Archive for 4ème

Histoire des arts : La chasse à l’enfant, Jacques Prévert (1934)

Thème du programme d’éducation civique de la classe de 4ème, la justice des mineurs suscite depuis longtemps le débat. Comment remettre dans le droit chemin des jeunes qui commettent des infractions ? Entre les mesures éducatives et répressives, où faut-il placer le curseur. En 2011, des professionnels de la justice des enfants critiquaient vivement le gouvernement dans une tribune intitulée « C’est la justice des enfants qu’on assassine ». Ils contestaient surtout deux mesures : la création d’un tribunal correctionnel pour mineurs récidivistes de plus de 16 ans et la possibilité de placement en centre éducatif fermé (CEF) dès la première infraction des mineurs de 13 ans.

En 1934, l’affaire de Belle-Île-en-mer échauffe les esprits en France et inspire au poète Jacques Prévert  La chasse à l’enfant. « Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! », c’est par ces mots que débute cette chanson et notre étude sur la justice pénale des mineurs et son évolution dans le temps.

 

OBJECTIFS de la séance

  • Aborder la justice des mineurs à travers une chanson écrite par Jacques Prévert
  • Comprendre l’évolution de la justice des mineurs du XIX°s à aujourd’hui

Cliquez ici pour écouter « La chasse à l’enfant » de Jacques Prévert et Joseph Kosma (1934)

Image de prévisualisation YouTube

Les paroles de « La chasse à l’enfant »

Livre

Belle-Île-en-mer, 1934 : les faits
« C’est à un évènement qui se produit à Belle-Île-en-mer dans l’été 1934 que se rapporte cette chanson. A l’époque, les prisons pour enfants, bagnes pour mineurs et autres maisons de correction ou de redressement sont monnaies courantes en France. Pour un délit, un conflit avec les parents, avec une famille d’accueil pour les enfants de l’assistance publique, la justice et l’état n’hésitaient pas à envoyer des mineures, parfois très jeunes dans des centres qui tenaient plus de la prison que de la « rééducation. Ces centres sont souvent des zones de non droit, de brimades et d’humiliation que l’on aurait de la peine à imaginer aujourd’hui. »
« En août 1934, une révolte éclate sur l’île. Un des enfants, avant de manger sa soupe dans le silence absolu, a ce jour-là osé mordre dans un morceau de fromage. Les surveillants l’ont alors rosé de coups. A la suite de ces mauvais traitements administrés à leur camarade, une émeute éclate au sein de l’institution de Belle-Île-en-Mer, qui provoque l’évasion massive de 55 pupilles. Ce fait divers est suivi d’une campagne de presse très virulente, et va inspirer des intellectuels comme Jacques Prévert, qui écrit son célèbre poème « La Chasse à l’enfant ». Il y dénonce la « battue » organisée sur l’île, avec prime de 20 francs offerte aux touristes et aux habitants de Belle-île, pour chaque garçon capturé. »
  • 1810 :Dans le Code pénal (articles 66 et 67) apparaît la catégorie des mineurs de justice
  • 1850 : Loi sur «l’éducation et le patronage des jeunes détenus». Le système des colonies pénitentiaires privées devient le modèle de prise en charge des mineurs de justice. Dans le langage courant, on parle  de «maisons de correction» ou de «maisons de redressement». Elles sont situées à la campagne car on veut «sauver le colon par la terre, et la terre par le colon». Ce type d’établissement sera un modèle pour toute l’Europe pendant près de cent ans.
  • 1880 : Ouverture de la colonie pénitentiaire publique de Belle-Ile en Mer à vocation agricole et maritime.
  • 1906 : La majorité pénale passe de 16 à 18 ans : les jeunes sont consi- dérés comme des mineurs pénaux jusqu’à 18 ans. La majorité civile est elle à 21 ans.
  • 1934 : Révolte des colons de Belle-Ile en Mer qui sera suivie par une des plus importantes campagne de presse contre les «bagnes d’enfants».
  • 2 février 1945 : Ordonnance relative à l’enfance délinquante. Elle est devenue la référence en matière de justice des mineurs. Elle insiste sur la primauté de l’éducatif sur le répressif et permet la création des Tribunaux pour enfants sur tout le territoire ainsi que la fonction de Juges des enfants.

