Lors du précédent cours sur le bocage breton, nous avons vu que la modification du paysage peut devenir une source de conflit entre les habitants. Depuis la fin du XX°s, des éoliennes ont été installées un peu partout en France.
Les éoliennes dans le département de l’Aude (Languedoc-Roussillon, photo prise depuis Port-Leucate)
Les éoliennes proches du Béage (Ardèche, Rhône-Alpes)
Les éoliennes permettent de fabriquer de l’électricité grâce au vent. C’est une énergie propre mais certains disent que les éoliennes gâchent la vue. Le paysage est donc une nouvelle fois au centre des préoccupations. Les acteurs du monde rural ont chacun des arguments à faire valoir : faut-il construire des éoliennes pour se passer des centrales nucléaires ? Faut-il préserver le paysage de ces pylônes ? Comme le montre ces deux vidéos, le problème est le même du Nord au Sud de la France…
Pour démarrer la séance de géographie (Habiter la campagne), les 6°3/6°4 ont dessiné la campagne telle qu’ils la voient. A la fin du chapitre, nous verrons si vos représentations de l’espace rural ont évolué.
Habiter à la campagne, c’est vivre dans un milieu rural. En 1800, 90% des gens habitent à la campagne. Aujourd’hui, il y a un peu plus d’urbains que de ruraux au niveau mondial.
Comment vit-on à la campagne ?
Consigne : Dessine à quoi ressemble la campagne pour toi et ce qu’on y fait. J’écris un texte pour expliquer mon dessin.
Activités à la campagne (selon les élèves de 6°3)
cultiver la terre
élever des animaux…mais pas seulement
entretenir les paysages
faire du commerce (épicerie, boulangerie, centres commerciaux, produits de la ferme)
un lieu calme, sans bruit, sans pollution
exploiter les forêts (papier, scierie, meubles, …)
Pour nous, la campagne est un espace naturel où l’on pratique l’agriculture, l’élevage et le commerce. Pourtant, on y fait bien d’autres choses…
En 1800, dans le monde, 90% des gens vivaient à la campagne. Aujourd’hui, il y a autant de citadins que de ruraux. On oppose habituellement la campagne à la ville (moins de bâtiments, moins de monde, plus d’espaces cultivés et naturels).Cependant, la façon d’habiter la campagne a changé. Les limites entre urbain et rural sont plus floues que ce que l’on pense. Les paysages de campagne ont évolué au fil du temps. Ils sont perçus différemment selon les gens car il y a plusieurs façons d’habiter un même espace.
Grâce à un reportage, nous allons étudier un paysage rural typique de Bretagne : le bocage. Dans cette vidéo, on entend une phrase intéressante : « Il n’y a pas de paysage sans hommes« . Un bon point de départ pour parler des jardiniers de la nature que sont les agriculteurs.
Pour cette nouvelle séance en salle informatique, tu vas utiliser le remarquable Didapages réalisé par Laurent Fillion, collègue d’Histoire-Géographie à la pointe du travail par compétences.
OBJECTIFS
Découvrir les lieux de la démocratie athénienne au temps de Périclès (V°s avant J-C)
Comprendre le fonctionnement de la démocratie à travers un débat à l’Ecclésia
Raconter le déroulement d’une séance à l’Ecclésia
Au cours de cette leçon, tu vas accompagner Nikos, un jeune citoyen athénien qui assiste pour la 1ère fois à un débat à l’Ecclésia. Nous sommes en 415 avant JC, un sujet anime particulièrement les citoyens d’Athènes…
As-tu une bonne méthode de travail ? C’est ce que j’ai évalué avec le travail fait avec l’aide du manuel et de la fiche. En 6ème, vous devez être capable de …
comprendre une consigne
comprendre un texte
répondre avec précision (ex : parler de la fête des Panathénées plutôt que de la fête d’Athéna)
Pour le corrigé, j’ai choisi la fiche de Renzo qui a compris que les habitants d’Athènes n’avaient pas tous les mêmes droits. En effet, il écrit que « la société est inégalitaire« .
Cependant,Maëva et Justine ont compris que la cité est unie comme le montre la procession des Panathénées. Tous les habitants y participent. Bilal a quant à lui anticipé sur le cours en écrivant que « la société athénienne est démocratique« . La démocratie est née en Grèce et nous l’étudierons dans une prochaine leçon.
