La crise : la fin de l’eldorado américain ?

Pour illustrer notre cours sur « les visages des Etats-Unis de Barack Obama« , voici une vidéo du Monde.fr intitulée :

« La crise aux Etats-Unis décourage les clandestins à la frontière mexicaine »

http://www.dailymotion.com/videox8wk8a

Ce photo-reportage met en lien plusieurs thématiques de notre cours (l’eldorado américain, l’immigration clandestine, la crise économique). Selon la journaliste, « la crise économique a réduit d’un quart le nombre d’immigrés  arrêtés à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis« . Le responsable d’un centre d’aide catholique affirme que les migrants « ne croient plus au rêve américain« . Pour la police des frontières américaines, c’est le renforcement de la surveillance qui explique cette diminution. Cependant, seule 1 personne sur 4 traversant illégalement est reprise à la frontière. Beaucoup de sud-américains continuent donc de tenter leur chance.

Ce constat fait en 2009 est repris aujourd’hui dans un article du Courrier International daté de mai 2012 et intitulé : « Les Etats-Unis ne font plus rêver les Mexicains ». Selon le Washington Post, c’est la première fois depuis la Grande Dépression que « les Mexicains sont plus nombreux à quitter les Etats-Unis qu’à y entrer ». La baisse de l’immigration mexicaine serait due « au renforcement des contrôles à la frontière, à la faiblesse du marché du travail et du secteur du bâtiment aux Etats-Unis, à l’augmentation du nombre d’expulsions et à la diminution du taux de natalité chez les femmes mexicaines« .

Cette carte trouvée sur le site d’un collègue d’histoire-géographie permet de comprendre les enjeux autour de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique (le Mexamérique).

Au lendemain de l’élection de Barack Obama, les médias insistaient sur les défis que le président fraîchement élu devait relever. Cette vidéo de France 3résume bien la situation et montre que la superpuissance américaine est vulnérable.

Source image : capture d’écran du site Le Monde.fr

Pour aller plus loin :

Un article intitulé « Mexique / Etats-Unis : frontière, immigrations, inégalités sociales«  publié sur le site de Géographie sociale

Le Droit à l’école : la loi sur l’absentéisme scolaire

Depuis 1959, la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. Aller à l’école est à la fois un droit et un devoir. C’est aussi la condition première de la réussite d’un élève. Pour le Ministère de l’Education nationale, « la lutte contre l’absentéisme scolaire doit donc mobiliser tous les membres de la communauté éducative. » Selon l’article L131-8 du code de l’éducation on parle d’absentéisme «lorsque l’enfant a manqué la classe sans motif légitime ni excuse valable au moins quatre demi-journées dans le mois ». D’après les chiffres de l’Education nationale pour l’année 2009-2010, l’absentéisme touchait 2,3% des collégiens, contre 4,9% des élèves en lycées généraux et technologiques et 14,2% en lycées professionnels. Pour apporter des solutions à ce problème, une loi visant à lutter contre l’absentéisme scolaire a été votée en 2010.

D’après Eric Ciotti, le député UMP à l’origine de cette loi, depuis que le texte est entré en vigueur au troisième trimestre 2011 « 32.000 familles ont été convoquées par les inspecteurs d’académie concernés, à cause de l’absentéisme de leurs enfants. Et plus de 99% des élèves ont repris, après cette convocation, le chemin de l’école de la République. » Malgré les résultats affichés par l’UMP, cette loi est contestée. Elle est aujourd’hui un des thèmes de la campagne présidentielle.

C’est en étudiant ce problème de société et la réponse apportée par la loi que nous allons commencer notre chapitre intitulé « La France : un Etat de droit ».

