Adieu la vie, adieu l’amour …

C’est bien fini, c’est pour toujours,
De cette guerre infâme.
C’est à Craonne, sur le plateau,
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C’est nous les sacrifiés !
« 

La chanson de Craonne (clique pour écouter)

Refrain le plus célèbre de la Grande Guerre, la chanson de Craonne laisse entendre la souffrance  et la colère des poilus. En 1917, le Général Nivelle lance les hostilités au Chemin des Dames (Aisne, à côté du village de Craonne). Voulant en finir avec la guerre de tranchées, cette offensive se solde par un échec complet transformant les soldats en « chair à canon ». Une vague de désobéissance touchera alors une partie de l’armée (les mutineries).

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Cette chanson évoque le quotidien des soldats dans les tranchées, et aborde les mutineries, c’est une chanson engagée.
D’ailleurs, elle est interdite pendant le conflit, et la rumeur d’une récompense considérable pour celui qui dénoncerait son ou ses auteurs (un million de francs-or et la démobilisation immédiate) aurait circulée. En outre, cette interdiction dura en France jusqu’en 1974, date à laquelle le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, en a autorisé la diffusion sur les ondes.(source)
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Au moment de se pencher sur la notion de guerre totale, cette chanson raconte deux univers différents : le front et l’arrière.

Exercice :

  1. Comprendre la notion de guerre totale (fiche : lire une image en trois étapes)
  2. Ecoute la chanson de Craonne tout en lisant les paroles
  3. Comment est décrit l’arrière dans la chanson ?
  4. Pendant la guerre, quels contacts existent le front et l’arrière  ?
  5. Au terme de l’étude, réponds à la question suivante : « A l’arrière, tous des embusqués ?« 

Aller + loin : La chanson de Craonne étudiée par Sébastien Barbaud dans Le Labo son des Clionautes.

Une vidéo sur la bataille du Chemin des dames pour comprendre l’échec de l’offensive Nivelle et le désarroi des soldats

http://www.dailymotion.com/video/x32ccp

 

Source image :

Titre : Tranchée de première ligne : groupe de poilus devant l’entrée d’un abri, Hirtzbach, 16 juin 1916.
Auteur :Paul CASTELNAU (1880-1944)
Lieu de Conservation :Médiathèque de l’architecture et du patrimoine

3 commentaires

  1. Izzi dit :

    Bonjour pourrais vous mettre les reponses aux question 1 à 5 svp.
    Je vous remercie d’avance.

  2. Avec l’étude de la chanson de Craonne nous avons évoqué les « embusqués » (ceux qui ont cherché à éviter à tout prix les tranchées). Un historien, François Bouloc, a quant à lui étudié les « profiteurs ». Cet article du Monde nous en dit plus sur ceux qui ont largement profité de la guerre pour s’enrichir.

    http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/10/23/les-profiteurs-de-guerre-1914-1918-de-francois-bouloc_1110086_3260.html

  3. Parmi les chansons qui racontent l’histoire de la Première Guerre mondiale, « La chanson de Craonne » livre la part du cauchemar des poilus. « La Madelon » reste quant à elle un « bon souvenir de la guerre de 14 » comme l’explique très bien Bertrand Dicale sur France info :

    http://www.france-info.com/chroniques-ces-chansons-qui-font-l-histoire-2010-08-19-quand-madelon-459109-81-472.html

    « Pour le repos, le plaisir du militaire
    Il est là bas à deux pas de la forêt,
    Une maison au mur tout couvert de lierre
    Au  » Tourlourou « , c’est le nom du cabaret.
    La serveuse est jeune et gentille,
    Légère comme un papillon,
    Comme son vin son œil pétille,
    Nous l’appelons la Madelon.
    Nous y pensons le jour, nous en rêvons la nuit,
    Ce n’est que Madelon mais pour nous c’est l’Amour. »

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