Questions I. Le portrait de l’estrassier

 

1.
a. Les Ă©lĂ©ments qui caractĂ©risent Ali sont « un homme (…) usĂ© par la vie » (l.5), « avoir dormi dehors », avoir bu trop de vin », « n’avait pas de domicile et pas vraiment de mĂ©tier », “avoir bu trop de vin”, “Ă©puisĂ© par la vie”.
b. Il est « estrassier », chiffonnier, c’est Ă  dire qu’il va « de poubelle en poubelle et ramasse tout ce qui peut se vendre ». On a admis toutes les decritions des activitĂ© d’Ali.

2.
a. Le rapport logique exprimĂ© est la cause (”pour”).
b. C’Ă©tait un homme non pas très âgĂ©, mais usĂ© par la vie, parce qu’il avait dormi dehors et bu trop de vin. (ou “comme il avait dormi…”)

3.
a. Le champ lexical dominant est celui de la guerre (ou de l’armĂ©e, ou du militaire) : « soldat », « montĂ© Ă  l’assaut », « balles ».
b. On apprend qu’Ali a Ă©tĂ© soldat, qu’il s’est dĂ©jĂ  battu courageusement. Il n’a pas toujours Ă©tĂ© dans la rue. Il a prĂ©fĂ©rĂ© oublier ou ne plus penser Ă  son passĂ©, mais aussi qu’il est courageux. Les correcteurs attendaient une mise en Ă©vidence de l’Ă©volution d’Ali.

4.
a. La fonction de « avec d’infinies prĂ©cautions » est : complĂ©ment circonstanciel de manière du verbe sortir.
b. Le trait de caractère mis en valeur est la délicatesse. Ali semble attentif, soigneux. On a admis la douceur, la gentillesse, la prudence.
c. Plusieurs Ă©lĂ©ments confortent cette rĂ©ponse : « Ali devait serrer les mains pour qu’elle ne glisse pas » l.39, « sans oser approcher d’elle son visage à la barbe hirsute » l.43.

II. La découverte  

1.
a. Cette phrase retranscrit les pensées d’Ali.
b. Discours indirect libre.
c. ” Qui a mis ce carton lĂ , sur mon lit ? Peut-ĂŞtre qu’un autre gars de la chiffe a dĂ©cidĂ© de s’installer ici, sous le pont ? “
ou :
« Qui a mis ce carton-lĂ  sur mon lit ? Peut-ĂŞtre un autre gars de la chiffe a-t-il dĂ©cidĂ© de s’installer ici, sous le pont ? »

2. La dĂ©couverte s’effectue Ă  travers l’ouĂŻe: avec « il entendit quelque chose » l.27 et le mot « voix » qui est rĂ©pĂ©tĂ© plusieurs fois ; et la vue Ă©galement : “resta un moment Ă  regarder” l.20.
(La question suggĂ©rait au moins deux sens “quels sens” On attendait une justification et l’identification du sens).

3. La nature de « quelque chose » est un pronom indĂ©fini. “Pronom” seul ne suffisait pas.

4.
a. Les expansions du mot « voix » :
- « qui appelait » : proposition subordonnée relative
- « d’enfant » : groupe nominal
- « de bébé nouveau né » : groupe nominal

b. Les expansions permettent d’identifier de façon progressiv la nature de ce que Ali dĂ©couvre. La voix s’humanise et le lecteur apprend qu’il s’agit d’un enfant, nouveau nĂ©.

III. L’enfant sous le pont 

1.
a. Les deux propositions expriment un rapport de conséquence.
b. Cela permet d’insister sur la fragilitĂ© du bĂ©bĂ©, sur sa vulnĂ©rabilitĂ©, sur sa dĂ©licatesse, sa lĂ©geretĂ©, sa petitesse..

2. « cette poupĂ©e vivante » : l’expression qui qualifie la petite fille souligne sa petite taille, elle est comparĂ©e Ă  un jouet animĂ©, vivant. Le bĂ©bĂ© est si petit, si lĂ©ger, si mignon qu’il est comparĂ© Ă  une poupĂ©e. On souhaitait une rĂ©fĂ©rence Ă  la vie, l’idĂ©e de diffĂ©rence entre animĂ© et inanimĂ©.

3. Le bébé est en danger car il est « tout nu » et risque de mourir de froid en plein hiver « sa peau était rougie par le froid, hérissée de milliers de petites boules à cause de la chair de poule. » l.45-46.

4. Pour ce chiffonnier « usĂ© par la vie », sans domicile et sans mĂ©tier, avec pour seul compagnon un chat, l’apparition de l’enfant reprĂ©sente un espoir de vie meilleure. Ali Ă©tait rĂ©duit Ă  ramasser lkes dĂ©tritus, et lĂ  il dĂ©couvre un vĂ©ritable trĂ©sor susceptible de donner un sens Ă  sa vie. Il n’est plus seul, il a la charge, la responsabilitĂ© de cette enfant. On attendait ici une rĂ©ponse dĂ©veloppĂ©e, et qui rende compte du changement opĂ©rĂ©.

