DECOUVRIR L’AUTRE

2 08 2007

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Le projet pédagogique de la classe de 5ème comprend un travail sur l’époque des grandes découvertes et sur les récits d’exploration. Son intérêt est à la fois historique, littéraire et anthropologique.A travers des textes retraçant les voyages de Marco Polo, Christophe Colomb, Jean de Léry, Magellan, les élèves découvrent une page de l’Histoire. Ils réalisent aussi à quel point ces récits d’exploration ont permis aux Européens de découvrir le monde et ses multiples facettes, en révélant l’existence d’autres paysages, d’autres coutumes, d’autres religions, d’autres langues… Au-delà de la lecture et de l’expression, cette séquence est donc également l’occasion de réfléchir sur l’altérité et sur le regard des autres sur nous.

Avec la précieuse collaboration de Mme Rabiaa Zouhairi, professeur de français au collège Kounouz al Attfal de Meknès, un échange épistolaire entre nos élèves a pu voir le jour et suscite un vif enthousiasme chez nos élèves.

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La chasse aux a priori

Après s’être présentés, les élèves de 5ème D ont été invités à rédiger la courte description du Maroc par un explorateur découvrant le pays et n’en ayant jamais entendu parler. Ils n’ont pas été avertis de ce travail et n’ont donc pas eu la possibilité d’effectuer préalablement des recherches. La mise en commun de leurs productions a mis en évidence le fait que nous pallions facilement notre ignorance par l’imagination, et que nous avons beaucoup d’a priori sur les gens.

Cela étant, l’objectif de la séquence s’est imposé comme une évidence: «allons écrire aux jeunes Marocains, leur poser des questions sur leur pays et leur culture, répondre aux leurs, créer avec eux une véritable banque de données. Ensuite, nous aussi nous allons composer un récit de voyage! Et ce sera drôle de lire la rédaction de nos correspondants!»

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Explorateurs des temps nouveaux

Internet, c’est pratique, mais quel plaisir d’ouvrir une lettre, d’en parcourir les feuillets décorés et parfois accompagnés de photographies! Alors forcément, on se passionne! Pratiquement à chaque heure de cours, on m’apostrophe: «Madame, les correspondants ont-ils reçu nos lettres?… Ont-ils répondu?… Avez-vous des nouvelles du Maroc?…»

Dans les lettres échangées, les élèves se font journalistes d’investigation, s’interrogeant mutuellement sur la vie quotidienne dans le pays de l’Autre, sur les coutumes locales, la religion, la vie politique, la géographie, la culture. Ils découvrent également la manière dont eux-mêmes sont perçus dans le pays de leurs correspondants et le regard que les compatriotes de ceux-ci portent sur eux. Tout cela est très instructif mais aussi, bien sûr, très amusant.

L’échange épistolaire va durer quatre mois. En mars, à travers l’étude de textes de Marco Polo, Christophe Colomb, Jean de Léry, A. Pigaffetta, Ibn Battuta, les élèves vont découvrir l’époque des grandes découvertes, l’aventure des plus illustres explorateurs, les caractéristiques du récit de voyage, son intérêt et sa grande richesse.

Ils s’exerceront eux-mêmes à rédiger un récit de voyage dans lequel ils réinvestiront ce qu’ils auront appris sur le pays qu’ils dépeignent. Ils essaieront également, comme des ethnologues, de décrire et d’analyser cette société qui leur est étrangère. Ensuite ce récit sera envoyé aux correspondants, qui, entourés d’un groupe d’enseignants, éliront la meilleure œuvre, qui sera primée.

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Vous trouverez quelques-uns des travaux d’élèves dans l’onglet “Découvrir l’Autre”.



JULIETTE M. A GAGNE LE CONCOURS!!!

18 06 2007

Franchement, quel est le meilleur moyen de clôturer un projet pendant lequel on s’est bien amusé avec ses copains et ses copines? Partager un bon repas et faire la fête ensemble, pas vrai? Eh bien, c’est précisément ce que les 5ème D ont vécu mardi 12 juin au restaurant scolaire.