OBJECTIFS

  • Aborder le Droit à partir d’un texte de loi inscrit dans la vie quotidienne
  • Comprendre qu’aller à l’école est à la fois un droit et un devoir
  • Comprendre qu’un texte de loi peut provoquer un débat dans la société
  • Identifier les arguments pour et contre la loi puis exposer son opinion

La question de l’absentéisme scolaire posée au Journal télévisé de France 2

http://www.dailymotion.com/videoxfe3pq

Une interview d’Eric Ciotti, député à l’origine de la proposition de cette loi sur l’absentéisme scolaire

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Benoît Hamon, porte-parole du Parti Socialiste, dit que si François Hollande est élu, la loi Ciotti visant à lutter contre l’absentéisme scolaire en suspendant ou supprimant les allocations familiales serait abrogée.

http://www.dailymotion.com/videoxgpip8

Le regard de deux dessinateurs de presse sur la loi

par Lasserpe (31.01.2011)

par Man (08.07.2010)

Aller + loin

 

 

Débat : Quel avenir pour l’énergie nucléaire en France ?

76% de l’électricité produite en France vient de l’énergie nucléaire. Pour le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), le nucléaire offre plusieurs avantages. Le CEA souligne que « grâce à son parc de 58 réacteurs, la France atteint un taux d’indépendance énergétique proche de 50%, lui garantissant une grande stabilité d’approvisionnement. » De plus, « le nucléaire est une énergie qui n’émet pas de gaz à effet de serre.«  Mais le 11 mars 2011, la catastrophe de Fukushima a ravivé les peurs et le débat autour du nucléaire. Plusieurs collectifs comme « Sortir du nucléaire » dénoncent le risque de catastrophe nucléaire en France et appellent les pouvoirs publics à repenser la politique énergétique de notre pays.

Dans le paysage politique français, la question du nucléaire divise. Favorable à une sortie du nucléaire, Greenpeace a passé au crible les candidats à la présidentielle, leurs choix et leurs engagements pour  l’avenir énergétique de la France. Dans ce document interactif, Greenpeace classe comme « engagés, attentistes ou rétrogrades » les candidats à la présidence de la République. 

Le parti Europe Ecologie Les Verts propose de passer à 40% en 2020 la part du nucléaire dans la production énergétique française. En 2031, l’objectif est d’arriver à 0%. Mais, il existe aussi dans la mouvance écologiste un courant pro-nucléaire. L’Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN) se donne pour objectif « de faire connaître les avantages écologiques de l’énergie nucléaire et de rassembler des personnes favorables à une utilisation intelligente à des fins pacifiques de l’énergie nucléaire, dans un esprit de respect de l’environnement, avec une bonne gestion des déchets nucléaires« .

Face à ces points de vue divergents, le citoyen français est amené à faire un choix et cela nécessite une certaine culture scientifique. Pour revoir ses fondamentaux, Curiosphère explique dans ce mini-site le fonctionnement d’une centrale nucléaire ou encore la gestion des déchets radioactifs. Si vous ne savez pas ou plus ce qu’est l’atome, la radioactivité et la fission nucléaire, profitez de cette ressource pour faire le point.  

 

 

 

 

Dans le débat sur le nucléaire, la question des déchets radioactifs occupe une place importante. L’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) travaille depuis 25 ans sur le stockage profond de ces déchets et la construction d’un site de stockage dans le département de la Meuse est prévue pour 2025. Pour sensibiliser la population à cette question, l’ANDRA a lancé une campagne d’information (affiche, vidéo) en rappelant par exemple qu’un Français produit en moyenne 2 kgs de déchets radioactifs par an. 

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Au cœur de ce débat, Internet est un média incontournable pour faire passer son message. Cette vidéo d’un militant favorable à la sortie du nucléaire montre que les  citoyens s’emparent actuellement de cet enjeu de société.

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Pris dans les logiques énergétique, économique, politique et environnementale, le débat sur le nucléaire demande un vrai travail de vulgarisation de la part des acteurs du nucléaire et de leurs détracteurs pour qu’une majorité de Français puissent saisir les enjeux et se forger une opinion.

Pour aller + loin

Un dossier à écouter sur France info « Le nucléaire, excellence française ? » 

Auto-stop : revue de web [4]

Sur l’autoroute de l’information, les nouvelles circulent à toute allure. Avec l’auto-stop, on arrête 5 liens qui ont du coffre et en voiture !

