L’obsolescence programmée : quand l’industrie nous fait le coup de la panne


« Un produit qui ne s’use pas est une tragédie pour les affaires » disait en 1928 un magasine américain. « Prêt à jeter », un documentaire diffusé sur Arte décortiquait l’obsolescence programmée, une stratégie où les produits qui durent sont un désastre pour la société de consommation. En effet, plus la durée de vie d’un produit est longue, moins nous consommons. Alors pour donner un coup de fouet au commerce et continuer d’exploiter le filon, l’industrie nous fait le coup de la panne.

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C’est dans les années 1920 que commence cette économie du gaspillage. Des ampoules sont mises au point pour durer 2500 heures : les professionnels du secteur décident alors de raccourcir son espérance de vie (1000 heures) pour continuer à vendre toujours plus. Les bas en nylon, les imprimantes, les machines à laver, l’I.Pod seraient ainsi programmés à lâcher leur dernier souffle de façon prématurée.

Extrait du rapport des Amis de la terre sur l'obsolescence programmée

Concevoir un produit pour qu’il tombe en panne pose évidemment une question d’éthique pour les ingénieurs. Le consommateur doit quand à lui rester vigilant. Les outils utilisés pour lui faire ouvrir son porte-feuille sont redoutables :

Il paraît qu’un nouveau produit est conçu toutes les trois minutes dans le monde. La société de consommation nous tente et titille nos pulsions d’achat. Pourtant des choses durent et se transmettent : le combiné Jeannette de Moulinex daté par la main de ma grand-mère au 31 mai 1970 a râpé des carottes pour trois générations et rend déjà aimable la quatrième. A l’ère du jetable et du coup de la panne, c’est presque un exploit…

Aller + loin :

Un rapport des Amis de la terre définit l’obsolescence programmée comme :

« …le processus par lequel un bien devient obsolète pour un utilisateur, parce que l’objet en question n’est plus « à la mode » ou qu’il n’est plus utilisable. Cette stratégie est planifiée ou programmée par les entreprises, et le raccourcissement de la durée de vie est pensé dès la conception du produit. Cela crée en permanence chez le consommateur un besoin concret (l’appareil ne fonctionne plus) ou le sentiment du besoin (l’appareil ne lui plaît plus) de racheter de nouveaux biens.« 

Dans les années 1930, l’Américain Bernard London pense l’obsolescence programmée comme une stratégie efficace pour surmonter les conséquences désastreuses du krach boursier de 1929. Si la consommation est forte, les entreprises produisent plus et le plein emploi est envisageable.

Les conséquences de l’économie de gaspillage au Ghana : des poubelles à ciel ouvert ouvertes par la consommation déraisonnable des pays riches.


Douce France, « les façons d’être français »

En 2009, le débat sur l’identité nationale avait provoqué une polémique. Face à cette initiative du gouvernement français, l’historien Pap NDiaye avait fait part de ses craintes : « Il y a tellement de façons d’être français qu’il serait triste que le gouvernement nous dicte ce qu’est être français. » A cette époque, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, évoquait une chanson dont l’air trotte encore dans la tête de nombreux Français : « La défense de notre modèle culturel et de la Douce France chantée par Charles Trenet, passent par la redéfinition de notre identité nationale« . La référence à ce monument de la chanson française mérite bien une petite explication.

Pour aborder ce thème, vous allez écouter et comparer deux versions de ce standard de la chanson française : celle de Charles Trenet et du groupe Carte de séjour.

Document3

En 1942, alors que les Allemands occupent le pays, Charles Trenet écrit « Douce France« . A l’époque, il est la nouvelle grande star de la chanson française : il s’intéresse au jazz, se proclame « zazou d’honneur » ce qui déplaît fortement au pouvoir en place. « Douce France » est une véritable déclaration d’amour à la France qui vit alors les moments sombres de son histoire. Plusieurs interprétations de la chanson existent mais pour l’INA « si les censeurs de Vichy font mine de prendre pour un acte d’allégeance à la révolution nationale pétainiste cette apologie du terroir et de ses valeurs ancestrales, la population n’est pas dupe et l’entend à l’inverse aussitôt comme l’hymne de cœur d’une sorte de résistance passive dans laquelle commence alors de s’installer une partie du pays. »

http://www.dailymotion.com/videox4yrv6

 

Questions :