La justice des mineurs et ses évolutions

http://www.dailymotion.com/video/xp3p9y
Image de prévisualisation YouTube
TwitterGoogle+Facebook

Natura 2000 et le droit de chasse en France

En France, il existe une hiérarchie du droit. Le droit international est supérieur au droit national. Ainsi, puisque notre pays fait partie des 27 pays membres de l’UE, les directives européennes doivent être respectées en France. L’exemple de la directive européenne Natura 2000 montre que la mise en conformité du droit français avec le droit communautaire soulève parfois des polémiques. C’est ce que nous allons voir en étudiant l’adaptation du droit de chasse français à la législation européenne.

OBJECTIFS

  • Expliquer les rapports entre le droit européen et le droit français
  • Comprendre que la mise en application d’une directive européenne nécessite une concertation entre tous les acteurs

La directive Natura 2000 : les objectifs

« En 1992, au « sommet de la Terre » de Rio de Janeiro, en réponse aux inquiétudes croissantes concernant la diminution de notre patrimoine naturel, l’Union européenne s’est engagée à enrayer la perte de la biodiversité sur ses territoires en créant un réseau de sites écologiques nommé Natura 2000. Avec près de 25 000 sites terrestres et marins, il s’agit du plus vaste maillage de sites protégés au monde.

Ce réseau mis en place en application de la Directive « Oiseaux » de 1979 et de la Directive « Habitats »de 1992 vise à assurer la survie à long terme des espèces et des habitats particulièrement menacés, à forts enjeux de conservation en Europe. Il est constitué d’un ensemble de sites naturels, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces de la flore et de la faune sauvage et des milieux naturels qu’ils abritent. »

sources : Ministère de l’Ecologie et du Développement durable

Natura 2000, l’historique du projet, ses enjeux et ses perspectives

Image de prévisualisation YouTube

 2001, l’inquiétude des chasseurs français par rapport à la directive Natura 2000

Voir la vidéo de l’INA

« Activité sociale et culturelle toujours vivante en Bretagne, la chasse s’affirme parfois comme une forme d’attachement à un territoire. Plus qu’une tradition ou qu’un art de vivre, c’est pour les chasseurs un moyen d’être en contact direct avec la nature. Les chasseurs en Bretagne sentent leur activité de plus en plus menacée dans le contexte social et environnemental actuel, au-delà de la réglementation à laquelle elle est soumise. Les contestations au sujet des dates d’ouverture et de fermeture de la chasse ne sont qu’un pan des divergences existant avec les associations de protection de la nature, et une partie du grand public.

En 2001, l’inquiétude des chasseurs est renforcée au moment de la promulgation des premiers décrets qui dotent la France d’outils réglementaires pour la désignation des sites « Natura 2000 » (…). Une partie des chasseurs estiment qu’ils participent par leur activité au maintien de la biodiversité. Concrètement, les chasseurs remplissent une fonction écologique, aidant à la reconstitution de la population de la faune sauvage, à l’exemple du gibier. La loi chasse de 2001 définit d’ailleurs l’activité comme un mode de gestion durable de la faune sauvage. »

Natura 2000 en débat à l’Assemblée nationale

« Pourrons-nous continuer à pêcher et à chasser dans les zones Natura 2000 ?« . Le 5 mai 2010, le ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo est interpellé à l’Assemblée nationale par le député Jérôme Bignon.

Image de prévisualisation YouTube

La réponse de Jean-Louis Borloo

Image de prévisualisation YouTube

 

TwitterGoogle+Facebook

Le Droit à l’école : la loi sur l’absentéisme scolaire

Depuis 1959, la scolarité est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans. Aller à l’école est à la fois un droit et un devoir. C’est aussi la condition première de la réussite d’un élève. Pour le Ministère de l’Education nationale, « la lutte contre l’absentéisme scolaire doit donc mobiliser tous les membres de la communauté éducative. » Selon l’article L131-8 du code de l’éducation on parle d’absentéisme «lorsque l’enfant a manqué la classe sans motif légitime ni excuse valable au moins quatre demi-journées dans le mois ». D’après les chiffres de l’Education nationale pour l’année 2009-2010, l’absentéisme touchait 2,3% des collégiens, contre 4,9% des élèves en lycées généraux et technologiques et 14,2% en lycées professionnels. Pour apporter des solutions à ce problème, une loi visant à lutter contre l’absentéisme scolaire a été votée en 2010.

