a ou à?????

Vous hésitez encore? Allez! un petit exercice!

Image de prévisualisation YouTube



I. J’entends le son [ É ] à la fin d’une forme verbale.

1. Ce verbe est du premier groupe.
1a. Il ne s’agit pas d’une forme conjuguée.
Je transpose le texte à un autre temps : seules les formes verbales conjuguées sont modifiées.
Les verbes continuant à se terminer par le son [ É ] sont à l’infinitif er ou au participe passé é (és, ée, ées).
Je remplace alors ces verbes par un verbe du 3ème groupe, et je vois si j’ai un infinitif ou un participe passé. J’en profite pour réfléchir à l’accord de celui-ci.

Application : Je voulais un missel relié de cuir fauve.
Je veux un missel relié de cuir fauve.
Je veux un missel couvert de cuir fauve.

Elle répondit (répond) qu’on ne doit pas dépenser (mettre, prendre) vingt francs pour un objet qui peut n’en coûter (faire) que quatorze. Je dus (dois) céder (obéir) la rage au cœur, me promettant de ne jamais lui pardonner (faire) ce que je considérais comme un abus de pouvoir.
Elle avait (a) ses idées qu’elle ne se souciait (soucie) pas de justifier.(de rendre claires)

Remarque : on trouve l’infinitif après tout verbe autre qu’être ou avoir, qui sont, eux, suivis de participes passés. On trouve aussi l’infinitif après une préposition.

Application : On doit dépenser, il peut coûter, je dus céder.
De pardonner, de justifier.

1b. S’il s’agit d’une forme conjuguée, qui est modifiée lors de la transposition, je ne peux avoir que la terminaison -ez, avec le sujet vous, ou la terminaison – ai, avec le sujet je.

Application : Je protestai (proteste) que l’argent de ma tirelire m’appartenait (m’appartient). Je protestai, verbe du premier groupe au passé simple (je protesterai, verbe au futur simple. Vous protestez, vous protestiez, vous protesterez.)
Attention : je vous chanterai, je vous chantai (le sujet est je, vous est CO)

2. Ce verbe n’est pas du premier groupe. Il est nécessairement conjugué.
Il ne peut être ni à l’infinitif, ni au participe passé (sauf né, allé, été)

Il ne peut être au passé simple, sauf j’allai.
Si le sujet est je, le verbe est au futur simple : je ferai, mettrai, enverrai.

Sinon, avec le sujet vous, on a -ez Vous finissez, finissiez, finirez.

Attention : certaines formes du verbe avoir ou du verbe savoir se prononcent aussi -é
J’ai, présent de l’indicatif
Que j’aie, que tu aies, qu’il ait, qu’ils aient présent du subjonctif.
Aie, présent de l’impératif.
Je sais, tu sais, il sait

II J’entends le son [ È ] à la fin du verbe.

1. C’est une forme conjuguée à l’imparfait.

sujet je ou tu : ais

sujet il, elle, on, ou à la 3ème personne du singulier: ait

Sujet il, elles, ou à la 3ème personne du pluriel : aient

2. Si j’entends [ RÈ ], le verbe est au présent du conditionnel.

Je serais, tu ferais, il viendrait, mes parents diraient.3. Attention, certains verbes se terminent par [ È ] au présent.

Tu es, il est,
Je/tu fais, il fait,
Je/ tu plais, il plaît,
Je/tu nais, il naît,
Je/tu mets, il met.
Je me tais, tu te tais, il se tait
Je connais, tu connais, il connaît

4. Le participe passé de faire est fait.

Nous avions fait attention.
Nos devoirs, nous les avons faits.



LE PRESENT DE L’INDICATIF

 

index016.JPG
Présent d’énonciation : ancré dans la situation d’énonciation, c’est le présent du moment où l’on parle. J’étais mort et j’avais perdu ma femme. Aujourd’hui je suis un homme médiocre. Je marche et je rêve.

 

Présent de narration : rapporte au présent des actions passées. Il rend l’action plus vivante, donne une impression de “direct” alors que les faits appartiennent au passé. La nuit était sombre. Un cri déchira la nuit. Soudain la porte s’ouvre. Attention!!! Ce présent est coupé de la situation d’énonciation (du présent de celui qui parle) car il est mis à la place d’un passé simple.

Présent de vérité générale : celui des définitions, de ce qui est toujours vrai. Le chat est un animal à quatre pattes. Un mort n’est pas jaloux.

Présent pour le passé récent : J’arrive tout juste du travail.

Présent pour le futur proche : Il part demain en vacances. Il arrive dans cinq minutes.

Présent de répétition : Il se lève tous les jours à cinq heures.

Présent duratif : Cela fait des mois qu’il pleut.

dedicacebleu.JPG

 

 

L’IMPARFAIT DE L’INDICATIF

Imparfait exprimant une action secondaire par rapport au premier plan qui est au passé simple, vue dans son déroulement : Il marchait tranquillement dans la rue quand soudain quelque chose attira son regard.

 Imparfait descriptif : La coque du bateau était rouge et bleue. Les verbes de la description à l’imparfait sont vus en cours de déroulement: Le bateau voguait. Il pleuvait

Imparfait exprimant la répétition, l’habitude passée : Elle se levait tous les matins à 7 heures.

Commentaires du narrateur : Notre héros était bien lâche!

 

 

LE CONDITIONNEL PRESENT

Valeur habituelle du conditionnel : exprime un fait hypothétique, incertain, soumis à une condition: Si j’étais riche, je m’offrirais un beau voyage. (soumis à une condition) Cet homme serait l’homme le plus riche du monde. (ce n’est pas sûr)

Valeur de futur dans le passé : Quand j’étais petit, je pensais que je m’offrirais un beau voyage à vingt ans. Il a dit que tu viendrais me voir aujourd’hui.

Va aussi consulter la fiche de révision Brevet,

dans l’onglet 3èmes 



L’étude de texte : méthode

Le mot « étude » signifie bien que dans cet exercice, tu es amené(e) à analyser, à mener une démarche de réflexion. Aucune étude de texte ne peut être réussie sans rigueur, sans logique, sans examen attentif du document. Le français n’est certes pas une science exacte, mais pour autant, cette matière aussi exige de la méthode.

Excepté lorsqu’on fait appel à ta culture générale, à ta connaissance du vocabulaire et de la grammaire, à ton interprétation personnelle (ce qui ne constitue des exceptions), toutes les réponses aux questions posées se trouvent dans le texte.

Si la question le précise (et seulement dans ce cas), tu dois aussi étudier le paratexte (c’est-à-dire l’ensemble des informations accompagnant le texte : notes, lexique, introduction).