UN GRAPHIQUE

LeParisien.fr collecte depuis 2011 les résultats des intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle. Out : Hervé Morin et Christine Boutin, qui flirtaient avec les 0%, viennent d’annoncer leur retrait de la course à l’Elysée pour rallier la candidature de Nicolas Sarkozy.

UN TEXTE

Mercredi, Nicolas Sarkozy a levé un secret de Polichinelle en annonçant sur TF1 qu’il était candidat à sa propre succession. Mais, comment sont sélectionnés les candidats à l’élection présidentielle ? Le site viepublique.fr apporte les éléments de réponse.

« Depuis la loi organique du 14 avril 2011 tout citoyen âgé de plus de 18 ans (au lieu de 23 ans auparavant) et jouissant de la totalité de ses droits civils et politiques est éligible. Cette condition nécessaire n’est cependant pas suffisante pour se porter candidat à l’élection.

Un système de sélection a été instauré visant à limiter le nombre des candidatures pour éviter la multiplication des candidatures dites « fantaisistes » ou des « candidatures de témoignage » ayant pour seul objectif de faire connaître une personnalité ou les intérêts catégoriels qu’elle défend. Ce système repose sur la nécessité d’obtenir le parrainage d’un certain nombre d’élus.

Lors des trois premières élections présidentielles faites au suffrage universel (1965, 1969 et 1974) le parrainage de 100 élus était exigé. Cette règle n’ayant pas empêché la multiplication des candidatures (6 en 1965, 12 en 1974), une réforme adoptée en 1976 (loi organique du 18 juin 1976) a porté ce nombre à 500. (…) Pour éviter les candidatures liées à la défense d’intérêts purement locaux, les parrainages doivent provenir d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer différents.(…) Enfin la réforme de 1976 impose que les noms des élus parrainant un candidat soient rendus publics. »

UNE INFOGRAPHIE

Pour se présenter à l’élection présidentielle, les candidats doivent au préalable récolter 500 signatures d’élus. Le 16 février, la Voix du Nord fait le compte des promesses de parrainage pour chaque candidat.

UNE BD REPORTAGE

Patrick Chappatte, dessinateur de presse, réalise des reportages en bande dessinée. En février 2011, il était au cœur du printemps arabe pour nous ramener son témoignage.

UNE PHOTO

Chut ! [Jef Aérosol - Paris / ©Lapasserellehg]

L’obsolescence programmée : quand l’industrie nous fait le coup de la panne


« Un produit qui ne s’use pas est une tragédie pour les affaires » disait en 1928 un magasine américain. « Prêt à jeter », un documentaire diffusé sur Arte décortiquait l’obsolescence programmée, une stratégie où les produits qui durent sont un désastre pour la société de consommation. En effet, plus la durée de vie d’un produit est longue, moins nous consommons. Alors pour donner un coup de fouet au commerce et continuer d’exploiter le filon, l’industrie nous fait le coup de la panne.

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C’est dans les années 1920 que commence cette économie du gaspillage. Des ampoules sont mises au point pour durer 2500 heures : les professionnels du secteur décident alors de raccourcir son espérance de vie (1000 heures) pour continuer à vendre toujours plus. Les bas en nylon, les imprimantes, les machines à laver, l’I.Pod seraient ainsi programmés à lâcher leur dernier souffle de façon prématurée.

Extrait du rapport des Amis de la terre sur l'obsolescence programmée

Concevoir un produit pour qu’il tombe en panne pose évidemment une question d’éthique pour les ingénieurs. Le consommateur doit quand à lui rester vigilant. Les outils utilisés pour lui faire ouvrir son porte-feuille sont redoutables :

Il paraît qu’un nouveau produit est conçu toutes les trois minutes dans le monde. La société de consommation nous tente et titille nos pulsions d’achat. Pourtant des choses durent et se transmettent : le combiné Jeannette de Moulinex daté par la main de ma grand-mère au 31 mai 1970 a râpé des carottes pour trois générations et rend déjà aimable la quatrième. A l’ère du jetable et du coup de la panne, c’est presque un exploit…

Aller + loin :

Un rapport des Amis de la terre définit l’obsolescence programmée comme :