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Pour le menu, le plat était tout trouvé : un couscous (Quand on travaille des semaines sur le Maroc, ce n’est pas pour fêter ça en mangeant de la choucroute! )

 

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M. Charlet est venu lui aussi, en bon titulaire qu’il est. Quant à Madame Fournier elle est passée pour décerner les prix du concours.

Eh oui! Les Marocains avaient lu nos récits de voyage, ils avaient débattu âprement pour choisir les meilleurs, et ça n’avait pas été facile du tout, vu que beaucoup de textes étaient de grande qualité.

Comme il faut malgré tout un vainqueur, c’est Juliette M. qui a reçu le 1er prix, juste avant la zoulie Zélie, qui elle aussi, avait composé un très beau texte.

Bravo, Juliette! Bravo, les jeunes! La fête est peut-être finie, mais il en restera de beaux souvenirs. Et n’oublions pas que vendredi soir, on remet ça (sans couscous) lors de la Soirée des Récompenses!

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 Oh! J’oubliais!  En plus, c’était l’anniversaire d’Eloïse! Les murs de la caféteria tremblent encore des cris du groupe lui souhaitant un joyeux anniversaire  (amplitude : 5 sur l’échelle de Richter…)

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L’ECHANGE FRANCO-MAROCAIN : LE REGARD DE ZAID, DE MEKNES

30 05 2007

smiley-msn-com-lettres-26510.gifout d’abord, je tiens à remercier, du fond de mon cœur Mme Marie-Anne Morel et notre chère prof Mme Rabiâa Zouhairi, pour tout ce qu’elles ont fait pour faciliter nos correspondances dans le cadre du projet «Découvrir l’Autre » Ces correspondances étaient ciblées sur tous les plans :

 

  • Sur le plan d’établissement de liens, avec nos correspondants en France.
  • Sur le plan éducatif, car ces correspondances m’ont permis de connaître la géographie des grandes villes françaises, des habitudes de leurs citoyens, ainsi que leurs aspirations de vie, et leurs niveaux culturels.
  • Et surtout, il ne faut pas oublier de le dire, ces correspondances favorisent la promotion de notre langue française. Ces correspondances permettent aussi d’aimer l’Autre, abstraction faite de l’appartenance à la race, ou la religion, etc.

 

smiley-msn-com-lettres-26491.gifes correspondances ont beaucoup influencé ma vie, et j’espère qu’elles dureront longtemps.

 

 

Zaïd Salama - Meknès , Maroc
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Réponse de Marie-Anne Morel :

Merci à toi, Zaïd, pour ce petit mot, le premier qui nous arrive de l’étranger. Ce blog est aussi le tien, est aussi le vôtre, vous avec qui nous avons vécu en harmonie et en parallèle plusieurs mois de cette année scolaire.

Je suis ravie que cet échange t’ait plu. Ici, il a eu beaucoup de succès aussi, et le seul regret que nous ayons est de ne pas avoir pu vous rencontrer! Une autre fois, qui sait?

Je te charge de transmettre mes amitiés à toute ta classe. Qu’elle n’hésite pas à prendre ce blog comme un lieu de rencontre et d’échange avec les correspondants français. Faisons durer le plaisir!

 

 

 

Salamo aalikoum.
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RECIT DE THOMAS

27 05 2007

Aventure au Maroc

C’est pour toi, mon cher Paul, toi qui ne connais rien sur le Maghreb, que j’ai écrit ce récit sur le Maroc, tout particulièrement sur Meknès.

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Meknès est une grande ville située au centre du Maroc. C’est là où j’ai passé mes vacances en juillet pour rendre visite à un ami.

J’ai pris le bateau, « La Costa », pour aller au Maroc. Arrivé à Meknès, à 10 h, j’étais émerveillé par ce ciel bleu comme l’azur. Pas un seul nuage.

A 13 h, j’avais rendez-vous chez un ami, Jean-François, qu’on surnomme « Brutus » (l’idiot en latin). Mais avant cela, je voulais, à tout prix, aller à la mosquée de la « Medersa Bou Anania » (Mèknes en compte quatre-vingt !).

