Foot story, le feuilleton d’un été pourri

Foot Story

Pezula Resort, un hôtel clinquant d’Afrique du Sud, est le théâtre de la nouvelle émission de télé-réalité de TF1 : Foot Story. Télé-réalité = télé-poubelle ? En tout cas, les joueurs ont la tête dans le sac…

Résumé de l’épisode précédent : Hier, dans Foot Story, Franck a dit que « c’est son cœur qui parle« , que Yohan « on a besoin de lui« , que c’est « n’importe quoi« , que « j’ai les boules« , qu’il « faut calmer un peu le truc parce qu’on est en train de faire n’importe quoi« . T’as vu la France comment elle souffre ? Je suis choqué.

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Pour dissoudre l’équipe française de football, tapez 1…

Pour demander la nationalité brésilienne, tapez 2…

Brevet des collèges : réviser les repères spatiaux [2]

Revoir les repères spatiaux de la France, cela se passe toujours sur le site curiosphère.tv

Pour accéder au carte, clique sur le lien hypertexte passé au fluo

et pour l’Europe…

Captures d’écran du site curiosphère.tv

Brevet des collèges : réviser les repères spatiaux [1]

Bonne pioche ! Le site curiosphère.tv présente des exercices interactifs pour réviser. Des informations ciblées sont données pour vous aiguiller vers la bonne réponse.

Pour accéder aux cartes, ne cliquez pas sur l’image mais sur le lien hypertexte passé au fluo.

D’abord, vous pouvez visualiser les grands repères terrestres grâce à une carte à calques : les lignes imaginaires, les fleuves, les zones climatiques (…) apparaissent successivement ce qui permet de bien les mémoriser. Pour revoir les grands domaines climatiques mondiaux, une carte vous invite à colorier chaque zone de la Terre en fonction du climat correspondant.

Ensuite, replacez les mégapoles sur cette carte de la répartition de la population mondiale.

La carte de l’élargissement de l’Union européenne (1957-2007) permet de resituer chacun des 27 pays de l’UE et leur date d’entrée dans la communauté.

Captures d’écran du site curiosphère.tv

Le rôle de l’historien est-il de juger ?

L’année dernière, le sujet de philo pour les Terminales L m’avait inspiré puisqu’il portait sur « L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?« . Cette année, c’est au tour de la série ES de plancher sur le métier d’historien et les finalités de l’histoire. Les deux sujets nécessitent une réflexion sur la construction de la vérité.  Je repêche dans mon billet précédent quelques éléments de réflexion mais, avant, traçons quelques pistes à suivre pour répondre au sujet :

« Le rôle de l’historien est-il de juger ? »

  • Comment l’historien et le juge font-ils pour s’approcher de la vérité ?
  • La vérité historique est-elle une vérité judiciaire ?
  • L’historien ne doit-il pas porter un jugement sur le passé pour construire un présent meilleur ?
  • Qu’attend la société de l’historien ?
  • Le travail de l’historien est-il d’écrire une histoire-sentence ?


Quand l’historien est appelé à la barre …

Avant d’être un sujet de philo, cette question rappelle un débat de société dans les années 1990. Ce qu’explique très bien Jean Leduc dans son article de 2009 intitulé « Les historiens français contemporains et la question de la vérité. »

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« Déjà effleurée lors du procès Faurisson (universitaire français condamné pour contestation de crime contre l’humanité) en 1984 (…), la confrontation entre vérité historique et vérité judiciaire s’élargit, dans la décennie 1990, quand les universitaires sont sollicités d’intervenir dans plusieurs affaires concernant la période de l’Occupation. D’une part, dans les procès Touvier (chef la milice française condamné pour crime contre l’humanité en 1994) et Papon (haut-fonctionnaire français condamné pour complicité de crime contre l’humanité en 1998), certains d’entre eux sont cités comme témoins et donc invités à dire, à la barre, « la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ». D’autre part, en réponse à des diverses demandes – publiques ou privées – leur expertise est requise (…). Si certains historiens de métier acceptent ces rôles de témoin ou d’expert, d’autres se récusent et un débat s’instaure qui atteint son apogée lors du procès Papon en 1998« 

L’impartialité dans la recherche des preuves : un point commun entre le juge et l’historien

Pas d’affirmations sans preuves, pas d’histoire sans faitsdit Antoine Prost dans ses leçons sur l’histoire. Les preuves permettent de faire émerger une vérité. Mais pour avoir des preuves, il faut des sources écrites (textes, …), iconographiques (images en tous genres), orales (témoignages) ou vidéos. Faire de l’histoire, c’est pister les traces du passé pour établir des faits. Pour arriver à son but, l’historien(ne) passe obligatoirement par la case “archives” pour croiser les sources, confronter les points de vue et tendre vers l’objectivité…