L’étude doit commencer par une lecture très attentive du texte. Lis également l’ensemble des questions, puis relis le texte une seconde fois.

Traite ensuite les questions dans l’ordre, car elles sont organisées selon une logique qui doit t’aider (thème, compétences, progression dans le texte, déduction…)

Lis bien les questions. Parfois, à l’intérieur d’un même item, tu vas trouver plusieurs consignes.

Appuie-toi sur les mots de la consigne, et particulièrement sur les verbes (faire, analyser, dire, citer, comprendre, interpréter, caractériser, justifier, commenter, expliquer, trouver, imaginer, comparer, compléter, inventer, savoir, décrire, déterminer, construire…) Lors de la préparation de l’étude de texte, revois bien le sens de ces verbes et le vocabulaire relatif à l’étude de texte (narrateur, auteur, personnage, point de vue, schéma narratif, etc)

Cherche la réponse dans le texte. Attention ! Parfois, la question te précise dans quelle partie du texte tu dois effectuer ta recherche (lignes ou paragraphe). Ne passe pas à côté de cet indice !

Formule d’abord ta réponse avec tes mots sans t’approprier les phrases de l’auteur, et à l’aide de phrases complètes et correctement rédigées. Sont par exemple incorrectes les réponses suivantes :

Le texte est-il rédigé sous forme de lettre ? - Oui.

Qui est le personnage principal ? - Arsène Lupin.

Pourquoi est-il a priori impossible qu’il soit l’auteur du vol ? – Parce qu’il est en prison ou Car il est en prison.

Que dit Ganimard d’Arsène Lupin ? – Que c’est un homme rusé.

Il est inutile de rédiger de très longs paragraphes pour répondre à une question simple. Pour éviter les maladresses, reprends les termes employés dans la consigne :

Comment le personnage principal s’appelle-t-il ? – Le personnage principal s’appelle Arsène Lupin.

Pourquoi Dudouis rejette-t-il l’hypothèse avancée par Ganimard ? – Dudouis rejette l’hypothèse de Ganimard parce qu’Arsène Lupin est en prison au moment du vol, et qu’il lui semble impossible qu’il ait pu s’en échapper.

Après avoir formulé ta réponse à la question, tu dois la justifier en citant le texte, et ce même si la question ne te le précise pas (c’est tellement évident qu’on ne le rappelle pas systématiquement !) La citation doit se faire entre guillemets, et être accompagnée du numéro de la ligne où elle se trouve. Attention, citer ne suffit pas !

Pourquoi justifier ta réponse ? Pour le professeur, c’est une manière de vérifier que tu as bien compris le texte, que tu t’appuies sur un raisonnement et pas sur le hasard quand tu réponds. Pour toi, c’est une manière de vérifier que tu ne t’es pas trompé(e) : il est difficile de justifier correctement une erreur.

La méthode expliquée ci-dessus est celle que l’on exige aussi bien au collège qu’au lycée, à tous les niveaux. Des pénalités parfois lourdes sont prévues quand un élève ne la respecte pas, au Brevet des Collèges, c’est évident, mais aussi dès la classe de 5ème. Alors, tâche de prendre dès maintenant de bonnes habitudes !



Au cours de l’année, ton professeur te demandera peut être de faire un exposé, de réaliser un panneau ou une fiche à l’écrit sur un sujet précis. Et comme on dit qu’ « on trouve tout sur internet », tu te précipites au CDI ou chez toi pour surfer et trouver la solution au problème… Mais attention, ce n’est pas si simple. Voici quelques étapes indispensables pour mener à bien ta recherche.

1 Que chercher ?

• Ce qu’il ne faut pas faire : sauter cette étape !

ASTUCE N° 1 Pour essayer de délimiter ton sujet, regarde ton manuel, ouvre un dictionnaire ou une encyclopédie. Tu  découvriras peut-être que tu as déjà tout sous la main et que tu n’as pas besoin d’internet.

• Ce qu’il faut faire : sélectionner les mots clés

Sélectionner les mos-clés qui décrivent le mieux ton sujet.

2 Comment rechercher ?

Ce qu’il ne faut pas faire :

taper le sujet de ta recherche dans la barre d’adresse!

ASTUCE N° 2 Tu dois bien distinguer les annuaires et les moteurs de recherche :

– dans un annuaire : on peut chercher comme dans un catalogue. Quelqu’un a sélectionné des sites sur internet et les a classé dans des rubriques.

- On peut aussi saisir des mots clés.

Exemples : www.yahoo.fr    www.nomade.fr      www.voila.fr     www.lycos.fr

– dans un moteur de recherche : on tape un ou plusieurs mots clés et le moteur de recherche va balayer plusieurs millions de sites web pour trouver ceux contenant ces mots. Il faut avoir bien préparé sa recherche (étape 1) pour pouvoir saisir les bons mots clés.

Exemples : www.altavista.fr      www.google.fr     www.spinoo.fr

Ce qu’il faut faire : appliquer quelques règles simples

Tout doit être en minuscule, sans accent, avec un espace entre chaque mot. Si tu veux retrouver une expression bien précise, place-la entre guillemets.

Si tu cherches une image, tu peux passer sur le moteur de recherche d’images. Attention, le moteur ne cherche que dans les titres des photos, pas dans leur contenu.

ASTUCE N° 3 :  Faire une petite visite au site    www.takatrouver.fr     Il propose les deux outils (moteur de recherche et annuaire) et il est destiné aux enfants, aux enseignants et aux parents. De quoi parfois gagner beaucoup de temps pour faire ses recherches.

Avec le site www.A9.com  tu peux faire apparaître, sur une même page, le résultat de ta recherche sur les pages web, sur les images, sur les livres…

3 Quel site, ou quelle page d’un site, sélectionner ?  Quelles informations prélever ? Que faire des informations trouvées ? Comment présenter ta recherche ?

• Ce qu’il ne faut pas faire :

consulter les 560 569 sites que Google propose fièrement en 5 secondes. Si tu veux tout lire, tu y seras encore l’année prochaine…

Il faut trier les sites et ne sélectionner que les plus intéressants.

ASTUCE N° 4 :  Qui est l’auteur du site : un autre élève, un enseignant, un spécialiste de la question ? Il faut faire très attention aux sites pour lesquels il est impossible de savoir qui est l’auteur des lignes. Ce n’est pas parce que c’est écrit sur internet que c’est vrai !