1. Relève des paroles montrant que « Douce France » ressemble à une chanson d’amour.

2. Explique « Oui, je t’aime dans la joie et la douleur« 

3. A quoi ressemble la France de Charles Trenet ?


Document3 - copie

L’INA rappelle que « Carte de Séjour, jeune groupe fondé au tournant des années 80 et composé essentiellement de musiciens français issus de ce qu’on appelle alors la « seconde génération » de l’immigration maghrébine, n’est pas totalement inconnu lorsqu’il met à son répertoire en 1986 ce monument de la chanson française. Sa participation en 1983 au grand concert organisé Place de la Bastille en point d’orgue à la « Marche des Beurs » (cette imposante manifestation nationale « pour l’égalité et contre le racisme » faisant suite aux émeutes des Minguettes) en a déjà fait l’un des porte-drapeaux politique et artistique d’une jeunesse issue de l’émigration, et désirant prendre pleinement sa place au sein de la communauté nationale. Mais c’est incontestablement cette version arabisante de Douce France qui va marquer les esprits et servir de tremplin décisif, en pleine montée de l’extrême droite à travers les succès électoraux du Front National, aux revendications des jeunes beurs.« 

Ecoute maintenant la version de Carte de séjour en cliquant ici.


Image 1

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4. Quelles sont les influences musicales de cette version de Douce France ?

5. A ton avis, quel message veut faire passer le groupe ?


Résumé de la séance élaboré en classe

La version de Douce France interprétée par Charles Trenet évoque avec nostalgie et amour le territoire national (« Je t’ai gardée dans mon cœur », « Oui, je t’aime », …). La France apparaît comme un pays où il fait bon vivre alors qu’en 1942 la France est occupée.

Quand en 1986, Carte de séjour reprend ce titre, les artistes veulent montrer une autre facette de la France : un pays métissé et multiculturel. A cette période, le Front national se développe et les émeutes dans les cités sont très médiatisées.

En 2005, des émeutes ont embrasé certaines banlieues. Certains Français ne se sentent pas citoyens à part entière. Certains ne se sentent pas reconnus mais la violence n’est pas une solution. Il faut s’emparer de ses armes de citoyen : le droit de vote, l’association, l’art, …

Source image

Plantu, entre deux chaises, 1985, Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Débat argumenté : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?

En quelques années, Facebook a conquis l’Hexagone. En 2011, 25 millions d’utilisateurs français disposaient d’un profil sur le réseau social crée par Mark Zuckerberg. Encensé ou critiqué, Facebook ne laisse pas indifférent et soulève régulièrement des débats dans notre société.

OBJECTIFS :

  • Travailler en groupe et en autonomie
  • Formuler son opinion par écrit et à l’oral
  • Participer à un débat argumenté ayant pour thème : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?
  • Construire son identité numérique

GROUPES 1 et 2 : Facebook, un espace de libre expression

DOCUMENT 1 : Un article de Libération et deux dessins de presse expliquant le rôle des réseaux sociaux lors du printemps arabe.

DOCUMENT 2 : Des jeunes s’expriment librement

Une capture d’écran de la page « La dernière lettre » où une jeune internaute met régulièrement en ligne un chapitre de son livre.

DOCUMENT 3 : Facebook et les limites de la liberté d’expression

Un article du journal Le Monde, Facebook coopère avec la justice pour identifier un néonazi, le 30 décembre 2011.

DOCUMENT 4 : Qu’est-ce qu’on peut pas écrire ou dire sur Facebook ?

Une capture d’écran du site Facebook sur les abus et les infractions aux règlements

GROUPES 3 et 4 : Facebook, un réseau social en questions

DOCUMENT 1 : Qui dois-je accepter comme ami sur Facebook ? 

Un article de la p@sserelle, « Qui doit entrer dans la toile de mon réseau ? », 15 novembre 2012

DOCUMENT 2 : La cyber-intimidation : quelles solutions ?

Un article de France soir, Harcèlement sur Facebook : « nous avons été traumatisées », 6 mai 2011

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DOCUMENT 3 : Facebook, espace de vie privée ou publique ?

Un article du Monde, « Pourra t-on bientôt insulter son patron sur Facebook ? »,10 janvier 2012

http://www.dailymotion.com/videoxfozh2

DOCUMENT 4 : La relation profs-élèves sur Facebook

Deux avis d’enseignants sur la question publiés dans le journal Libération du 7 février 2011

D’autres pistes à creuser

Source images

La grève dans les aéroports : quand deux libertés s’affrontent

Comme nous l’avons vu en cours, la république française garantit des libertés individuelles (ex : se déplacer) et des libertés collectives (ex : faire grève). Mais il arrive qu’à un moment donné des libertés ne soient pas compatibles entre elles et que des conflits apparaissent. C’est ce qui est arrivé au cours du mois de décembre 2011 dans certains aéroports français où une grève des agents de sûreté a provoqué l’annulation de certains vols.