TRAVAIL A LA MAISON : marathon, Marathon ?
Pour répondre à la question « Quel lien il y a t-il entre le marathon (le sport) et Marathon (la bataille) ?« , lis ce texte que j’ai trouvé sur le site marathoniens.fr et complété avec wikipedia.
« La longue et belle histoire du marathon commence par une légende. En 490 avant J.C, le village grec de Marathon, situé à 39km au nord-est d’Athènes est le lieu d’une bataille de la première guerre médique entre les Athéniens et les envahisseurs perses.
A l’issue du combat, un soldat grec nommé Philippides fut chargé d’annoncer la victoire en parcourant la distance entre le champ de bataille et Athènes où les Perses devaient débarquer. (…) Après avoir annoncé la victoire « nenikekamen ! » (nous avons gagné), il serait tombé raide mort, harassé par son parcours à travers monts, sur environ 42 kilomètres.
Philippides, selon Hérodote, était connu pour ses qualités de coureur. Ainsi aurait-il parcouru les 250km qui vont d’Athènes à Sparte pour demander de l’aide aux Spartiates. Et cela dans le temps record de 36h. Cette course légendaire donna naissance à l’actuel Spartathlon. »
ACTIVITE : Combattre pour la cité athénienne
Pour aborder les devoirs du citoyen et la bataille de Marathon, vous allez travailler sur le mini-site réalisé par un collègue d’histoire-géo, Cyril Delabruyère.
Les Jeux panhelléniquesrassemblent tous les Grecs (pan = tout / hellène = grec) dans quatre lieux différents (Olympie, Delphes, l’Isthme et Némée). Venus des cités-états de Grèce ou des colonies, les participants partagent la même culture et la même religion. Durant quelques jours, les Grecs s’affrontent lors de plusieurs épreuves. Certains deviendront de véritables héros tel le lutteur Milon de Crotone.
1er jour :Les athlètes et les jugesprêtent serment de respecter les règles. L’athlète doit être loyal et ne pas tuer son adversaire (notamment lors des épreuves de lutte : le pugilat et le pancrace). Pendant la compétition, le juge pouvait fouetter le participant qui ne respectait pas ces règles. Une amende pouvait aussi être exigée : une statue en l’honneur de Zeus pouvait ainsi être construite avec le nom de l’athlète tricheur gravé sur le socle…
2ème jour : Les courses de chevaux …
et le penthatlon (5 épreuves )
3ème jour :Le grand sacrifice en l’honneur de Zeus et d’autres divinités.Cent bœufs sont abattus et la viande est partagée par tous les participants aux Jeux. Dans le manuel (p 40), se trouve d’ailleurs l’histoire de Milon de Crotone, un lutteur à l’appétit extraordinaire…
4ème jour : Les courses à pied
et les sports de combats (le pugilat, la lutte, le pancrace)
5ème jour : Les cérémonies en l’honneur des vainqueurs avec la remise des couronnes, différentes selon les sites des Jeux panhelléniques.
Travail d’écriture : L’histoire fabuleuse de Milon de Crotone
Lis le texte 3 p 40 et réponds aux trois questions. Ensuite, fais le récit de ta journée à Olympie en contant les exploits de Milon. Pour réussir cette rédaction, suis attentivement les consignes écrites sur ton cahier.
Au VIII°s avant J-C, un aède grec nommé Homère met par écrit deux grands poèmes : l’Iliade et l’Odyssée. Ces récits légendaires serviront à l’éducation des jeunes grecs. Pour découvrir la mythologie grecque et comprendre les mots-clés de notre cours (aède / mythes / l’Olympe / les dieux / les héros), rends-toi sur le site suivant. En écoutant attentivement le récit, tu pourras à ton tour raconter ces histoires peuplées de dieux et de héros. Ton premier objectif est de compléter la fiche distribuée en cours, organisée de la façon suivante :
Qui transmet ces histoires aux Grecs ?
Les protagonistes : les dieux de l’Olympe et les héros
L’Iliade et l’origine de la guerre de Troie
Pour continuer ou revoir l’exercice à la maison, suis les consignes suivantes.
