La poésie est musique, d’ailleurs longtemps on a dit que le poète « chantait » le monde…

Beaucoup d’oeuvres poétiques ont été adaptées par des compositeurs. La variété regorge de chansons qui à l’origine étaient des poèmes.

Par exemple, connaissez-vous le célèbre Demain, dès l’aube, de Victor Hugo? Voici ce qu’en a fait J.M Grossi

Je garde le souvenir vivace d’un élève que j’ai eu il y a près de quinze ans, et qui avait épaté la classe (et moi!) en imitant Yves Montand interprétant Dans ma maison , de Jacques Prévert. Le chanteur a d’ailleurs repris un certain nombre de textes du poète.

Boris Vian n’a pas fait que composer Le Déserteur, il l’a aussi chanté!

Marc Lavoine a apporté une touche personnelle au Pont Mirabeau de Guillaume Apollinaire.

Gilbert Fourny vous est sans doute inconnu. Je vous le présente car il a chanté Paul Verlaine et son Voici des fleurs, des fruits, des feuilles et des branches.

Si tu es en troisième, tu as certainement lu Sensations, d’Arthur Rimbaud. Ecoute ce qu’en a fait Jean-Louis Aubert :

Je pourrais continuer ainsi longtemps… Allez, un petit dernier!Léo Ferré, interrogé, explique le rôle du chanteur, qui apporte à des personnes qui ne les connaissaient des trésors de la littérature : Il chante Apollinaire, Hugo, Rutebeuf, Aragon.



Ce blog va nous permettre de garder le contact entre deux séances.Il va – j’espère- me permettre de vous aider davantage dans l’apprentissage du français au collège, dans la découverte d’oeuvres littéraires. Je l’imagine comme un lieu où vous pourrez trouver compléments, prolongements et approfondissements de ce qu’on fait en classe. Il doit aussi pouvoir vous motiver et vous apporter de l’aide si nécessaire. Enfin, j’espère qu’il sera également un lieu d’échanges entre un prof et ses élèves. Pour cela, n’hésite pas à laisser des commentaires.

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Pour qui ?

S’il est plus particulièrement réservé à mes élèves, les autres sont les bienvenus … les parents également !

Règles d’usage du blog :

1) On évite le langage MSN ; on essaie de rédiger en fançais correct !

2) On ne parle que de français, de projets interdisciplinaires et de la vie au collège.

3) On use de la liberté d’expression .. en se fixant les limites nécessaires (respect de l’autre, etc)

Comment laisser des commentaires ?

- Quand tu es dans “accueil”, il suffit de cliquer sur le mot “commentaires” qui est en bas à gauche de l’article, puis tape ton commentaire dans le cadre “réponse”.

Comment lire les commentaires ?
Clique sur le mot “commentaires”… tout simplement! Pas belle, la vie?

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Ces brouillons sont

d’Emile Zola, Gustave Flaubert,Victor Hugo, Edgar Poe, et Marcel Proust .

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xxh d Et toi qui n’es pas (encore…) un géant de la littérature,

prends-tu le temps de faire un brouillon avant de rédiger?

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Eh bien, voilà! Les tongs sont rangées, la grasse matinée n’est déjà plus qu’un souvenir, et à nouveau il faut reprendre le chemin de l’école…

Bonne rentrée à vous tous! Que cette année soit celle de la réussite et du plaisir

d’apprendre!



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À Paris, à la fin du XVIIe siècle, plusieurs troupes rivales se réclament de la protection royale et représentent les pièces des grands auteurs, Corneille, Racine et Molière. Après la mort de Molière, en 1673, seules subsistent la troupe du Théâtre Guénégaud, son héritière, et la troupe rivale de l’Hôtel de Bourgogne, spécialiste du genre tragique. En juillet 1680, La Thorillière, chef de troupe de cette dernière, meurt.

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Louis XIV enjoint aux deux dernières troupes de comédiens français établis dans Paris, celle du Théâtre de Guénégaud, héritière de la troupe de Molière et celle de l’Hôtel de Bourgogne, de jouer dorénavant ensemble. Le 25 août 1680, les comédiens réunis donnent leur première représentation commune. Le 21 octobre, une lettre de cachet, signée à Versailles, consacre la fondation d’une troupe unique, composée de vingt-sept comédiens et comédiennes choisis par le Roi pour leur excellence, dans le but de « rendre les représentations des comédies plus parfaites. » images14.jpgLe 5 janvier 1681, les Comédiens-Français se lient entre eux, selon les anciennes traditions des troupes théâtrales, par un acte d’association qui ne sera jamais remis en cause. Grâce au brevet de pension qui leur est accordé en 1682, ils vont connaître les avantages d’une protection de tutelle, tout en étant désormais plus étroitement assujettis aux caprices royaux et aux interventions des gentilshommes de la Chambre.

 

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Voici un reportage sur la Comédie Française, souvent appelée aussi la Maison de Molière.

http://www.ina.fr/archivespourtous/popup.php?vue=partenaire&partenariat=d4e94e5c8b8799c51372d5ddc85d5183&noresize[/ina]



Bonsoir!