Réécriture : 

Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher sur leur lit de cartons, sous leur couverture militaire qui les abritait du froid comme une tente.

ou ?

Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher sur leurs lits de cartons, sous leurs couvertures militaires qui les abritaient du froid comme une tente.

Rédaction :  

Il fallait écrire un article de journal. Les consignes étaient claires : il fallait
• Penser à donner un titre; et le signer J. P.
• Raconter l’histoire d’Ali et du bébé devenu une petite fille, vous pouviez choisir l’âge que vous vouliez pour la petite.
• Vous pouviez insĂ©rer une interview d’Ali ou de la petite.
• Expliquer en quoi la vie d’Ali à changé en donnant plusieurs arguments (il a du chercher un travail, arrêter de boire…).
• Expliquer pourquoi: quelles motivations ont poussé Ali à changer de vie.
• Vous deviez vous appuyer sur le texte de Le Clézio.
• Vous deviez faire particulièrement attention au niveau de langue employé, et si possible employer une écriture journalistique.

BAREME : 3 points pour le respect de la prĂ©sentation de l’article de journal et pour le respect de la situation d’Ă©nonciation ; 4 points pour le respect des indices et du contexte de l’histoire ; 4 points pour la prĂ©sence d’arguments mettant en Ă©vidence le sens et les raisons des changements dans la vie du personnage ; 4 points pour la correction de la langue.

Correction de la dictée : 

Dans les villages, on ne lui donnait guère : on le connaissait trop ; on était fatigué(s) de lui depuis quarante  (pénalité si écrit en chiffres, comme pour les autres nombre du texte) ans qu’on le voyait promener de masure en masure son corps loqueteux et difforme sur ses deux pattes de bois. Il ne voulait point s’en aller cependant, parce qu’il ne connaissait pas autre chose sur la terre que ce coin de pays, ces trois ou quatre hameaux où il avait traîné sa vie misérable. Il avait mis des frontières à sa mendicité.

Maupassant, Contes du jour et de la nuit, Folio.



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Qu’est-ce qu’un manuscrit enluminĂ© ?

Le mot manuscrit vient du latin : manus (main) et scribere (Ă©crire), c’est-Ă -dire un texte Ă©crit Ă  la main.
Les termes de «miniature» ou d’«enluminure» sont frĂ©quemment employĂ©s pour dĂ©signer la dĂ©coration peinte dans les livres. Celui de «miniature» provient de l’italien «miniatura», lui-mème issu du verbe latin »miniare», c’est-Ă -dire «enduire de minium» - un oxyde de plomb de couleur rouge utilisĂ© pour tracer les initiales et les titres appelĂ©s rubriques. Une miniature dĂ©signe, au sens large, la reprĂ©sentation d’une scène ou d’un personnage dans un espace indĂ©pendant de l’initiale. Le verbe latin «illuminare» (Ă©clairer, illuminer) a donnĂ© le mot français «enluminer». Ce terme regroupe aujourd’hui l’ensemble des Ă©lĂ©ments dĂ©coratifs et des reprĂ©sentations imagĂ©es exĂ©cutĂ©s dans un manuscrit pour l’embellir, mais au xiiie siècle il faisait rĂ©fĂ©rence surtout Ă  l’usage de la dorure.

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La confection des manuscrits

Jusqu’au XIIe siècle, les manuscrits sont copiĂ©s dans les Ă©tablissements ecclĂ©siastiques, principalement les abbayes, oĂą ils servent Ă  cĂ©lĂ©brer le culte et Ă  nourrir la prière et la mĂ©ditation. Ă€ partir du XIIIe siècle, un artisanat et un marchĂ© laĂŻcs se dĂ©veloppent avec l’essor de l’universitĂ© et des administrations et l’Ă©mergence d’un nouveau public amateur de livres.

La confection d’un manuscrit est un travail rĂ©alisĂ© en plusieurs Ă©tapes. Jusqu’au XIVe siècle, le texte est Ă©crit sur une peau de bète (veau, mouton ou chèvre) appelĂ©e parchemin ; on l’obtient au terme d’une longue sĂ©rie de manipulations. Le parchemin est dĂ©coupĂ© en feuilles qui sont regroupĂ©es en cahiers. Le papier, fabriquĂ© Ă  partir du chiffon, est une invention chinoise transmise par les Arabes. Il apparaĂ®t en Espagne au XIIe siècle, mais son usage demeure rare en France avant le xive siècle, lorsque les premiers moulins Ă  papier sont installĂ©s Ă  Troyes.

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Sur chaque page, des lignes verticales et horizontales sont tracĂ©es pour guider l’Ă©criture : le scribe rĂ©alise sa copie lentement avec une plume d’oiseau ou un roseau effilĂ© appelĂ© un calame qu’il taille avec un couteau. Le texte est Ă©crit Ă  l’encre noire, les rubriques ou titres Ă  l’encre rouge.