Droit de grève contre liberté de se déplacer : quand deux libertés s’affrontent, comment faire pour que l’intérêt général l’emporte ?

OBJECTIFS de la séance :

  • Travailler en groupe et en autonomie
  • Rédiger un résumé
  • Exposer ce résumé à l’oral
  • Prendre en compte le point de vue de chaque acteur du conflit pour se forger une opinion

Consigne : La classe est divisée en 4 groupes afin d’étudier le rôle et les réactions des 4 acteurs de ce conflit social :

  • les grévistes,
  • les entreprises,
  • les passagers,
  • l’état.

Chaque groupe travaille sur un dossier documentaire afin de rédiger un texte expliquant la position de chaque acteur dans le conflit. Il faudra ensuite le présenter à l’oral.

Suite à ce travail, nous mettrons en parallèle deux articles de lois car l’exercice des libertés est inséparable du droit.

* L’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dit :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

* L’article 13 de la Déclaration Universelles des Droits de l’Homme de 1948 dit :

« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un état.« 

 

GROUPE 1 : Les grévistes

Document 1 : Comment et pourquoi faire grève ?

L’appel à la mobilisation du personnel de la sûreté aéroportuaire par la CGT, 8 décembre 2011.

Document 2 : Le droit de grève en question

Un communiqué de presse de la CGT : « Avant de toucher au droit de grève, il faut négocier sur les revendications ! », 20 décembre 2011.

http://www.dailymotion.com/videoxn19qb

Document 3 : La résolution du conflit social

Un article de La Croix, « La grève des aéroports touche à sa fin », daté du 26 décembre 2011

GROUPE 2 : Les entreprises et les aéroports

Document 1 : Que réclament les salariés aux entreprises ?

L’appel à la mobilisation du personnel de la sûreté aéroportuaire par la CGT, 8 décembre 2011.

Document 2 : La réponse de la Brink’s (société qui emploie des agents de sûreté) au début du conflit

Un article d’Europe 1 : « La Brink’s accuse les syndicats », 18 décembre 2011

Document 3 : L’aéroport de Lyon dans le conflit

Une information donnée par l’Aéroport de Lyon le 17 décembre 2011 sur sa page Facebook

 

Document 4 : Un compromis pour résoudre le conflit social

Un article de La Croix, « La grève des aéroports touche à sa fin », daté du 26 décembre 2011

GROUPE 3 : Les passagers

Document 1 : Une photographie prise à l’aéroport de Lyon publié dans Le Progrès du 17 décembre 2011

Document 2 : Un dessin de Plantu paru dans le Monde du 18 décembre 2011

Document 3 : Des avis de passagers sur la page Facebook de l’aéroport de Lyon, 17 décembre 2011

GROUPE 4 : L’état

Document 1 : Le droit de grève, un droit inscrit dans la constitution

Un article sur le droit de grève sur le site viepublique.fr

Document 2 : Trois ministres sur le terrain, « la liberté de se déplacer est aussi un droit constitutionnel »

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Document 3 : Une proposition de loi : le service minimum dans les aéroports

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Document 4 : L’avis d’un journaliste sur l’action de l’état

Un article du Monde : « Quand le droit de grève est pris en otage », 23 décembre 2012

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme illustrée

Sur le site de TV5, les dessinateurs de Cartoonig for peace ont illustré les 30 articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme rédigée par l’Organisation des Nations Unies à l’issue de la deuxième guerre mondiale, le 10 décembre 1948. Une façon originale de « découvrir les Droits de l’Homme et leurs thèmes variés – liberté, égalité, dignité, éducation – à travers la vision pleine d’humour et d’irrévérence des dessinateurs de presse, tels Plantu, Chappatte, Glez, Wiaz  Boligan et bien d’autres.« 

Pour accéder au site, clique ici

Voir les dessins

Article 21

« 1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.