Maintenant qu’en 3ème le Brevet est passé,
Maintenant que tu as lu, peut-être, une bonne partie des articles de ce blog,
Maintenant, donc (tu noteras l’anaphore…),
Il est temps pour toi de trouver ici un exutoire à ta fantaisie et à ta sensibilité.
Autrement dit, et plus simplement, d’écrire.

Non, non, pas de faux-fuyants!
Pas de prétextes vaseux, pas de coup de fatigue foudroyant qui puissent justifier que tu déclares forfait avant de commencer.
Pas de lâcheté, voyons!
Jouons un peu, puisque, peut-être, cela te tentera davantage sous forme de jeu.

Voici ce que je te propose :
Lis les beaux textes qui se trouvent dans la rubrique qui porte ce nom. L’amitié de Proust, par exemple. Peut-être te toucheront-ils. Ecris-moi ce qu’ils t’inspirent. Développe le thème à ta manière.
Tu n’es pas obligé de signer, tu peux choisir un pseudonyme ou garder l’anonymat. En revanche, si vous êtes nombreux à vous impliquer et dans l’écriture, et dans les commentaires, cela risque de devenir un rendez-vous amusant et sympathique.
On essaie?
Je compte sur toi!
A très bientôt!



Un calligramme est un poème dont la forme graphique des mots, des lettres ou de l’ensemble du texte est liée au thème abordé.

Apollinaire aimait beaucoup composer des calligrammes. Il leur a consacré tout un recueil. Celui-ci est dédiée à Lou, la femme qu’il aime.

*

Tu n’as pas réussi à lire? Voilà le texte du calligramme d’Apollinaire ci-dessus :

Reconnais-toi
Cette adorable personne c’est toi
Sous le grand chapeau canotier
Oeil
Nez
La bouche
Voici l’ovale de ta figure
Ton cou exquis
Voici enfin l’imparfaite image de ton buste adoré
vu comme à travers un nuage
Un peu plus bas c’est ton coeur qui bat

Le calligramme suivant, toujours d’Apollinaire, a pour thème les amours perdues et les amis dispersés.

*

Douces figures poignardées chères lèvres fleuries
Mya Mareye
Yette et Lorie
Annie et toi Marie
Où êtes-vous ô jeunes filles
Mais près d’un jet d’eau qui pleure et qui prie
Cette colombe s’extasie

Tous les souvenirs de naguère
O mes amis partis en guerre
Jaillissent vers le firmament
Et vos regards en l’eau dormant
Meurent mélancoliquement
Où sont-ils Braque et Max Jacob
Derain aux yeux gris comme l’aube
Où sont Raynal Billy Dalize
Dont les noms se mélancolisent
Comme des pas dans une église
Où est Cremnitz qui s’engagea
Peut-être sont-ils morts déjà
De souvenirs mon âme est pleine
Le jet d’eau pleure sur ma peine.
Ceux qui sont partis à la guerre
au Nord se battent maintenant
Le soir tombe Ô sanglante mer
Jardins où saignent abondamment
le laurier rose fleur guerrière.

A chacun de laisser libre cours à son imagination pour mêler jeu sur les mots et jeu sur la forme !



Souvent, des élèves me disent : « Je n’ai pas lu le livre, mais j’ai vu le film! » Sous-entendu : « il est inutile que je lise le bouquin, puisque je connais l’histoire. » g

Ca me fait un peu sourire. Regarder un film, ce serait donc lire un roman? Avec le même raisonnement, pourquoi aller visiter Paris quand on sait que c’est là  que se trouvent la Tour Eiffel et le Panthéon? Pourquoi regarder un film qu’on a déjà vu? Pourquoi manger un biscuit si son emballage précise qu’il a le goût du chocolat? Pourquoi écouter une chanson dont on connaît déjà les paroles? N’est-ce pas idiot? vf

L’adaptation fidèle

En réalité, quand on a bien lu un roman, et qu’on le voit ensuite porté à l’écran, on comprend qu’une adaptation diffère toujours, volontairement ou non, de l’oeuvre dont elle est tirée.

 

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Pourtant certains cinéastes tentent l’impossible. C’est le cas par exemple de Madame Bovary de Claude Chabrol et de Germinal de Claude Berri. Malgré leurs efforts pour retranscrire le roman en images, le film n’est pas une adaptation totalement fidèle, et ce pour trois raisons :

– Le langage des images ne reflète pas le langage des mots. Par exemple, les ellipses au cinéma (flash-back, fondus) qui représentent le temps. Ainsi, il y a un décalage réel entre une scène racontée et une séquence de film.

– Un film de 2 heures ou plus ne peut pas reprendre tous les événements et les gestes d’un récit de 300 pages. Le cinéaste doit donc faire des choix.n f

– Enfin, en adaptant, le cinéaste propose sa lecture, sa vision de l’œuvre, son interprétation. D’ailleurs, comme le dit Proust dans A La Recherche du temps perdu : « Chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même ». L’adaptation fidèle reste donc une mission impossible.