Dans les espaces rĂ©servĂ©s par le copiste au dĂ©but des textes, l’enlumineur peint les miniatures et les initiales ornĂ©es ou historiĂ©es et, dans les marges, il peut rĂ©aliser les rinceaux, petites scènes ou drĂ´leries.

Enfin les cahiers sont cousus ensemble, les plats de bois sont fixĂ©s sur les nerfs de couture et l’ensemble est protĂ©gĂ© par une couvrure de peau de truie, de chèvre, de mouton ou mème de cervidĂ©. La reliure est parfois dĂ©corĂ©e, notamment par estampage Ă  froid de petits fers juxtaposĂ©s. Les livres prĂ©cieux du culte peuvent ĂŞtre dotĂ©s de reliures comportant des ivoires et de l’orfèvrerie.

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arth1151.jpgLes romans arthuriens sont nombreux, et chaque auteur, au fil des siècles, a ajoutĂ© sa touche personnelle, a modifiĂ© le mythe initial. Par consĂ©quent, de nos jours il est très difficile de prĂ©senter des lĂ©gendes uniformes. A l’inverse, les diffĂ©rentes versions sont souvent contradictoires.
Ne vous attendez donc pas Ă  trouver sur ces pages la vĂ©ritable lĂ©gende arthurienne. Celle-ci n’existe pas. Je ne peux que tenter de vous prĂ©senter un point de vue parmi beaucoup d’autres, que j’ai cependant choisi parce qu’il correspond aux Ă©crits de ChrĂ©tien de Troyes, qui me sert de rĂ©fĂ©rence majeure.


La situation politique :
Au cinquième siècle, les romains sont installĂ©s en Grande-Bretagne et dominent l’Ă®le, mĂŞme si les Scots (peuplade celte venue d’Irlande qui finira, au sixième siècle, par s’Ă©tablir sur la cĂ´te ouest de l’Ecosse) et les Pictes (peuple prĂ©celtique d’Ecosse), entre autres, restent insoumis.
Mais, Ă  partir de 486, avec les conquètes de Clovis et les invasions des Vandales, des Wisigoths et des Ostrogoths, l’empire romain s’affaiblit fortement dans sa partie occidentale. Les romains se dĂ©sintĂ©ressent alors de la Grande-Bretagne pour se concentrer sur la dĂ©fense de l’Empire, ce qui n’empĂŞchera pas sa chĂ»te dans les annĂ©es 490.
Les Saxons (ancien peuple germanique qui s’Ă©tait Ă©tendu vers le sud et avait menĂ© des raids en Gaulle, tout nouvellement arrivĂ© en Grande-Bretagne) en profitent pour essayer de s’emparer de toute l’ Ă®le.

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Des conflits internes :
Les divers chefs Bretons et Gallois sont alors divisĂ©s par d’incessantes querelles, et passent leur temps Ă  guerroyer entre eux, sans grand succès.
Tous ces rois, postulants Ă  un trĂ´ne unificateur, souffrent d’un problème de lĂ©gitimitĂ© : les diffĂ©rentes invasions ont entraĂ®nĂ© une grande diversitĂ© de peuples et de cultures dans le royaume. Aucun chef ne parvient Ă  se faire reconnaĂ®tre sur tout le royaume, et par tous les peuples. Il n’y a, par consĂ©quent, pas de chef suprĂŞme, et encore moins de roi qui commande Ă  l’ensemble des habitants de grande-Bretagne.
Mais devant l’importante menace d’invasion des Saxons ils se rangent tous sous la bannière d’un dĂ©nommĂ© Artorius.
Ce guerrier, probablement nĂ© vers 470-475 en Cornouailles, est le chef d’une bande très mobile de cavaliers mercenaires. Tous voient en lui la seule personne capable de tenir tĂŞte Ă  l’envahisseur.

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Artorius au pouvoir :
Artorius est donc nommĂ© commandant en chef de la nouvelle armĂ©e et, tous unis, les rois Bretons et Gallois remportent, quelque part dans le sud-ouest de l’Angleterre vers 500-518, une grande victoire qui stoppe l’envahisseur pendant une quarantaine d’annĂ©es. C’est la bataille de Mont Badon (ou Bath, ou Badbury).
Quand Artorius trouve la mort dans une grande bataille, près de Camelford en Cornouailles, aux alentours de 540-542, c’est la fin de l’indĂ©pendance bretonne : Ă  la fin du siècle, les Saxons occupent les trois quarts de l’Ă®le.
Le corps d’Artorius est enterrĂ© clandestinement Ă  Glastonbury par ses lieutenants, qui tiennent Ă  cacher sa mort pour ne pas dĂ©moraliser les troupes.