D’après Eric Ciotti, le député UMP à l’origine de cette loi, depuis que le texte est entré en vigueur au troisième trimestre 2011 « 32.000 familles ont été convoquées par les inspecteurs d’académie concernés, à cause de l’absentéisme de leurs enfants. Et plus de 99% des élèves ont repris, après cette convocation, le chemin de l’école de la République. » Malgré les résultats affichés par l’UMP, cette loi est contestée. Elle a été un des thèmes de la campagne présidentielle et vient tout juste d’être abrogée/supprimée par la nouvelle majorité socialiste (mars 2013).

C’est en étudiant ce problème de société et la réponse apportée par la loi que nous allons commencer notre chapitre intitulé « La France : un Etat de droit ».

OBJECTIFS

  • Aborder le Droit à partir d’un texte de loi inscrit dans la vie quotidienne
  • Comprendre qu’aller à l’école est à la fois un droit et un devoir
  • Comprendre qu’un texte de loi peut provoquer un débat dans la société et être abrogé
  • Identifier les arguments pour et contre la loi puis exposer son opinion

La question de l’absentéisme scolaire posée au Journal télévisé de France 2

http://www.dailymotion.com/video/xfe3pq

Une interview d’Eric Ciotti, député à l’origine de la proposition de cette loi sur l’absentéisme scolaire

Image de prévisualisation YouTube

Benoît Hamon, porte-parole du Parti Socialiste, dit que si François Hollande est élu, la loi Ciotti visant à lutter contre l’absentéisme scolaire en suspendant ou supprimant les allocations familiales serait abrogée.

http://www.dailymotion.com/video/xgpip8

Débat à l’Assemblée nationale sur l’abrogation de la loi Ciotti (17 janvier 2013)

Image de prévisualisation YouTube

Le regard de deux dessinateurs de presse sur la loi

par Lasserpe (31.01.2011)

par Man (08.07.2010)

Aller + loin

 

 

TwitterGoogle+Facebook

Carte mentale – La place des femmes dans la Révolution

Cette semaine, vous avez planché sur le dossier « La place des femmes dans la Révolution française ». L’objectif était de prélever les informations des documents en vue de réaliser une carte mentale sur ce sujet.

                                                                       

 

+ La vidéo vue en classe sur Olympe de Gouges (à partir de 4.30)

Image de prévisualisation YouTube

+ A propos de la loi autorisant le divorce en 1792

« A peine votée, la loi rencontre un franc succès surtout chez les femmes. Dans les villes comme Paris, Lyon, Rouen ou Toulouse, près de 60% des demandes de divorce émanent de madame. Ils sont particulièrement nombreux les trois premières années : en gros, un divorce pour quatre mariages dans les grandes villes. ça chauffe dans les chaumières… Par la suite, ça se calme et ils sont même assez rares après la promulgation du Code civil en 1804. Qu’à cela ne tienne, la loi sur la légalisation du divorce est annulée en 1816 et il faudra attendre 1884 pour qu’elle soit rétablie sous une forme assez restrictive.

Quant au mariage, le Code civil y réintroduit l’autorité de l’époux sur sa femme. L’article 213 du code civil de 1804 affirme : « le mari doit protection à sa femme et la femme obéissance à son mari ». – source«  

                                                                        

J’ai sélectionné quelques cartes mentales des élèves de 4°3 ce matin.

 

 

 

Pour prolonger ce travail, vous pouvez…

1… améliorer votre carte mentale en suivant les consignes de cet article. L

2… rédiger un texte organisé à partir de votre carte mentale. C’est ce qui est attendu dans l’épreuve du brevet en HG. La carte mentale vous sert ici de brouillon. 

Un exemple : le cahier d’Anaëlle, élève de 6ème, qui a rédigé un texte à partir de sa carte mentale. 

Cahier d'Anaëlle

Cahier d’Anaëlle

TwitterGoogle+Facebook

1799-1815 : les temps forts de la Révolution

Pour comprendre le Consulat et l’Empire, il est indispensable d’avoir des repères historiques en tête. La fiche distribuée en classe te permettra de mémoriser les temps forts de 1799 à 1815.

OBJECTIFS

  • Je connais les repères historiques importants du Consulat et de l’Empire
  • Je découvre le rôle de Napoléon Bonaparte dans l’histoire de France
  • J’étudie « Le sacre de Napoléon » de Jacques-Louis David

Si le lecteur Prezi ne s’affiche pas, clique sur le lien en dessous.

