choisir l’âge que vous vouliez pour la petite.
• Vous pouviez insérer une interview d’Ali ou de la petite.
• Expliquer en quoi la vie d’Ali à changé en donnant plusieurs arguments (il a du chercher un travail, arrêter de boire…).
• Expliquer pourquoi: quelles motivations ont poussé Ali à changer de vie.
• Vous deviez vous appuyer sur le texte de Le Clézio.
• Vous deviez faire particulièrement attention au niveau de langue employé, et si possible employer une écriture journalistique.

BAREME : 3 points pour le respect de la présentation de l’article de journal et pour le respect de la situation d’énonciation ; 4 points pour le respect des indices et du contexte de l’histoire ; 4 points pour la présence d’arguments mettant en évidence le sens et les raisons des changements dans la vie du personnage ; 4 points pour la correction de la langue.

Correction de la dictée : 

Dans les villages, on ne lui donnait guère : on le connaissait trop ; on était fatigué(s) de lui depuis quarante  (pénalité si écrit en chiffres, comme pour les autres nombre du texte) ans qu’on le voyait promener de masure en masure son corps loqueteux et difforme sur ses deux pattes de bois. Il ne voulait point s’en aller cependant, parce qu’il ne connaissait pas autre chose sur la terre que ce coin de pays, ces trois ou quatre hameaux où il avait traîné sa vie misérable. Il avait mis des frontières à sa mendicité.

Maupassant, Contes du jour et de la nuit, Folio.



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Qu’est-ce qu’un manuscrit enluminé ?

Le mot manuscrit vient du latin : manus (main) et scribere (écrire), c’est-à-dire un texte écrit à la main.
Les termes de «miniature» ou d’«enluminure» sont fréquemment employés pour désigner la décoration peinte dans les livres. Celui de «miniature» provient de l’italien «miniatura», lui-mème issu du verbe latin »miniare», c’est-à-dire «enduire de minium» – un oxyde de plomb de couleur rouge utilisé pour tracer les initiales et les titres appelés rubriques. Une miniature désigne, au sens large, la représentation d’une scène ou d’un personnage dans un espace indépendant de l’initiale. Le verbe latin «illuminare» (éclairer, illuminer) a donné le mot français «enluminer». Ce terme regroupe aujourd’hui l’ensemble des éléments décoratifs et des représentations imagées exécutés dans un manuscrit pour l’embellir, mais au xiiie siècle il faisait référence surtout à l’usage de la dorure.

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La confection des manuscrits

Jusqu’au XIIe siècle, les manuscrits sont copiés dans les établissements ecclésiastiques, principalement les abbayes, où ils servent à célébrer le culte et à nourrir la prière et la méditation. À partir du XIIIe siècle, un artisanat et un marché laïcs se développent avec l’essor de l’université et des administrations et l’émergence d’un nouveau public amateur de livres.

La confection d’un manuscrit est un travail réalisé en plusieurs étapes. Jusqu’au XIVe siècle, le texte est écrit sur une peau de bète (veau, mouton ou chèvre) appelée parchemin ; on l’obtient au terme d’une longue série de manipulations. Le parchemin est découpé en feuilles qui sont regroupées en cahiers. Le papier, fabriqué à partir du chiffon, est une invention chinoise transmise par les Arabes. Il apparaît en Espagne au XIIe siècle, mais son usage demeure rare en France avant le xive siècle, lorsque les premiers moulins à papier sont installés à Troyes.

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Sur chaque page, des lignes verticales et horizontales sont tracées pour guider l’écriture : le scribe réalise sa copie lentement avec une plume d’oiseau ou un roseau effilé appelé un calame qu’il taille avec un couteau. Le texte est écrit à l’encre noire, les rubriques ou titres à l’encre rouge.

Dans les espaces réservés par le copiste au début des textes, l’enlumineur peint les miniatures et les initiales ornées ou historiées et, dans les marges, il peut réaliser les rinceaux, petites scènes ou drôleries.