L’adaptation libre


Contrairement à l’adaptation fidèle où le cinéaste tente de respecter l’oeuvre, l’adaptation libre, elle, permet au réalisateur de s’inspirer du livre tout en revendiquant le droit de le modifier. C’est ce que fait par exemple, René Clément avec
L’assommoir d’Emile Zola, quand il filme l’un des personnages principaux, Gervaise (1955) ou Luchino Visconti adaptant Le Guépard de Lampedusa. Le résultat de l’adaptation libre est incertain. Elle est capable du meilleur comme du pire, car en revendiquant le droit de ne pas être fidèle, le cinéaste retrouve son univers : la liberté de créer des images originales. Il renouvelle le regard de l’écrivain et apporte un nouveau souffle à l’oeuvre. Ainsi, le roman n’a plus qu’à éspérer qu’un bon cinéaste l’adapte.

h La transposition


C
‘est le cas le plus original d’adaptation car il permet de recréer une oeuvre. Le cinéaste a lu le roman mais décide de le réécrire entièrement, avec de multiples modifications comme des scènes inédites. C’est ce que fait, par exemple, Dieterlé en 1939 avec Notre-Dame de Paris ; mais aussi Manuel de Oliveira pour Madame Bovary. Ainsi, pour l’adapter, le cinéaste a d’abord écrit un scénario du roman de Flaubert, puis il demande à une romancière portugaise d’en tirer un roman. Résultat : l’intrigue se déroule de nos jours au Portugal. Enfin, il en extrait un scénario original et réalise un chef-d’œuvre.
d Quelle que soit la solution, l’adaptation littéraire ne cesse de se développer. Cet essor conduit à un moyen pour comparer le roman au film. Qui est le meilleur ? En fait, c’est un faux problème. Tous ceux qui concluent que le talent de l’écrivain est supérieur à celui du cinéaste, oublient les chefs-d’œuvre du cinéma tirés de médiocres oeuvres littéraires, notamment le Barry Lyndon de Kubrick bien supérieur aux mémoires de Thackeray. Il y a des génies et des « petits » artistes au cinéma comme en littérature, en musique, en peinture.

Alors, mieux vaut découvrir les deux (romans et adaptations) pour pouvoir mieux les comparer.

!!!



      Ecrivain public, c’est un très ancien métier ! et il avait tendance à tomber dans l’oubli. Pourtant, ce l métier méconnu du grand public est très utile. En effet, on estime qu’aujourd’hui, en Communauté française, 250 000 personnes éprouvent des difficultés à lire et écrire un texte simple en rapport avec la vie quotidienne. L’illétrisme existe et même gagne du terrain ! Et puis il y a toutes les personnes handicapées par l’âge ou la maladie, les personnes étrangères ou d’origine étrangère qui maîtrisent mal la langue, et puis tout le monde n’est pas Baudelaire ou Victor Hugo (à commencer par moi !!!). Et parfois, pour une démarche administrative, un coup de main peut être bienvenu. Alors je voudrais vraiment remettre cette activité au goût du jour ! Et ne me dites pas que, grâce à l’informatique, tout va bien dans le royaume de l’orthographe et de la grammaire !!!

        GGOr, l’écrit est terriblement nécessaire et parfois vital, dans la vie de tous les jours. Remplir des formulaires administratifs de plus en plus complexes, rédiger une lettre, répondre à une convocation, se défendre face à son propriétaire, son patron, demander des explications, postuler pour un emploi, adresser une plainte à une administration sont des situations où il est indispensable d’écrire. De plus en plus de personnes sont très démunies face à toutes ces situations. Comment y faire face, en effet, quand on ne sait pas, ou pas bien écrire? Communiquer et s’exprimer couramment par écrit, ce n’est pas à la portée de tout le monde. L’exclusion sociale par l’écrit est une réalité.

        Le métier d’écrivain public est donc un métier qui a de l’avenir. Pourtant, au forum de mars dernier, on avait pu constater qu’il n’existait pas de réseau d’écrivains publics. Les initiatives locales d’écrivains publics, apparaissaient et disparaissaient, sans qu’il y ait réellement de contacts et d’échanges entre elles.




L angoisse de l’écrivain : La page blanche…

Blanc. Le papier, devant vous, est blanc. Désespérément. Le stylo, fermement tenu dans la main droite, est prêt à poser les premières courbes encrées. Seulement, rien ne vient. L’angoisse. L’anxiété. Le stress. Le syndrome de la page blanche.dddddddd

Qui n’a jamais vécu cela ? Même les plus grands écrivains y ont été confrontés, passant leurs sombres nuits penchés sur une page qui ne voulait pas se noircir. Le propos, le sujet, la formulation trottent dans le cerveau mais n’en sortent pas ; le stylo passe d’une main à l’autre, sa pointe sort puis rentre à nouveau dans l’étui, nerveusement, elle n’a rien à coucher sur le papier. Et pourtant, il faut bien la remplir cette page, au risque de devenir soi-même, après des heures de sueur, aussi blanc que le papier lui-même. Ce n’est pas que l’on doive se plaindre d’écrire ; ce n’est pas toujours que l’inspiration ne vienne pas ; c’est véritablement un malaise, une peur, peut-être, du risque d’apposer, sur ce vide sans couleur, des mots et des phrases qui sauraient être valorisés, qui sauraient intéresser le lecteur… Papier blanc, papier bleu, papier rouge, qu’importe la couleur, l’important est bien que l’espace se remplisse, que les caractères noirs tranchent avec la couleur unie de la page, que les yeux du lecteur puissent s’accrocher au parcours des lettres et y déchiffrer un sens.