  »Le sacre de Napoléon » décrypté par le site Curiosphère

Une vidéo pour entrer dans le tableau

Image de prévisualisation YouTube

« Le sacre de Napoléon » dans un téléfilm français de 2002

Image de prévisualisation YouTube

Pour aller + loin

Une carte pour suivre les pas de Napoléon en Europe et ailleurs…

La posture de Napoléon a souvent questionné : pourquoi mettait-il la main dans son gilet ? On a évoqué une façon de soulager son estomac (à tort), une règle de bienséance, une posture courante pour l’époque (les uniformes n’avaient pas de poches) ou la volonté de donner l’image d’un gouvernant réfléchi et d’un général sûr de lui.  Cette publicité belge de MacDonald donne évidemment une autre version de la main dans le gilet et de la défaite de Waterloo.

Image de prévisualisation YouTube

 

TwitterGoogle+Facebook

1789-1792 : les temps forts de la Révolution

Pour comprendre la Révolution française, il est indispensable d’avoir des repères historiques en tête. La fiche distribuée en classe te permettra de mémoriser les temps forts de la Révolution. Nous la complèterons à partir de ce Prezi qui inclut quelques extraits du film « La Révolution française » sorti à l’occasion du bicentenaire de 1789.

OBJECTIFS

  • Je connais les repères historiques importants de la Révolution française
  • Je raconte quelques événements et j’explique leur importance

Aller + loin

Un dossier de France Tv éducation pour connaître les principales étapes de la Révolution française à travers une frise chronologique, le portrait des principaux personnages et les grands thèmes de la Révolution.

Une image interactive pour compléter l’étude du Serment du jeu de paume

TwitterGoogle+Facebook

Tokyo, la démesure d’une métropole mondiale

Avec plus de 35 millions d’habitants, Tokyo est la plus grande ville du monde. Gigantesque, démesurée, la capitale du Japon est une véritable fourmilière humaine qui joue un rôle moteur dans la mégalopole japonaise et dans l’économie mondiale.

Quelles sont les caractéristiques d’une ville mondiale comme Tokyo ?

Tokyo vue par la bande dessinée 

Cette planche de la bande dessinée « Spirou et Fantasio à Tokyo montre le paysage de la capitale japonaise. Merci à Patricia Barbon, collègue d’Histoire-Géographie, pour avoir mis en ligne ce document et son travail sur le site de l’Académie de Paris.

1. Décris ce paysage en relevant les unités paysagères, les types de bâtiments et les moyens de transport.

http://www.ac-paris.fr/portail/upload/docs/image/jpeg/2011-02/tokyo_lieu_de_commandement.jpg

2. A présent, regarde le paysage de Tokyo s’animer avec cette vidéo d’UlysseTv

  • Que peux-tu dire de la densité de population à Tokyo ? de la circulation ? de la vie des Tokyoïtes ?
  • Quels éléments montrent la richesse de cette ville ?
  • Dans une telle ville, quelles activités peut-on trouver ?

3. Travaille en autonomie sur le dossier p 258-259. A travers l’exemple de Tokyo, décris et explique ce qu’est une métropole mondiale. Montre que Tokyo est un lieu de commandement et note les inconvénients de la vie dans ce type de ville.

Le manque d’espace à Tokyo

Image de prévisualisation YouTube

Tokyo et la mégalopole japonaise : des informations et chiffres clés pour compléter le croquis

TwitterGoogle+Facebook

Débat argumenté : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?

En quelques années, Facebook a conquis l’Hexagone. En 2011, 25 millions d’utilisateurs français disposaient d’un profil sur le réseau social crée par Mark Zuckerberg. Encensé ou critiqué, Facebook ne laisse pas indifférent et soulève régulièrement des débats dans notre société.

 

OBJECTIFS :

 

  • Travailler en groupe et en autonomie
  • Formuler son opinion par écrit et à l’oral
  • Participer à un débat argumenté ayant pour thème : Comment faire usage de sa liberté sur Facebook ?
  • Construire son identité numérique

 

GROUPES 1 et 2 : Facebook, un espace de libre expression

 

DOCUMENT 1 : Un article de Libération et deux dessins de presse expliquant le rôle des réseaux sociaux lors du printemps arabe.

 

DOCUMENT 2 : Des jeunes s’expriment librement

 

Une capture d’écran de la page « La dernière lettre » où une jeune internaute met régulièrement en ligne un chapitre de son livre.