Quand je fus parvenu à la mosquée, je restai cloué sur place : le sol était recouvert d’une magnifique mosaïque constitué de petits carreaux de couleur bleue et blanche. Quel travail ! Les Marocains sont encore plus fous que les Romains ! Au milieu se trouve la fontaine aux ablutions : c’est une fontaine où l’on peut se laver les pieds et les mains. Plus loin se trouve une salle dans laquelle tout le monde prie vers le mihrab qui est tourné vers La Mecque.

Il était bientôt 13 h et je me dirigeais vers Jean-François. J’arrivai chez lui à 13 h et 2 minutes.

« En retard ! , me reprocha-t-il.

- Tais-toi, Brutus ! » ai-je répondu.

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Je m’installai sur une chaise tandis qu’il allait dans la cuisine et bientôt me rapporta une pastilla : une fine pâte feuilletée farcie de pigeon et d’amandes. La cuisine marocaine est très réputée dans le monde. Elle accommode avec raffinement légumes et fruits gorgés de soleil, épices rares et parfumées, délicats poissons et viandes savoureuses. La meilleure des cuisines orientales ! Mon repas à peine terminé, Jean-François m’offrit des cornes de gazelles… irrésistibles !

Je fis mes adieux à Brutus et repartis à la découverte du Maroc. Je suis monté sur un immense col, le col du Zegota. Au loin je vis un mont recouvert d’oliviers, il surplombait la garrigue. Un peu plus à l’ouest s’étendait le désert, avec quelques dromadaires (à ne pas confondre avec le chameau). Au flanc du mont paissait un troupeau paisible d’agneaux, gardé par un berger et son chien.

Je rentrai à Meknès où je me rendis au Bab Mansour. C’est une immense porte en forme d’arc plein cintre. Ce qui m’étonne le plus c’est l’absence de fenêtres. Beaucoup de touristes s’arrêtent devant cette magnifique porte, célèbre dans le monde entier, et prennent des photos.

En allant chercher le taxi pour aller au port, je passai devant plusieurs restaurants. Beaucoup de personnes, installées aux tables en terrasse, buvaient un thé à la menthe. « Nous ne sommes pas en Angleterre ! » pensai-je.

Arrivé au port, je repris « La Costa » pour rentrer en France.

J’ai retrouvé les maisons en briques rouges, sous un ciel couvert…, ma télévision… et aussi mon chat Puszek (ce qui veut dire en polonais « petite boule de duvet blanc »). L’année prochaine, je vais repartir, sans hésiter, au Maroc.

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Remarque de M.A Morel :

Je profite de ce très beau récit pour effectuer une petite précision :

les photos dont j’agrémente les récits en lien avec le concours “Découvrir l’Autre”

ont été pratiquement toutes prises par Juliette lors de son récit périple au Maroc.

Bravo Thomas! Et bravo Juliette!



RECIT DE LOIC

25 05 2007

Le grand voyage

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Je suis une personne qui est revenue d’une contrée lointaine, après 108 jours de périple.

Monsieur de la haute société, croyez cette histoire car elle vous fera découvrir des paysages et des peuples extraordinaires du bout du monde, inconnus de tous.

Je suis est en apparence un homme assez jeune mais j’ai une quarantaine d’années. Je suis parti avec mon frère sur un gros navire marchand, ce voyage était pour moi le premier là-bas mais des centaines de bateaux le faisaient dans l’année.

Pour préparer ce voyage nous avons dû débourser la somme faramineuse de 300 000 Ecus . Il fallait payer le navire, l’équipage et les vivres.

Nous sommes partis le 29 mars 1707 dans la matinée, avec 119 hommes au lieu de 120 car le dernier n’avait pas répondu à l’appel. Ce sont dans ces conditions que nous partîmes.

Je criai à tous, d’une grosse voix :
« Larguez les amarres, tendez les voiles !!!»

Le bateau s’élança à vitesse réduite dans la rade de la cité phocéenne.

 

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Dès les premiers jours, le temps ne fut pas très clément et un énorme orage éclata. La mer se déchaîna et d’immenses vagues submergèrent le bateau. On pouvait à peine circuler sur les ponts mais je restai vaillamment à la barre malgré ces vagues déferlantes. Pour me réconforter je chantonnais des chansons de là-bas. D’ailleurs, avec ce mauvais temps, on ne distinguait ni les côtes de cette puissante Gaule ni celles de ce pays tant espéré, le Maroc.

