Il avait mangé de la choucroute, des tomates et un homard dans sa cabine. Il avait bu de l’alcool, du rhum, de la bière (achetée au bazar). Au cours d’une halte, il voulut faire la sieste près d’un bosquet. En caleçon, il avait l’air burlesque. Mais des canailles espiègles, des chenapans débarquèrent, lui tirèrent la cravate, salirent son costume, dessinèrent des tatouages sur sa peau et l’abandonnèrent à son chagrin. Quel cauchemar ! Mais providence ! un cavalier passa par là et, cravachant sa monture confortable, il l’emmena en villégiature.

Ce petit texte nous parait bien français, mais attention…

75 % de ses noms et verbes sont en effet d’origine « étrangère ».

n

L’allemand nous a donné : chenapan, choucroute, cravacher, bière, halte.

L’anglais : cabine, providence, rhum, tatouage, confortable.

L’arabe : alcool.

L’espagnol : débarquer, tomate, sieste.

L’italien : canaille, cavalier, costume, villégiature, bosquet, caleçon, burlesque.

Le persan : bazar.

Le slave : cravate.

Le turc : chagrin.

Le scandinave : homard.

Le néerlandais : espiègle, cauchemar.

Alors, gardons-nous désormais de critiquer quelqu’un en disant : « Il ne parle pas français… »

d



Je vous ai sélectionné quelques très courtes émissions ludiques pour vous éclairer un peu sur le sens de certaines expressions courantes. Il vous suffit de copier l’adresse dans la barre d’adresse.

Pourquoi dit-on « courir le cachet? »

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07290541

Pourquoi dit-on « entrer en lice »?

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07290545

Pourquoi dit-on « vivre aux crochets »?

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07282325

Pourquoi dit-on « être réduit à la portion congrue »?

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07289517

Pourquoi dit-on « de but en blanc »?

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07289494

Pourquoi dit-on « être frappé au coin »?

ttp://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07282313

Mots d’origine italienne

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07282326

Expressions québécoises

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07290542

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07289502

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07282307

Expressions belges

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07290538

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07282311

Expressions argotiques

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07289522

Expressions latines

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07289514

Le verlan

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07289495

L’aphérèse

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07289505

Le pléonasme

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07282314

Les homophones

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07282307

Le néologisme

http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&id_notice=I07282307

h



Vous savez bien, vous les parents et vous les jeunes, que certains ados emploient un vocabulaire très… disons, particulier, et que les dinosaures indécrottables de mon genre ne comprennent pas toujours spontanément.

Voici un petit décodeur amusant à votre attention. Il servira aux parents, mais aussi aux ados, car les traductions sont en langage courant voire soutenu.

J’espère qu’il vous montrera, chers élèves, qu’il y a des expressions à éviter absolument si on ne veut pas passer pour un délinquant ou en tout cas quelqu’un de mal élevé. 

Balle (C’est de la) : Exprime l’enthousiasme, quelque chose de bien, de beau, de positif.
• Cette meuf, c’est de la balle. (Je ne suis pas insensible aux charmes de la donzelle.)
• Ben Laden, c’est de la balle. (Le mercantile Oncle Sam ne pouvait pas indéfiniment exploiter sans retour les richesses de l’orient sans déclencher le juste courroux de l’homme des montagnes.)

Bouffon : Qui ne s’apparente pas au clan.
• Nique lui sa race à ce bouffon ! (Rabat son caquet à cet individu qui ne s’apparente pas au clan !)

Carotté : Du verbe carotter (extorquer, voler), mais dans une forme invariable.
• Il m’a carotté un zedou de teuchi, l’bâtard, tu vas voir comment je vais le niquer. (Le scélérat m’a dérobé douze grammes de cannabis, il va s’en mordre les doigts.)

Chelou : Bizarre, inhabituel. Par extension, qui ne s’apparente pas au clan.
• La prof d’anglais elle a des veuch tout chelous. (Ce n’est pas tous les jours que l’on voit une coupe de cheveux aussi inhabituelle et cocasse que celle de la professeur d’anglais, qui par extension ne s’apparente pas au clan.)