Mais, pour Antoine Prost, “l’objectivité est impossible en histoire… Plutôt que d’objectivité, il faudrait parler de distanciation et d’impartialité. La comparaison de l’historien et du juge est ici éclairante. Le juge ne peut être totalement objectif : dans l’appréciation qu’il formule sur un crime passionnel, ses sentiments personnels jouent inévitablement. Mais la procédure est contradictoire : les points de vue de l’accusation et de la défense sont défendus également, et les chroniqueurs disent impartial le juge qui tient la balance égale entre les deux parties, pose des questions sans parti pris, s’en tient aux faits. Ainsi doit-il en aller pour l’historien qui doit éviter les perspectives unilatérales.”un-juge-donne-son-verdict-au-tribunal_17449_w250

L’historien : tirer les leçons du passé pour un présent meilleur

Si la recherche de la vérité rapproche les métiers de juge et d’historien, l’analogie s’arrête là selon Marc Bloch. L’un juge et condamne, l’autre cherche à comprendre sans émettre de jugement de valeur. La décision d’un juge est irrévocable alors que le travail d’un historien peut être révisé. Mais l’historien n’est-il pas amené à « juger » lorsqu’il travaille sur Hitler ou Staline ? Ne doit-il pas montrer du doigt les affres du passé pour éclairer notre présent ? L’historien qui tire les leçons du passé s’engage aussi à bâtir un avenir meilleur en évitant aux citoyens de commettre les mêmes erreurs. Investi de ce rôle dans la société, l’historien doit cependant prendre ses distances avec ce que peut lui demander la société. L’historien est un chercheur, un enseignant mais il arrive qu’il soit convoqué à la barre d’un tribunal en qualité de témoin. Lorsque les historiens sont appelés à témoigner lors des procès Touvier ou Papon, ils sont appelés en qualité d’expert. L’historien, même spécialiste d’une période (la Seconde Guerre mondiale, l’occupation nazie en France), n’est pas juge. Il a par contre un devoir de responsabilité en tant que citoyen éclairé par ses recherches. Mais, en plein débat entre les parties civiles et la défense, l’historien risque d’être instrumentalisé lors d’un procès…

L’historien : le souci d’indépendance

« L’histoire n’est pas un objet juridique. Dans un Etat libre, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. » Cette phrase tirée de l’appel de 19 historiens« Liberté pour l’histoire ! » (2006) rappelle un des principes forts du métier d’historien. Entre sa liberté de chercheur et sa responsabilité d’expert, l’historien doit rester indépendant.



Mai 68 s’affiche

Bouclage du programme oblige, nous avons rapidement évoqué en cours les événements de mai 1968. Pour aller plus loin, baladez-vous sur le site de la Bibliothèque Nationale de France qui a réalisé une exposition très complète sur l’expression artistique de Mai 68.

Intitulée « Esprit(s) de 68″, l’exposition se compose de quatre entrées, reprenant des slogans d’époque :

  • non à l’ordre qui tue
  • l’art c’est vous
  • presse, ne pas avaler
  • participons au balayage

Les textes qui accompagnent les documents iconographiques (affiches, tracts, …) sont courts et résument bien la situation :

« La société française, en 1968, s’installe dans une paix durable et connaît une forte expansion économique qui nourrit une croyance infaillible dans le progrès. Cet optimisme cache toutefois une société bloquée qui aspire à de fortes mutations culturelles et sociales.

Loin de profiter à tous, la nouvelle société de consommation génère frustrations et critiques ; le pouvoir fort – incarné par De Gaulle dès 1958 – le manque de dialogue social et la sclérose des institutions nourrissent la contestation qui éclate le 22 mars chez les étudiants, et qui s’étend à d’autres catégories de la population lors du meeting de solidarité avec les étudiants de Nanterre du 3 mai 1968.

Figure tutélaire du pouvoir politique, image du père et symbole d’un temps révolu, le général De Gaulle incarne pour la jeunesse en colère le « mal » à combattre. Il est au centre de toutes les critiques et caricatures.

La composante fortement anti-autoritaire du mouvement de Mai 68 s’élève contre la rigidité de tous les appareils ou les institutions qui structurent la société : église, école, pouvoir politique, entreprise. »

Pour aller plus loin, une vidéo sur l’histoire des affiches de mai 68 du point de vue des collectionneurs.

http://www.dailymotion.com/videox4gmuv


Sources : capture d’images du site sur l’exposition « Esprit(s) de 68″ de la BNF

L’Afrique du Sud : les cartes de la nation arc-en-ciel

Avant le coup d’envoi de la Coupe du monde 2010, Jean-Christophe Victor présente l’Afrique du Sud dans son émission « Le dessous des cartes ». Un exposé clair et renseigné sur la nation arc-en-ciel qui permettra d’effacer les clichés publicitaires évoqués dans l’article « Coupe du monde : quand la publicité se fait tacler ». Pourquoi est-elle appelée nation arc-en-ciel ?