Quelques jours passèrent et le calme revint. Le bateau en bois était dans un piteux état. Subitement, l’équipage se mit en ébullition et le guetteur, du haut de sa tour cria :
« Terre en vue… !! Terre en vue… !! »

Tous les matelots se précipitèrent à l’avant du bateau et, à la longue vue, purent distinguer une petite bande marron. Mais quel était ce pays ?

 

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Une chaloupe avec à son bord, trois hommes dont moi-même, fuurent jetés à la mer. Les deux matelots ramèrent pour m’emmener sur la rive. A mon arrivée sur terre, je transmis un signal aux autres moussaillons pour les avertir que cette île n’était pas piégée. En un instant, deux nouvelles chaloupes se mirent à l’eau avec une trentaine d’hommes à bord et regagnèrent la terre ferme en très peu de temps.

Une fois tout le monde descendu, une tribu sauvage sortit des buissons avoisinants et par peur mes moussaillons brandirent leurs armes contre eux, mais je les dissuadai de toute offensive car ces hommes ne paraissaient nullement agressifs. Nous essayâmes de leur parler mais ils se mirent très vite à hurler. Au bout de quelques instants, nous nous aperçûmes qu’il valait mieux écrire si nous voulions communiquer avec eux. Je dessinai l’objet que je voulais désigner. Nos échanges étaient limités, nous nous comprenions sur la nourriture, la chasse, le besoin de partir…

 

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Après quelques jours de vie passée en communauté, nous apprîmes à nous connaître, et nous voulûmes connaître cette région du monde. C’est accompagnés de quelques hommes de leur tribu que nous partîmes à la découverte de ces terres. Nous dûmes marcher pendant 3 jours avant d’arriver dans une grande ville. Elle était très différente des nôtres : les maisons, très serrées les unes contre les autres, avaient des toits plats. Nous demandâmes à l’un des habitants s’ il lui était possible de nous héberger pour la nuit et je lui donnai en échange une pièce d’or qu’il accepta avec grand plaisir.

Dès 5 heures du matin, des cris nous réveillèrent. Je dévalai les escaliers, et j’aperçus un homme, qui, du haut de sa tour, parlait dans une corne afin d’amplifier le son de sa voix. Mon guide m’expliqua qu’il était en train de rassembler les personnes pour la prière islamique. C’est alors que mon guide me dit que nous étions à 120 km de notre point de départ et que cette ville s’appelait FEZ. Nous fûmes invités chez nos hôtes pour le repas du midi, et avec plaisir nous dégustâmes le couscous, un plat préparé à base de semoule, de légumes, comme la tomate, la courgette, le poivron rouge et vert, accompagné de poulet, de mouton et d’épices.

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Après ce délicieux repas, nous reprîmes la route pour retrouver notre campement. Là, de nouveau nous embarquâmes pour aller au port de Tanger , grande ville du Maroc . Nous longeâmes la côte jusqu’à cette cité, et nous y accostâmes. une foule venue de nulle part s’amassa sur le quai, ce qui rendit le déchargement plus difficile. Les tonneaux de vin débarquaient et je pus profiter du paysage car cette région était très escarpée. Les maisons étaient plus grandes, il y avait plus de population ici qu’à Fès. Tout de suite, une foule venue de nulle part s’amassa sur le quai, ce qui rendit le déchargement plus difficile. Les tonneaux vin débarquaient et je pus profiter du paysage car cette région était très escarpée. Les maisons étaient plus grandes, il y avait plus de population ici qu’à Fès.

Puis, nous repartîmes car il me fallait retrouver mon père, laissé malade le jour de mon départ. Le retour s’effectua sans aucun problème car l’été était arrivé. Quand nous arrivâmes à Marseille, je retrouvai mon père. Il était en pleine forme et il me raconta son rétablissement.