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Les conséquences :
Devant l’invasion, des milliers de Bretons ont traversĂ© la mer pour s’Ă©tablir dans la pĂ©ninsule armoricaine, Ă  laquelle ils donnent le nom de Bretagne. Ils y retrouvent des compatriotes arrivĂ©s depuis le quatrième siècle. Ils restent en contact très Ă©troit avec les Bretons demeurĂ©s dans l’Ă®le. Les uns et les autres gardent vivant le souvenir d’Artorius et en font un roi, ce qu’il n’a jamais Ă©tĂ© dans la rĂ©alitĂ©.
D’autre part, le problème de la lĂ©gitimitĂ© se pose toujours, et plus fort encore, après la prise du pouvoir par Guillaume le ConquĂ©rant (1027-1087), duc de Normandie, en 1066. Le roi est un normand, peuple minoritaire. Et cette situation est d’autant plus ennuyeuse que la dynastie rivale n’a pas ce problème : les capĂ©tiens se prĂ©sentent comme les descendants de Charlemagne.
Pour palier Ă  ce grand dĂ©savantage, les Normands encouragent les clercs Ă  diffuser ce qui est dĂ©jĂ  la lĂ©gende d’Arthur (nom romain pour Artorius), et plus particulièrement le mythe de sa dormition et de son retour prochain, dans le but de s’allier les Gallois et de dĂ©faire les Anglo-Saxons.

La création du mythe :
Dans un premier temps donc, la lĂ©gende raconte qu’Arthur n’est pas mort. Grièvement blessĂ© lors de la bataille de Camlann, il a Ă©tĂ© transportĂ© par sa soeur, la fĂ©e Morgane, jusqu’Ă  l’Ă®le d’Avalon, oĂą il est soignĂ©, attendant de pouvoir revenir prendre la tĂŞte de son peuple : c’ est l’espoir breton.
Mais Henri II (1133-1189) va finalement confisquer la lĂ©gende d’Arthur, en se prĂ©sentant comme son hĂ©ritier lĂ©gitime, et mettre un terme Ă  l’espoir breton. A des fins de propagande, il demande une mise en langue romane de l’Historia Regum Britanniae, commandĂ©e en 1138 par son père, dans le mĂŞme but, Ă  Geoffroy de Monmouth.
Le roi, Ă  l’intĂ©rieur de son royaume, a besoin de l’appui des Bretons contre les Saxons qui acceptent mal la domination normande. Mais les Bretons ne sont pas prĂŞts Ă  se rallier Ă  la bannière des PlantagenĂŞt Ă  cause de l’espoir breton.
Le roman, en trois parties, se termine avec la description du règne d’Arthur : son accession au trĂ´ne, son mariage, la crĂ©ation de la Table Ronde, jusqu’Ă  la mort du souverain.
Finalement on dĂ©couvre, en 1191, les tombes (et les squelettes) d’ Arthur et Guenièvre dans le cimetière de l’abbaye. Quand Ă  l’Ă®le d’Avalon, elle est identifiĂ© Ă  l’abbaye de Glastonbury. Cela met un terme Ă  l’espoir breton.

L’extension du mythe :
Vers 1100, la lĂ©gende est tellement prĂ©sente et forte que les bardes y greffent mythes folkloriques, particularitĂ©s gĂ©ographiques, traditions chrĂ©tiennes et petit hĂ©ros locaux postĂ©rieurs (Yvain par exemple), …
En deux ou trois siècles donc, Arthur est devenu le pivot autour duquel gravite tout un système d’histoires indĂ©pendantes Ă  l’origine, et cet ensemble finit par former un vaste et riche rĂ©servoir, un mythe immense et inĂ©puisable.
C’est Robert Wace, dans son Roman de Brut, en 1155, qui donne la coloration courtoise au mythe. Arthur devient le monarque idĂ©al, un modèle d’humanitĂ©, de vaillance, de gĂ©nĂ©rositĂ© et de dĂ©licatesse. C’est lui aussi qui, le premier, mentionne la Table Ronde, symbole politique de la sociĂ©tĂ© courtoise.
La lĂ©gende arthurienne est, dès la fin du onzième siècle, diffusĂ©e Ă  travers toute l’Europe, et mĂŞme au-delĂ , par les conteurs professionnels qui accompagnent les armĂ©es partant pour la Terre Sainte Ă  l’occasion des deux premières croisades.

 


<!–[if !vml]–><!–[endif]–>La naissance d’Arthur :
Arthur est le fils du roi Uter Pendragon et de la duchesse Ygerne de Cornouailles.
Sa mère avait Ă©tĂ© mariĂ©e une première fois Ă  Gorlois, duc de Cornouailles et vassal d’ Uter. Grâce Ă  Merlin, un soir Uter prend l’apparence du duc et couche avec Ygerne. Pendant cette mĂŞme nuit le duc meurt dans une escarmouche hors de son château. Uter Ă©pouse alors Ygerne.
Selon les auteurs, Arthur est confiĂ© Ă  sa naissance soit Ă  Merlin, qui a exigĂ© ce don en paiement de ses services et va l’ Ă©lever comme un chevalier dans l’ignorance de ses origines, soit Ă  Ectorius et Flavilla, vassaux loyaux et justes, qui l’Ă©lèvent alors avec leur fils Keu.

