Marmelade – Playlist 10 titres –

10 titres pour une marmelade de sons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

#1. Queens of the Stone Age – If only
#2. The Pack a.d. – Haunt You
#3. Moreland & Arbuckle – Purgatory
#4. Aerosmith ft. Run DMC – Walk This Way
#5. Blitz The Ambassador – Breathe
#6. Braille, Ohmega Watts, Surreal & DJ Idull – Four days in Geneve
#7. The Delano orchestra – …
#8. Toots & Ben Harper – love is gonna let me down
#9. Terry Hall & Mushtaq Feat. Damon Albarn – Ten Eleven
#10. Buck 65 & Jenn Grant – Who By Fire

Immigration tunisienne : l’eldorado européen

138 kilomètres : c’est la distance qui sépare le littoral tunisien de l’île italienne de Lampedusa. Porte d’entrée de l’Europe, Lampedusa accueille des migrants tunisiens venus tenter leur chance au-delà de la Méditerranée (environ 20 000 personnes en avril 2011). Une question simple se pose en voyant ce flux de population : mais pourquoi partent-ils ? Alors que le parfum du jasmin flotte encore en Tunisie, pourquoi des jeunes ont-ils choisi le départ vers l’Europe ? Une révolution a chassé du pouvoir le dictateur Ben Ali, l’espoir de fonder une démocratie est permis. Pour comprendre ce flux migratoire, une sélection de documents pour répondre à cinq questions :

  • Qui part ?
  • D’où partent-ils ?
  • Pourquoi partir ?
  • Pourquoi partir maintenant ?
  • Comment sont-ils accueillis ?


- Une carte du journal Le Figaro parue le 16 février 2011

- Un extrait de l’émission C dans l’Air présentée par Yves Calvi, « Après la révolte, l’exode ». Pour une meilleure qualité d’image et de son, la vidéo est disponible sur le site de l’émission.

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- Medhi Houas, le ministre tunisien du Tourisme explique la situation au journal France soir (14 février 2011)

FRANCE-SOIR : Des milliers de Tunisiens fuient leur pays, comment expliquez-vous cette situation ?

MEHDI HOUAS Je suis très étonné que les gens en France et en Europe tombent des nues ! La situation n’a pourtant pas changé, les pauvres du Sud veulent toujours rejoindre l’eldorado du Nord.

F.-S. Cinq mille personnes en cinq jours, c’est du jamais-vu !

M. H. Il y a eu une révolution ici. Pendant un mois, le pays a été paralysé ; 350.000 personnes vivent du tourisme (6 % du PIB tunisien, NDLR) et sont en situation de doute. Certains sont pris de panique. C’était une chose prévisible. Ce n’est pas parce que l’on s’est débarrassé de la dictature que tout s’est arrangé. La différence, c’est que nous n’avons plus une seule famille (Ben Ali) qui pompe les finances du pays, voilà tout. Mais il y a toujours 10 millions d’habitants, dont certains pensent qu’il n’y a plus d’espoir. Je suis là pour le leur rendre.

F.-S. Il est paradoxal qu’ils perdent espoir au moment où le pays se démocratise…

M. H. Il n’y a pas eu de touristes en janvier, en février non plus. Si l’on ne fait rien, ce n’est pas 4.000 Tunisiens qui partiront mais 350.000.


- Le témoignage de Sirine, une Française qui habite Zarzis, une ville touristique du sud du pays (trouvé dans un article de France 24 : « Il y a depuis toujours cette obsession du rêve européen »).