Quant à moi, je me mis à écrire ce livre et bien d’autres encore …

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RECIT DE MATTHIEU

23 05 2007

Je m’adresse à tout ceux pour qui, l’idée d’un autre pays au continent inconnu et pourtant, avec des point communs semblables aux nôtre seraient réel, ceux rêvant de passer les océans et de voir d’ autres horizons, alors pour eux, pour la science et la découverte, moi Matthieu Despringre, explorateur du nord de la Gaulle, pars à la recherche d’une terre au-delà de la mer méditerrané. Croyez ce que je vous dévoilerai, et je ne serai pas seul, je fait mon périple avec dix-sept autres personnes dont trois scientifiques et un médecin.

 

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Devise :

Nous nous sommes arrêtés pour le moment, au bord d’une rivière le temps de se reposer et, pour les chevaux, soigner ceux qui sont blessés, car c’est déjà la troisième nuit, la terre sans doute prodigieuse est encore loin.

Le dix-neuvième jour fut dur. Et c’est cette journée qui m’a marqué le plus que je vais vous conter .

Les chevaux sont affaiblis, et, en s’approchant trop près d’une lande, des chevaliers espagnols nous ont attaqués, emmenant le médecin, ses outils et ils ont tué trois de mes compagnons. Le reste de la route était plus calme.

 

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Nous dûmes faire des économies et vendre des chevaux pour acheter la caravelle. Attaqués par trois fois, des voiles arrachées et la mer trop agitée, nos têtes paraissaient lourdes.

Plus que quatorze compagnons dans la course avec le temps (car les vivres s’appauvrissaient), nous posâmes le pied à terre au bout de quatre jours de navigation.

Maintes fois je m’étais demandé si j’allais vivre ce que je vis maintenant. C’était extraordinaire, les maisons sont comme… Comme si elles avaient perdu leur toit ou s’ils s’étaient envolés ! Mais il était tard et nous devions nous reposer.

Nous en étions au premier mois et notre visite commençait vraiment. Ci, le premier homme que j’ai vu était étrange :

Sa charnure était bien répartie, il n’était ni grand, ni petit, et la couleur de son visage était plus brune que la nôtre. Il portait un chapeau qui recouvrait son crâne, une robe unie mais bien colorée allant jusqu’à ses pieds et il ne parlait pas notre langue. Il marchait quiètement vers une grosse bâtisse, je voulus le suivre mais en entrant, quelqu’un me rejeta dehors et comprit que je n’étais pas un des leurs. En me montrant une pile de chaussures, je remarquai qu’il fallait que j’enlève les miennes ainsi que celle de mes compagnons.

Il n’y avait vraiment aucun mot pour désigner cet endroit. Si ce n’est une telle maîtrise de l’art de la décoration que cette bâtisse avec des arcs brisés, plein cintre et plein cintre outrepassé, des stucs, et au centre avec une petite fontaine, des arabesques, est sans doute un établissement religieux.

 

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Un mois et trois jours plus tard, nous et les chevaux qui restaient avancions encore dans le « pays », les scientifiques prélèvent des morceaux de roche, d’épices ès marchés dont l’odeur nous plaît tant à humer. Leurs arbres ont des essences meilleures et différentes à celles des nôtres.

Il fait très chaud et deux chevaux étaient morts de déshydratation selon un mouhalij, c’est-à-dire un médecin que nous avions engagé, et nous aussi nous étions déshydratés. Heureusement, il nous apprit que les habitants du pays buvaient du thé et qu’il en avait emmené. La manière dont ils le servaient est assez spéciale : ils le faisaient couler dans une tasse en levant le bras selon comment ils estimaient la personne servie. Echangeant les chevaux contre des animaux étonnant à deux bosses, nous nous rendîmes compte qu’ils étaient beaucoup plus efficaces que les chevaux. Quatre jours dans un désert de sable et de caillasse. Un peu plus loin, nous arrivâmes à la mer et nous ne vîmes plus de vivres car l’écu n’était pas la même monnaie que ci, donc nous en profitâmes pour partir et annoncer la nouvelle d’un périple d’ un mois et dix jours, dont la plupart de bonheur malgré tant de frayeur. Je m’étais lié d’amitié avec le mouhalij : Mohab qui fit son mariage selon sa religion en Gaulle selon les coutumes de son pays que nous appellâmes désormais « Maroc » . Et, il finit ses jours en Gaulle ainsi que l’équipe et moi.