Enfin les cahiers sont cousus ensemble, les plats de bois sont fixés sur les nerfs de couture et l’ensemble est protégé par une couvrure de peau de truie, de chèvre, de mouton ou mème de cervidé. La reliure est parfois décorée, notamment par estampage à froid de petits fers juxtaposés. Les livres précieux du culte peuvent être dotés de reliures comportant des ivoires et de l’orfèvrerie.

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arth1151.jpgLes romans arthuriens sont nombreux, et chaque auteur, au fil des siècles, a ajouté sa touche personnelle, a modifié le mythe initial. Par conséquent, de nos jours il est très difficile de présenter des légendes uniformes. A l’inverse, les différentes versions sont souvent contradictoires.
Ne vous attendez donc pas à trouver sur ces pages la véritable légende arthurienne. Celle-ci n’existe pas. Je ne peux que tenter de vous présenter un point de vue parmi beaucoup d’autres, que j’ai cependant choisi parce qu’il correspond aux écrits de Chrétien de Troyes, qui me sert de référence majeure.


La situation politique :
Au cinquième siècle, les romains sont installés en Grande-Bretagne et dominent l’île, même si les Scots (peuplade celte venue d’Irlande qui finira, au sixième siècle, par s’établir sur la côte ouest de l’Ecosse) et les Pictes (peuple préceltique d’Ecosse), entre autres, restent insoumis.
Mais, à partir de 486, avec les conquètes de Clovis et les invasions des Vandales, des Wisigoths et des Ostrogoths, l’empire romain s’affaiblit fortement dans sa partie occidentale. Les romains se désintéressent alors de la Grande-Bretagne pour se concentrer sur la défense de l’Empire, ce qui n’empêchera pas sa chûte dans les années 490.
Les Saxons (ancien peuple germanique qui s’était étendu vers le sud et avait mené des raids en Gaulle, tout nouvellement arrivé en Grande-Bretagne) en profitent pour essayer de s’emparer de toute l’ île.

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Des conflits internes :
Les divers chefs Bretons et Gallois sont alors divisés par d’incessantes querelles, et passent leur temps à guerroyer entre eux, sans grand succès.
Tous ces rois, postulants à un trône unificateur, souffrent d’un problème de légitimité : les différentes invasions ont entraîné une grande diversité de peuples et de cultures dans le royaume. Aucun chef ne parvient à se faire reconnaître sur tout le royaume, et par tous les peuples. Il n’y a, par conséquent, pas de chef suprême, et encore moins de roi qui commande à l’ensemble des habitants de grande-Bretagne.
Mais devant l’importante menace d’invasion des Saxons ils se rangent tous sous la bannière d’un dénommé Artorius.
Ce guerrier, probablement né vers 470-475 en Cornouailles, est le chef d’une bande très mobile de cavaliers mercenaires. Tous voient en lui la seule personne capable de tenir tête à l’envahisseur.

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Artorius au pouvoir :
Artorius est donc nommé commandant en chef de la nouvelle armée et, tous unis, les rois Bretons et Gallois remportent, quelque part dans le sud-ouest de l’Angleterre vers 500-518, une grande victoire qui stoppe l’envahisseur pendant une quarantaine d’années. C’est la bataille de Mont Badon (ou Bath, ou Badbury).
Quand Artorius trouve la mort dans une grande bataille, près de Camelford en Cornouailles, aux alentours de 540-542, c’est la fin de l’indépendance bretonne : à la fin du siècle, les Saxons occupent les trois quarts de l’île.
Le corps d’Artorius est enterré clandestinement à Glastonbury par ses lieutenants, qui tiennent à cacher sa mort pour ne pas démoraliser les troupes.