« Zarzis s’est vidée de sa jeunesse ces dernières semaines. Les terrasses de café sont désertées, on voit très peu de jeunes dans la rue. Tous n’ont qu’un seul objectif : profiter de l’absence de contrôle pour partir en Italie. J’habite à 300 mètres de la plage qui est, avec le port, l’un des deux points de départ pour immigrer clandestinement en Italie. (…) Avant, les immigrés clandestins passaient par la Libye. Maintenant, ils partent directement d’ici. Les capitaines des bateaux vous demandent 2.000 dinars [1036 euros] pour le voyage. Il n’y a presque plus de police ici et les quelques militaires présents dans la ville ne font rien pour arrêter cet exode, alors que cela se passe sous leurs yeux, car ils ont peur de se mettre la population à dos.

Ici, à Zarzis, il y a depuis toujours cette obsession du rêve européen. Beaucoup de membres de la famille de mon mari sont déjà partis. Pourtant ils ne souffraient ni de la misère, ni du chômage. Moi j’essaie d’expliquer aux candidats au départ qu’il ne fait pas forcément mieux vivre en France, là où ils veulent tous aller. Mais ils ne voient que le salaire. Ils se disent que même s’ils gagnent 1500 euros à Paris, c’est toujours 10 fois plus qu’ici. Ils ne se rendent pas compte du coût de la vie dans l’Hexagone. »


- Une vidéo de BFM TV expliquant la tension entre la France et l’Italie au sujet de l’immigration tunisienne

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Aller plus loin :

http://www.dailymotion.com/videoxh5oe2


Le primtemps arabe par Mathilde 3°1

Le printemps arabe 

A l’aide d’un dossier documentaire, les élèves de 3ème ont consolidé leurs connaissances sur le printemps arabe. Pour conclure ce travail, ils ont rédigé un paragraphe argumenté. Mathilde (3°1) a présenté son résumé organisé à l’oral et vient de taper son texte sur la p@sserelle. Une méthode de travail solide et des connaissances précises : un cocktail gagnant pour réussir ! 

Revendications

    Le printemps arabe commence en décembre 2010. Quel bilan peut-on faire 10 mois après le début des révoltes ?

Le suicide d’un jeune Tunisien en décembre 2010 déclenche une révolte. Le peuple tunisien ressent un sentiment d’injustice et commence à manifester contre Ben Ali  au pouvoir depuis 23 ans. Il réclame plus de droits et de libertés et  dénonce des conditions de vie difficiles telles que le prix élevé de la nourriture et le chômage.

     Les régions du Moyen Orient (comme la Syrie avec Bachar Al-Assad) et du Grand Maghreb (comme la Libye avec Kadhafi) ont suivi l’exemple de la Tunisie et se révoltent. Entre décembre 2010 et septembre 2011, 6 pays se sont révoltés (la Libye,la Tunisie, l’Égypte, la Syrie, le Bahrein et le Yémen) et seulement 3 jusqu’à aujourd’hui ont obtenu leurs libertés.          

   Mais toutes ces révolutions sont différentes. La Tunisie a obtenu sa liberté après la fuite du dictateur Ben Ali sans grande perte. En Libye, la répression sanglante du dictateur Mouammar Kadhafi  au pouvoir depuis 42 ans a nécessité l’intervention de l’ONU (Organisation des Nations Unies). Le passage de la dictature à la démocratie sera long puisqu’il nécessitera de nouvelles élections et une nouvelle constitution.

     Les révoltes sont différentes d’un pays à l’autre, la démocratie est longue à mettre en place et le succès n’est pas garanti.

Mathilde (3°1)

Source image : Dessin de Sondron paru dans L’Avenir

C’est la rentrée, ça baigne…

L’heure de la rentrée a sonné, il est temps de replonger avec plein de bouillon dans le bain de l’école. Une école qui pousse à l’excellence et qui sait aussi tendre des perches pour ne pas perdre pied. Comme sur cette photo de François Kollar (1931) prise dans une piscine où des futurs mineurs apprennent à nager sous l’œil bienveillant de l’adulte. Un espace de liberté encadré où chacun trouve son rythme et où on aide certains à se jeter à l’eau. Ces jeunes baignent et brassent vers l’autonomie en groupe harmonieux… Au centre de la photo, seul, un enfant ne trempe que ses orteils. C’est justement celui-là qui préoccupe le maître-nageur : il ne serait que l’ombre de lui-même s’il n’allait pas l’aider à apprendre. Une photo qui résume la conception que je me fais de l’ambitieux métier d’enseignant.