• Ce qu’il faut faire : mettre les pages sélectionnées

Mettre les pages sélectionnées ou la première page du site dans « Mes favoris » ou faire un tirage sur l’imprimante pour

pouvoir lire plus facilement et garder l’adresse du site. Tu viens de trouver un site avec des informations intéressantes. Ce qu’il ne faut surtout pas faire : imprimer toutes les pages

Imprimer toutes les pages et les donner au professeur ou faire un « copier/coller » de toutes les pages du site et se contenter de changer la présentation.

ASTUCE N° 5:  Penser à ce que l’on va faire avec les informations trouvées.

Ce qu’il faut faire : faire des « copier/coller »

Ne pas faire de « copier/coller » des passages du site qui t’intéressent vers un traitement de texte, ou recopier ces passages au brouillon, ou les entourer, les découper sur le tirage papier que tu as peut-être fait. Tu as maintenant des informations prélevées ici ou là, dans le désordre, dans des styles très variés.

Ce qu’il ne faut pas faire : tout mettre en vrac

Ne mets pas tout en vrac avec des mots savants que tu ne comprends pas pour faire sérieux.

ASTUCE N° 6:  Faire un petit plan qui te permet de classer les idées et les informations.

Ce qu’il faut faire : n’hésite pas à réécrire simplement

Réécris des phrases complexes, explique les mots que tu ne connais pas et, si décidément ce n’est pas clair, élimine le passage. Il est possible qu’à la fin, tu aies moins d’informations à présenter mais au moins tu auras compris l’essentiel et tu pourras le communiquer aux autres.

À l’oral, si tu as bien mené ta recherche (étapes 1 à 3) et que tu as retravaillé les informations trouvées (étape 3), tu pourras plus facilement parler devant les autres sans te cacher derrière ta feuille pour lire tes notes.

À l’écrit, n’oublie pas de présenter correctement ta recherche avec des titres, des illustrations. Avant de faire ta fiche ou ton panneau au propre, fais une maquette de l’ensemble pour voir où tu vas placer les différents éléments.

Enfin, n’oublie pas de citer tes sources : indique sur quels sites tu as trouvé tes informations.

POUR ALLER PLUS LOIN…

Pour devenir des « pros » de la recherche sur internet : http://www.educnet.education.fr/dossier/rechercher/default.htm



« Relisez bien votre dictée avant de me la rendre. » A la fin de cet exercice d’orthographe, voilà ce que fait systématiquement le professeur. Mais attention, ne te laisse pas induire en erreur par l’emploi du verbe « relire ». Ce qu’il convient de faire avant de remettre sa copie, c’est plus l’analyser que la lire. Oui, mais comment?

1- Je vérifie que je n’ai pas oublié de mots :

-  Bien écouter la relecture à rebours en vérifiant mot par mot que tout y est.
-  S’il en manque un, mettre une croix à l’endroit où le mot manque puis redemander à la fin de la relecture.

2- Je vérifie les accords des groupes nominaux :

-  Chercher tous les déterminants pluriels (les – des – ces – mes – tes – etc…).
-  S’assurer que les noms qui vont avec ces déterminants sont bien au pluriel (mettre un s, ou parfois un x à la fin).
-  Vérifier que les adjectifs qualificatifs qui les accompagnent sont bien accordés eux aussi, au singulier / pluriel, mais aussi au masculin / féminin !

3- Je vérifie que tous les verbes sont bien conjugués avec leurs sujets :

-  Chercher tous les verbes conjugués.
-  Chercher le sujet qui va avec chaque verbe.
-  Se rappeler les terminaisons du temps de la dictée (passé simple, imparfait, plus-que-parfait, passé composé, présent, futur simple, futur antérieur de l’indicatif, conditionnel présent, subjonctif présent, impératif présent ?).
-  Conjuguer correctement chaque verbe avec son sujet.

4- Je vérifie l’orthographe des homonymes grammaticaux :

-  a ou à ?
-  et ou est ?
-  ses, ces, s’est ou c’est ?
-  on ou ont ?
-  son ou sont ?
-  mes, met, mets ou mais ?
-  ce ou se ?
Regarde bien les affiches au-dessus du tableau. Elles sont là pour t’aider.

5- Je vérifie l’orthographe des mots difficiles :

-  les mots un peu longs.
-  les mots qui finissent par une lettre muette (pense à un mot de la même famille).
-  les mots qui étaient donnés dans la fiche de préparation.
-  les mots qui ont des consonnes doubles (ll, mm, nn, ss, rr, nn, etc…).

Tu vas me dire « ça prend du temps, tout ça! »  Au début, peut-être. Mais comme quand on conduit, quand on lit, très vite, ça devient machinal. Et heureusement! Car l’orthographe n’est pas faite pour torturer les élèves lors des dictées : c’est chaque fois qu’on écrit qu’il faut y veiller!

 



A la demande de Claire, voici la définition de quelques figures de style, classées par ordre alphabétique, que vous allez sûrement rencontrer dans les textes littéraires que vous avez à étudier. Cette liste non exhaustive est classée par ordre alphabétique. En face de chaque terme, vous pouvez lire une définition de la figure de style ainsi que, la plupart du temps, un exemple littéraire ou non littéraire. Cette liste se limite aux figures de style exclusivement (et ne s’étend pas au vocabulaire littéraire).

Qu’est-ce qu’une figure de style ?

C’est d’abord une manière de s’exprimer. Une figure modifie le langage ordinaire pour le rendre plus expressif. Il existe des figures d’analogie, d’animation, de substitution, de pensée, d’opposition, de construction, de sonorités, d’insistance et d’atténuation.

Allégorie (féminin) : Figuration d’une abstraction (exemples : l’Amour, la Mort) par une image, un tableau, souvent par un être vivant.

Allitération (féminin) : C’est la répétition de sons identiques. À la différence de l’assonance, le terme « allitération » est réservé aux répétitions de consonnes. Exemples : « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? » (Racine, Andromaque, V, 5) ou encore « La chasseresse sans chance / de son sein choie son sang sur ses chasselas » (Desnos, Corps et biens, « Chanson de chasse »).

Anaphore (féminin) : Une anaphore est un procédé qui consiste à commencer par le même mot les divers membres d’une phrase. Exemple dans Horace de Corneille (acte IV, scène 6) : « Rome, l’unique objet de mon ressentiment ! / Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant ! / Rome qui t’a vu naître, et que ton cœur adore ! / Rome enfin que je hais parce qu’elle t’honore ! »*

Antiphrase (féminin) : Procédé qui consiste à exprimer une idée par son contraire. L’ironie repose souvent sur l’antiphrase. Exemple : « Tes résultats au bac sont vraiment exceptionnels ! » dans le sens de « Tes résultats au bac sont vraiment catastrophiques. » est une antiphrase.

