Pour aborder la question de la dignité avec la 5°4, j’ai choisi de faire travailler les élèves sur le droit au logement. L’appel de l’Abbé Pierre en hiver 1954 (audio+texte) et la charte de l’association des Enfants de Don Quichotte ont été étudiés pour montrer la continuité d’un combat : donner un toit aux « couche dehors ». Après une réflexion sur le sens du mot « dignité », un travail graphique était demandé :
- construire un logo sur le droit au logement (exemples de logos d’Emmaüs sur leur fiche)
- à partir du travail des élèves, définir ce qu’est un logo (slogan / symboles)
- à partir d’un slogan « Ici on t’aime » (tiré de l’appel de l’abbé Pierre) et de symboles communs (cœur = amour, maison = espoir, main = entraide), construire un nouveau logo.
L’explication du logo et du mot dignité par les élèves
Jordan dit que « cette maison reflète la vie, le bonheur et l’espoir pour les moins bien lotis (pas de maison, pas de ressources)« . Lisa explique son logo : « Une femme montre à une femme pauvre qu’il possible de recréer une vie« . Pour Aymeric, « la dignité, c’est se sentir comme tout le monde« . Anissa écrit que « la dignité, c’est respecter tout le monde« . Thomas note qu’en « aidant quelqu’un et en l’aimant tout devient possible.«
Tout homme a droit au respect de sa personne. La dignité est garantie par la loi mais plus de 3 millions de personnes sont encore mal logées en France.










C’est noté Yasmine : je remplace le ?
Mr. C ‘est moi en haut à droite !
Extrait de l’appel lancé lors de l’hiver 1954 par l’Abbé Pierre
« Mes amis, au secours…
Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l’avait expulsée…
Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d’un presque nu.
Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer (…). Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s’accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait couvertures, paille, soupe, et où l’on lise sous ce titre CENTRE FRATERNEL DE DEPANNAGE, ces simples mots :
« TOI QUI SOUFFRES, QUI QUE TU SOIS,
ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T’AIME »