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[B2I] Avoir une attitude responsable sur Internet

Collégiens, collégiennes, vous appartenez à une génération qui a grandi avec les nouvelles technologies.  D’ailleurs, certains vous appellent les « Digital natives ». Le téléphone portable, les jeux vidéos, l’ordinateur et Internet sont votre quotidien. Le Web vous offre un espace de communication mondialisé et un support de création extraordinaire. Dans cet océan de liberté, 96% des 15-17 ans surfent régulièrement tandis que 72% des parents les laissent naviguer seuls… Alors, avant de prendre la mer, voici quelques conseils éclairés pour s’informer car sur Internet, comme dans la vie, il y a un cap à tenir et des règles à respecter.

Facebook : les limites d’un espace de liberté

Facebook est un réseau social qui regroupe en 2011 plus de 600 millions d’utilisateurs. Cependant, le site n’est pas ouvert à tous puisque dans les conditions d’utilisation, on peut lire que Facebook est interdit aux moins de 13 ans.

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Ouvrir un compte Facebook nécessite de se fixer une règle de conduite. Vous allez vous construire une cyber-identité et laisser vos empreintes sur la Toile. Posez-vous deux questions simples :

  • Que dois-je partager sur Facebook ?
  • Avec qui le partager ?

Il est aussi possible de configurer des listes d’amis pour garder certaines données confidentielles (voir l’article : Facebook : qui veut entrer dans la toile de mon réseau ?). Derrière un écran, il est facile de déborder et le harcèlement virtuel est aujourd’hui une préoccupation de l’Etat. Au mois de de mai 2011, Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, a annoncé une mesure concernant le harcelement virtuel : « La solution que nous avons mise au point est simple, a expliqué le ministre. Nous signalerons systématiquement à Facebook les élèves qui auront été convaincus de harcèlement sur ce réseau, et ils verront leur compte Facebook fermé.»

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Le droit d’auteur et le droit à l’image sur Internet

http://www.dailymotion.com/video/xbrwc4

La question du droit à l’image se pose dans les établissements scolaires et aujourd’hui des dispositifs ont été mis en place.

Le plagiat sur Internet

Cette vidéo canadienne explique simplement ce qu’est le plagiat. Il existe un code de conduite à respecter lorsqu’on veut utiliser des informations publiées sur Internet (ou sur d’autres médias).

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En souvenir d'une aventure de la p@sserelle…

Par deux fois, un article de la p@sserelle s’est retrouvé copié-collé sur le blog d’un collègue d’Histoire-Géo. J’avais répliqué sur le réseau des Clionautes (espace d’échanges entre profs d’HG) avec un « Google bombing » bien inoffensif… Une maladresse qui m’avait inspiré cette affiche « Un plagiat finit toujours par être repêché » et un formidable exemple pour le B2I.

plagiat internet

Les dangers d’Internet : deux spots de sensibilisation

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Avoir une attitude responsable, c’est savoir se passer des nouvelles technologies. Vous êtes câblés, apprenez à vous débrancher !

Un quizz pour tester ses connaisances

Sources : J’ai réalisé cet article en m’appuyant sur le site Ctoutnet, un site « pour un usage citoyen de l’Internet et des nouveaux médias ». Un quizz se trouve sur la page d’accueil : digital natives, testez-vous !

Image : Bébé branché, Nerilicon, dessin paru sur le site Caglecartoons

Facebook : qui doit entrer dans la toile de mon réseau ?

Sur la p@sserelle, le réseau social préféré des internautes français a déjà été questionné. Suite à l’article « Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur », où je faisais part de mes interrogations et de mes certitudes, des commentaires d’élèves et d’internautes sont venus enrichir ma réflexion initiale. Depuis ce billet, j’accepte comme « amis » certains anciens élèves. Comme arrière-boutique du blog, j’ai ouvert le groupe [La p@sserelle HG] sur Facebook parce qu’on ne peut pas tout partager entre les murs d’une salle de classe ou dans un billet de blog. Les réseaux (Facebook, Twitter, Espaces numériques de travail) tiennent aujourd’hui le haut du pavé et il paraît essentiel que les enseignants s’emparent de ces outils : pour sensibiliser leurs élèves à une pratique futée des réseaux sociaux et repenser les espaces du savoir.