Antithèse (féminin) : Une antithèse est un procédé qui consiste à rapprocher deux pensées, deux expressions, deux mots opposés pour mieux faire ressortir le contraste. Exemple dans Ruy Blas de Victor Hugo (acte II, scène 2) : « [...] un homme est là / qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ; / qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile [...]. »

Assonance (féminin) : C’est la répétition d’une même voyelle dans une phrase ou un vers. Exemple dans Poèmes saturniens de Verlaine (« Mon rêve familier ») : « Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant [...] ».

Comparaison (féminin) : Une comparaison est une mise en relation de deux termes à l’aide d’un terme comparant (comme, tel, semblable à, etc.).

Emphase (féminin) : L’emphase désigne tout ce qui permet de renforcer une image, une idée.
Euphémisme (masculin) : L’euphémisme est une figure très connue qui consiste à remplacer une expression littérale (idée désagréable, triste) par une forme atténuée, adoucie. Exemple canonique : « Il a vécu. » pour « Il est mort ».

Hyperbole (féminin) : L’hyperbole est une figure très connue. Elle consiste à mettre en relief une idée au moyen d’une expression exagérée. L’hyperbole est donc une exagération exprimée par l’accumulation, par l’emploi d’intensifs ou par l’emploi de mots excessifs. Ainsi, la phrase « Je meurs de faim » est une hyperbole.

Ironie (féminin) : L’ironie est une figure très courante qui consiste à affirmer le contraire de ce que l’on veut faire entendre. L’ironie repose essentiellement sur l’antiphrase, l’hyperbole ou encore l’emphase.

Métaphore (féminin) : La métaphore est une figure qui consiste à désigner un objet ou une idée par un mot qui convient pour un autre objet ou une autre idée liés aux précédents par une analogie. La métaphore fusionne donc en un seul les deux termes de la comparaison. La métaphore filée est un procédé qui consiste à développer une métaphore en complétant le comparant par plusieurs mots qui lui sont apparentés, sans que leur comparé soit exprimé.

Métonymie (féminin) : La métonymie consiste à désigner un objet ou une idée par un autre terme que celui qui lui convient. La compréhension se fait grâce à une relation de cause à effet entre les deux notions (exemple : « boire la mort » pour « boire le poison »), ou de contenant à contenu (exemple : « boire un verre » pour « boire le contenu d’un verre ») ou encore de partie à tout (exemple : « une lame » pour dire « une épée »).

Oxymore (masculin) : L’oxymore est une alliance de mots dont le rapprochement est inattendu. L’oxymore fait coexister deux termes de sens contraire à l’intérieur d’un même syntagme (groupe de mots formant une unité par son sens et par sa fonction, à l’intérieur de la phrase). Exemple dans Le Cid de Corneille : « Cette obscure clarté qui tombe des étoiles [...] » (acte IV, scène 3).

Personnification (féminin) : La personnification attribue à une chose abstraite les propriétés d’un être animé (homme, animal). Cf. La Fontaine .

Synecdoque (féminin) : La synecdoque est le fait d’assigner à un mot un sens plus large ou plus restreint qu’il ne comporte habituellement. Exemple canonique : « Acheter un vison » pour « Acheter un manteau fait en peau de vison ».

Va consulter aussi les fiches de révision Brevet,

dans l’onglet 3èmes 



Maintenant que vous êtes dans votre dernière année de collège, il vous faut prendre l’habitude d’expliquer des textes. Cet exercice est différent de celui du brevet où vous serez guidés par une multitude de questions qui vous permettront de démontrer que vous connaissez les outils à acquérir en collège, mais qui ne vous permettront pas (ou peu) de commenter et d’apprécier le texte proposé.

Or c’est ce que vous ferez en lycée.

De plus, lors de l’oral du rapport de stage, vous devrez prendre la parole devant deux adultes, professeurs ou membres de l’administration. Même s’ils seront indulgents, vous devez vous entraîner à pratiquer l’oral dès maintenant car cela n’est pas si facile.

La méthode suivante est celle (simplifiée) que vous utiliserez l’année prochaine et en 1ère. Suivez-la tout au long de l’année, elle vous aidera à vous perfectionner à l’oral tout en vous donnant les bases de l’explication de texte.

Rappelez-vous que vous n’expliquez jamais un texte pour vous : vos explications doivent permettre aux autres de mieux comprendre le texte.

Tout d’abord, quand on veut expliquer un texte, il faut pouvoir répondre à ces trois questions :

De quoi le texte parle-t-il ?
Comment ?
Pourquoi ?

1ère étape : De quoi ?

Pour expliquer un texte, il faut d’abord le comprendre. Répondre à la question « de quoi ? » vous permet de déterminer le thème (sujet) du texte et de ne pas faire de hors sujet.

Ce thème, il va falloir l’expliquer aux autres : pour cela, vous devez relever les champs lexicaux dominants. Vous pouvez aussi essayer de reformuler très brièvement le texte.

Pour comprendre un texte, il est bon de savoir qui l’a écrit et dans quelles circonstances. Il vous faudra donc chercher quelques informations sur l’auteur (biographie) et sur son oeuvre (bibliographie).

Ces informations seront à donner au début de votre explication.  x

2ème étape : la lecture

Après avoir présenté les éléments précédents, vous devez lire le texte à voix haute pour que vos interlocuteurs en prennent connaissance. Rappelez-vous que cette lecture n’est pas pour vous, elle doit permettre à ceux qui vous écoutent et qui n’ont pas obligatoirement le texte sous les yeux ( cas de présentation de textes à une autre classe) de comprendre ce que vous dites.

d Pour cela il faut lire à voix, haute, claire et intelligible. Vous ne devez pas donner l’impression que vous découvrez le texte ou que vous avez des difficultés à le déchiffrer, sinon vous allez endormir votre auditoire qui ne vous écoutera plus. Entraînez-vous seul ou à deux à lire le texte à voix haute plusieurs fois avant le passage à l’oral. Attention au niveau sonore, à l’articulation et au débit de votre voix. Tout doit être compréhensible.

3ème étape : Comment ? ou les caractéristiques du texte

Il est évident que l’on ne va pas vous demander tout de suite d’expliquer un texte comme vous le ferez en 1ère, mais il vous faut au moins commencer à en acquérir les bases, cette année. ff

Pour pouvoir se poser les bonnes questions face à un texte et trouver des outils adéquats pour l’expliquer, il est bon de partir de son genre.