Et le sujet, direz-vous ? Il est tout trouvé : parlons de la page blanche, et elle ne le sera plus.



Tu aimes imaginer?  inventer des histoires? écrire des rédactions? Alors pourquoi ne participes-tu pas au concours Je Bouquine? On te donne le début d’un roman et tu dois imaginer la suite. Personnellement, j’ai fait partie du juré à Lille il y a quelques années, et j’ai pu lire des récits passionnants.

Veux-tu essayer? Oui?

Alors, en attendant le roman de cette année, voici celui qui a inspiré des centaines de jeunes l’année passée.

C’est parti!!!! 

Famille nucléaire

de Jean-Paul Dubois

 

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     Il arrive un moment où, à force de toujours répéter les mêmes choses, on finit par ne plus savoir ce que l’on dit, où tout s’embrouille. ça doit faire dix fois que je raconte mon histoire et qu’à la fin on me la fait recommencer depuis le début. Et je sens bien que plus le temps passe, plus je parle, moins on me croit. J’ai même l’impression que l’inspecteur se méfie de moi. Cela fait la troisième fois qu’il me dit : “En tout cas, toi, tu n’as pas l’air de te faire beaucoup de soucis”.

    Pourquoi m’en ferais-je? Mes parents ont toujours été comme ça. Distraits, à demi cinglés et complètement égoïstes. Depuis que je suis enfant ils m’ont habitué au pire. C’est pour ça qu’aujourd’hui je ne suis pas inquiet. Je sais, qu’avec de la patience et un peu de temps, tout rentrera dans l’ordre et qu’à fin la police verra bien que je dis la vérité. Je ne compte plus les fois où, depuis ma naissance, mes parents m’ont perdu ou oublié quelque part. Le plus souvent quand cela arrive, je rentre chez moi et j’attends tranquillement qu’ils reviennent. Généralement c’est l’affaire d’une journée. Lorsqu’ils poussent la porte de la maison, ils ne sont pas surpris de me voir puisque la plupart du temps ils ne se sont même pas aperçus qu’ils m’avaient perdu. Quelquefois, ils disent simplement “Tu es déjà rentré ?” et continuent leur vie comme si de rien n’était.

    Aujourd’hui, c’est différent. Ils ont disparu sur le ferry qui relie Nice à Bastia. Ils sont restés un moment avec moi sur le pont pendant la traversée, puis je les ai vus se diriger vers leur cabine. Après, je ne sais pas ce qu’ils ont fait. Lorsqu’on a débarqué en Corse, je me suis retrouvé tout seul sur le quai. Et voilà. Ce n’est pas très compliqué. C’est ce que je me tue à expliquer à l’inspecteur pour la dixième fois. Et lui me pose un tas de questions bizarres en répétant invariablement : “En tout cas, toi, tu n’as pas l’air de te faire beaucoup de soucis”. Parfois il ajoute : “Tu es bien sûr de ne pas les avoir revus sur le bateau ? Tu ne te serais pas disputé avec eux, par hasard ?”

    C’est incroyable. ça fait plus de dix ans que je suis oublié un peu partout par des parents irresponsables, et voilà qu’aujourd’hui, une nouvelle fois victime de leur indifférence et abandonné sur une île où je ne connais personne, c’est moi qui suis presque soupçonné de les avoir jetés par-dessus bord. Si l’inspecteur les connaissait, s’il les avait vus à l’œuvre ne serait-ce qu’une fois, je sais bien que c’est pour moi qu’il se ferait aussitôt du souci. C’est toujours comme ça. Les gens qui nous connaissent se demandent comment je fais pour supporter des parents à ce point détraqués. Mon père fait partie de ces types qui savent toujours tout sur tout, mais détestent perdre du temps à expliquer quoi que ce soit à un enfant “qui devrait avoir appris cela depuis déjà longtemps”. Et lorsqu’il m’arrive d’insister pour avoir un quelconque éclaircissement, il me glisse d’un ton agacé : “Va demander à ton frère”. Le problème, c’est que je n’ai jamais eu de frère, que je suis fils unique.