 

Remarque de MA Morel :
Matthieu est un des rares élèves à avoir ancré son récit au Moyen Age, sur le modèle des récits de Marco Polo, Christophe Colomb, et des autres explorateurs que nous avons étudiés.

Cela constituait une difficulté et une recherche supplémentaires, et il s’en est très bien sorti. Non?



RECIT D’OREA

16 05 2007

Bonjour tout le monde, je me présente, je m’appelle Oréa. Je vais vous parler de mon voyage que j’ai effectué au Maroc. Je fais ce voyage pour découvrir ce pays que je ne connais pas encore mais qui m’attire par la grandeur de celui-ci. J’espère que je vous ferai aussi découvrir ce pays sans même que tu n’as besoin de le visiter toi-même.Alors un dernier mot … BON VOYAGE.

 

 

Aujourd’hui c’est le grand jour, je pars pour Meknès, l’une des plus grandes villes du Maroc. Arrivé là-bas, il fait déjà très chaud. Les gens sont accueillants et souriants. J’ai loué une chambre dans une grande maison pour une semaine. Devant l’aéroport je prends un taxi pour me rendre à celle-ci.

 

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Par la fenêtre je regarde le paysage, c’est magnifique !! Au bord de la route il y a des palmiers : ce sont des arbres mais avec de grandes feuilles vertes et des petits piques sur le tronc. Il y a aussi des cactus : des sortes d’haricots verts géants avec plein d’aiguilles dessus.

Arrivé à Meknès, je suis étonnée car au Maroc les maisons ne sont pas comme chez nous, elles n’ont pas de toit et ne sont pas faites en briques mais en pierres. A la place du toit, il y a une terrasse.

En rentrant dans la maison je suis impressionnée par la beauté des « caftans ». Ce sont de longues robes, que les arabes portent, en soie ou en satin, avec des inscriptions brodés au fil doré.

Dans la maison, je sens une délicieuse odeur qui me donne envie de manger malgré le décalage horaire qui était de deux heures. La maîtresse de maison cria : « fi tabla », ce que je ne comprends pas tout de suite, mais voyant les autres se précipitait vers la salle à manger, je comprends que « fi tabla » voulait dire « à table ». Je suis une jeune fille. Je m’installe sur des coussins autour d’une grande table où sont posés de grands plats. La jeune fille me parle en berbère, mais je ne comprends pas alors avec des gestes et quelques dessins nous arrivons à communiquer. Je pris du couscous. C’est un plat traditionnel au Maroc. Il est composé de semoule : petits grains jaunes et moelleux ; de légumes : carotte, pomme de terre, navets… ; de viandes : du mouton ou de l’agneau, mais jamais de porc car les arabes ne peuvent pas manger de porc ; il est accompagné de raisins secs, d’une sauce piquante et de pois chiches : petits pois mais jaunes. Après le repas, Samira, la jeune fille, me demande (avec des gestes) si je voulais visiter un parc naturel qui se trouvait à Fès. J’accepte et nous partons en taxi jusqu’à celui-ci.

 

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Il était gigantesque, il faisait 100 hectares au moins !! Je vis beaucoup d’animaux comme : des dromadaires (des sortes de chevaux mais en plus grand avec la face allongée et une bosse sur le dos), des gazelles (des biches mais avec des cornes raides sur la tête) et plein d’autres espèces encore. La flore est magnifique, il y avait des cactus, des palmiers, mais aussi des arbres fruitiers comme : des figuiers ou des dattiers (arbre qui donne des dattes : des sortes d’abricots secs avec un gros noyau et de couleur brune).

En rentrant à la maison je vis beaucoup de femmes entrer dans le hammam. Le hammam est une salle de vapeur où l’on peut se laver, se détendre. La sœur de Samira, qui parlait français, m’expliqua que la vieille du mariage, la mariée, ses amies, sa famille se rendent au hammam pour la cérémonie du henné. Cette cérémonie consiste à faire de petits dessins symboliques sur les pieds et les mains de la future mariée avec du henné (plante de laquelle on prend le jus pour en faire un liquide pour dessiner sur la peau) pour lui porter chance. Le jour du mariage les femmes sont habillées de leurs plus beaux vêtements et bijoux. La mariée se change au moins 7 fois pendant le mariage. On y manger des plats typiques comme : du couscous, de la fricasser de farcie de pigeon… Le marié offrait des dattes, du lait et du sucre à la mariée. En arrivant dans sa nouvelle maison, la mariée recevait du lait et des dattes de sa belle-mère en signe de bienvenue et d’affection.