Est-ce un récit ? (roman, nouvelle, autobiographie…)
Quelques outils : le système des temps, le type de texte, la focalisation, l’ordre de la narration, le rythme du récit…

Est-ce une poésie ?
Quelques outils : la mise en page, la versification, le jeu sur les sonorités, le vocabulaire, le système des temps…

Est-ce une pièce de théâtre ?
Quelques outils : les répliques et les didascalies, la prise de parole des personnages, les modes et les pronoms personnels employés, la mise en espace, le découpage en actes et scènes…

Est-ce un texte d’idées ? (articles de journaux, critiques, avis…)
Quelques outils : les modes et les temps des verbes, les personnes utilisées, les arguments, les marques de jugement…

4ème étape : Pourquoi ? ou la visée du texte

Quel est le but de l’auteur en écrivant ce texte ? Divertir, raconter une histoire ? Plaire ? Dénoncer quelque
chose ? Faire réfléchir le lecteur ?

Vous vous aiderez de votre avis sur le texte pour répondre à cette question.

Souvenez-vous que toute explication doit être organisée.
Suivez ces conseils et ne lisez pas vos notes.
Si vous voulez convaincre votre auditoire,il faut lui parler et le regarder.

Rappelez-vous quand vous êtes de l’autre côté et quand vous écoutez un camarade… 

f



La réussite de l’exposé oral réside autant dans la préparation du support écrit que dans la façon de s’exprimer oralement devant un public.

 

c Tout d’abord :

  • Lire attentivement les consignes s’agissant de l’organisation de l’exposé et du temps que le professeur vous donne pour la présentation orale ;
  • Ne pas oublier qu’il s’agit d’informer mais également de convaincre.

Préparer le support écrit: s

  • Rassembler les matériaux pour l’exposé : le visuel compte autant que l’écrit ;
  • Faire un plan (introduction, les différentes parties, conclusion), annoncé en début d’exposé.
  • Préparer quelques lignes pour chaque paragraphe ainsi que des transitions pour articuler les parties de l’exposé.

ss Présentation orale :

  • S’entraîner chez soi seul ou avec les camarades (pour une présentation en groupe), en faisant attention à ne pas dépasser le temps indiqué pour l’exposé ;
  • Pendant l’exposé , bien respirer pour se décontracter, ne pas lire ses notes, mais se référer au plan établi (introduction, annonce du plan…) ;
  • Les feuilles ne sont qu’un garde-fou. Il faut s’efforcer de restituer seul ce qu’on a appris en faisant sa recherche.
    • Parler assez fort, pas trop vite (faire des pauses), bien articuler, donner le ton ;
    • Bien positionner son corps, utiliser l’espace ;

     

    • N’oubliez pas de conclure.
    • s


    « Quatre domaines (sont) généralement retenus : le récit, le théâtre, la poésie et la littérature d’idées » Chacun de ces « domaines » peut avoir des « subdivisions multiples ».

    1° Le RECIT ET LE « DOMAINE NARRATIF »

    recit.jpgA. Le récit littéraire relevant de la fiction, de l’imaginaire

    - Le conte

    - Le roman (historique, d’analyse psychologique, de formation ou d’apprentissage, policier, d’aventure, à thèse, épistolaire ou roman par lettres …)

    - La nouvelle

    - L’épopée, récit en vers et la chanson de geste

     

    B. Le récit non fictionnel
    a) Le récit historique

    b) Les genres du biographique

    paroles-detoilkes.jpg

    - Autobiographie

    - Biographie

    - Mémoires

    - Récits de voyage : journal, lettres, carnets ou récits

    - Journal intime ou personnel

     

    C. Les genres du biographique relevant à la fois de l’imaginaire et du réel

    - roman biographique

    - roman autobiographique

    - mémoires fictifs

    - journal fictif

     

     

    2° Le THEATRE ET LE « DOMAINE THEATRAL »

    theatre3.jpg
    A. Les genres dramatiques du moyen âge

    - la farce

    - la pantomime

    B. Les genres dramatiques de l’antiquité et de l’époque classique
    - la tragédie

    - la comédie

    - la tragi-comédie

    C. Autres genres dramatiques apparus au XVIII° et au XIX° siècle

    - le vaudeville

    - le drame bourgeois

    - le drame romantique



    3° La POESIE ET LES « FORMES DU POETIQUE »

     poesie74.jpg

    - la ballade

    - le rondeau

    - le sonnet

    - l’ode

    - le poème en prose

    - le poème en vers libres

    - la fable

    - N.B. : Les épopées, les chansons de geste, poésies appartenant au « domaine narratif », ont évidemment une dimension poétique.

     

     

     

    4° LA LITTERATURE D’IDEES ou LES GENRES ARGUMENTATIFS

     idee.jpg

    A. Les formes de l’essai

    - le pamphlet

    B. Les formes elliptiques de l’essai

    - portrait, bref tableau

    - pensée, aphorisme

    C. Le récit à visée argumentative ou les formes de l’apologue

    - Mythe; parabole

    - Fable, fabliau

    - Le récit philosophique : conte ou roman philosophique



    Les figures de la ressemblance :

    La comparaison : deux éléments sont rapprochés à cause d’un point commun. Le rapprochement s’effectue grâce à un mot-outil de comparaison: comme, tel, sembler, pareil à …
    Ex : Il est beau comme un dieu. Elle avait des yeux pareils à des agathes. Ce champ de blé ressemble à un océan.

    La métaphore : il s’agit d’une comparaison sans mot-outil entre deux éléments qui n’ont d’habitude pas de point commun évident. Elle est plus frappante que la comparaison.
    Ex : Ce garçon, c’est un dieu! Les agathes de ses yeux brillaient. Cet océan de blé est superbe.

    La métonymie : il s’agit d’une catégorie particulière de métaphore où l’on nomme une partie de quelque chose pour désigner en fait cette chose.
    Ex. « Déjà les voiles au loin s’éloignaient vers Harfleur » (« Les voiles » = « les bateaux »)

    La personnification : c’est la représentation d’une chose ou d’un animal sous une forme humaine. (c’est un cas particulier de la métaphore)
    Ex : Le vent mugissait dans les branches et hurlait sous les portes.

    L’allégorie : on utilise un être vivant ou une chose pour représenter une idée.
    Ex :
    la mort est souvent symbolisée par une femme armée d’une faux.

    <!–[if !vml]–><!–[endif]–>Les figures de l’opposition :

    L’antithèse : deux mots ou expressions s’opposent.
    Ex : J’ai su monter, j’ai su descendre J’ai vu l’aube et l’ombre en mes cieux.