 


 

DOCUMENT 3 : Facebook et les limites de la liberté d’expression

 

Un article du journal Le Monde, Facebook coopère avec la justice pour identifier un néonazi, le 30 décembre 2011.

 

DOCUMENT 4 : Qu’est-ce qu’on peut pas écrire ou dire sur Facebook ?

 

Une capture d’écran du site Facebook sur les abus et les infractions aux règlements

 

GROUPES 3 et 4 : Facebook, un réseau social en questions

 

DOCUMENT 1 : Qui dois-je accepter comme ami sur Facebook ? 

 

Un article de la p@sserelle, « Qui doit entrer dans la toile de mon réseau ? », 15 novembre 2012

 

DOCUMENT 2 : La cyber-intimidation : quelles solutions ?


Un article de France soir, Harcèlement sur Facebook : « nous avons été traumatisées », 6 mai 2011

 

Un article des Inrocks sur « le troll, c’est le double démoniaque, le bourreau de l’internaute qui se “lamente en public” « 

 

Image de prévisualisation YouTube

 

DOCUMENT 3 : Facebook, espace de vie privée ou publique ?

 

Un article du Monde, « Pourra t-on bientôt insulter son patron sur Facebook ? »,10 janvier 2012

 

http://www.dailymotion.com/video/xfozh2

 

DOCUMENT 4 : La relation profs-élèves sur Facebook

 

Deux avis d’enseignants sur la question publiés dans le journal Libération du 7 février 2011

 

 

D’autres pistes à creuser

 

Source images

 

TwitterGoogle+Facebook

La grève dans les aéroports : quand deux libertés s’affrontent

Comme nous l’avons vu en cours, la république française garantit des libertés individuelles (ex : se déplacer) et des libertés collectives (ex : faire grève). Mais il arrive qu’à un moment donné des libertés ne soient pas compatibles entre elles et que des conflits apparaissent. C’est ce qui est arrivé au cours du mois de décembre 2011 dans certains aéroports français où une grève des agents de sûreté a provoqué l’annulation de certains vols.

Droit de grève contre liberté de se déplacer : quand deux libertés s’affrontent, comment faire pour que l’intérêt général l’emporte ?

OBJECTIFS de la séance :

  • Travailler en groupe et en autonomie
  • Rédiger un résumé
  • Exposer ce résumé à l’oral
  • Prendre en compte le point de vue de chaque acteur du conflit pour se forger une opinion

Consigne : La classe est divisée en 4 groupes afin d’étudier le rôle et les réactions des 4 acteurs de ce conflit social :

  • les grévistes,
  • les entreprises,
  • les passagers,
  • l’état.

Chaque groupe travaille sur un dossier documentaire afin de rédiger un texte expliquant la position de chaque acteur dans le conflit. Il faudra ensuite le présenter à l’oral.

Suite à ce travail, nous mettrons en parallèle deux articles de lois car l’exercice des libertés est inséparable du droit.

* L’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dit :

« La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi. »

* L’article 13 de la Déclaration Universelles des Droits de l’Homme de 1948 dit :

« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un état.« 

 

GROUPE 1 : Les grévistes

Document 1 : Comment et pourquoi faire grève ?

L’appel à la mobilisation du personnel de la sûreté aéroportuaire par la CGT, 8 décembre 2011.

Document 2 : Le droit de grève en question

Un communiqué de presse de la CGT : « Avant de toucher au droit de grève, il faut négocier sur les revendications ! », 20 décembre 2011.

Image de prévisualisation YouTube

Document 3 : La résolution du conflit social

Un article de La Croix, « La grève des aéroports touche à sa fin », daté du 26 décembre 2011

GROUPE 2 : Les entreprises et les aéroports

Document 1 : Que réclament les salariés aux entreprises ?

L’appel à la mobilisation du personnel de la sûreté aéroportuaire par la CGT, 8 décembre 2011.