Qui doit entrer dans la toile de mon réseau ? Il est important de savoir à qui vous ouvrez la porte. Est-ce vraiment utile d’ajouter un ami avec qui vous n’avez aucun lien, ni à l’école, ni en dehors ? Construire son identité numérique demande des précautions : c’est ce que rappelle « Ma vie en numérique », un document réalisé par la mission TICE et le CLEMI.

« Tout ce que je mets en ligne constitue mon « identité numérique » : c’est l’image que je donne de moi au monde extérieur. Elle est constituée par les informations que je remplis dans mon profil mais aussi par tout ce que je publie. C’est un instantané de moi à un moment précis qui restera en ligne car tout ce qui est publié sur internet est indexé et archivé.(…)

Tous mes amis ? On se retrouve facilement avec des centaines de contacts, dans des dizaines de groupes… mais peut-on vraiment parler d’amis ? ou même de proches ? Les sites communautaires mettent tout le monde sur le même plan. A toi de faire le tri entre tes vrais amis, tes connaissances, les copains de copains et les gens croisés dans une soirée et que tu ne vas jamais revoir !

Avec qui partager ? Créer des groupes, accepter des contacts… ne se fait pas au hasard. Tu peux aussi paramétrer le degré de confidentialité de certaines informations et choisir les personnes à qui tu t’adresses.« 

Facebook est un espace de liberté et certains dépassent les limites sans vraiment s’en rendre compte. Ces abus portent un nom : le harcèlement virtuel ou cyberbullying. La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a publié au début du mois quelques conseils pour expliquer et contrer ces pratiques. Ce spot de prévention « Cyberbullying, think before you click » montre bien les dégâts que peuvent causer insultes et intimidations sur Internet.

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La confidentialité sur Facebook est aussi un sujet incontournable. Un site propose même un test pour voir si votre compte Facebook est bien protégé. Sur  profilewatch.org, il vous suffit de coller l’adresse URL de votre profil Facebook pour vérifier si votre compte est bien sécurisé. Bien que gadget, ce site a l’air crédible. J’ai obtenu 10/10 parce que mon mur est seulement ouvert à mes « amis ». J’ai créé trois listes d’amis (cercle proche, réseau professionnel, anciens élèves) ce qui me permet d’ouvrir mes albums photos seulement à certaines personnes. Pour créer des listes d’amis, il suffit d’aller dans :

  • [Compte]
  • [Gérer la liste d’amis]
  • [Créer une liste]
  • Reste à placer  les « amis » dans la liste adéquate

Pour régler tes critères de confidentialité,clique sur l’image ci-dessous qui te dirigera vers un tutoriel simple pour protéger des données.


Bertrand Cantat chantait « Qui veut entrer dans la toile de mon réseau ?« , mieux vaut se demander « Qui doit »… Quelques clics suffisent pour que vos données restent confidentielles sur Facebook.  Etre futé, c’est ne pas accepter n’importe qui comme ami et savoir régler ses critères de confidentialité.

Vous avez dit « Digital natives » ?