    L’oxymore : C’est le rapprochement de deux termes normalement antithétiques, opposés.
    Ex : le noir soleil de la mélancolie; un mort-vivant

    Le chiasme : sur 4 éléments, le premier et le 4ème peuvent être associés, le 2ème et le 3ème peuvent être rapprochés.
    Ex : Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens Mais dans l’oeil du vieillard on voit de la lumière. (Hugo)

    L’antiphrase : expression ironique d’une idée par son contraire.
    Ex : Ah, tu es belle comme ça! =ça ne va pas du tout.


    <!–[if !vml]–><!–[endif]–>
    Les figures de la répétition :

    Le parallélisme : répétition de la même construction dans 2 phrases ou 2 propositions.
    Ex : (…) cria-t-elle en lui jetant une pierre; (…) hurla-t-il en se précipitant vers lui.

    L’anaphore : Un mot ou une expression est répétée en tête de phrase, de vers.
    Ex : « Ce bras qu’avec respect toute l’Espagne admire,
    Ce bras qui tant de fois a sauvé cet empire…
     » (Corneille, Le Cid)

    L’énumération, l’accumulation : il s’agit de la juxtaposition de mots séparés par des virgules. Cela accélère le rythme, crée le suspense ou souligne l’abondance.
    Ex : « Adieu veaux, vaches, cochons, couvées. » (La Fontaine, Fables)

    <!–[if !vml]–><!–[endif]–>Les figures de l’exagération :

    L’hyperbole : exagération dépassant la réalité.

    Ex : Tu es un génie.

    <!–[if !vml]–><!–[endif]–>Les figures de l’atténuation :

    L’euphémisme : on choisit un terme plus faible que ce que l’on veut dire (souvent afin de ne pas choquer)
    Ex : “Il nous a quittés” pour “Il est mort”. “Les non-voyants” pour “les aveugles”.

    La litote : il s’agit d’atténuer le sens d’une expression par la négation de l’expression contraire. Implicitement, le sens dépasse ce qui est dit.
    Ex : Elle n’est pas mal ! (= elle est superbe)

    La périphrase : Pour éviter de dire un mot on le remplace par une expression plus longue, qui désigne la même chose d’une manière détournée.
    Ex. « J’ai rendez-vous avec l’objet de mes voeux les plus chers » (pour « J’ai rendez-vous avec ma fiancée« ).



    La présence de l’émetteur dans son énoncé ne se voit pas qu’à la présence des pronoms liés à cet émetteur (je, nous, mon, notre…). En effet, l’émetteur peut aussi manifester sa subjectivité, en indiquant par des indices ses sentiments ou son avis par rapport à ce qu’il dit, même dans un texte à la 3ème personne. On appelle modalisation l’ensemble de ces indices.

     

    Le commentaire peut porter sur la probabilité :

    Il évalue alors le degré de vérité, de certitude de l’énoncé : celui-ci peut être probable, obligatoire, certain, possible… L’information donnée est plus ou moins sûre.

    Moyens utilisés :

    - Verbes : devoir, pouvoir, sembler, paraître, prétendre, affirmer, ignorer, croire…
    Il doit arriver pour dîner. Il peut avoir eu un problème. Cela paraît fou. Je crois qu’il viendra.
    - Temps : futur antérieur (supposition), conditionnel (hypothèse, incertitude)
    Il aura raté son train. Il serait innocent de ce crime abominable.
    - Adverbes : peut-être, sans doute, probablement Expression mettant à distance l’information donnée :
    Selon des sources… D’après Monsieur X…

     

     

    Le commentaire peut être appréciatif (évaluatif) ou affectif :

    Il exprime alors le jugement de l’énonciateur, favorable ou défavorable, sur l’information qu’il nous donne.

    Moyens utilisés :

    Lexique :

    Gn ou adjectifs subjectifs (mélioratifs ou péjoratifs) : inadmissible, formidable…
    - verbes exprimant l’opinion, le jugement : estimer, détester, …

    Adverbes : heureusement,

    GN : par bonheur, à ma grande surprise

    Intonation (à l’oral)

    Typographie spéciale : gras, italique, capitales

    Ponctuation: !!!
    - Figures de style : antiphrase, périphrase…

    Va aussi consulter la fiche de révision Brevet

    dans l’onglet 3èmes 



    L’orthographe, un casse-tête?

    J’admets qu’elle n’est pas toujours simple, et qu’il est parfois décourageant d’affronter les dictées. Surtout quand on sait à quel point, pendant des siècles, l’orthographe des mots a été floue. On acceptait souvent plusieurs graphies, et je ne parle même pas des licences poétiques… Cela dit, progresser en orthographe, c’est possible, à condition de respecter les règles du… casse-tête!

    MOTS INVARIABLES
    mots suivants sont invariables. Apprends-les par cœur. Attention aux accents! Très, près de, après, d ’ après, auprès, moins, mais, jamais, alors, toujours, avant, devant, durant, pendant; maintenant, puis, depuis, puisque, lorsque, presque, quoi, pourquoi, pour- tant, partout, surtout, voilà, à, déjà, là, jusqu ’ à, ceci, ici, voici, aussi, parmi, trop, tard, beaucoup, tout à coup, long- temps.

    S/SSBonhomme
    Le son S s ’ écrit avec 2 s quand il est entre 2 voyelles. (passer, assister, MAIS penser, personne).
    Le son Z s ’ écrit très souvent avec la lettre S et parfois avec la lettre Z (vase, gazon, poison, magazine). En début de mot, le son Z s ’ écrit toujours avec un Z. (zibeline, zèbre, zéphyr) G/GU ; C/QU
    G avant A, O, U corres- pond au son G de gant (gomme, figure). Avant E et I, on écrit GU pour garder le son G (bague, guitare).
    C avant A, O, U correspond au son K de cabane. (couteau, curieux) Avant E et I, on écrit QU pour garder le son K (briquet, quitter). G/GE ; C/ ç
    Avant A, O, U, on écrit GE pour que la lettre G ait le même son que J (on nageait, un plongeoir, MAIS gilet, grange)

    Avant A, O, U, on écrit ç pour que la lettre C ait le même son que S (remplaçant, glaçon, reçu). AIL(L), EIL(L), EUIL(L)

    _jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p4078jpg.gif

    AIL, EIL, EUIL, OUIL se trouvent seulement à la fin d ’ un nom masculin. (portail, soleil, fauteuil)
    AILL, EILL, EUILL, OUILL se rencontrent dans des noms féminins (médaille, bouteille, grenouille). Ou à l ’ intérieur d ’ un mot (médaillon, appareillage). Ou enfin dans des verbes (je travaille).