Une pensée aussi pour les Waldeckien(ne)s qui évolueront cette année dans le grand bassin du lycée et pour les jeunes profs qu’on pousse beaucoup trop sèchement dans le grand bain…

Bonne rentrée à tous !

E.G

Source : Photographie prise par François Kollar présentée à l’exposition François Kollar et la mine : 1931, photographier le travail.

Embarquement, salle 208

C’est la rentrée ! Tu retrouves ou découvres le collège avec de nouveaux objectifs mais aussi quelques interrogations. Suivant ton niveau de classe (6ème, 4ème, 3ème), retrouve les quelques conseils dispensés ce matin en salle 208. 

[3ème] Comprendre le printemps des peuples arabes

Cette année, l’actualité défile à une vitesse folle. Parce que les pages de l’Histoire se tournent en direct, il est bon de revenir en ce début d‘année scolaire de 3ème sur « le printemps arabe«  dont nous n’avons pas fini de ressentir les secousses. En janvier 2011, « la révolution de jasmin » des Tunisiens chassait du pouvoir le président Ben Ali qui régnait sur le pays depuis 23 ans. Quelques semaines après, les Egyptiens faisaient sauter le verrou du régime autoritaire d’Hosni Moubarak. Les révoltes se transformaient en révolution, laissant se dessiner un horizon démocratique pour ces peuples. Après plusieurs mois de lutte, c’est au tour des Libyens de sentir le souffle de la liberté. Tripoli, la capitale libyenne, a été prise par les rebelles à la fin du mois d’août et le régime du colonel Kadhafi est en train de s’effondrer.

Le printemps arabe a aussi été synonyme d’été meurtrier en raison d’une répression sanglante en Libye, en Syrie ou encore au Bahrein. En 8 mois, trois dictateurs sont tombés de leur piédestal. A qui le tour ?

Objectifs de la séance

  1. Comprendre les raisons du soulèvement des peuples arabes
  2. Comprendre les difficultés pour les peuples à gagner leur liberté et le chemin à suivre pour bâtir une démocratie
  3. Comprendre le rôle de l’ONU et de l’OTAN dans la guerre en Libye

Les compétences

  1. Savoir étudier des documents de nature différente (carte, dessin de presse, texte, vidéo)
  2. Rédiger à l’aide des documents et de ses connaissances un résumé organisé

LES DOCUMENTS

http://www.dailymotion.com/videoxjd0r6

Image : Dessin de Patrick Chappatte disponible sur http://www.globecartoon.com/

 Aller + loin

« Inside job » décrypte la crise des subprimes

Au moment où les Bourses s’affolent de nouveau, il est très instructif de (re)voir le documentaire « Inside Job » réalisé en 2010 par Charles Ferguson. De façon claire et didactique, il retrace l’histoire de la dérégulation des marchés  depuis les années 1980 et les liens ténus entre le monde de la finance et les politiques. « Inside Job » donne des repères précieux pour comprendre la crise des subprimes (= crédits à risques) et montre de façon inquiétante les difficultés pour moraliser le capitalisme financier

« Au nom de quoi un ingénieur financier est payé entre 4 et 100 fois plus qu’un vrai ingénieur. Un vrai ingénieur construit des ponts. Un ingénieur financier construit des rêves. Et quand ces rêves tournent au cauchemar, ce sont les autres qui paient.« 

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Pour visualiser le documentaire sous-titré en français, cliquez sur l’image.