3. La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. »

Sources image : Plantu / Michel Kichka

G6, G7, G8, G20 : les grands de ce monde

A partir 1975, l’idée d’une rencontre annuelle entre les dirigeants des plus grandes puissances industrielles au monde apparaît. Les problèmes économiques et politiques rencontrés par la communauté internationale sont au centre des discussions. Comme le montre cette caricature, le groupe est l’objet de critiques de la part de citoyens et d’associations. Ils estiment que les mesures prises par le G8 servent avant tout les intérêts des pays riches et pas ceux des habitants de la  planète. L’évolution de ce groupe est en tout cas révélatrice d’un monde plus multipolaire (plusieurs états décident des affaires du monde) mais encore très inégalitaire.

L’évolution et l’avenir des « grands de ce monde »

G6 (1975)

Lors du 1er sommet à Rambouillet (France), les 6 plus grandes puissances du moment sont réunies :

- les Etats-Unis, le Japon et quatre pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie)

G7 (1977)

En 1977, le Canada et l’Union européenne rejoignent ce club très fermé.

G8 (1997)

Le 8ème pays est la Russie. Si Mikhaïl Gorbatchev avait été invité au sommet du G7 en 1991, il faut attendre 1997 pour que Boris Eltsine s’attable avec les leaders occidentaux. C’est au sommet de Denver (Etats-Unis, 1997) que la Russie est associée au groupe car pour les Occidentaux ce pays a achevé « une transformation historique en devenant un Etat démocratique à économie de marché ».

Le fonctionnement

- une réunion par an dans un des pays membres

- des thèmes de discussion qui reflètent les préoccupations du moment (l’économie, le terrorisme, le nucléaire, la géopolitique, l’environnement, …)

- des sherpas représentent chacun des 8 dirigeants et préparent en amont le sommet du G8

- des véritablesmesures ou des effets d’annonce ? C’est la question que se posent certains observateurs…

CONSTAT : Le G8 est formé de puissances économiques de l’hémisphère Nord qui composent la Triade. 14% de la population mondiale se partagent 65% des richesses. L’élargissement à 14 pays (Chine, Inde,  Afrique du Sud, Égypte, Brésil et Mexique) a été évoqué par Silvio Berlusconi, 1er ministre italien, qui accueillait ses homologues à La Maddalena pour le sommet de 2009. 

Le G20 (1999)

Le G20

Les pays du G20 regroupent des pays riches et des pays émergents. Ils représentent 90% du PIB mondial, 80% du commerce international et les 2/3 de la population mondiale.

Sur le site du G20, on trouve une vidéo expliquant comment est né ce groupe, qui en fait partie et quels sont ses objectifs.

http://www.dailymotion.com/videoxfbro6

D’après La Dépêche.fr, le G20 est né « à l’initiative du G7. Suite aux crises financières qui avaient éclaté successivement en Asie, en Russie et en Amérique latine, ce club de pays riches a voulu mettre en place une instance élargie où les principales puissances mondiales, y compris les pays émergents, pourraient travailler en commun à résoudre et éviter ces turbulences. Plus largement, le G20 sert aussi de forum sur les questions budgétaires et monétaires, de croissance, de commerce et d’énergie. »

En 2009, le G20 se réunissait à Londres pour trouver des solutions à la crise financière et économique. A l’époque, chacun s’accordait à dire que « les dysfonctionnements du capitalisme sont à l’origine de la crise » mais deux visions s’affrontaient comme le dit le journaliste Jean-Bernard Cadier. La maison brûle : faut-il éteindre le feu ou tout reconstruire ?

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En 2010, les 20 pays les plus industrialisés de la planète se retrouvent à Séoul (Corée du Sud). Le sommet a lieu en Asie, une preuve de la place prise par les pays émergents dans l’économie mondiale. Ce rendez-vous sera marqué par « la guerre des monnaies » (expliquée dans cette vidéo de France 24). La Chine est accusée de sous-évaluer sa monnaie pour doper ses exportations. La politique américaine est aussi critiquée car elle risque de fragiliser les économies européenne et asiatique.

Cette année, le G20 se réunit à Cannes. La crise grecque et le plan de sauvetage de la zone euro sont au centre de toutes les attentions. Le projet d’une taxe sur les transactions financières avance.

Robin des bois (un collectif d’associations comme Oxfam, Attac, …) demandait cette taxe bien avant le G20. Pourquoi ?