    LIENS DE PARENTE  Un mot de la même famille peut t ’ aider à comprendre la bonne écriture entre plusieurs écritures possi- bles. (galoper, galoP ; lourde, lourD ; délicatesse, délicaT.)_jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p4088.jpg

    NOMS FEMININS EN –TE, -TION, -EUR  Les noms féminins termi- nés par le son EUR s ’ écri- vent tous E.U.R sauf une heure, une demeure.  Les noms féminins terminés par le son té s ’ écrivent tous t.é. MAIS on écrit « une dictée, une montée, une portée, une jetée » et aussi tous les noms qui expriment un contenu (assiettée, platée, bolée)  (Plus de 600 noms féminins sont terminés par t.i.o.n (aviation, action) Attention aux exceptions : passion, mots en -mission, mots en –ession comme profession)

    NOMS FEMININS EN –I, – U, -OU, E  Les noms féminins en –i s ’ écrivent –IE (vie, accal- mie) Exceptions : fourmi, brebis, souris, nuit, perdrix . Les noms féminins en –u s ’ écrivent –UE (vue, étendue) Exceptions : bru, glu, tribu, vertu.  Les noms féminins en –ou s ’ écrivent –OUE (boue, roue) Exception : toux.  Les noms féminins en –é s ’ écrivent –EE (idée, bras- sée, cuvée) Exception : clé. Les noms féminins en –è s ’ écrivent –AIE (baie, roseraie). Exceptions : paix, forêt.

    _jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p4091.jpgVERBES PRECEDES D ’ UNE PREPOSITION  La plupart des prépositions sont : « à, dans, par , pour, sans, avec, de, sous, sur, avant, après ». Les verbes qui suivent ces prépositions sont toujours à l ’ infinitif. (Il tient à venir pour dire, sans exagérer, qu ’ il est fier d ’ être là.)

    NOMS EN –OIR, -UR, -UL  Les noms féminins finissant par le son OIR s ’ écrivent –OIRE (histoire, victoire). Les noms masculins finissant par le son OIR s ’ écrivent –OIR ou – OIRE (mouchoir, laboratoire).  La plupart des mots se finissant par le son –UR s ’ écrivent –URE (rature, mesure, mercure, gerçure, tenture). Exceptions : azur, fémur, futur, mur…  La plupart des mots se finissant par le son –ULE s ’ écrivent –ULE ( mandibule, ventricule, pendule, molécule, vestibule) Exceptions : bulle, calcul, cumul…

    _jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p4100.jpg

    VERBES EN –ENDRE, – EINDRE, -UIRE, -OIR  Les verbes terminés par le son ENDRE s ’ écrivent tous ENDRE (sauf répandre).  Ceux terminés par le son OIR s ’ écrivent tous OIR (sauf boire et croire).  Ceux terminés par le son UIR s’écrivent tous UIRE (sauf fuir et s ’ enfuir.) Ceux terminés par le son INDRE s ’ écrivent tous EINDRE (sauf craindre et plaindre)

    NOMS en –ère, -ière, – aire  Beaucoup de mots se terminent par –ère et –ière (boulangère, épicière) Souvent ils sont féminins et ont leur équivalent en – ier et –er au masculin (boulanger, épicier.) Les mots terminés par – aire ont souvent un mot contenant le son a dans leur famille (commissaire / commissariat ; contraire/ contrarier ; grammaire/ grammatical)

    MOTS en –ONNE / -INE? La plupart des mots qui ont le son O-NN s ’ écrivent avec 2 n. Beaucoup correspondent à un mot terminé par ON (savonnette/ savon ; camionnette/ camion.) La plupart des mots qui ont le son I-N s ’ écrivent avec un seul n. Beaucoup correspondent à un mot terminé par IN (matinée/ matin)

    ADVERBES EN –MENT  Les adv terminés par – ment sont formés à partir d ’ un adjectif au féminin suivi de –MENT qui signifie « d ’ une manière » (lente-lentement ; joyeuse-joyeusement ). Quand l ’ adjectif se terminait par –ANT, l ’ adverbe se termine en –AMMENT (méchant-méchamment). Quand l ’ adjectif se terminait par –ENT, l ’ adverbe se termine en –EMMENT (prudent-prudemment)_jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p5980jpg.gif

    CONSONNES DOUBLES  On en trouve toujours dans certains adverbes (voir règle précédente).  On en trouve souvent entre préfixe et radical ou entre radical et suffixe (illogique ; moissonner ; allumer ; atterrir)  On en trouve souvent dans des mots féminins formés sur des masculins à finale muette (muette –formé sur muet : ratte—formé sur rat).  On ne trouve jamais de consonne double après une autre consonne (danse, inventer). Jamais non plus après une voyelle accentuée (blâme, côte, flûte, poème, pénombre) Exceptions : châsse, châssis. Pas de consonne double en fin de mot, sauf s ’ il est d ’ origine anglaise (le cross, le jazz)

    LES NOMBRES  La plupart des nombres s ’ écrivent avec des mots invariables ( quatre, neuf)  Cent et vingt prennent un S au pluriel s ’ ils ne sont pas suivis d ’ un autre nombre (deux cents MAIS deux cent dix ; quatre- vingts MAIS quatre-vingt- un.) Entre 0 et 100, on relie les nombres par ET ou avec un TIRET. ET/EST. ET réunit deux mots, deux expressions ou deux phrases. Il a le sens d ’ une addition. (une poule et son poussin ) Et = Et puis

    EST, c ’ est la 3° personne du sing de ETRE, au présent de l ’ indicatif (il est content ; elle est venue)

    Ou/Où – Ou (sans accent) marque un choix entre 2 choses, 2 personnes, 2 idées… ( un vélo ou une voiture) Ou = Ou bien
    Où (avec accent) exprime une idée de lieu ou de temps (Où veux-tu aller? La pluie est tombée au moment où nous sommes sortis)._jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p4841.jpg

    a/à - a (sans accent) est la 3° personne du singulier du verbe avoir (ou de l ’ auxiliaire) au présent de l ’ indicatif (il a faim, elle a crié) On peut remplacer « a » par « avait ».
    à (avec accent) est une préposition.

    CE, CET, CETTE, CES « Ce, cet, cette, ces » accompagnent le nom. Ils expriment l ’ idée de montrer.
    Après CES, le nom est au pluriel. (ces jouets)
    Après CE et CET, le nom est au masculin singulier (ce ballon, cet avion)
    Après CETTE, le nom est au féminin singulier (cette fille)
    Il faut se méfier de CET : devant un nom commençant par une voyelle, il est souvent orthographié à tort CETTE. En fait il ne s ’ agit que d ’ une liaison! CE / SE
    CE accompagne un nom masculin singulier. Il exprime l ’ idée de montrer, c ’ est un article démonstratif : ce chat, ce livre. On peut dire aussi ce chat-là, ce livre-là.