Comment : Exprime l’intensité.
• Comment je lui ai niqué sa race à ce bouffon ! (Je sors indéniablement vainqueur du combat qui m’a opposé à cet individu qui ne s’apparente pas au clan, ceci dit en toute modestie, s’entend, et avec la sportivité qui s’impose en de pareilles circonstances.)

Foncedé : Se dit d’une personne qui vient de consommer du cannabis.
• Je suis foncedé. (Mon regard est vitreux, je perds mes mots, un mince filet de bave s’écoule sur mon menton et je rigole comme un décérébré, sans aucune raison. J’ai payé assez cher pour me mettre dans cet état. Bref : je viens de consommer du cannabis.)

Gun : Arme à feu.
• Ziva prête moi ton gun, l’aut’batârd il m’a manqué de respect. (Pourrais-tu s’il te plaît me prêter ton arme à feu, afin que je règle son compte à l’importun qui n’a été qu’à moitié urbain à mon égard.)

Kiff(er) : Apprécier.
• Comment je kiffe trop son cul. (Le sien postérieur n’est pas sans éveiller chez moi des pulsions bien naturelles, qui me mettent dans une humeur joviale, pour ne pas dire gauloise.)

Mortel : Bien, beau, dont on peut se réjouir (invariable).
• Elles sont trop mortel tes Nike. (Vos chausses s’entendraient fort bien avec mes pieds, aussi vous demanderai-je de m’en faire offrande sans opposer de résistance.)

Mito : Mensonge. Dérivé de mythomane (menteur).
• On me fait pas des mitos à moi, bouffon ! (Je ne suis pas le genre de crédule à qui vous ferez gober vos sornettes, individu qui ne s’apparente pas au clan !)

Race (sa) : Exprime le mécontentement.
• Sa race ! (Je suis d’humeur maussade.)
• Sa race, c’bouffon ! (Mon anneau pylorique est complètement fermé. C’est le résultat de la proximité de cet individu qui ne s’apparente pas au clan.)

Sérieux : Indique que le propos est grave, solennel, et qu’il faut donc lui accorder le plus grand crédit.
• Sérieux, j’kiffe trop son cul à votre fille. (Monsieur, j’ai l’honneur de vous demander la main de votre fille.)

Tèj : Jeter, refuser, réfuter, envoyer promener.
• T’aurais vu comment Jamel il a tèj la prof d’anglais ! (Le facétieux Jamel ne s’est pas laissé démonter face aux réprimandes de la professeur d’anglais !)

Trop : Exprime l’intensité. En cela, synonyme de comment. Trop et comment peuvent éventuellement cohabiter dans la même phrase, pour exprimer une intensité très élevée.
• Trop la honte, ce blouson. (Ce blouson est ridicule, et dans des proportions considérables.)
• Trop comment je suis foncedé ! (J’ai fumé une quantité déraisonnable de cannabis. Je crains que mon acuité intellectuelle en pâtisse pour la paire d’heures à venir.)

Truc-de-ouf : Désigne une chose peu commune, qui dépasse l’entendement.
• C’est un truc de ouf ! (Mon dieu, mon entendement est tout dépassé !)

Zyva : Indique que la demande est pressante.
• Zyva, fait méfu, sale chacal. (Ne sois donc pas si avare de ta cigarette purgative, et fais en profiter ton vieil ami qui trépigne d’impatience.)



LES SENS 

 

Croire un mensonge plutôt qu’un autre. Être trompé lourdement et naïvement. Se faire avoir.

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L‘ORIGINE 

L’expression “prendre des vessies pour des lanternes” est attestée sous cette forme depuis le XIXeme siècle, elle existait bien avant sous le forme “vendre des vessies pour lanternes”.

Il existe deux origines possibles pour cette expression:

  • A l’époque les vessies de porc, séchées et gonflées d’air servaient de contenant. Parfois, on plaçait dans ces dernières une bougie afin de remplacer les lanternes (genre de lampions certes plus efficaces). On comparait les unes et les autres à cause de leurs transludités et leurs formes mais, les vessies valant moins que les lanternes, il serait devenu commun de se moquer d’une personne crédule en lui faisant croire que la vessie illuminée était, en fait, une lanterne.
  • La deuxième origine, plus probable à priori, se base sur le second degré affublé aux termes vessie et lanterne.