« …le processus par lequel un bien devient obsolète pour un utilisateur, parce que l’objet en question n’est plus « à la mode » ou qu’il n’est plus utilisable. Cette stratégie est planifiée ou programmée par les entreprises, et le raccourcissement de la durée de vie est pensé dès la conception du produit. Cela crée en permanence chez le consommateur un besoin concret (l’appareil ne fonctionne plus) ou le sentiment du besoin (l’appareil ne lui plaît plus) de racheter de nouveaux biens.« 

Dans les années 1930, l’Américain Bernard London pense l’obsolescence programmée comme une stratégie efficace pour surmonter les conséquences désastreuses du krach boursier de 1929. Si la consommation est forte, les entreprises produisent plus et le plein emploi est envisageable.

Les conséquences de l’économie de gaspillage au Ghana : des poubelles à ciel ouvert ouvertes par la consommation déraisonnable des pays riches.


Douce France, « les façons d’être français »

En 2009, le débat sur l’identité nationale avait provoqué une polémique. Face à cette initiative du gouvernement français, l’historien Pap NDiaye avait fait part de ses craintes : « Il y a tellement de façons d’être français qu’il serait triste que le gouvernement nous dicte ce qu’est être français. » A cette époque, le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, évoquait une chanson dont l’air trotte encore dans la tête de nombreux Français : « La défense de notre modèle culturel et de la Douce France chantée par Charles Trenet, passent par la redéfinition de notre identité nationale« . La référence à ce monument de la chanson française mérite bien une petite explication.

Pour aborder ce thème, vous allez écouter et comparer deux versions de ce standard de la chanson française : celle de Charles Trenet et du groupe Carte de séjour.

Document3

En 1942, alors que les Allemands occupent le pays, Charles Trenet écrit « Douce France« . A l’époque, il est la nouvelle grande star de la chanson française : il s’intéresse au jazz, se proclame « zazou d’honneur » ce qui déplaît fortement au pouvoir en place. « Douce France » est une véritable déclaration d’amour à la France qui vit alors les moments sombres de son histoire. Plusieurs interprétations de la chanson existent mais pour l’INA « si les censeurs de Vichy font mine de prendre pour un acte d’allégeance à la révolution nationale pétainiste cette apologie du terroir et de ses valeurs ancestrales, la population n’est pas dupe et l’entend à l’inverse aussitôt comme l’hymne de cœur d’une sorte de résistance passive dans laquelle commence alors de s’installer une partie du pays. »

http://www.dailymotion.com/videox4yrv6

 

Questions :

1. Relève des paroles montrant que « Douce France » ressemble à une chanson d’amour.

2. Explique « Oui, je t’aime dans la joie et la douleur« 

3. A quoi ressemble la France de Charles Trenet ?


Document3 - copie

L’INA rappelle que « Carte de Séjour, jeune groupe fondé au tournant des années 80 et composé essentiellement de musiciens français issus de ce qu’on appelle alors la « seconde génération » de l’immigration maghrébine, n’est pas totalement inconnu lorsqu’il met à son répertoire en 1986 ce monument de la chanson française. Sa participation en 1983 au grand concert organisé Place de la Bastille en point d’orgue à la « Marche des Beurs » (cette imposante manifestation nationale « pour l’égalité et contre le racisme » faisant suite aux émeutes des Minguettes) en a déjà fait l’un des porte-drapeaux politique et artistique d’une jeunesse issue de l’émigration, et désirant prendre pleinement sa place au sein de la communauté nationale. Mais c’est incontestablement cette version arabisante de Douce France qui va marquer les esprits et servir de tremplin décisif, en pleine montée de l’extrême droite à travers les succès électoraux du Front National, aux revendications des jeunes beurs.« 

Ecoute maintenant la version de Carte de séjour en cliquant ici.


Image 1

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4. Quelles sont les influences musicales de cette version de Douce France ?

5. A ton avis, quel message veut faire passer le groupe ?


Résumé de la séance élaboré en classe

La version de Douce France interprétée par Charles Trenet évoque avec nostalgie et amour le territoire national (« Je t’ai gardée dans mon cœur », « Oui, je t’aime », …). La France apparaît comme un pays où il fait bon vivre alors qu’en 1942 la France est occupée.