Critique d’Inside Job par e Télérama le 17.11.2010 :

« Les hedge funds, les subprimes, la « titrisation », les contrats dérivés… tous ces termes barbares sont expliqués par les intervenants, parfois à l’aide de tableaux, de manière claire. Et palpitante. On suit Inside job comme un thriller. Nerveux, vif. Vu l’aridité et la complexité du sujet, c’est une performance. Qui dit thriller dit figures du mal. Dans le genre, Henry Paulson (ex-secrétaire au Trésor), Larry Summers, Glenn Hubbard sont parfaits. On n’est pas près de les oublier. Agents influents de la dérégulation, ils sont aussi les symboles de l’impunité la plus obscène. Exemple : le plan de sauvetage opéré par Henry Paulson lui-même a permis de renflouer grassement la banque d’investissement Goldman Sachs (dont il est l’ex-pdg !), en liquidant définitivement son concurrent direct, Lehman Brothers, alors en pleine faillite. « 

Saint-Etienne et les Verts, toute une histoire

Pour la deuxième année consécutive, l’Histoire sert de carburant aux troupes stéphanoises. En effet, le coach forézien a emmené les recrues estivales de l’ASSE au Musée de la mine de Saint-Etienne. Pour Christophe Galtier, il s’agit de « leur montrer ce que signifie aller au charbon » et de les « sensibiliser sur l’esprit et le tempérament à avoir ici à Saint-Etienne ». Cette initiative met face à face deux histoires, l’une sportive, l’autre industrielle. Elle interroge aussi sur l’utilisation de la mémoire minière à Saint-Etienne et le basculement de l’Histoire vers le mythe…

[Réédition d'un billet publié le 12 août 2010]

A deux jours d’affronter le Paris Saint Germain pour le lancement du championnat de Ligue 1, l’encadrement de l’ASSE avait décidé d’emmener les Verts visiter le musée de la mine de Saint-Etienne.Initiative assez inédite en temps de préparation. Pourtant, la découverte d’un des sites majeurs de la cité ligérienne se justifie pour une équipe où l’on compte bien peu de natifs de la région. L‘exploitation du charbon a marqué les paysages et aussi les esprits des habitants du bassin houiller stéphanois : les valeurs de travail et d’humilité restent attachés au labeur des galeries et des galibots. D’ailleurs, il n’y a pas si longtemps, les Verts entendaient descendre des tribunes « A la mine ! » quand ils décevaient leurs aficionados…


Cette visite est un signe après deux saisons ratées et le fiasco de l’équipe de France en Afrique du Sud. Au musée de la mine, les médiateurs ont senti des joueurs concernés et curieux lors de la visite. Même si leur passage à Couriot ne leur a pas porté chance pour leur montée à la capitale (défaite 3-1), il semble apprécié par les supporters stéphanois, fiers de leur club et de ses racines. Une histoire qu’ils défendent bec et ongles… En 2000, lors du traditionnel derby, l’opposition sociale entre les deux rivaux rejaillit sur une banderole lyonnaise : « Les Gones inventaient le cinéma pendant que vos pères crevaient dans la mine« . Puisque le mauvais goût n’est pas un apanage exclusivement lyonnais,des supporters stéphanois répliquaient coup pour coup. Cependant, d’autres répondaient dignement avec leur « Fiers d’être fils de mineurs ». Cet épisode, qui n’est pas sans rappelé le tollé suscité par la banderole anti Ch’tis au Parc des Princes, montre qu’un match de football dépasse souvent les lignes du rectangle vert. L’identité stéphanoise s’est construite sur la fierté du passé minier mais aussi par opposition à Lyon, la voisine bourgeoise dans laquelle les Stéphanois ne se reconnaitraient pas.  Ce tifo déployé lors d’un match palpitant face à Châteauroux (volée splendide de Damien Bridonneau qui offre le titre de champion de Division 2) montre l’attachement des habitants à ce qui fait la marque de fabrique d’un paysage minier : les crassiers, le chevalement, la ligne de chemin de fer et les quartiers ouvriers.