    SE fait partie d ’ un verbe pronominal. Il n ’ est jamais suivi d ’ un verbe. Il se lave (verbe « se laver »), elle s ’ est mis à crier _jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p4917.jpgqu ’ ils se sauvaient (verbes «se mettre » et « se sauver ») .

    SON / SONT – SON accompagne un nom singulier. Il exprime une possession. (Son cartable, c ’ est le sien.)  SONT est la 3° personne du pluriel de ETRE. (Les nuages sont noirs.) On peut remplacer SONT par ETAIENT.

    MAIS / METS, MET / MES  MAIS marque une opposition entre 2 choses ou 2 idées (beau mais trop grand ; délicieux mais brûlant.) METS, MET sont des formes conjuguées du verbe METTRE (je mets, tu mets, il met)  Le METS est aussi un nom désignant l ’ un des plats du repas (Ce gigot, quel mets raffiné!)  MES est suivi d ’ un nom au pluriel. Il exprime l ’ idée de possession (Mes chats, ce sont les miens.)

    C ’ EST / S ’ EST / SAIT/SAIS  C ’EST est suivi d ’ un G.N (c ’ est un tableau) , d ’ un pronom ( c ’ est moi!) ou d ’ un adj (que c ’ est joli!).  S ’ EST est toujours suivi du participe passé d ’ un verbe. (il s ’ est battu, elle s ’ est trompée).  SAIS et SAIT sont des formes conjuguées du verbe savoir, au présent de l ’ indicatif. (je sais la leçon, il sait ce qu ’ il t ’ a dit). SES fait partie d ’ un G.N. C ’ est un article possessif, toujours suivi d ’ un nom au pluriel. (il prend ses livres et ses cahiers à l ’ école.)

    _jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p4935.jpgON / ON N ’ / ONT  ON est un pronom personnel, à la 3° personne du singulier. On peut le remplacer par « il » (on arrive, on lit.) ON n ’ est le même pronom, mais suivi d ’ une négation (ne… pas ; ne… plus ; ne… jamais ; ne… guère ; ne… rien). Il ne faut pas oublier N ’ même si on ne l ’ entend pas (on n ’ est pas là, on n ’ attend rien).  ONT est la 3° personne du pluriel du verbe avoir (ou de l ’ auxiliaire) au présent de l ’ indicatif( Ils ont couru, elles ont soif.)

    LEUR / LEURS  Ces mots sont soit des pronoms (Il leur parle), soit des articles possessifs (Leurs amis ont leurs af- faires.) Devant un verbe, on écrit toujours LEUR. (Elle leur parle.)  Devant un nom singulier, on écrit LEUR (Ils empor- tent leur chien et leur chat.)  Devant un nom pluriel ou après l ’ article LES, on écrit LEURS (J ’ ai mes livres, ils ont les leurs. Ils ont aussi leurs cahiers.)

    _jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p5982.jpg
    la/ l ’ a / là  Devant un nom (c ’ est alors un article défini) ou devant un verbe (c ’ est alors un pronom), on écrit la. (La raquette est par terre. Il la ramasse)  « Là » est un mot invariable qui désigne un lieu ou un moment (Il reste là ; là- haut ; ces jours-là )  Dans L’A il y a deux mots : « l ’ » remplace un G.N et « a » est le verbe avoir. (il a donné sa clé = il l ’ a don- née.)

    TOUT / TOUS / TOUTE(S)  TOUT , placé avant le nom, s ’ accorde avec celui-ci (tout le gâteau, toute la tarte, tous les biscuits, toutes les fraises.) Les pronoms TOUS et TOUTES s ’ accordent avec ce qu ’ ils représentent. Ex :Les amis sont arrivés, ils sont tous venus (tous = amis). Les filles sont gaies, elles sont toutes reçues (toutes = les filles)  Quand on peut remplacer TOUT par TRES, TOUT A FAIT, c’est un adjectif et il reste invariable. Mais au féminin, si l ’ adjectif commence par une consonne ou par un H aspiré, on va accorder TOUT. Ex : Elle est toute pâle, elle est tout acquise, il est tout blanc.

    _jeux_bridge_echecs_cartes_tarots_p5704.jpg

    QUEL(S), QUELLE(S), QU ’ ELLE(S)  QUEL est placé dans un G.N. Il s ’ accorde en genre et en nombre avec le nom : quel beau bateau, quelle belle péniche, quelles belles barques, quels petits canots!  QU’ELLE(S) est formé de QUE et du pronom personnel ELLE au singulier (ou ELLES au pluriel). Ces mots sont toujours suivis d ’ un verbe. (Qu ’ elle est chargée! Qu ’ elles soient jolies!)

    QUAND, QUANT, QU ’ EN  QUAND est une conjonction de temps qu ’ on peut remplacer par « lorsque ». (Quand la nuit tombe, j ’ ai peur.)  QUANT est le 1° mot de la locution prépositive « quant à » , qui veut dire « pour ce qui est de ». (Je pars en voiture. Quant à toi, tu peux y aller en train si tu veux.)  QU’EN est le pronom interrogatif que suivi d ’ un pronom EN (Qu ’ en dis-tu?)

    PLURIEL DES NOMS  Les noms qui se terminent au singulier par – EAU , -AU , et -EU ont leur pluriel en – X (des chameaux, des vœux) Exceptions : des pneus, des landaus, des bleus.  Les noms qui se terminent au singulier par – AL et – AIL ont leur pluriel en – AUX (des travaux, des jour- naux.) Exceptions : des bals, des carnavals, des détails, des portails.  Les noms qui se terminent au singulier par – OU ont leur pluriel en – OUS (des trous, des sous, des fous.) Sept exceptions : bijoux, cailloux, choux, genoux, poux, hiboux, joujoux.

    Bonhomme

    VERBE AU SINGULIER OU AU PLURIEL?  Ne pas se fier au sens!  Après « Foule, multitude, infinité, troupe, masse, majorité, dizaine, douzaine, vingtaine, centaine »→ verbe au singulier si ces mots sont utilisés seuls. Ex : La foule crie, MAIS la foule des élèves crient (crie reste possible). Beaucoup, peu, pas mal, trop, assez, plus, moins, tant, autant → verbe au pluriel.  Plus d ’ un, la moitié, le tiers, le quart, personne, tout le monde, chacun → vb au singulier.