Quand en 1986, Carte de séjour reprend ce titre, les artistes veulent montrer une autre facette de la France : un pays métissé et multiculturel. A cette période, le Front national se développe et les émeutes dans les cités sont très médiatisées.

En 2005, des émeutes ont embrasé certaines banlieues. Certains Français ne se sentent pas citoyens à part entière. Certains ne se sentent pas reconnus mais la violence n’est pas une solution. Il faut s’emparer de ses armes de citoyen : le droit de vote, l’association, l’art, …

Source image

Plantu, entre deux chaises, 1985, Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Débat argumenté : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?

En quelques années, Facebook a conquis l’Hexagone. En 2011, 25 millions d’utilisateurs français disposaient d’un profil sur le réseau social crée par Mark Zuckerberg. Encensé ou critiqué, Facebook ne laisse pas indifférent et soulève régulièrement des débats dans notre société.

OBJECTIFS :

  • Travailler en groupe et en autonomie
  • Formuler son opinion par écrit et à l’oral
  • Participer à un débat argumenté ayant pour thème : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?
  • Construire son identité numérique

GROUPES 1 et 2 : Facebook, un espace de libre expression

DOCUMENT 1 : Un article de Libération et deux dessins de presse expliquant le rôle des réseaux sociaux lors du printemps arabe.

DOCUMENT 2 : Des jeunes s’expriment librement

Une capture d’écran de la page « La dernière lettre » où une jeune internaute met régulièrement en ligne un chapitre de son livre.

DOCUMENT 3 : Facebook et les limites de la liberté d’expression

Un article du journal Le Monde, Facebook coopère avec la justice pour identifier un néonazi, le 30 décembre 2011.

DOCUMENT 4 : Qu’est-ce qu’on peut pas écrire ou dire sur Facebook ?

Une capture d’écran du site Facebook sur les abus et les infractions aux règlements

GROUPES 3 et 4 : Facebook, un réseau social en questions

DOCUMENT 1 : Qui dois-je accepter comme ami sur Facebook ? 

Un article de la p@sserelle, « Qui doit entrer dans la toile de mon réseau ? », 15 novembre 2012

DOCUMENT 2 : La cyber-intimidation : quelles solutions ?

Un article de France soir, Harcèlement sur Facebook : « nous avons été traumatisées », 6 mai 2011

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DOCUMENT 3 : Facebook, espace de vie privée ou publique ?

Un article du Monde, « Pourra t-on bientôt insulter son patron sur Facebook ? »,10 janvier 2012

http://www.dailymotion.com/videoxfozh2

DOCUMENT 4 : La relation profs-élèves sur Facebook

Deux avis d’enseignants sur la question publiés dans le journal Libération du 7 février 2011

D’autres pistes à creuser

Source images

La grève dans les aéroports : quand deux libertés s’affrontent

Comme nous l’avons vu en cours, la république française garantit des libertés individuelles (ex : se déplacer) et des libertés collectives (ex : faire grève). Mais il arrive qu’à un moment donné des libertés ne soient pas compatibles entre elles et que des conflits apparaissent. C’est ce qui est arrivé au cours du mois de décembre 2011 dans certains aéroports français où une grève des agents de sûreté a provoqué l’annulation de certains vols.

Droit de grève contre liberté de se déplacer : quand deux libertés s’affrontent, comment faire pour que l’intérêt général l’emporte ?

OBJECTIFS de la séance :

  • Travailler en groupe et en autonomie
  • Rédiger un résumé
  • Exposer ce résumé à l’oral
  • Prendre en compte le point de vue de chaque acteur du conflit pour se forger une opinion

Consigne : La classe est divisée en 4 groupes afin d’étudier le rôle et les réactions des 4 acteurs de ce conflit social :

  • les grévistes,
  • les entreprises,
  • les passagers,
  • l’état.

Chaque groupe travaille sur un dossier documentaire afin de rédiger un texte expliquant la position de chaque acteur dans le conflit. Il faudra ensuite le présenter à l’oral.