    Autre bizarrerie : je n’ai jamais pu savoir quel était le véritable métier de mon père. Toutes les fois que je lui ai posé la question, il m’a répondu qu’il travaillait “dans le nucléaire”. Et si j’ajoutais : “Tu fais quoi dans le nucléaire ?”, il faisait une moue dubitative, agitait vaguement ses mains au-dessus de sa tête et me congédiait d’un regard appuyé qui, invariablement, m’indiquait la porte. À l’école, lorsqu’on me demandait sa profession, je répondais “aiguilleur du ciel”. Au moins, comme ça, les choses étaient simples. Tout à l’heure, quand l’inspecteur m’a demandé quel était le travail de mon père, je n’ai pas osé dire qu’il était aiguilleur du ciel. J’ai répondu la vérité. Et bien sûr, le policier a ajouté : “Et il fait quoi dans le nucléaire ?” Quand j’ai avoué que je ne savais pas, je suis encore une fois passé pour quelqu’un qui mentait, pour un de ces gosses bizarres bien capable, après tout, d’avoir poussé ses deux parents à la mer. “Tu veux me dire qu’à ton âge tu ne connais pas le vrai métier de ton père ?” Non je ne le connaissais pas. Tout comme j’ignorais son âge véritable, l’histoire de notre famille, les prénoms de mes grands-parents et la raison qui, depuis que j’étais né, poussait ma mère, pharmacienne sans officine, à partir à dates régulières, deux fois par mois, en voyage à l’étranger. Je vivais dans une famille qui ne ressemblait à rien. Avec le temps, je m’étais plus ou moins habitué à ces parents singuliers auxquels un inspecteur corse, têtu, tentait en vain de donner forme en me répétant : “Bon, écoute-moi bien : ton histoire je n’y comprends rien. Recommence depuis le début en essayant cette fois de ne pas me prendre pour un imbécile. Par exemple explique-moi pourquoi, dans ton sac à dos, je trouve le porte-cartes de ton père, un carnet rempli de formules mathématiques, une fusée éclairante, tout un tas de calmants à usage vétérinaire et sept bananes ? Tu te promènes toujours avec sept bananes et de quoi endormir un troupeau d’éléphants ?” Dans une famille comme la mienne, pour pouvoir m’en sortir, j’ai pris très tôt l’habitude de mentir, d’inventer tout un tas d’histoires. Mais cette fois, j’ai senti qu’il allait vraiment falloir que je me surpasse.

A toi d’écrire la suite!!!



b Quelques conseils qui peuvent vous aider

Votre regard sur l’organisation de votre enfant et son travail à la maison

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1. Respecter le temps nécessaire au travail de l’enfant à la maison en l’aidant à organiser le rythme des devoirs et des loisirs.

2. Travailler avec l’agenda pour répartir ses activités hebdomadaires et l’aider à acquérir des habitudes de travail.

3. Vérifier chaque soir son agenda et son carnet de liaison en regardant quels cours il a le lendemain et contacter un camarade au moindre doute.

4. Vérifier que son cartable est prêt le soir pour le lendemain. Vérifier que tous les travaux à rendre y sont. Lui apprendre à faire seul son cartable.

f5. Exiger qu’il montre toujours la copie correspondant à la note qu’il annonce et la signer. Discuter avec lui de ses résultats.

6. Ne pas faire les devoirs à la place de l’enfant. Quand c’est possible, lui montrer et lui expliquer ce qu’il doit recommencer.

7. L’aider à utiliser les outils dont il dispose (cahier, manuel, dictionnaire…).

8. L’aider à réciter ses leçons.

9. Vérifier absolument les heures de coucher de l’enfant. Une étude récente a montré que 75 % des collégiens français ne dorment pas assez. 21 h 00 / 21 h 30 semble être la limite pour un élève.

jj Votre attitude face au travail et aux résultats de votre enfant

1.Quels que soient les résultats de l’enfant, s’attacher à valoriser ses progrès.

2. Tenir compte des goûts et des aptitudes de l’enfant pour l’impliquer dans son travail.

3. En cas de mauvaise(s) note(s), rechercher si possible les causes de l’échec.

4. Lorsque les résultats baissent, ne pas hésiter à contacter le professeur de la matière concernée ou le professeur principal.

5. Utiliser les études dirigées organisées  : c’est une aide supplémentaire à la gestion du travail de votre enfant.

tg

Ensemble,

 

construisons la réussite

 

de votre enfant.



En ce moment, le monde littéraire commence à s’émoustiller sérieusement. Les discussions s’enflamment et les spéculations vont croissantes lorsque la question est posée : qui sera le lauréat du prix Goncourt ?

gAlors ! En attendant le verdict, je vous propose de laisser les initiés se quereller de leur côté, et de revenir quant à nous aux origines du plus prestigieux des prix littéraires français.

Son Histoire remonte au XIXème siècle, auquel vécurent Jules et Edmond de Goncourt. Ces deux frères, écrivains et amateurs d’art, sont alors très connus du monde des Lettres. Lorsqu’ils fuient le brouhaha parisien pour s’installer dans un petit hôtel particulier à Auteuil, c’est avant tout pour pouvoir profiter de leur immense collection d’objets d’art. Seize ans plus tard, Edmond ouvrira les portes de ce qu’il appelle le « Grenier » pour y former un salon, la « société littéraire » qui deviendra pas la suite l’Académie (en opposition à l’Académie française).

A sa mort, Edmond laisse un testament surprenant dont la réalisation revient à l’écrivain Alphonse Daudet : pour respecter la volonté de son ami défunt, Daudet a pour mission de créer dans l’année une société littéraire perpétuelle. Son but sera de récompenser par un prix un ouvrage d’imagination en prose, paru dans l’année.