<!–[if !vml]–><!–[endif]–>L’accession au trĂ´ne :

A la mort d’Uter, la succession se rĂ©vèle un problème Ă©pineux et douloureux car il n’a pas de fils lĂ©gitime.

 

Mais Ă  la sortie de la messe, après l’enterrement, on dĂ©couvre sur le parvis de la cathĂ©drale une Ă©pĂ©e enfoncĂ©e dans une enclume et un roc. On peut y lire une inscription selon laquelle seul le roi lĂ©gitime pourra arracher l’Ă©pĂ©e de la pierre. De nombreux chevaliers tentent l’épreuve, mais l’Ă©pĂ©e reste Ă  sa place. Ce n’est que plusieurs annĂ©s après qu’un adolescent parvient Ă  l’extraire : c’est Arthur

 

A cet endroit se dessinent deux versions :
Selon la première, les barons refusent de reconnaĂ®tre l’autoritĂ© de cet adolescent. Finalement, Merlin intervient pour rĂ©vĂ©ler qu’Arthur est le fils d’Uter et d’Ygerne, donc l’hĂ©ritier lĂ©gitime du trĂ´ne.
Selon la seconde, Arthur arrive volontairement pour obtenir ce qui lui revient de droit. Et c’est lui-mĂŞme qui rĂ©vèle, devant un parterre de chevaliers Ă©bahis, ses origines, confirmĂ©es par Ygerne et Merlin, prĂ©sents Ă  cette scène.
D’autres divergences ont lieu quand Ă  l’acceptation du nouveau roi, parfois la bataille est rude et Arthur doit y prouver sa valeur, d’autres fois, il est accueilli dans la joie, comme un libĂ©rateur.

<!–[if !vml]–><!–[endif]–>La pacification du royaume :
Alors que de nombreux barons guerroient contre Arthur, refusant de lui prĂŞter serment, les envahisseurs Saxons profitent de la situation pour pĂ©nĂ©trer dans le royaume. Les barons rĂ©voltĂ©s se rendent alors compte du danger qu’ils font courir au royaume et se rĂ©concilient avec Arthur.
Le jeune roi s’avère ĂŞtre un gĂ©nĂ©ral avisĂ© et un chevalier hors pair. En outre la jeune gĂ©nĂ©ration, les fils des barons, avaient dĂ©jĂ  rejoint le parti du jeune roi. Les barons font leur soumission Ă  Arthur et Ă©crasent avec son aide les saxons.
C’est pendant cette pĂ©riode mouvementĂ©e qu’Arthur rencontre Guenièvre. Il se porte au secours du roi de Carmelide que menaçaient des gĂ©ants et des Saxons (lĂ  encore, il y a de nombreuses variations). Guenièvre est la fille de ce roi vassal. Arthur l’Ă©pouse et cela entĂ©rine la fin de l’Ă©popĂ©e guerrière et sanctionne l’ouverture d’une Ă©poque de paix et de prospĂ©ritĂ©. C’est le signe final de sa lĂ©gitimitĂ© en tant que souverain.
D’autres textes racontent que le roi Arthur, au dĂ©but de son règne, avait aidĂ© le roi d’Écosse Leodegraunce contre les Irlandais, et que celui-ci, pour le remercier, lui a offert sa fille Guenièvre en mariage. Merlin s’oppose dans un premier temps Ă  cette union puisqu’il sait que Guenièvre est amoureuse de Lancelot, le plus prestigieux des Chevaliers de la Table Ronde. Mais Merlin finit par accorder sa bĂ©nĂ©diction, et durant la cĂ©rĂ©monie, il offre la Table Ronde Ă  Arthur en guise de cadeau de mariage.

<!–[if !vml]–><!–[endif]–>La Table Ronde :
Viennent ensuite douze annĂ©es de paix oĂą se placent les aventures des Chevaliers de la Table Ronde. Arthur cesse d’ĂŞtre le hĂ©ros central des rĂ©cits, il est entourĂ© d’un certain nombre de personnages :
Keu le sĂ©nĂ©chal, Gauvain, Agravain, Gaheriet, Guerrehet, Sagramor, Lancelot du Lac, Perceval le Gallois, Bohort, Lionnel, Galaad, Mordret…
Mordret est le fils d’Arthur, qu’il a eu avec Morgane, sa demi-soeur (sans savoir qu’ils Ă©taient frère et soeur), alors qu’il n’Ă©tait encore qu’Ă©cuyer.
Pour appuyer sa souverainetĂ©, Arthur possède Excalibur, l’Ă©pĂ©e magique d’Avalon qui tĂ©moigne de son amitiĂ© avec le peuple des fĂ©es. Elle lui confère aussi un pouvoir non nĂ©gligeable : tant qu’il combat avec elle, il ne perdra jamais beaucoup de sang, Ă  peine quelques gouttes.
Le nombre des chevaliers de la table ronde varie selon les moment et les récits, pouvant aller de 12 à 150. Ces chevaliers sont unis par des sentiments de fraternité indissolubles. La rupture de cette solidarité amenera à la bataille finale.