Sébastien Raynal, journaliste à Cnet France, s’est récemment demandé : « comment un bébé réagit face à la nouvelle locomotive d’Apple : l’iPad » ? La réponse colle plutôt bien à ce dessin de presse. Nouvelles technologies ? Tout dépend pour qui… La semaine prochaine, Clémentine passe le B2I

http://www.dailymotion.com/video/xddya1

Image : Bébé branché, Nerilicon, dessin paru sur le site Caglecartoons

Facebook : la relation profs-élèves au pied du mur

Cette semaine un dossier du Web Pédagogique est con
La véritable question étantsurtout : qu’est-ce que Facebook ? Pour certains, c’est un espace intime et il faut le sécuriser. Pour d’autres, un espace personnel ce qui change la donne. Du coup, je m’interroge sur la possibilité d’ouvrir mon espace à d’anciens élèves.
Une vraie réflexion s’ouvre sur l’outil Facebook le rapport prof/élèves. La réponse diffère selon les niveaux et des questions se posent suivant l’usage qui est fait de Facebook (personnel ou  intime). Si pour l’élè
Voir et être vu

Cette semaine, un dossier du Web Pédagogique est consacré au « phénomène Facebook ». J’y suis, vous y êtes… et nous ne sommes pas seuls car un Français sur quatre a déjà investi ce réseau social.  Les ados auraient même relegué aux oubliettes leur(s) blogs pour Facebook. Mon sujet n’est pas de disserter sur le « pourquoi nous y sommes ».  Ce qui m’intéresse en tant qu’enseignant, c’est la nouveauté qu’instaure Facebook entre les professeurs et leurs élèves. Nous nous retrouvons dans un espace commun qui n’est pas la salle de classe. Nous avons tous choisi d’y être. C’est la première fois dans l’histoire qu’un contact de ce type est possible entre le maître et l’élève. La rencontre est à un clic. Faut-il « Confirmer » ou « Ignorer » ? Par une touche bleue qui attire l’internaute, Facebook encourage à accepter la requête. Le professeur se transforme alors en garde frontière et se demande s’il doit ouvrir, filtrer ou fermer l’accès ? La relation profs-élèves est au pied du mur…

Facebook relations prof élève

Voir et être vu

J’ai ouvert un profil Facebook il y a environ deux ans. Très rapidement, la question de la relation professeur/élève a surgi sur mon écran sous la forme d’un carton d’invitation. Un élève voulait m’épingler comme « ami ». J‘imagine avec quelle jubilation il s’était lancé à la recherche de ses profs et sa traque aboutissant, je le voyais s’écrier devant son écran « Il y est ! » … Ma souris s’était alors dirigée vers la case « Ignorer« , j’avais cliqué.  Non, par principe je ne veux pas d’élèves sur mon Facebook. Accepter un « ami » revient à tisser un lien particulier avec quelqu’un. Pour un enseignant, c’est instaurer avec l’élève un rapport qui sort de l’ordinaire, de la routine du collège … et surtout, s’exposer. Dans l’enseignement, il est naturel de découvrir l’individu qui est derrière le maître ou l’élève mais Internet ne remplacera jamais le contact quotidien. Refuser l’invitation, c’est aussi séparer sa vie scolaire de sa vie privée. Un professeur a un rapport d’autorité avec ses élèves, Facebook brouillerait les cartes. Mon refus signifiait que je n’avais pas envie qu’il entre sur mon territoire et que je ne voulais pas entrer sur le sien…

Facebook professeurFacebook, c’est voir et être vu. Avec son carton d’invitation envoyé en un clic, cet élève avait-il conscience qu’il m’ouvrait son espace personnel et/ou intime ? L’invitation partie à la vitesse de l’ADSL ne sera-elle pas regrettée quelques instants plus tard ? Pour beaucoup, je le pense sincèrement. Seriez-vous tout à fait libres de vous exprimer en sachant que votre professeur d’Histoire-Géo a accès à tout ce que vous partagez sur votre mur ?


Depuis le premier carton d’invitation, j’ai dû en recevoir une vingtaine d’autres dont certains patientent vainement dans la file d’attente… Je note d’ailleurs ici que pour la plupart des élèves, il ne viendrait pas à l’idée d’ajouter un de leur professeur à leur liste « d’amis ». Vous êtes une majorité à savoir régler vos critères de confidentialité, à ne pas laisser votre mur visible par un quelconque internaute. Vous n’êtes pas aussi naïfs que certains articles de presse vous présentent. Beaucoup ont compris que « l’ami de Facebook » sonne creux, que l’amitié s’épanouit ailleurs.

