Questions I. Le portrait de l’estrassier
1.
a. Les éléments qui caractérisent Ali sont « un homme (…) usé par la vie » (l.5), « avoir dormi dehors », avoir bu trop de vin », « n’avait pas de domicile et pas vraiment de métier », « avoir bu trop de vin », « épuisé par la vie ».
b. Il est « estrassier », chiffonnier, c’est à dire qu’il va « de poubelle en poubelle et ramasse tout ce qui peut se vendre ». On a admis toutes les decritions des activité d’Ali.
2.
a. Le rapport logique exprimé est la cause (« pour »).
b. C’était un homme non pas très âgé, mais usé par la vie, parce qu’il avait dormi dehors et bu trop de vin. (ou « comme il avait dormi… »)
3.
a. Le champ lexical dominant est celui de la guerre (ou de l’armée, ou du militaire) : « soldat », « monté à l’assaut », « balles ».
b. On apprend qu’Ali a été soldat, qu’il s’est déjà battu courageusement. Il n’a pas toujours été dans la rue. Il a préféré oublier ou ne plus penser à son passé, mais aussi qu’il est courageux. Les correcteurs attendaient une mise en évidence de l’évolution d’Ali.
4.
a. La fonction de « avec d’infinies précautions » est : complément circonstanciel de manière du verbe sortir.
b. Le trait de caractère mis en valeur est la délicatesse. Ali semble attentif, soigneux. On a admis la douceur, la gentillesse, la prudence.
c. Plusieurs éléments confortent cette réponse : « Ali devait serrer les mains pour qu’elle ne glisse pas » l.39, « sans oser approcher d’elle son visage à la barbe hirsute » l.43.
II. La découverte
1.
a. Cette phrase retranscrit les pensées d’Ali.
b. Discours indirect libre.
c. » Qui a mis ce carton là, sur mon lit ? Peut-être qu’un autre gars de la chiffe a décidé de s’installer ici, sous le pont ? «
ou :
« Qui a mis ce carton-là sur mon lit ? Peut-être un autre gars de la chiffe a-t-il décidé de s’installer ici, sous le pont ? »
2. La découverte s’effectue à travers l’ouïe: avec « il entendit quelque chose » l.27 et le mot « voix » qui est répété plusieurs fois ; et la vue également : « resta un moment à regarder » l.20.
(La question suggérait au moins deux sens « quels sens » On attendait une justification et l’identification du sens).
3. La nature de « quelque chose » est un pronom indéfini. « Pronom » seul ne suffisait pas.
4.
a. Les expansions du mot « voix » :
- « qui appelait » : proposition subordonnée relative
- « d’enfant » : groupe nominal
- « de bébé nouveau né » : groupe nominal
b. Les expansions permettent d’identifier de façon progressiv la nature de ce que Ali découvre. La voix s’humanise et le lecteur apprend qu’il s’agit d’un enfant, nouveau né.
III. L’enfant sous le pont
1.
a. Les deux propositions expriment un rapport de conséquence.
b. Cela permet d’insister sur la fragilité du bébé, sur sa vulnérabilité, sur sa délicatesse, sa légereté, sa petitesse..
2. « cette poupée vivante » : l’expression qui qualifie la petite fille souligne sa petite taille, elle est comparée à un jouet animé, vivant. Le bébé est si petit, si léger, si mignon qu’il est comparé à une poupée. On souhaitait une référence à la vie, l’idée de différence entre animé et inanimé.
3. Le bébé est en danger car il est « tout nu » et risque de mourir de froid en plein hiver « sa peau était rougie par le froid, hérissée de milliers de petites boules à cause de la chair de poule. » l.45-46.
4. Pour ce chiffonnier « usé par la vie », sans domicile et sans métier, avec pour seul compagnon un chat, l’apparition de l’enfant représente un espoir de vie meilleure. Ali était réduit à ramasser lkes détritus, et là il découvre un véritable trésor susceptible de donner un sens à sa vie. Il n’est plus seul, il a la charge, la responsabilité de cette enfant. On attendait ici une réponse développée, et qui rende compte du changement opéré.
Réécriture :
Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher sur leur lit de cartons, sous leur couverture militaire qui les abritait du froid comme une tente.
ou ?
Ce matin-là, Ali et Marcel étaient fatigués. Ils pensaient à la bonne lampée de vin qu’ils allaient boire avant de se coucher sur leurs lits de cartons, sous leurs couvertures militaires qui les abritaient du froid comme une tente.
Rédaction :
Il fallait écrire un article de journal. Les consignes étaient claires : il fallait
• Penser à donner un titre; et le signer J. P.
• Raconter l’histoire d’Ali et du bébé devenu une petite fille, vous pouviez choisir l’âge que vous vouliez pour la petite.
• Vous pouviez insérer une interview d’Ali ou de la petite.
• Expliquer en quoi la vie d’Ali à changé en donnant plusieurs arguments (il a du chercher un travail, arrêter de boire…).
• Expliquer pourquoi: quelles motivations ont poussé Ali à changer de vie.
• Vous deviez vous appuyer sur le texte de Le Clézio.
• Vous deviez faire particulièrement attention au niveau de langue employé, et si possible employer une écriture journalistique.
BAREME : 3 points pour le respect de la présentation de l’article de journal et pour le respect de la situation d’énonciation ; 4 points pour le respect des indices et du contexte de l’histoire ; 4 points pour la présence d’arguments mettant en évidence le sens et les raisons des changements dans la vie du personnage ; 4 points pour la correction de la langue.
Correction de la dictée :
Dans les villages, on ne lui donnait guère : on le connaissait trop ; on était fatigué(s) de lui depuis quarante (pénalité si écrit en chiffres, comme pour les autres nombre du texte) ans qu’on le voyait promener de masure en masure son corps loqueteux et difforme sur ses deux pattes de bois. Il ne voulait point s’en aller cependant, parce qu’il ne connaissait pas autre chose sur la terre que ce coin de pays, ces trois ou quatre hameaux où il avait traîné sa vie misérable. Il avait mis des frontières à sa mendicité.
Maupassant, Contes du jour et de la nuit, Folio.
Plus on est de fous, plus on rit!