<!–[if !vml]–><!–[endif]–>La quĂŞte du Graal :
Le Graal, selon la légende, est le calice dans lequel le Christ aurait bu lors du dernier repas avec les apôtres. Ce calice aurait contenu son sang après la crucifixion.
Le Saint Graal apparaĂ®t une fois aux chevaliers de la Table Ronde, recouvert d’un tissu blanc au milieu d’une lumière Ă©blouissante. Lorsque les chevaliers voient cette lumière, ils restent tous sans voix et une odeur Ă©picĂ©e se rĂ©pand.
Suite Ă  cette apparition, Merlin intervient et explique Ă  toute l’assemblĂ©e que cette coupe est un Ă©lĂ©ment essentiel Ă  l’harmonie entre les hommes, qu’il faut que l’un des chevaliers de la Table Ronde le trouve et regarde ce qu’il contient pour que le monde continue Ă  fonctionner.
La quĂŞte du Saint Graal est la plus difficile et la plus grande des quĂŞtes de l’Ă©poque du Roi Arthur, plusieurs chevalier en sont revenus les mains vides. Le roi Arthur se disait que la loyautĂ© et la noblesse de ses chevaliers ne serait plus jamais la mĂŞme sans l’illustre relique du Saint Graal et il ne se trompait pas : plusieurs d’entre eux sont morts avant que Galahad rĂ©ussisse Ă  regarder dans le calice et ramener la paix Ă  Camelot.

La mort du roi :
Le roi Arthur se rend avec son armée sur le continent. Il y a 2 versions à cet événement :
La plus ancienne indique qu’il marche sur Rome qui avait osĂ© rĂ©clamĂ© le tribut de la Grande-Bretagne Ă  l’Empire.
Pendant son absence Mordret s’empare du royaume avec l’aide des Saxons. Il se fait couronner roi et Ă©pouse Guenièvre. Arthur et son armĂ©e reviennent. C’est alors le combat final entre les armĂ©es d’Arthur et de Mordret sur la plaine de Salisbury.
La seconde version est plus romanesque : Lancelot est surpris avec Guenièvre. Arthur, bafouĂ© et trahi par les deux ĂŞtres qu’il aime le plus au monde, ordonne que l’on tue Lancelot et que Guenièvre soit brĂ»lĂ©e vive. Il poursuit alors son rival, venu sauver la reine le jour de l’exĂ©cution, jusqu’en Bretagne, fief de Lancelot, oĂą une gigantesque bataille se dĂ©veloppe, opposant les
Chevaliers de la Table Ronde entre eux.
Quoi qu’il en soit, tous les personnages de la lĂ©gende trouvent la mort au cours du combat. C’est Cador, duc de Cornouailles, qui devient roi de Grande-Bretagne. Guenièvre quant Ă  elle prend le voile Ă  Amesbury.



C’est une cĂ©rĂ©monie au cours de laquelle un jeune noble, âgĂ© de 20 ans, reçoit ses armes et entre dans la classe des chevaliers.

L’initiation commence dès l’enfance; Ă  7 ans, le jeune noble est confiĂ© Ă  un seigneur Ă©tranger chez qui il devient page, puis compagnon de chasse, de voyage et de guerre; au cours de ces “annĂ©es d’apprentissage”, il se prĂ©pare surtout au mĂ©tier militaire.

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Ă€ la veille de la cĂ©rĂ©monie, le jeune homme purifie son corps par un bain et fait une veillĂ©e de prières dans la chapelle du château ; son Ă©pĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e sur l’autel pour ĂŞtre consacrĂ©e. Le lendemain, il assiste Ă  la messe, puis, en prĂ©sence d’une nombreuse assistance, il reçoit l’Ă©pĂ©e avec le baudrier, les Ă©perons d’or, le heaume et l’Ă©cu, ou bouclier. Par serment, il s’engage Ă  ne servir que des causes justes et nobles. Enfin, son parrain, qui est un chevalier renommĂ©, lui donne la “paumĂ©e” ou “colĂ©e”, formidable coup administrĂ© du plat de la main sur la nuque et qui fait souvent chanceler le nouveau chevalier. SitĂ´t adoubĂ©, celui-ci monte un destrier et, sans toucher les Ă©triers, fait admirer son adresse et sa force en s’Ă©lançant au galop contre une “quintaine” ou mannequin qu’il faut renverser.

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Voici comment se dĂ©roulait la cĂ©rĂ©monie de l’adoubement (armement du chevalier).