 

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Au fil de mon voyage, je vois beaucoup de choses. Le Maroc est un très joli pays, il me plait beaucoup.

Juste après être passée devant le hammam, je vois une jolie villa à vendre. Elle est magnifique à mes yeux !! Dès le lendemain, je me renseigne et j’apprends que la villa est habitable dès maintenant. Je réfléchis toute la nuit, elle me plait beaucoup et j’avais les moyens de l’acheter mais le travail en France m’en empêcher.

Il restait plus que 2 jours avant mon départ pour la France. Il fallait que je me décide pour la villa car la vieille dame me l’avait mise de côté. Je parlai de la maison à Samira, et elle me convaincu de l’acheter. Alors le jour même, j’appelais mon patron et donnais ma démission, et dans la soirée je signai les papiers pour acheter la villa.

 

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Une semaine après, que j’eus signé les papiers, mes meubles étaient en route pour ma nouvelle villa. Samira m’aida beaucoup pour que j’emménage dans les meilleures conditions, malgré que ce ne soit pas mon pays. Avec Samira nous eûmes l’idée de faire des chambres d’hôtes, avec les pièces qui me restaient, pour les étrangers de passage.

Un an après, je suis de retour en France pour vous raconter ma magnifique aventure, à travers ce pays extraordinaire.

J’espère que je vous ai fait rêver et qu’après avoir lu mon récit, vous allez à votre tour découvrir ce pays : le Maroc.

 

NOTE DU PROFESSEUR : Ce récit est tel qu’il m’a été rendu ; je n’ai effectué aucune correction avant de l’insérer dans le blog. Pas mal, non?

 



RECIT D’EGLANTINE

14 05 2007

Mesdames et Messieurs, bonjour ! Ou comme on dit au Maroc : « Salam Alikoum !»

Le Maroc est un pays extrêmement gai et coloré que j’affectionne énormément. J’espère de tout cœur que le récit de mon voyage vous ravira autant que la découverte du pays lui-même.

La découverte et le désir d’exploration furent motivés dès l’âge de sept ans par les nombreuses histoires et photos que mon père avait ramenées de ses voyages. Le jour de mes vingt-deux ans, je décidai de partir à la conquête de cet univers chaleureux et épicé. Mon budget était de dix euros par jour, autant vous dire que mon régime était plus composé de figues, de dattes et d’autres fruits, que de couscous…

Arrivée dans la chaleur du mois de juin, je regrettai presque la climatisation de l’Aéroport Charles de Gaulle, d’où j’étais partie.

souk.gif J’aimais passer de longues heures dans les souks. Ce sont des marchés couverts ou découverts qui sont parfois aussi grands qu’un quartier ! On peut y trouver des agrumes, des bijoux, des vêtements, des tapis, des épices, et même y échanger symboliquement sa femme pour dix chameaux.

Après quelques semaines à Meknès, j’avais envie de voir les villes, les palais somptueux, les fontaines « porte-bonheur », et toutes les merveilles dont mon père m’avait longuement parlé.

fontaine.jpgC’est près d’une de ces fontaines, à Marrakech, que j’ai fait la connaissance de Zaïd El Bouramad, un jeune architecte au regard noir et au sourire ravageur, nous avons vite pris l’habitude de nous retrouver au café des délices » chaque matin pour déjeuner. Nous nous sommes fréquentés de plus en plus souvent.

Puis un matin d’octobre, alors que le vent faisait danser la Méditerranée, il m’a demandé en mariage. Aujourd’hui nous avons trois enfants et nous vivons à Fez où règnent joie, sérénité et histoire.

Le Maroc est un pays dont je suis tombée amoureuse sans pour autant oublier d’où je viens. Et si j’avais un conseil à vous donner, ce serait –sans hésiter- de courir le visiter !