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Les conséquences :
Devant l’invasion, des milliers de Bretons ont traversé la mer pour s’établir dans la péninsule armoricaine, à laquelle ils donnent le nom de Bretagne. Ils y retrouvent des compatriotes arrivés depuis le quatrième siècle. Ils restent en contact très étroit avec les Bretons demeurés dans l’île. Les uns et les autres gardent vivant le souvenir d’Artorius et en font un roi, ce qu’il n’a jamais été dans la réalité.
D’autre part, le problème de la légitimité se pose toujours, et plus fort encore, après la prise du pouvoir par Guillaume le Conquérant (1027-1087), duc de Normandie, en 1066. Le roi est un normand, peuple minoritaire. Et cette situation est d’autant plus ennuyeuse que la dynastie rivale n’a pas ce problème : les capétiens se présentent comme les descendants de Charlemagne.
Pour palier à ce grand désavantage, les Normands encouragent les clercs à diffuser ce qui est déjà la légende d’Arthur (nom romain pour Artorius), et plus particulièrement le mythe de sa dormition et de son retour prochain, dans le but de s’allier les Gallois et de défaire les Anglo-Saxons.

La création du mythe :
Dans un premier temps donc, la légende raconte qu’Arthur n’est pas mort. Grièvement blessé lors de la bataille de Camlann, il a été transporté par sa soeur, la fée Morgane, jusqu’à l’île d’Avalon, où il est soigné, attendant de pouvoir revenir prendre la tête de son peuple : c’ est l’espoir breton.
Mais Henri II (1133-1189) va finalement confisquer la légende d’Arthur, en se présentant comme son héritier légitime, et mettre un terme à l’espoir breton. A des fins de propagande, il demande une mise en langue romane de l’Historia Regum Britanniae, commandée en 1138 par son père, dans le même but, à Geoffroy de Monmouth.
Le roi, à l’intérieur de son royaume, a besoin de l’appui des Bretons contre les Saxons qui acceptent mal la domination normande. Mais les Bretons ne sont pas prêts à se rallier à la bannière des Plantagenêt à cause de l’espoir breton.
Le roman, en trois parties, se termine avec la description du règne d’Arthur : son accession au trône, son mariage, la création de la Table Ronde, jusqu’à la mort du souverain.
Finalement on découvre, en 1191, les tombes (et les squelettes) d’ Arthur et Guenièvre dans le cimetière de l’abbaye. Quand à l’île d’Avalon, elle est identifié à l’abbaye de Glastonbury. Cela met un terme à l’espoir breton.

L’extension du mythe :
Vers 1100, la légende est tellement présente et forte que les bardes y greffent mythes folkloriques, particularités géographiques, traditions chrétiennes et petit héros locaux postérieurs (Yvain par exemple), …
En deux ou trois siècles donc, Arthur est devenu le pivot autour duquel gravite tout un système d’histoires indépendantes à l’origine, et cet ensemble finit par former un vaste et riche réservoir, un mythe immense et inépuisable.
C’est Robert Wace, dans son Roman de Brut, en 1155, qui donne la coloration courtoise au mythe. Arthur devient le monarque idéal, un modèle d’humanité, de vaillance, de générosité et de délicatesse. C’est lui aussi qui, le premier, mentionne la Table Ronde, symbole politique de la société courtoise.
La légende arthurienne est, dès la fin du onzième siècle, diffusée à travers toute l’Europe, et même au-delà, par les conteurs professionnels qui accompagnent les armées partant pour la Terre Sainte à l’occasion des deux premières croisades.

 


<!–[if !vml]–><!–[endif]–>La naissance d’Arthur :
Arthur est le fils du roi Uter Pendragon et de la duchesse Ygerne de Cornouailles.
Sa mère avait été mariée une première fois à Gorlois, duc de Cornouailles et vassal d’ Uter. Grâce à Merlin, un soir Uter prend l’apparence du duc et couche avec Ygerne. Pendant cette même nuit le duc meurt dans une escarmouche hors de son château. Uter épouse alors Ygerne.
Selon les auteurs, Arthur est confié à sa naissance soit à Merlin, qui a exigé ce don en paiement de ses services et va l’ élever comme un chevalier dans l’ignorance de ses origines, soit à Ectorius et Flavilla, vassaux loyaux et justes, qui l’élèvent alors avec leur fils Keu.

<!–[if !vml]–><!–[endif]–>L’accession au trône :

A la mort d’Uter, la succession se révèle un problème épineux et douloureux car il n’a pas de fils légitime.