Suite à ce travail, nous mettrons en parallèle deux articles de lois car l’exercice des libertés est inséparable du droit.

* L’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dit :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

* L’article 13 de la Déclaration Universelles des Droits de l’Homme de 1948 dit :

« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un état.« 

 

GROUPE 1 : Les grévistes

Document 1 : Comment et pourquoi faire grève ?

L’appel à la mobilisation du personnel de la sûreté aéroportuaire par la CGT, 8 décembre 2011.

Document 2 : Le droit de grève en question

Un communiqué de presse de la CGT : « Avant de toucher au droit de grève, il faut négocier sur les revendications ! », 20 décembre 2011.

http://www.dailymotion.com/videoxn19qb

Document 3 : La résolution du conflit social

Un article de La Croix, « La grève des aéroports touche à sa fin », daté du 26 décembre 2011

GROUPE 2 : Les entreprises et les aéroports

Document 1 : Que réclament les salariés aux entreprises ?

L’appel à la mobilisation du personnel de la sûreté aéroportuaire par la CGT, 8 décembre 2011.

Document 2 : La réponse de la Brink’s (société qui emploie des agents de sûreté) au début du conflit

Un article d’Europe 1 : « La Brink’s accuse les syndicats », 18 décembre 2011

Document 3 : L’aéroport de Lyon dans le conflit

Une information donnée par l’Aéroport de Lyon le 17 décembre 2011 sur sa page Facebook

 

Document 4 : Un compromis pour résoudre le conflit social

Un article de La Croix, « La grève des aéroports touche à sa fin », daté du 26 décembre 2011

GROUPE 3 : Les passagers

Document 1 : Une photographie prise à l’aéroport de Lyon publié dans Le Progrès du 17 décembre 2011

Document 2 : Un dessin de Plantu paru dans le Monde du 18 décembre 2011

Document 3 : Des avis de passagers sur la page Facebook de l’aéroport de Lyon, 17 décembre 2011

GROUPE 4 : L’état

Document 1 : Le droit de grève, un droit inscrit dans la constitution

Un article sur le droit de grève sur le site viepublique.fr

Document 2 : Trois ministres sur le terrain, « la liberté de se déplacer est aussi un droit constitutionnel »

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Document 3 : Une proposition de loi : le service minimum dans les aéroports

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Document 4 : L’avis d’un journaliste sur l’action de l’état

Un article du Monde : « Quand le droit de grève est pris en otage », 23 décembre 2012

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme illustrée

Sur le site de TV5, les dessinateurs de Cartoonig for peace ont illustré les 30 articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme rédigée par l’Organisation des Nations Unies à l’issue de la deuxième guerre mondiale, le 10 décembre 1948. Une façon originale de « découvrir les Droits de l’Homme et leurs thèmes variés – liberté, égalité, dignité, éducation – à travers la vision pleine d’humour et d’irrévérence des dessinateurs de presse, tels Plantu, Chappatte, Glez, Wiaz  Boligan et bien d’autres.« 

Pour accéder au site, clique ici

Voir les dessins

Article 21

« 1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays.

3. La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. »

Sources image : Plantu / Michel Kichka

G6, G7, G8, G20 : les grands de ce monde

A partir 1975, l’idée d’une rencontre annuelle entre les dirigeants des plus grandes puissances industrielles au monde apparaît. Les problèmes économiques et politiques rencontrés par la communauté internationale sont au centre des discussions. Comme le montre cette caricature, le groupe est l’objet de critiques de la part de citoyens et d’associations. Ils estiment que les mesures prises par le G8 servent avant tout les intérêts des pays riches et pas ceux des habitants de la  planète. L’évolution de ce groupe est en tout cas révélatrice d’un monde plus multipolaire (plusieurs états décident des affaires du monde) mais encore très inégalitaire.

L’évolution et l’avenir des « grands de ce monde »

G6 (1975)

Lors du 1er sommet à Rambouillet (France), les 6 plus grandes puissances du moment sont réunies :

- les Etats-Unis, le Japon et quatre pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie)

G7 (1977)

En 1977, le Canada et l’Union européenne rejoignent ce club très fermé.