La première cĂ©rĂ©monie Ă©tait un bain oĂą l’on mettait l’aspirant, c’Ă©tait un symbole de purification morale. Au sortir du bain, on l’habillait d’une tunique blanche, insigne de puretĂ© ; d’une robe rouge, marque de ce qu’il Ă©tait tenu de rĂ©pandre son sang pour sa foi et son devoir ; d’un justaucorps noir, souvenir de la mort qui l’attendait, comme tous les hommes. PurifiĂ© et vĂŞtu, il observait un jeĂ»ne rigoureux de vingt-quatre heures. Sur le soir, il entrait dans l’Ă©glise et passait la nuit en prières. Le lendemain matin, il se confessait, communiait, assistait Ă  la messe et entendait ordinairement un sermon sur les devoirs de la chevalerie, puis il s’avançait vers l’autel, l’Ă©pĂ©e de chevalier suspendue Ă  son cou ; le prĂŞtre la dĂ©tachait et la lui rendait après l’avoir bĂ©nie

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.

Le jeune guerrier allait ensuite s’agenouiller devant le seigneur qui devait lui confĂ©rer son titre ; il lui rĂ©citait quelque demande comme celle-ci : « Si vous pri qu’en guerdon de mon service me doigniès armes et me faĂ®tes chevalier », et il prononçait le serment de rester toujours fidèle Ă  la religion et Ă  l’honneur. Le seigneur lui donnait l’accolade, c’est-Ă -dire, trois coup du plat de son Ă©pĂ©e sur l’Ă©paule ou sur la nuque, quelquefois un lĂ©ger coup de la main sur la tĂŞte et lui disait une sorte de sermon. Puis « On amène le cheval, on apporte les armes, on le revĂŞt d’une cuirasse incomparable, formĂ©e de doubles mailles que ni lance ni javelot ne pourraient transpercer ; on le chausse de souliers de fer fabriquĂ©s de mĂŞme Ă  doubles mailles; des Ă©perons d’or sont attachĂ©s Ă  ses pieds ; Ă  son col est suspendu son bouclier, sur lequel sont reprĂ©sentĂ©s deux lionceaux d’or ; sur sa tĂŞte on pose un casque oĂą reluisent les pierres prĂ©cieuses, ou lui remet une lance de frĂŞne Ă  l’extrĂ©mitĂ© de laquelle est un fer de Poitiers ; enfin, une Ă©pĂ©e provenant du trĂ©sor du roi. »
(Extrait de Comment Geoffroi Plantagenet, Due d’Anjou, fut armĂ© chevalier en l’an 1127.)

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Perceval va devenir chevalier. Il se fait adouber : son parrain, un noble seigneur, Gornemant de Goort, lui remet les armes puis procède à l’adoubement.

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De bon matin le seigneur se leva et se rendit au lit du jeune homme qu’il trouva encore couché. Il lui fit remettre en présent chemise et culottes de toile fine, chausses teintes en rouge, ainsi qu’une tunique faite d’une étoffe de soie tissée en Inde. Il les lui avait fait porter pour qu’il les revêtît. […]

Il ne tarde pas davantage à revêtir les vêtements et il abandonne ceux donnés par sa mère. Alors, le seigneur se baisse et lui chausse l’éperon droit¹. Telle était en effet la coutume : celui qui faisait un chevalier devait lui chausser l’éperon. Il ne manqua pas de jeunes gens pour se disputer l’honneur de l’approcher et de l’armer de leurs propres mains. Le noble seigneur s’est alors saisi de l’épée ; il la lui ceint et lui donne l’accolade² en lui déclarant qu’avec cette épée, il lui confère l’ordre le plus élevé que Dieu ait établi et créé, l’ordre de chevalerie qui n’admet aucune bassesse. Puis il ajoute :

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« Qu’il vous souvienne, mon ami, si d’aventure il vous faut combattre quelque chevalier, des instructions pressantes que je vais vous donner : si vous avez le dessus au point que votre adversaire ne puisse plus se défendre ni vous résister et qu’il lui faille demander grâce, ne le tuez pas délibérément. Gardez-vous aussi de vous abandonner au bavardage et au commérage. A trop parler on ne peut manquer de dire quelque chose qu’on vous impute à bassesse³. Comme le dit si bien le proverbe : « A trop parler, faute on commet ». Voilà pourquoi, mon ami, je vous recommande de ne pas trop parler. Et je vous demande également si vous rencontrez une jeune fille ou une femme, demoiselle ou dame, qui se trouve privée d’appui, de lui venir en aide, pour peu que vous soyez capable de le faire et en ayez les moyens –ce sera une bonne action. J’ai encore une autre chose à vous apprendre –ne la négligez pas, car elle n’est pas à dédaigner : ne manquer pas de vous rendre à l’église y prier le Créateur de toutes choses d’avoir pitié de votre âme et de protéger en ce bas monde le chrétien que vous êtes et qui lui appartient ».