 

Mais à la sortie de la messe, après l’enterrement, on découvre sur le parvis de la cathédrale une épée enfoncée dans une enclume et un roc. On peut y lire une inscription selon laquelle seul le roi légitime pourra arracher l’épée de la pierre. De nombreux chevaliers tentent l’épreuve, mais l’épée reste à sa place. Ce n’est que plusieurs annés après qu’un adolescent parvient à l’extraire : c’est Arthur

 

A cet endroit se dessinent deux versions :
Selon la première, les barons refusent de reconnaître l’autorité de cet adolescent. Finalement, Merlin intervient pour révéler qu’Arthur est le fils d’Uter et d’Ygerne, donc l’héritier légitime du trône.
Selon la seconde, Arthur arrive volontairement pour obtenir ce qui lui revient de droit. Et c’est lui-même qui révèle, devant un parterre de chevaliers ébahis, ses origines, confirmées par Ygerne et Merlin, présents à cette scène.
D’autres divergences ont lieu quand à l’acceptation du nouveau roi, parfois la bataille est rude et Arthur doit y prouver sa valeur, d’autres fois, il est accueilli dans la joie, comme un libérateur.

<!–[if !vml]–><!–[endif]–>La pacification du royaume :
Alors que de nombreux barons guerroient contre Arthur, refusant de lui prêter serment, les envahisseurs Saxons profitent de la situation pour pénétrer dans le royaume. Les barons révoltés se rendent alors compte du danger qu’ils font courir au royaume et se réconcilient avec Arthur.
Le jeune roi s’avère être un général avisé et un chevalier hors pair. En outre la jeune génération, les fils des barons, avaient déjà rejoint le parti du jeune roi. Les barons font leur soumission à Arthur et écrasent avec son aide les saxons.
C’est pendant cette période mouvementée qu’Arthur rencontre Guenièvre. Il se porte au secours du roi de Carmelide que menaçaient des géants et des Saxons (là encore, il y a de nombreuses variations). Guenièvre est la fille de ce roi vassal. Arthur l’épouse et cela entérine la fin de l’épopée guerrière et sanctionne l’ouverture d’une époque de paix et de prospérité. C’est le signe final de sa légitimité en tant que souverain.
D’autres textes racontent que le roi Arthur, au début de son règne, avait aidé le roi d’Écosse Leodegraunce contre les Irlandais, et que celui-ci, pour le remercier, lui a offert sa fille Guenièvre en mariage. Merlin s’oppose dans un premier temps à cette union puisqu’il sait que Guenièvre est amoureuse de Lancelot, le plus prestigieux des Chevaliers de la Table Ronde. Mais Merlin finit par accorder sa bénédiction, et durant la cérémonie, il offre la Table Ronde à Arthur en guise de cadeau de mariage.

<!–[if !vml]–><!–[endif]–>La Table Ronde :
Viennent ensuite douze années de paix où se placent les aventures des Chevaliers de la Table Ronde. Arthur cesse d’être le héros central des récits, il est entouré d’un certain nombre de personnages :
Keu le sénéchal, Gauvain, Agravain, Gaheriet, Guerrehet, Sagramor, Lancelot du Lac, Perceval le Gallois, Bohort, Lionnel, Galaad, Mordret…
Mordret est le fils d’Arthur, qu’il a eu avec Morgane, sa demi-soeur (sans savoir qu’ils étaient frère et soeur), alors qu’il n’était encore qu’écuyer.
Pour appuyer sa souveraineté, Arthur possède Excalibur, l’épée magique d’Avalon qui témoigne de son amitié avec le peuple des fées. Elle lui confère aussi un pouvoir non négligeable : tant qu’il combat avec elle, il ne perdra jamais beaucoup de sang, à peine quelques gouttes.
Le nombre des chevaliers de la table ronde varie selon les moment et les récits, pouvant aller de 12 à 150. Ces chevaliers sont unis par des sentiments de fraternité indissolubles. La rupture de cette solidarité amenera à la bataille finale.