G8 (1997)

Le 8ème pays est la Russie. Si Mikhaïl Gorbatchev avait été invité au sommet du G7 en 1991, il faut attendre 1997 pour que Boris Eltsine s’attable avec les leaders occidentaux. C’est au sommet de Denver (Etats-Unis, 1997) que la Russie est associée au groupe car pour les Occidentaux ce pays a achevé « une transformation historique en devenant un Etat démocratique à économie de marché ».

Le fonctionnement

- une réunion par an dans un des pays membres

- des thèmes de discussion qui reflètent les préoccupations du moment (l’économie, le terrorisme, le nucléaire, la géopolitique, l’environnement, …)

- des sherpas représentent chacun des 8 dirigeants et préparent en amont le sommet du G8

- des véritablesmesures ou des effets d’annonce ? C’est la question que se posent certains observateurs…

CONSTAT : Le G8 est formé de puissances économiques de l’hémisphère Nord qui composent la Triade. 14% de la population mondiale se partagent 65% des richesses. L’élargissement à 14 pays (Chine, Inde,  Afrique du Sud, Égypte, Brésil et Mexique) a été évoqué par Silvio Berlusconi, 1er ministre italien, qui accueillait ses homologues à La Maddalena pour le sommet de 2009. 

Le G20 (1999)

Le G20

Les pays du G20 regroupent des pays riches et des pays émergents. Ils représentent 90% du PIB mondial, 80% du commerce international et les 2/3 de la population mondiale.

Sur le site du G20, on trouve une vidéo expliquant comment est né ce groupe, qui en fait partie et quels sont ses objectifs.

http://www.dailymotion.com/videoxfbro6

D’après La Dépêche.fr, le G20 est né « à l’initiative du G7. Suite aux crises financières qui avaient éclaté successivement en Asie, en Russie et en Amérique latine, ce club de pays riches a voulu mettre en place une instance élargie où les principales puissances mondiales, y compris les pays émergents, pourraient travailler en commun à résoudre et éviter ces turbulences. Plus largement, le G20 sert aussi de forum sur les questions budgétaires et monétaires, de croissance, de commerce et d’énergie. »

En 2009, le G20 se réunissait à Londres pour trouver des solutions à la crise financière et économique. A l’époque, chacun s’accordait à dire que « les dysfonctionnements du capitalisme sont à l’origine de la crise » mais deux visions s’affrontaient comme le dit le journaliste Jean-Bernard Cadier. La maison brûle : faut-il éteindre le feu ou tout reconstruire ?

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En 2010, les 20 pays les plus industrialisés de la planète se retrouvent à Séoul (Corée du Sud). Le sommet a lieu en Asie, une preuve de la place prise par les pays émergents dans l’économie mondiale. Ce rendez-vous sera marqué par « la guerre des monnaies » (expliquée dans cette vidéo de France 24). La Chine est accusée de sous-évaluer sa monnaie pour doper ses exportations. La politique américaine est aussi critiquée car elle risque de fragiliser les économies européenne et asiatique.

Cette année, le G20 se réunit à Cannes. La crise grecque et le plan de sauvetage de la zone euro sont au centre de toutes les attentions. Le projet d’une taxe sur les transactions financières avance.

Robin des bois (un collectif d’associations comme Oxfam, Attac, …) demandait cette taxe bien avant le G20. Pourquoi ?

« Une taxe Robin des Bois sur la finance permettrait de dégager des centaines de milliards d’euros chaque année pour lutter contre la pauvreté et le changement climatique. Elle contribuerait à réduire la spéculation financière et à redistribuer les richesses. La France doit montrer l’exemple et la mettre en place en 2011 à l’occasion du G20.« 

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Sources :

Dessin de presse : G-8, Angel Boligan, 06/08/2007 / CagleCartoons.com

Images : Infographies du journal Le Monde et de Liberation

Aller plus loin

Un article de France 24, « Le G20, à quoi ça sert ?« 

Une leçon d’économie à la sauce Mozinor : le G20 vu par le docteur CAC de France 5 qui « explique avec simplicité et humour les grandes questions économiques. »
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