Les liens entre l’industrie et le sport sont forts dans la Loire comme le note Pascal Charroin, un historien stéphanois : «Les références à la mine sont une image de marque mais les Houillères n’ont pas contribué au fonctionnement de l’ASSE, ce qui était vrai pour les petits clubs amateurs : Roche-la-Molière, Firminy, Côte-Chaude, l’Olympique de Saint-Etienne. Ce sont plutôt des industries de pointe qui s’investissent dans le club : le commerce avec Guichard, le BTP avec Rocher». Du côté des entraîneurs, les mêmes références reviennent. Jean Snella, dont une tribune de Geoffroy Guichard porte son nom, dira : « Mon père était mineur de fond, c’est peut-être pour cela qu’on s’est vite compris, les stéphanois et moi. Saint-Etienne est une ville où on travaille dur ».

Il n’y a pas eu de battage médiatique autour de cette visite pourtant incongrue pour un début de saison : aucun média n’était convié à la sortie hormis celui de l’ASSE. Le staff devait vouloir faire comprendre une chose simple aux joueurs venus en survêtement blanc au pays des gueules noires. L’histoire industrielle de la Loire participe à celle de l’ASSE et à l’ambiance du chaudron.  Quand on joue dans un club, il faut savoir pour qui on joue.

Pour compléter l’article, j’ai réalisé cette frise chronologique dynamique où se mêle l’histoire des Stéphanois et celle du ballon rond. Une sélection de dates qui marquent l’histoire du club et la construction du mythe des Verts… avec le tube de Jacques Monty, évidemment ! Des coquilles devraient être corrigées bientôt (aucun titre majeur depuis 1981 par exemple).  A consulter sur le site Viméo pour plus de visibilité.

Sources :

Pour aller plus loin, quelque articles à consulter


Etats-Unis : les défis à relever pour Barack Obama

Après l’étude du territoire, des aspects de la puissance américaine, il convient de terminer le cours en évoquant les défis à relever pour le 44ème président des Etats-Unis. Pour cela, nous allons d’abord écouter le discours d’Obama au moment de son élection (novembre 2008). D’après lui, que représente son élection ?

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Pour Obama,
le rêve américain n’est pas mort. « Tout est possible » ! La démocratie américaine fonctionne et la nation est ouverte aux différences. Cependant, il y a des dossiers difficiles à traiter.

Herrmann

Un article de France 24 évoque les sujets les plus épineux grâce à des reportages intéressants. A la veille d’une nouvelle élection présidentielle aux Etats-Unis, Obama a t-il été à la hauteur de l’espoir placé en lui ?

Cliquez ici – lien vers les vidéos de France 24

1. Le système de santé et la question de la dette publique

En 2008, les Américains pauvres mais aussi une partie de la classe moyenne ne bénéficient pas d’une couverture médicale efficace. La réforme du système de santé d’Obama a été contestée mais votée en mars 2010. Aujourd’hui, les Etats-Unis doivent faire des économies et ce programme risque d’être affecté.

2. Faire face à la crise

Il faut sauver les entreprises en difficulté (ex : l’état américain est venu en aide à Chrysler au bord de la faillite) et créer de l’emploi (2,5 millions d’emplois nouveaux). Un  plan de relance de 800 milliards de $ est mis en place. En 2011, des emplois ont été créés aux Etats-Unis.

3. Obama, la politique étrangère et le combat contre le terrorisme

Obama veut se rapprocher du monde arabo-musulman et retirer les troupes américaines d’Irak (courant 2011) en laissant une démocratie. La mort de Ben Laden est une victoire mais ne signifie pas la fin du terrorisme.


4. La question de l’environnement

En 1997, les Etats-Unis, 1er pollueur de la planète, ne signent pas  le protocole de Kyoto pour la réduction des gaz à effet de serre. En 2009, à Copenhague, le sommet sur le climat est décevant. La marée noire qui touche la Louisiane au printemps 2010 est un défi environnemental et économique à relever.