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Le premier prix Goncourt sera donc décerné en 1903 à John-Antoine Nau pour son livre intitulé Force ennemie… Depuis la création du prix Goncourt, pas moins de 101 ouvrages ont ainsi été couronnés. Parmi eux on peut citer par exemple A l’ombre des jeunes filles en fleur de Marcel Proust (1919), La condition humaine d’André Malraux (1933), Week-end à Zuydcoote de Robert Merle (1949), Les racines du ciel de Romain Gary (1956), suivi de La vie devant soi où il se fait appeler Emile Ajar (1975). Il y a eu ausi L’amant de Marguerite Duras (1984), et pour finir dans cette liste non exhaustive (loin de là) le lauréat de l’année dernière, Jonathan Littell pour Les bienveillantes.

Il faut préciser pour finir que de nos jours les 10 membres de l’Académie sont bénévoles, et que le prix n’est plus que de 10 euros symboliques. Mais tout ce qu’Edmond de Goncourt avait à l’époque gratifié d’argent l’est maintenant par une denrée bien plus précieuse : la notoriété et la reconnaissance du monde des Lettres.

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g

La Pottermania a contaminé la planète entière. Le roman a été traduit dans 64 langues, y compris le latin ! Il paraît aussi que c’est le livre le plus lu de la bibliothèque de la prison de Guantanamo… Et Harry Potter a suscité l’intérêt de personnes très inattendues comme ces chercheurs anglais et américains qui ont tenté de reproduire la cape d’invisibilité du personnage principal. Mais le plus impressionnant, c’est le nombre de blogs de fans qui pullulent sur le Net. Une véritable communauté obsédée par l’apprenti sorcier s’est créée avec des vétérans qui se passionnent pour le sujet depuis près de neuf ans !

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Depuis le premier tome, « Harry Potter à l’école des sorciers », l’enfant, antihéros, incarne le combat du bien contre le mal. Au fil des livres, on aura suivi son évolution. De plus en plus mûr, et de plus en plus en danger, Harry est aussi de plus en plus seul comme en témoignent les premiers chapitres du dernier tome, un tome particulièrement sombre, comme l’était le cinquième, « Harry Potter et l’ordre du Phénix » dans lequel Harry perd son parrain, Sirius Black. « I must be the one to kill Harry Potter, and I shall be » : ainsi s’exprime Voldemort dès l’entrée du septième et dernier tome en anglais des aventures de Harry Potter, découvert, en « live », par 500 heureux élus tirés au sort. Peu après minuit, J.K. Rowling leur a lu, pendant vingt minutes, le début de son livre, son « préféré », dit-elle. Cette lecture, disponible deux semaines sur Internet (voir encart), a été suivie d’une séance de dédicaces ouverte à 1 700 fans qui a duré jusqu’au petit matin.

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On s’en souvient, on avait quitté Harry très en colère, et très triste, à la fin du sixième tome à cause de la mort de son maître, Dumbledore. Pour lutter contre Voldemort, le jeune adolescent doit réunir les six horcruxes qui contiennent une part de l’âme de son ennemi. (Tu ne sais pas ce qu’est un horcruxe ? ah la la, il va falloir que tu lises le sixième tome !)

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De Londres à Tokyo, de Paris à New York, les millions de fans anglophones se sont rués sur les premiers exemplaires de ce tome VII pour connaître le dénouement de cette série au succès planétaire. « Harry Potter and the Deathly Hallows », 607 pages, est officiellement en vente depuis samedi 00h01 dans le monde entier. Une nouvelle occasion de constater la « folie Potter ». En terre natale de J.K. Rowling, comme dans de nombreux autres pays, des centaines de librairies avaient ouvert leurs portes à minuit. Chez Waterstone’s à Piccadilly (centre de Londres), l’une des plus importantes du pays, plusieurs milliers d’aficionados venus du monde entier, souvent affublés de chapeaux de sorcier et autres uniformes de l’école de Poudlard, ont brandi leur livre, cris de joie et embrassades à l’appui. Pourtant, au Pakistan, la fête aurait pu tourner au drame : une bombe a été désamorcée dans la nuit de vendredi à samedi dans une voiture garée près d’un centre commercial de Karachi (Sud), où devait se presser la foule dès l’aube pour la sortie du livre. Pris de remords, le poseur de bombe a appelé la police.

d f j Par ailleurs, l’enthousiasme des inconditionnels ne semblait pas avoir été entamé par les fuites publiées dans la presse et sur Internet ces derniers jours, qui avaient largement éventé le dénouement malgré d’impressionnantes mesures de sécurité. Samedi, plusieurs journaux britanniques ont livré leur premier verdict. « Je doute qu’un roman perdu de Shakespeare avec une couverture dessinée par Michel-Ange suscite une telle excitation », plaisante le « Daily Telegraph ».

Et toi ? Que penses-tu de cette « folie Potter » ? Es-tu impatient de lire le roman ? Qu’en attends-tu ? Qu’imagines-tu ? Je vous préviens : si dans vos commentaires, l’un de vous dévoile le dénouement, je ne le publierai pas ! Ne nous privons pas du plaisir de rêver et de découvrir…



Même les grands écrivains ont parfois la tête en l’air! Voici quelques véridiques perles d’écrivains.

Si tu en connais d’autres, fais-les nous partager!