Pour les curieux qui se demandent ce qu’on peut bien trouver sur mon Facebook, voici la réponse :

  • beaucoup de musique
  • des liens vers des articles que je juge intéressants
  • des photos de vacances, de randonnées (très peu de photos de moi, je préfère montrer des paysages, des sites, des objets, de jolis cèpes, des vélos ou des illusions …)
  • des réflexions
  • quelques créations (une orchidée fanée m’a inspiré récemment de drôles de cavaliers)

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Savoir ce qu’on fait là

Un jour, j’ai reçu une invitation d’un ancien élève à présent en Terminale, accompagné d’un message sympa… Il y a deux ans, tout était clair dans mon esprit. Mon principe « pas d’élèves sur Facebook » était extensible aux anciens élèves. Même sympathiques. Si j’accepte, une déferlante va arriver. Just do it : « Ignorer ». Je dis « était » car cette règle pour les anciens élèves m’interroge aujourd’hui.  Mon utilisation de l’outil Facebook est rodée. Je sais ce que je fais là. Et surtout, ce que je ne fais pas.

  • Certains voient Facebook comme un tableau de chasse où les « amis » sont autant de trophées et leur nombre une marque indélébile de popularité. Je ne me suis jamais lancé dans un tel safari…
  • Pour certains, c’est un espace intime. Ils racontent leur vie, livre une émotion ou une banalité. J’évite.
  • Il y aussi le Facebook-miroir (« Miroir, mon beau miroir, dis moi que je suis narcissique…« ). L’important, c’est la pose…
  • Il y a ceux qui jouent toute la journée à PAF le chien ou qui consultent de drôles d’horoscopes. Niet.
  • Enfin, il y le partage d’idées, d’articles, de musique, de bons mots, de créations. C’est pour cela que je suis sur Facebook.

photo-3Chaque fois que je demande ou accepte une invitation, je le fais dans l’optique du partage. Je sais que la personne m’apportera quelque chose. Des nouvelles de la famille, une idée pour faire mes cours, des réactions sur l’actualité, une opinion pour débattre ou sensibiliser, des photos pour voyager, de la musique à découvrir… Le réseau permet de trier les informations dans le flot d’internet, d’interagir. Mon Facebook n’est pas un espace intime, c’est un espace personnel, nuance importante… J’y retrouve des amis et des contacts. Je ne déballe pas ma vie, je réfléchis à ce que je poste comme message. Si je mets la photo de ma fille, c’est pour partager un bonheur avec d’autres mais sans un étalage de sentiments que je juge hors-propos.

Avec un code de conduite et une bonne compréhension du site, chacun est maître à bord de son Facebook. Du coup, je me laisse la liberté d’ouvrir une brèche concernant des anciens élèves. Pourquoi se priver d’un contact sympathique et enrichissant si le courant passait avec un(e) élève ? Ils trouveraient sur mon Facebook ce qui fait ma pratique professionnelle et un espace d’échanges. Derrière, il y a ma conviction que la mission d’un enseignant ne s’arrête pas aux quatre murs d’une salle de classe. Si la parole du professeur trouve un écho auprès des élèves, pourquoi s’arrêter une fois que celui-ci a cessé de l’être ? Au pied du mur de Facebook, je laisse donc une ouverture. Par contre, ceux qui m’ont en cours trouveront toujours portes closes : pas de confusion des genres.

Facebook est un instrument de partage et d’ouverture mais tout dépend de ce que l’on en fait. Sur son piano, Mozart a composé les plus beaux airs de musique. Beaucoup ne jouent que des fausses notes.  D’autres, s’y essaient et laissent la poussière se déposer sur les touches. Sur Facebook,  chacun joue sa mélodie.  Mais pensez quand même à accorder votre instrument, les notes restent…