<!–[if !vml]–><!–[endif]–>La quête du Graal :
Le Graal, selon la légende, est le calice dans lequel le Christ aurait bu lors du dernier repas avec les apôtres. Ce calice aurait contenu son sang après la crucifixion.
Le Saint Graal apparaît une fois aux chevaliers de la Table Ronde, recouvert d’un tissu blanc au milieu d’une lumière éblouissante. Lorsque les chevaliers voient cette lumière, ils restent tous sans voix et une odeur épicée se répand.
Suite à cette apparition, Merlin intervient et explique à toute l’assemblée que cette coupe est un élément essentiel à l’harmonie entre les hommes, qu’il faut que l’un des chevaliers de la Table Ronde le trouve et regarde ce qu’il contient pour que le monde continue à fonctionner.
La quête du Saint Graal est la plus difficile et la plus grande des quêtes de l’époque du Roi Arthur, plusieurs chevalier en sont revenus les mains vides. Le roi Arthur se disait que la loyauté et la noblesse de ses chevaliers ne serait plus jamais la même sans l’illustre relique du Saint Graal et il ne se trompait pas : plusieurs d’entre eux sont morts avant que Galahad réussisse à regarder dans le calice et ramener la paix à Camelot.

La mort du roi :
Le roi Arthur se rend avec son armée sur le continent. Il y a 2 versions à cet événement :
La plus ancienne indique qu’il marche sur Rome qui avait osé réclamé le tribut de la Grande-Bretagne à l’Empire.
Pendant son absence Mordret s’empare du royaume avec l’aide des Saxons. Il se fait couronner roi et épouse Guenièvre. Arthur et son armée reviennent. C’est alors le combat final entre les armées d’Arthur et de Mordret sur la plaine de Salisbury.
La seconde version est plus romanesque : Lancelot est surpris avec Guenièvre. Arthur, bafoué et trahi par les deux êtres qu’il aime le plus au monde, ordonne que l’on tue Lancelot et que Guenièvre soit brûlée vive. Il poursuit alors son rival, venu sauver la reine le jour de l’exécution, jusqu’en Bretagne, fief de Lancelot, où une gigantesque bataille se développe, opposant les
Chevaliers de la Table Ronde entre eux.
Quoi qu’il en soit, tous les personnages de la légende trouvent la mort au cours du combat. C’est Cador, duc de Cornouailles, qui devient roi de Grande-Bretagne. Guenièvre quant à elle prend le voile à Amesbury.



C’est une cérémonie au cours de laquelle un jeune noble, âgé de 20 ans, reçoit ses armes et entre dans la classe des chevaliers.

L’initiation commence dès l’enfance; à 7 ans, le jeune noble est confié à un seigneur étranger chez qui il devient page, puis compagnon de chasse, de voyage et de guerre; au cours de ces “années d’apprentissage”, il se prépare surtout au métier militaire.

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À la veille de la cérémonie, le jeune homme purifie son corps par un bain et fait une veillée de prières dans la chapelle du château ; son épée a été déposée sur l’autel pour être consacrée. Le lendemain, il assiste à la messe, puis, en présence d’une nombreuse assistance, il reçoit l’épée avec le baudrier, les éperons d’or, le heaume et l’écu, ou bouclier. Par serment, il s’engage à ne servir que des causes justes et nobles. Enfin, son parrain, qui est un chevalier renommé, lui donne la “paumée” ou “colée”, formidable coup administré du plat de la main sur la nuque et qui fait souvent chanceler le nouveau chevalier. Sitôt adoubé, celui-ci monte un destrier et, sans toucher les étriers, fait admirer son adresse et sa force en s’élançant au galop contre une “quintaine” ou mannequin qu’il faut renverser.

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Voici comment se déroulait la cérémonie de l’adoubement (armement du chevalier).