 

« Victorine continua sa lecture en fermant les yeux », Édmond About, Les Mariages de Paris

« Bon! Bon! maugréa-t-il en silence et en bas-breton », Ponson du Terrail

« Il l’atteignit si furieusement de son poignard qu’il le manqua », BALZAC, La Femme de trente ans

« [La femme de chambre] lui cria deux mots à voix basse », BALZAC, La Muse du département

« Soixante et quinze francs en pièces de quarante sous », Flaubert, Madame Bovary

« La salle à manger sera aussi accueillante que la maîtresse de maison. On doit être heureux d’y pénétrer et n’en sortir qu’à regret », Pierre ANDRIEUX, L’art de la table.

« J’habite à la montagne et j’aime à la vallée », vicomte d’ARLINCOURT, Le Siège de Paris.

« Mon père, en ma prison, seul à manger m’apporte », vicomte d’ARLINCOURT, Le Siège de Paris.

« Il est onze heures, répéta le personnage muet. », BALZAC, La Bourse.

« Je n’y vois plus clair, dit la vieille aveugle », BALZAC.

« Le misérable se précipita sur l’enfant. Il lui saisit la tête et lui en vida le contenu dans la bouche », Alexis BOUVIER.

« La Delaware coule parallèlement à la rue qui suit son bord. », CHATEAUBRIAND, Voyage en Amérique.

« Je m’amusais à voir voler les pingouins. », CHATEAUBRIAND, Le Génie du Christianisme.

« Car c’est ne pas régner d’être deux à régner ! », CORNEILLE, La Mort de Pompée.

« Je suis Romaine, hélas ! puisque mon époux l’est ! », CORNEILLE, Horace, I, 1

« Fécamp, port de mer et qui entend le rester. », DE GAULLE.

« Ah ! Ah ! dit Don Manoël en portugais », Alexandre DUMAS, Le Collier de la reine.
« Vous êtes, dit Colbert, aussi spirituel que Monsieur de Voltaire », Alexandre DUMAS, Le Vicomte de Bragelonne.

« La forêt vierge est une forêt où la main de l’homme n’a jamais mis le pied », Claude FARRERE.

« Ces belles qui, toujours sages, couraient les champs sur leur palefroi et mouraient à quatre-vingts ans, tout aussi vierges que leurs mères… », FLORIAN, traduction de Don Quichotte.

« Dans cette famille, ils étaient stériles de père en fils », Alain HEADSON.

« Je ne l’avais jamais revu depuis sa mort », Paul HERVIEUX, La figure filante.

« On avait marché onze heures, ce qui, avec les deux heures de repos laissées en quatre fois aux chevaux pour manger l’avoine et souffler, faisait quatorze. », MAUPASSANT, Boule de suif.

« La main de cet homme était froide comme celle d’un serpent », PONSON DU TERRAIL, Rocambole.

« Il avait un pantalon de velours et un gilet de la même couleur. », PONSON DU TERRAIL, Rocambole.

« Il rentra chez lui il vit le lit vide, il le devint aussi », PONSON DU TERRAIL.

« Leur mobilier se composait d’une simple malle et d’un cadavre », Pierre SOUVESTRE et Marcel ALLAIN, Fantomas, La mort qui tue.

« Il avait 77 ans et en paraissait facilement le double », Léopold STAPLEAUX, Les Ingénus de Paris.

« Avant l’indépendance on était au bord de l’abîme, nous avons fait un pas en avant », Sekou TOURE (déjà attribué à d’autres sous la forme « La France était au bord du gouffre, mais depuis elle a fait un grand pas en avant »).

« Monsieur vous suivez une route et moi j’en suis une autre », ZEVACO, Pardaillan.

« Puis, c’était un capitaine, le bras gauche arraché, le flanc droit percé jusqu’à la cuisse, étalé sur le ventre, qui se traînait sur les coudes. », ZOLA, La débâcle, chapitre 7.

« Jeantrou avait gardé sur le coeur les coups de pied au cul de la baronne », ZOLA, L’Argent.

« Il était inquiétant, ce gamin, avec toute une moitié de la face plus grosse que l’autre, le nez tordu à droite, la tête comme écrasée sur la marche où sa mère, violentée, l’avait conçu. », ZOLA, L’Argent.

« Alors elle aperçut un pied qui riait dans un rayon de soleil », ZOLA.

« Le perroquet dit en roulant terriblement les r : Ah le cochon ! Ah le cochon ! », traduction d’un roman policier danois.

 



 

Depuis l’Antiquité, avec notamment les auteurs latins comme Plaute, la comédie s’est le plus souvent imposée de dépeindre une satire de la société. Horace a dit avec la concision de la langue latine, avec son fameux « Castigat Ridendo Mores ». La comédie est d’après Horace, un moyen de dénoncer et de discréditer certains us et coutumes déplaisants. On peut se poser la question de savoir si le rire est réellement un vecteur de réaction et de changement, ou bien si au contraire une sorte d’onguent miracle qui nous cacherait les dures vérités de notre quotidien.