En effet, en ancien français, la vessie désignait quelque chose de creux, une bagatelle tandis que la lanterne était un conte absurde et ridicule, une plaisanterie. La bêtise de quelqu’un qui prend “des vessies pour des lanternes” était donc de croire une histoire pour le moins “farfelue” plutôt qu’une autre tout aussi bête.



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L
a semaine passée, en 5ème, nous avons étudié les valeurs de l’indicatif présent. Forcément, il y a un moment où nous sommes amenés à nous demander pourquoi la plupart des proverbes ont une valeur de vérité générale.
Or, cette année particulièrement, j’ai été marquée par le fait que beaucoup d’entre vous ne connaissent pas les proverbes. Certains m’ont demandé qui les avait inventés, écrits et fait connaître. Face à de telles questions, je crois qu’il est temps que nous nous arrêtions un instant sur la question. Un de mes professeurs ne disait-il pas qu’une personne qui connaît bien les proverbes, qui les comprend bien, ne peut pas être foncièrement mauvaise?

Les proverbes se définissent d’abord par leur forme : ils sont brefs, lapidaires, puis rythmés et dans la plupart des cas. En somme, leur forme est musicale, ce qui permet une mémorisation facile. Ce sont ensuite des formes lexicalisées, c’est-à-dire intégrées au langage sous forme de locutions et expressions figées.

Les proverbes ont une dimension culturelle forte, ils interviennent dans des situations de communication comme des référents connus et partagés par les locuteurs d’une même langue. De manière métaphorique, ils expriment la sagesse populaire (souvent conservatrice, parfois contradictoire) et l’expérience quotidienne. Ils illustrent aussi avec couleur une manière de penser un événement, une action, un caractère.

Les proverbes ont tous une longue histoire, ce sont les vestiges de temps anciens; pourtant, ils sont loin d’être des ruines, car les proverbes continuent d’occuper une place importante dans la langue moderne, surtout orale.

PROVERBE SIGNIFICATION
A chaque jour suffit sa peine. Il faut supporter les maux d’aujourd’hui sans penser par avance à ceux que peut nous réserver l’avenir.
L’appétit vient en mangeant.

Plus on a plus on veut avoir davantage.

Après la pluie, le beau temps. Le bonheur succède souvent au malheur.
A quelque chose malheur est bon. Les événements qu’on considère facheux sont parfois un avantage pour l’individu et on ne le sait qu’après un certain temps.
Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée. Il vaut mieux jouir de l’estime publique que d’être riche.
C’est en forgeant qu’on devient forgeron. À force de s’exercer à une chose, on y devient habile.
Chat échaudé craint l’eau froide. On redoute même l’apparence de ce qui vous a déjà nui
Le chat parti, les souris dansent. Quand le responsable est absent, les subordonnés mettent à profit leur liberté.
Deux avis valent mieux qu’un. Il vaut mieux consulter plusieurs personnes avant d’agir.
Entre l’arbre et l’écorce il ne faut pas mettre le doigt. Il ne faut pas intervenir dans une dispute.
L’habit ne fait pas la moine. Les apparences sont trompeuses.
Il faut tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Avant de parler, il faur réfléchir.
Il n’y a que le premier pas qui coûte. Le plus difficile en toute chose est de commencer.
Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît. /
L’oisiveté est mère de tous les vices. N’avoir rien à faire expose la personne à toutes les tentations.
On ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs. On n’arrive pas un résultat sans peine.
Petit à petit l’oiseau fait son nid. Avec une volonté et à force de persévérance on atteint à notre but.
Prudence est mère de sûreté. La prudence nous protège du danger.
Quiconque se sert de l’épée périra par l’épée. Celui qui use de violence sera victime de la violence.
Santé passe richesse. La santé est plus importante que la richesse.
Si la jeunesse savait, si vieillesse pouvait. Les jeunes manquent d’expérience et les vieillards de force.
Tout nouveau tout beau. On est toujours tenté par la nouveauté.
Vouloir c’est pouvoir. C’est la volonté qui nous permet de réussir.