D’abord, parce que sa population de 49 millions d’habitants est métissée. Près de 80% de la population est d’origine africaine, de souches Bantou, Khoi et San. La colonisation européenne (hollandaise et anglaise) puis la découverte de mines d’or et d’argent ont contribué au brassage des origines (métis, asiatiques).

Arc-en-ciel aussi parce que l’Afrique du Sud a levé depuis 1991 le nuage sombre de 43 années d’apartheid. L’apartheid est une politique raciste où la population noire pourtant majoritaire devait vivre à l’écart des Afrikaners (les blancs d’origine européenne). Aujourd’hui, le climat politique est plus apaisé et chacun a les mêmes droits. Mais, comme le rappelle l’émission, les cicatrices de l’apartheid ne sont pas encore refermées (townships du Cap).

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L’Afrique du Sud a des cartes en main. Représentant à elle seule 25% du PIB du continent africain, elle possède de sérieux atouts dans son jeu : une agriculture productive, un secteur minier important (1er producteur d’or par exemple) et une industrie agro-alimentaire, sidérurgique ou électronique. Ainsi, le pays occupe la 24e place dans l’économie mondiale.

La nation arc-en-ciel reste encore inégalitaire avec 30% de la population vivant sous le seuil de pauvreté. Quels seront les effets de la Coupe du monde sur la société sud-africaine ? L’histoire reste à écrire. Au pied de l’arc-en-ciel, n’y a t-il pas toujours un trésor ?

Sources : Les cartes de l’émission « L’Afrique du Sud : balle au centre » et leurs commentaires sont à retrouver sur le site d’Arte.

Coupe du monde en Afrique du Sud : quand la publicité se fait tacler

En parcourant le site de France 24, un article a retenu mon attention : « La Coupe du monde en Afrique du Sud vue par les publicitaires : des tribus, des Jeeps et des animaux… »

L’auteur de l’article, Sean Jacobs, est né et a grandi en Afrique du Sud. Aujourd’hui enseignant à New York, il revient sur la description faite par les publicitaires de son pays natal et dénonce un condensé de clichés sur l’Afrique. Pour eux, resté à l’état sauvage (images de safari), le continent africain est pauvre (ballon artisanal) et la démographie galopante (les enfants qui courent). Bien sûr, la publicité est un exercice de style  : en quelques images, il faut marquer le téléspectateur. Mais il est sain d’en montrer les limites et les effets sur l’inconscient collectif.

Adidas : l’Afrique, la tête dans le sac…plastique

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Pour Sean Jacobs, cette publicité non-officielle d’Adidas est « insultante » pour l’Afrique du Sud. L’Afrique est finalement présentée comme une terre de récupération où les déchets constituent les seules richesses. Gonflés de sacs plastiques ou de préservatifs, les ballons bondissent dans les rues ou sur la plage, jamais sur un vrai carré vert.   Or, si on lit le témoignage de Sean Jacobs, une autre réalité existe :  »J’ai grandi dans un ghetto où il y avait un terrain de football avec une pelouse. Après l’apartheid, je jouais des matchs de division le samedi. Les arbitres étaient habillés en noir. Nous avions de véritables locaux pour le club. Et je n’ai surtout jamais croisé de ballons en préservatif. » Il ne s’agit pas de nier les difficultés du pays (30% de la population sud-africaine vit sous le seuil de pauvreté) mais de montrer que le traitement médiatique de l’Afrique est trop souvent caricatural.

Les stéréotypes se retrouvent dans la publicité. Dans les reportages aussi ? Un documentaire belge intitulé « Football made in Africa » a pour objectif de montrer une autre Afrique que celle présentée par les médias, loin de la « misère, de la souffrance et des conflits ». Dans le teaser du documentaire, le ballon en préservatif est signe d’ingéniosité et de débrouillardise.

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Mais ne montrer que des ballons sortis du sac, est-ce vraiment la meilleure solution pour présenter un visage plus réaliste de l’Afrique ? Alors, puisqu’il est difficile de saisir la réalité sur le continent africain, mieux croiser les sources et ouvrir l’œil… Une viste du blog de Sean Jacobs « Afrika is a country » offre justement un autre regard (à lire par exemple l’article sur les skaters en Ouganda avec leur skate park en terre séchée et en briques).

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Sources :

Pour voir l’épisode où Pemba, un jeune de Mozambique fabrique un ballon à l’aide d’un préservatif et de sac plastique, rendez vous sur le site de Football made in Africa.

Image : Photographie de Yann Gross




Vous avez dit « Digital natives » ?

Sébastien Raynal, journaliste à Cnet France, s’est récemment demandé : « comment un bébé réagit face à la nouvelle locomotive d’Apple : l’iPad » ? La réponse colle plutôt bien à ce dessin de presse. Nouvelles technologies ? Tout dépend pour qui… La semaine prochaine, Clémentine passe le B2I

http://www.dailymotion.com/videoxddya1

Image : Bébé branché, Nerilicon, dessin paru sur le site Caglecartoons