La première cérémonie était un bain où l’on mettait l’aspirant, c’était un symbole de purification morale. Au sortir du bain, on l’habillait d’une tunique blanche, insigne de pureté ; d’une robe rouge, marque de ce qu’il était tenu de répandre son sang pour sa foi et son devoir ; d’un justaucorps noir, souvenir de la mort qui l’attendait, comme tous les hommes. Purifié et vêtu, il observait un jeûne rigoureux de vingt-quatre heures. Sur le soir, il entrait dans l’église et passait la nuit en prières. Le lendemain matin, il se confessait, communiait, assistait à la messe et entendait ordinairement un sermon sur les devoirs de la chevalerie, puis il s’avançait vers l’autel, l’épée de chevalier suspendue à son cou ; le prêtre la détachait et la lui rendait après l’avoir bénie

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.

Le jeune guerrier allait ensuite s’agenouiller devant le seigneur qui devait lui conférer son titre ; il lui récitait quelque demande comme celle-ci : « Si vous pri qu’en guerdon de mon service me doigniès armes et me faîtes chevalier », et il prononçait le serment de rester toujours fidèle à la religion et à l’honneur. Le seigneur lui donnait l’accolade, c’est-à-dire, trois coup du plat de son épée sur l’épaule ou sur la nuque, quelquefois un léger coup de la main sur la tête et lui disait une sorte de sermon. Puis « On amène le cheval, on apporte les armes, on le revêt d’une cuirasse incomparable, formée de doubles mailles que ni lance ni javelot ne pourraient transpercer ; on le chausse de souliers de fer fabriqués de même à doubles mailles; des éperons d’or sont attachés à ses pieds ; à son col est suspendu son bouclier, sur lequel sont représentés deux lionceaux d’or ; sur sa tête on pose un casque où reluisent les pierres précieuses, ou lui remet une lance de frêne à l’extrémité de laquelle est un fer de Poitiers ; enfin, une épée provenant du trésor du roi. »
(Extrait de Comment Geoffroi Plantagenet, Due d’Anjou, fut armé chevalier en l’an 1127.)

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Perceval va devenir chevalier. Il se fait adouber : son parrain, un noble seigneur, Gornemant de Goort, lui remet les armes puis procède à l’adoubement.

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De bon matin le seigneur se leva et se rendit au lit du jeune homme qu’il trouva encore couché. Il lui fit remettre en présent chemise et culottes de toile fine, chausses teintes en rouge, ainsi qu’une tunique faite d’une étoffe de soie tissée en Inde. Il les lui avait fait porter pour qu’il les revêtît. […]

Il ne tarde pas davantage à revêtir les vêtements et il abandonne ceux donnés par sa mère. Alors, le seigneur se baisse et lui chausse l’éperon droit¹. Telle était en effet la coutume : celui qui faisait un chevalier devait lui chausser l’éperon. Il ne manqua pas de jeunes gens pour se disputer l’honneur de l’approcher et de l’armer de leurs propres mains. Le noble seigneur s’est alors saisi de l’épée ; il la lui ceint et lui donne l’accolade² en lui déclarant qu’avec cette épée, il lui confère l’ordre le plus élevé que Dieu ait établi et créé, l’ordre de chevalerie qui n’admet aucune bassesse. Puis il ajoute :

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« Qu’il vous souvienne, mon ami, si d’aventure il vous faut combattre quelque chevalier, des instructions pressantes que je vais vous donner : si vous avez le dessus au point que votre adversaire ne puisse plus se défendre ni vous résister et qu’il lui faille demander grâce, ne le tuez pas délibérément. Gardez-vous aussi de vous abandonner au bavardage et au commérage. A trop parler on ne peut manquer de dire quelque chose qu’on vous impute à bassesse³. Comme le dit si bien le proverbe : « A trop parler, faute on commet ». Voilà pourquoi, mon ami, je vous recommande de ne pas trop parler. Et je vous demande également si vous rencontrez une jeune fille ou une femme, demoiselle ou dame, qui se trouve privée d’appui, de lui venir en aide, pour peu que vous soyez capable de le faire et en ayez les moyens –ce sera une bonne action. J’ai encore une autre chose à vous apprendre –ne la négligez pas, car elle n’est pas à dédaigner : ne manquer pas de vous rendre à l’église y prier le Créateur de toutes choses d’avoir pitié de votre âme et de protéger en ce bas monde le chrétien que vous êtes et qui lui appartient ».