C. de Troyes, Le Conte du Graal

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On connaĂ®t très peu de choses sur sa vie. On suppose qu’il est nĂ© Ă  Toyes, qu’il est issu de la bourgeoisie, et qu’il a effectuĂ© des Ă©tudes classiques (il aurait notamment appris le grec.) On est Ă  peu près certain qu’il a vĂ©cu Ă  la cour de Marie de Champagne et de Philippe d’Alsace, comte de Flandres, Ă  qui Perceval ou le Conte du Graal est dĂ©diĂ©.

En se basant sur son nom, certains auteurs pensent qu’il Ă©tait un juif converti. Ces rĂ©cits laisseraient ainsi transparaĂ®tre une inspiration kabbalistique. Selon d’autres auteurs, son inspiration se trouverait dans l’imaginaire cathare. Toutefois, ses origines, sans doute modestes, restent obscures.

Sa source d’inspiration la plus probable se trouve dans la tradition celtique et les légendes bretonnes. Mais il leur conférera une dimension chrétienne nouvelle, fortement imprégnée par les chansons de geste du monde courtois de langue d’oïl, de la seconde moitié du XIIe siècle.

Il est considĂ©rĂ© comme un des premiers auteurs de romans de chevalerie oĂą mythe et folklore s’unissent admirablement pour former des rĂ©cits de quĂŞte. Il est l’initiateur de la littĂ©rature courtoise en France : Erec et Enide, Cligès, Lancelot ou le chevalier de la Charrette, Yvain ou le chevalier au Lion,

Ayant inspirĂ© de nombreux poètes Ă  travers l’Europe, ChrĂ©tien de Troyes peut ĂŞtre considĂ©rĂ© comme l’un des pères du roman mĂ©diĂ©val, notamment par la richesse de ses Ĺ“uvres et la psychologie complexe de ses personnages. Il fut le premier auteur Ă  Ă©crire un rĂ©cit au sujet d’un graal.



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As-tu remarquĂ© que dans notre sociĂ©tĂ©, toutes sortes de produits, de films, de jeux, de bandes dessinĂ©es, de romans… renvoient au Moyen-Age?

Voici quelques exemples, mais la liste est loin d’ĂŞtre exhaustive.

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A toi de mener l’enquĂŞte : cherche un document moderne qui utilise de façon proche ou lointaine un Ă©lĂ©ment de la civilisation mĂ©diĂ©vale.
Fais-nous partager le fruit de ta recherche en Ă©crivant un commentaire et n’hĂ©site pas Ă  l’agrĂ©menter d’images. Amuse-toi bien!

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En 4ème:

     -         Le thé aux huit trésors. Thiollier, Anne. Hachette jeunesse.

-         L’ombre des vampires. Perschke, Mette Skot. Pocket junior.

-         L’ami. Hassan, Yaël. Casterman.

-         Mauvais rêves. Fine, anne. L’Ecole des loisirs.

-         Elle s’appelait Marine. Delerme, Philippe. Gallimard jeunesse.

-         La vie à reculons. Gudule. Hachette jeunesse.

-         Des crocodiles au paradis. Chabas, Jean-François. Casterman.

-         Le souffle de la pierre d’Irlande. Simard, Eric. Magnard.

     -         Le professeur de musique. Hassan, Yaël. Casterman.

-         L’île du Crâne. Horowitz. Anthony. Hachette jeunesse.

-         En pleine lucarne. Delerm, Philippe. Gallimard jeunesse.

-         SOS Mamie. Fine, anne. L’Ecole des loisirs.

-         Une moitié de wasicun. Chabas, Jean-François. Casterman.

-         Le garçon qui voulait courir vite. Bottero, Pierre. Flammarion.

-         L’île des rêves interdits. Hughes, Monica. Bayard.

-         Les chasseurs d’ombre. Sanvoisin, Eric. Magnard.

-         Maboul à zéro. Nozière, Jean-Paul. Gallimard.

-         Le gone du Chaâba. Begag, Azouz. Seuil.

-         Ce jeudi-là. Cantin, Amélie. Milan.

-         Les larmes de l’assassin. Bondoux, Anne-Laure. Bayard.

-         Deux graines de cacao. Brisou-Pelle, Evelyne. Hachette jeunesse.

-         Dutton Memory, détective fantôme. Honaker, Mickael. Hachette jeunesse.

-         Ba. Chabas, Jean-François. Casterman.

-         Journal d’une sorcière. Rees, Celia. Seuil jeunesse.



a ou Ă ?????

Vous hésitez encore? Allez! un petit exercice!



Parce que l’orthographe ne doit plus être une gêne dans la vie de tous les jours, Bernard Fripiat, auteur dramatique et agrégé d’histoire,  a mis au point une méthode qui utilise, pour la première fois, des moyens mnémotechniques pour ne plus faire de fautes, en évitant autant que possible les explications grammaticales.
Accessibles à tous, les recettes de l’auteur marient la simplicité à l’efficacité sans oublier la pincée d’humour sans laquelle tout apprentissage serait rébarbatif.