Document 2 : La réponse de la Brink’s (société qui emploie des agents de sûreté) au début du conflit

Un article d’Europe 1 : « La Brink’s accuse les syndicats », 18 décembre 2011

Document 3 : L’aéroport de Lyon dans le conflit

Une information donnée par l’Aéroport de Lyon le 17 décembre 2011 sur sa page Facebook

 

Document 4 : Un compromis pour résoudre le conflit social

Un article de La Croix, « La grève des aéroports touche à sa fin », daté du 26 décembre 2011

GROUPE 3 : Les passagers

Document 1 : Une photographie prise à l’aéroport de Lyon publié dans Le Progrès du 17 décembre 2011

Document 2 : Un dessin de Plantu paru dans le Monde du 18 décembre 2011

Document 3 : Des avis de passagers sur la page Facebook de l’aéroport de Lyon, 17 décembre 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GROUPE 4 : L’état

Document 1 : Le droit de grève, un droit inscrit dans la constitution

Un article sur le droit de grève sur le site viepublique.fr

Document 2 : Trois ministres sur le terrain, « la liberté de se déplacer est aussi un droit constitutionnel »

Image de prévisualisation YouTube

Document 3 : Une proposition de loi : le service minimum dans les aéroports

Image de prévisualisation YouTube

Document 4 : L’avis d’un journaliste sur l’action de l’état

Un article du Monde : « Quand le droit de grève est pris en otage », 23 décembre 2012

TwitterGoogle+Facebook

L’Encyclopédie, par Olyvan

Pendant trois séances, vous avez travaillé par groupes de 4 autour de deux  objectifs : 

Le défi était d’exposer à l’oral l’essentiel sur l’Encyclopédie tout en organisant vos idées et votre passage. Il fallait commenter au tableau les documents du manuel et arriver à formuler des phrases à partir d’un brouillon sans phrases complètes.  Pour une première expérience, vous vous en êtes bien tirés. Olyvan (4°4) a bien voulu mettre par écrit le travail de son groupe. Bonne lecture !

___________________________________________________________

« En 1751, deux philosophes des Lumières, Diderot et d’Alembert décident de créer des ouvrages parlant des sciences, d’arts et de métiers. Ces livres porteront le nom d’Encyclopédie. Pourquoi l’Encyclopédie est-elle une oeuvre majeure de l’Europe des Lumières ?

L’Encyclopédie voit le jour en 1751 grâce à Diderot et d’Alembert. En effet, à cette date, ils décident de créer des livres consacrés aux connaissances (principalement scientifiques). L’Encyclopédie est destinée aux personnes aisées. Cette oeuvre présente un avantage : elle est illustrée et donc en partie accessible aux analphabètes. Mais les pauvres ne peuvent pas s’en procurer car ils n’en n’ont pas les moyens. Le document A présente l’architecture et la maçonnerie (sur l’image, il y a une grue et une cage à écureuil). Aussi, l’Encyclopédie a un but précis, celui de rassembler les connaissances sur notre planète pour les générations futures.

Le roi Louis XV, qui a régné de 1715 à 1774, interdit la publication de l’Encyclopédie le 7 février 1752. Il l’interdit car elle est néfaste pour lui. Le texte C montre que le roi critique ces deux volumes car « on essaie de détruire la domination royale ». Les personnes contournent l’interdiction en commandant l’Encyclopédie dans leur maison de campagne.  Le clergé veut supprimer l’Encyclopédie mais le gouvernement fait un sacrifice: il autorise la distribution de celle-ci à l’étranger et en province et l’interdit à Paris. La diffusion de l’Encyclopédie se fait principalement dans les villes comme Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Besançon.

Pour conclure, l’Encyclopédie est une oeuvre majeure de l’Europe des Lumières car un grand nombre d’homme décident de braver l’interdiction du roi pour se cultiver. Aujourd’hui, nous utilisons toujours des encyclopédies. »

_____________________________________

Aller + loin

A l’origine, le projet était de traduire l’ouvrage de l’Anglais Ephraïm Chambers, la Cyclopaedia (1728). Un libraire nommé Le Breton demande en 1745 à D’Alembert et Diderot de se lancer dans l’aventure avec lui. Mais les deux compères vont vite délaisser la simple traduction de la Cyclopedia pour se lancer un objectif plus ambitieux : écrire une œuvre originale et unique, un dictionnaire collectif auquel participent des noms illustres (Voltaire, Montesquieu, Rousseau, …).

Certaines idées contenues dans l’Encyclopédie dérangent car elles remettent en cause l’autorité royale et religieuse. Cela explique l’interdiction dont parle Olyvan. La première édition était réservée à l’élite de la cour ou de la société. 4000 exemplaires ont été vendus pour un prix d’environ 1000 livres (monnaie de l’époque). 

Image de prévisualisation YouTube

TwitterGoogle+Facebook