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Tout d’abord, la comédie en général tend à discréditer une attitude, une façon de vivre, en en poussant le ridicule à son paroxysme. Molière à travers ses pièces, nous en donne le parfait exemple. Il s’attaque aux avares, comme le montre le personnage extrême d’Harpagon dans L’Avare, aux hypocondriaques, comme l’illustre Argan dans Le Malade Imaginaire, mais aussi aux pédants, dans Les Femmes Savantes ou Le Misanthrope. Qui pourrait adhérer à des points de vue si caricaturaux ? Qui oserait partager l’opinion du grotesque Géronte, qui hésite entre le salut de son fils et cinq-cent écus dans Les Fourberies de Scapin ? De même, Molière ridiculise, dans Le Tartuffe, les hypocrites et les faux dévots. En effet, l’hypocrisie et l’impiété de Tartuffe sont clairement visibles, sauf pour Orgon (« Mais par un faux éclat je vous crois ébloui. » I, 5). Cette situation comique rend le spectateur complice de la famille. Orgon est si naïf et si stupide que personne ne pourrait prendre sa défense. Molière, contrairement à Corneille et à Rotrou, fait confiance à la caricature pour faire évoluer les consciences de ses comtemporains.

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De plus, la comédie n’est pas, contrairement à la tragédie, réservée à un petit cercle de personnes. Les pièces de Molière sont à la fois subtiles et populaires. Par exemple, les injures d’Harpagon destinées à La Flèche, les coups de bâtons donnés par Scapin à Géronte, les servantes insolentes comme Dorine et Toinette, qui font enrager leur patron, tout ces « clichés » sont de vieilles recettes héritées de la farce médiévale. Le peuple préférant généralement les comédies aux tragédies, Molière a une portée beaucoup plus importante et peut donc remédier à des moeurs plus répandues.

 

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Mais si le rire est un moyen de critiquer les moeurs, pourquoi ont-elles si peu changé depuis l’époque de Molière ? Il y a toujours des avares, toujours des pédants, toujours des hypocrites (plus encore même). Les comédies ne feraient-elles, à défaut de sensibiliser les masses, que les consoler pour un moment de leurs petits malheurs quotidiens en les parodiant ? En effet, le spectateur sait très bien que le théâtre n’est pas à confondre avec la réalité. Un être comme Tartuffe, aussi caricatural, aussi poussé dans l’hypocrisie, ne saurait exister. Le personnage n’est pas réaliste, pas sérieux. Et même s’il existait, sa perfidie serait immédiatement démasquée. Les comédies ne servent qu’à offrir au spectateur au sujet de moquerie, ce qui le rassure et le conforte dans l’idée qu’on peut toujours trouver plus naïf que soi. C’est le seul sentiment que la plupart des gens remportent chez eux après une comédie.

D’ailleurs, les personnages nuisibles, comme Tartuffe et Harpagon, perdent leur côté dangereux car ils sont toujours joués à la fin d’une comédie. Il suffit de voir Tartuffe emprisonné, Dom Juan damné, Géronte roué de coups. Dans une tragédie, ces personnagees inquiétants entraînent la mort du héros, et cela afflige et révolte le spectateur. Par exemple, Don Salluste, dans Ruy Blas de HUGO, entraîne le courageux valet dans la mort, et le jaloux comte de Guiche envoie Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand. L’absence d’issue fatale dans les comédies de Molière enlève toute la gravité que la critique pourrait avoir, et le spectateur n’ira pas prendre position contre des personnages qu’on lui a montré vulnérables à la justice, divine (Dom Juan) ou royale (Tartuffe).

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Pour conclure, on peut dire que, malgré les réserves qui peuvent être apportées, la citation du poète Horace « Castigat ridendo mores » est valable pour la majorité des grandes comédies. Le rire n’est-il pas « la politesse du désespoir » ? A partir du moment où l’on peut rire d’un défaut, de par son évidence ou son caractère grotesque, à partir du moment où l’on a ridiculisé une catégorie de personnes sur les planches, ces personnes, confrontés à un regard différent sur elle-mêmes, changeront dans la plupart des cas leur attitude détestable, ou deviendront la risée de tous. Mais toutes les comédies ne sont pas volontairement engagées et satiriques. Cela nous ammène à une autre question : Quel est le rôle de la comédie, de nos jours ? Est-ce, comme dans l’Antiquité ou au XVIIème siècle, un moyen de critiquer la société ou bien a-t-on viré vers une autre forme de comédie, moins engagée, plus populaire (confère Francis Veber)?

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Après les IDD, les Travaux Croisés, voici les Thèmes de convergence!
Les objectifs généraux sont les suivants :
• Permettre un rapprochement entre les disciplines.
• Décloisonner l’enseignement afin d’éviter un « savoir à tiroirs ».
• Permettre aux élèves d’acquérir des compétences dans les thèmes proposés qui ont tous un rapport avec notre vie sociale.
• Permettre aux enseignants de porter un regard sur le travail effectué dans les autres disciplines.

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Dans l’établissement où j’enseigne, nous avons choisi d’organiser deux journées banalisées au cours desquelles les élèves, de cours en cours, étudieront la météo (en 5ème) et le développement durable (en 6ème).
Les professeurs de français ont sélectionné des articles de presse sur le sujet, et les élèves, par groupes de deux, vont devoir s’approprier l’information et rédiger une synthèse qu’ils présenteront oralement à la classe. Les documents étant assez longs, ce travail va supposer que les élèves sachent distinguer l’essentiel du secondaire, ce qui n’est pas si évident que ça.