« Une taxe Robin des Bois sur la finance permettrait de dégager des centaines de milliards d’euros chaque année pour lutter contre la pauvreté et le changement climatique. Elle contribuerait à réduire la spéculation financière et à redistribuer les richesses. La France doit montrer l’exemple et la mettre en place en 2011 à l’occasion du G20.« 

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Sources :

Dessin de presse : G-8, Angel Boligan, 06/08/2007 / CagleCartoons.com

Images : Infographies du journal Le Monde et de Liberation

Aller plus loin

Un article de France 24, « Le G20, à quoi ça sert ?« 

Une leçon d’économie à la sauce Mozinor : le G20 vu par le docteur CAC de France 5 qui « explique avec simplicité et humour les grandes questions économiques. »
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Marmelade – Playlist 10 titres –

10 titres pour une marmelade de sons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#1. Queens of the Stone Age – If only
#2. The Pack a.d. – Haunt You
#3. Moreland & Arbuckle – Purgatory
#4. Aerosmith ft. Run DMC – Walk This Way
#5. Blitz The Ambassador – Breathe
#6. Braille, Ohmega Watts, Surreal & DJ Idull – Four days in Geneve
#7. The Delano orchestra – …
#8. Toots & Ben Harper – love is gonna let me down
#9. Terry Hall & Mushtaq Feat. Damon Albarn – Ten Eleven
#10. Buck 65 & Jenn Grant – Who By Fire

Immigration tunisienne : l’eldorado européen

138 kilomètres : c’est la distance qui sépare le littoral tunisien de l’île italienne de Lampedusa. Porte d’entrée de l’Europe, Lampedusa accueille des migrants tunisiens venus tenter leur chance au-delà de la Méditerranée (environ 20 000 personnes en avril 2011). Une question simple se pose en voyant ce flux de population : mais pourquoi partent-ils ? Alors que le parfum du jasmin flotte encore en Tunisie, pourquoi des jeunes ont-ils choisi le départ vers l’Europe ? Une révolution a chassé du pouvoir le dictateur Ben Ali, l’espoir de fonder une démocratie est permis. Pour comprendre ce flux migratoire, une sélection de documents pour répondre à cinq questions :

  • Qui part ?
  • D’où partent-ils ?
  • Pourquoi partir ?
  • Pourquoi partir maintenant ?
  • Comment sont-ils accueillis ?


- Une carte du journal Le Figaro parue le 16 février 2011

- Un extrait de l’émission C dans l’Air présentée par Yves Calvi, « Après la révolte, l’exode ». Pour une meilleure qualité d’image et de son, la vidéo est disponible sur le site de l’émission.

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- Medhi Houas, le ministre tunisien du Tourisme explique la situation au journal France soir (14 février 2011)

FRANCE-SOIR : Des milliers de Tunisiens fuient leur pays, comment expliquez-vous cette situation ?

MEHDI HOUAS Je suis très étonné que les gens en France et en Europe tombent des nues ! La situation n’a pourtant pas changé, les pauvres du Sud veulent toujours rejoindre l’eldorado du Nord.

F.-S. Cinq mille personnes en cinq jours, c’est du jamais-vu !

M. H. Il y a eu une révolution ici. Pendant un mois, le pays a été paralysé ; 350.000 personnes vivent du tourisme (6 % du PIB tunisien, NDLR) et sont en situation de doute. Certains sont pris de panique. C’était une chose prévisible. Ce n’est pas parce que l’on s’est débarrassé de la dictature que tout s’est arrangé. La différence, c’est que nous n’avons plus une seule famille (Ben Ali) qui pompe les finances du pays, voilà tout. Mais il y a toujours 10 millions d’habitants, dont certains pensent qu’il n’y a plus d’espoir. Je suis là pour le leur rendre.

F.-S. Il est paradoxal qu’ils perdent espoir au moment où le pays se démocratise…

M. H. Il n’y a pas eu de touristes en janvier, en février non plus. Si l’on ne fait rien, ce n’est pas 4.000 Tunisiens qui partiront mais 350.000.


- Le témoignage de Sirine, une Française qui habite Zarzis, une ville touristique du sud du pays (trouvé dans un article de France 24 : « Il y a depuis toujours cette obsession du rêve européen »).

« Zarzis s’est vidée de sa jeunesse ces dernières semaines. Les terrasses de café sont désertées, on voit très peu de jeunes dans la rue. Tous n’ont qu’un seul objectif : profiter de l’absence de contrôle pour partir en Italie. J’habite à 300 mètres de la plage qui est, avec le port, l’un des deux points de départ pour immigrer clandestinement en Italie. (…) Avant, les immigrés clandestins passaient par la Libye. Maintenant, ils partent directement d’ici. Les capitaines des bateaux vous demandent 2.000 dinars [1036 euros] pour le voyage. Il n’y a presque plus de police ici et les quelques militaires présents dans la ville ne font rien pour arrêter cet exode, alors que cela se passe sous leurs yeux, car ils ont peur de se mettre la population à dos.