C. de Troyes, Le Conte du Graal

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On connaît très peu de choses sur sa vie. On suppose qu’il est né à Toyes, qu’il est issu de la bourgeoisie, et qu’il a effectué des études classiques (il aurait notamment appris le grec.) On est à peu près certain qu’il a vécu à la cour de Marie de Champagne et de Philippe d’Alsace, comte de Flandres, à qui Perceval ou le Conte du Graal est dédié.

En se basant sur son nom, certains auteurs pensent qu’il était un juif converti. Ces récits laisseraient ainsi transparaître une inspiration kabbalistique. Selon d’autres auteurs, son inspiration se trouverait dans l’imaginaire cathare. Toutefois, ses origines, sans doute modestes, restent obscures.

Sa source d’inspiration la plus probable se trouve dans la tradition celtique et les légendes bretonnes. Mais il leur conférera une dimension chrétienne nouvelle, fortement imprégnée par les chansons de geste du monde courtois de langue d’oïl, de la seconde moitié du XIIe siècle.

Il est considéré comme un des premiers auteurs de romans de chevalerie où mythe et folklore s’unissent admirablement pour former des récits de quête. Il est l’initiateur de la littérature courtoise en France : Erec et Enide, Cligès, Lancelot ou le chevalier de la Charrette, Yvain ou le chevalier au Lion,

Ayant inspiré de nombreux poètes à travers l’Europe, Chrétien de Troyes peut être considéré comme l’un des pères du roman médiéval, notamment par la richesse de ses Å“uvres et la psychologie complexe de ses personnages. Il fut le premier auteur à écrire un récit au sujet d’un graal.



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As-tu remarqué que dans notre société, toutes sortes de produits, de films, de jeux, de bandes dessinées, de romans… renvoient au Moyen-Age?

Voici quelques exemples, mais la liste est loin d’être exhaustive.

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A toi de mener l’enquête : cherche un document moderne qui utilise de façon proche ou lointaine un élément de la civilisation médiévale.
Fais-nous partager le fruit de ta recherche en écrivant un commentaire et n’hésite pas à l’agrémenter d’images. Amuse-toi bien!

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En 4ème:

     -         Le thé aux huit trésors. Thiollier, Anne. Hachette jeunesse.

-         L’ombre des vampires. Perschke, Mette Skot. Pocket junior.

-         L’ami. Hassan, Yaël. Casterman.

-         Mauvais rêves. Fine, anne. L’Ecole des loisirs.

-         Elle s’appelait Marine. Delerme, Philippe. Gallimard jeunesse.

-         La vie à reculons. Gudule. Hachette jeunesse.

-         Des crocodiles au paradis. Chabas, Jean-François. Casterman.

-         Le souffle de la pierre d’Irlande. Simard, Eric. Magnard.

     -         Le professeur de musique. Hassan, Yaël. Casterman.

-         L’île du Crâne. Horowitz. Anthony. Hachette jeunesse.

-         En pleine lucarne. Delerm, Philippe. Gallimard jeunesse.

-         SOS Mamie. Fine, anne. L’Ecole des loisirs.

-         Une moitié de wasicun. Chabas, Jean-François. Casterman.

-         Le garçon qui voulait courir vite. Bottero, Pierre. Flammarion.

-         L’île des rêves interdits. Hughes, Monica. Bayard.

-         Les chasseurs d’ombre. Sanvoisin, Eric. Magnard.

-         Maboul à zéro. Nozière, Jean-Paul. Gallimard.

-         Le gone du Chaâba. Begag, Azouz. Seuil.

-         Ce jeudi-là. Cantin, Amélie. Milan.

-         Les larmes de l’assassin. Bondoux, Anne-Laure. Bayard.

-         Deux graines de cacao. Brisou-Pelle, Evelyne. Hachette jeunesse.

-         Dutton Memory, détective fantôme. Honaker, Mickael. Hachette jeunesse.

-         Ba. Chabas, Jean-François. Casterman.

-         Journal d’une sorcière. Rees, Celia. Seuil jeunesse.



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Vous hésitez encore? Allez! un petit exercice!