Obama oil

Sources dessins de presse :

Le tsunami au Japon et la mondialisation des cœurs

Le lendemain de Noël, le 26 décembre 2004, le tsunami qui frappe l’Asie du Sud-Est ôte la vie à plus de 225 000 personnes. Les images chocs de cette catastrophe naturelle tournent en boucle pendant plusieurs jours sur nos écrans. Spectaculaires et médiatisés, les effets dévastateurs du tsunami suscitent une forte compassion et un formidable élan de générosité à l’échelle internationale, ce que certains appelleront « la mondialisation des cœurs ». Les Unes de journaux (« la Terre en deuil », « Une catastrophe planétaire ») illustrent cette globalisation de l’émotion. Les citoyens du monde sont appelés à faire un geste pour les victimes : un raz-de-marée médiatique et humanitaire permet alors aux ONG de récolter énormément de dons, à tel point que ceux-ci dépassent les besoins pour les interventions d’urgence. Plusieurs raisons expliquent cette mobilisation sans précédent :

  • c’est une catastrophe naturelle, spectaculaire et meurtrière
  • des images chocs tournées par des vidéastes amateurs plongent le téléspectateur au cœur de l’événement (ce qui ne permet pas toujours une prise de distance suffisante).
  • cette région d’Asie est très touristique et accueille des Occidentaux pour les fêtes de fin d’année. Les victimes nous ressemblent.
  • l’événement est surmédiatisé. Pendant ce temps, d’autres catastrophes moins télégéniques mériteraient que l’on s’y attarde…

Aujourd’hui, le Japon est lui aussi victime de cette terrible vague. Si l’on peut faire des parallèles entre les deux événements et leur traitement médiatique, des points diffèrent : le Japon est une puissance mondiale dotée d’une forte expérience dans la gestion des catastrophes naturelles. Il doit faire face aux conséquences d’un séisme de magnitude 8.9 sur l’échelle de Richter et aussi à une menace nucléaire. Pour le 1er ministre Naoto Kan, « le Japon vit sa plus grave crise depuis la Seconde Guerre mondiale ». Les caméras braquées sur l’empire du soleil levant et des cœurs brisés, la mobilisation s’organise et la mondialisation des cœurs refait surface. Comme le montre cette vidéo de BFM TV, l’aide internationale arrive au Japon.

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A l’avant-garde des révolutions du monde arabe, les réseaux sociaux se mobilisent aussi pour la cause japonaise. Par exemple sur Facebook, la Croix rouge américaine appelle au don et des groupes de soutien au Japon fleurissent (changer d’avatar pour afficher sa compassion).


Comme l’avait montré l’ouragan Katrina aux Américains en 2005, même les grandes puissances de ce monde sont vulnérables. Bien que le Japon soit un pays riche à la pointe de la prévention contre les risques naturels, l’ampleur de l’événement fait planer beaucoup d’inquiétude sur l’archipel. A l’émotion s’ajoute la peur d’une catastrophe nucléaire, déjà jugée comme la plus grave depuis Tchernobyl (1986). L’avenir nous dira le reste… Evénement-monstre, le tsunami a relégué à l’arrière-plan le printemps des peuples arabes (notamment la guerre civile en Libye) qui avait lui-même balayé de l’actualité la crise ivoirienne (deux présidents pour un pays). Le tout, c’est de ne pas l’oublier… En ce début d’année 2011, l’actualité mondiale va à toute vitesse et comme le montre le dessinateur Vidberg cela n’est pas pour déplaire à tout le monde…

Source image :

« Séisme au Japon », dessin de presse a été réalisé par John Cole pour le compte du Scranton Times-Tribune. Il est ligne sur le site caglecartoons.com.

« Séisme, des répliques à des milliers de kilomètres« , dessin de presse réalisé par Vidberg sur son blog « L’actu en patates »