Ici, à Zarzis, il y a depuis toujours cette obsession du rêve européen. Beaucoup de membres de la famille de mon mari sont déjà partis. Pourtant ils ne souffraient ni de la misère, ni du chômage. Moi j’essaie d’expliquer aux candidats au départ qu’il ne fait pas forcément mieux vivre en France, là où ils veulent tous aller. Mais ils ne voient que le salaire. Ils se disent que même s’ils gagnent 1500 euros à Paris, c’est toujours 10 fois plus qu’ici. Ils ne se rendent pas compte du coût de la vie dans l’Hexagone. »


- Une vidéo de BFM TV expliquant la tension entre la France et l’Italie au sujet de l’immigration tunisienne

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Aller plus loin :

http://www.dailymotion.com/videoxh5oe2


Le primtemps arabe par Mathilde 3°1

Le printemps arabe 

A l’aide d’un dossier documentaire, les élèves de 3ème ont consolidé leurs connaissances sur le printemps arabe. Pour conclure ce travail, ils ont rédigé un paragraphe argumenté. Mathilde (3°1) a présenté son résumé organisé à l’oral et vient de taper son texte sur la p@sserelle. Une méthode de travail solide et des connaissances précises : un cocktail gagnant pour réussir ! 

Revendications

    Le printemps arabe commence en décembre 2010. Quel bilan peut-on faire 10 mois après le début des révoltes ?

Le suicide d’un jeune Tunisien en décembre 2010 déclenche une révolte. Le peuple tunisien ressent un sentiment d’injustice et commence à manifester contre Ben Ali  au pouvoir depuis 23 ans. Il réclame plus de droits et de libertés et  dénonce des conditions de vie difficiles telles que le prix élevé de la nourriture et le chômage.

     Les régions du Moyen Orient (comme la Syrie avec Bachar Al-Assad) et du Grand Maghreb (comme la Libye avec Kadhafi) ont suivi l’exemple de la Tunisie et se révoltent. Entre décembre 2010 et septembre 2011, 6 pays se sont révoltés (la Libye,la Tunisie, l’Égypte, la Syrie, le Bahrein et le Yémen) et seulement 3 jusqu’à aujourd’hui ont obtenu leurs libertés.          

   Mais toutes ces révolutions sont différentes. La Tunisie a obtenu sa liberté après la fuite du dictateur Ben Ali sans grande perte. En Libye, la répression sanglante du dictateur Mouammar Kadhafi  au pouvoir depuis 42 ans a nécessité l’intervention de l’ONU (Organisation des Nations Unies). Le passage de la dictature à la démocratie sera long puisqu’il nécessitera de nouvelles élections et une nouvelle constitution.

     Les révoltes sont différentes d’un pays à l’autre, la démocratie est longue à mettre en place et le succès n’est pas garanti.

Mathilde (3°1)

Source image : Dessin de Sondron paru dans L’Avenir

C’est la rentrée, ça baigne…

L’heure de la rentrée a sonné, il est temps de replonger avec plein de bouillon dans le bain de l’école. Une école qui pousse à l’excellence et qui sait aussi tendre des perches pour ne pas perdre pied. Comme sur cette photo de François Kollar (1931) prise dans une piscine où des futurs mineurs apprennent à nager sous l’œil bienveillant de l’adulte. Un espace de liberté encadré où chacun trouve son rythme et où on aide certains à se jeter à l’eau. Ces jeunes baignent et brassent vers l’autonomie en groupe harmonieux… Au centre de la photo, seul, un enfant ne trempe que ses orteils. C’est justement celui-là qui préoccupe le maître-nageur : il ne serait que l’ombre de lui-même s’il n’allait pas l’aider à apprendre. Une photo qui résume la conception que je me fais de l’ambitieux métier d’enseignant.

Une pensée aussi pour les Waldeckien(ne)s qui évolueront cette année dans le grand bassin du lycée et pour les jeunes profs qu’on pousse beaucoup trop sèchement dans le grand bain…

Bonne rentrée à tous !

E.G

Source : Photographie prise par François Kollar présentée à l’exposition François Kollar et la mine : 1931, photographier le travail.