Au cours du XIX°s, la bourgade de Firminy est devenue une ville ouvrière avec une population métissée. Les mines, les aciéries ont attiré en ville des travailleurs qui espèrent trouver ici une vie meilleure. Pendant plus d’un siècle, l’industrie fait vivre une vallée jusqu’alors rurale. Au départ, les ouvriers viennent des campagnes environnantes de la Haute-Loire et d’Ardèche. A partir de 1920, une main d’œuvre étrangère arrive pour travailler dans les mines et les usines de métallurgie. Des Polonais, des Italiens, des Espagnols et des Maghrébins s’installeront dans des cités ou des baraquements. Après 1950, Firminy attire des Siciliens, des Portugais, des Algériens et des Turcs.
Pour entrer de façon vivante dans cette histoire de l’exode rural et de l’immigration à Firminy, les élèves de 6°3 et 6°4 devaient raconter ou imaginer le parcours d’un campagnard ou d’un immigré venu travailler dans cette ville industrielle de la vallée de l’Ondaine.
Beaucoup d’élèves ont fait le choix de raconter une histoire familiale. Travailler sur son espace de vie, c’est aussi se demander pourquoi on habite là et pas ailleurs. En partant à la recherche de leurs origines, ils ont échangé avec leurs parents ou grands-parents. Suivant l’itinéraire familial, ils ont rencontré l’Histoire avec un grand H : la Première Guerre mondiale, le génocide arménien, l’Espagne de Franco, la Deuxième Guerre mondiale, la guerre d’Algérie. D’autres ont pris conscience de l’attrait qu’a longtemps exercé Firminy sur les habitants des campagnes alentour.
J’ai sélectionné huit récits révélateurs de l’histoire d’une cité métissée. Lus en classe, ces récits ont également été enregistrés pour que les élèves deviennent à leur tour des passeurs de cette mémoire ouvrière et immigrée. Pour naviguer d’une vidéo à une autre, cliquez sur la flèche en bas à gauche du lecteur.
#1.Ambre raconte l’histoire de son arrière grand-père arménien, réfugié au Liban à cause du génocide arménien et venu travailler en France après la Première Guerre mondiale (1914-1918).
#2. Emma raconte l’histoire de son arrière grand-père italien venu après la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945). Elle explique les conditions de sa venue, ses impressions et le racisme dont les immigrés italiens ont pu être les victimes.
#3. Riad raconte l’histoire de son grand-père venu en France après la guerre d’Algérie (1954-1962). Arrivé à Roanne, il loge dans un foyer puis part travailler dans une usine métallurgique de la vallée de l’Ondaine.
#4. Léo raconte l’histoire de sa grand-mère italienne qui immigre clandestinement avec sa mère et sa sœur après la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945).
#5. Ceryane raconte l’histoire de son arrière grand-père originaire de Haute-Loire qui part travailler dans une usine métallurgique de Firminy.
#6. Lorena raconte l’histoire de son grand-père espagnol venu en France en 1964. Il participa à la construction de l’Unité d’habitation de Le Corbusier en tant que grutier.
#7. Maïssa raconte l’histoire de son grand-père algérien venu en France en 1951. Il travaille et s’installe d’abord en région parisienne puis il part pour Firminy.
#8.Coline a imaginé l’itinéraire d’un campagnard de Haute-Loire venu travailler à Firminy.
Firminy noir, Firminy vert : d’un patrimoine à un autre
A deux pas du collège Waldeck Rousseau, l’église Saint-Pierre est finalement sortie de terre après des années d’abandon. Aujourd’hui, le patrimoine Le Corbusier est devenu un atout pour la ville de Firminy. La ville a en effet accusé le coup avec des fermetures d’usines installées dans la vallée de l’Ondaine. Le Corbusier offrira t-il le vert de l’espoir ?
C’est ce qu’espérait l’ancien maire de la ville, Dino Cinieri. En 2007, il est interviewé par Frédéric Morvan pour expliquer son projet pour valoriser l’héritage Le Corbusier à Firminy.
Grâce au patrimoine Le Corbusier, quelles activités souhaitait développer le maire ?
Pourquoi est-ce un site exceptionnel selon le maire ?
Comment était perçu le patrimoine Le Corbusier par des habitants de Firminy ?
Qui est intervenu pour terminer l’église Saint-Pierre ?
Pourquoi avoir déposé un dossier à l’UNESCO ?
Quels événements vont se dérouler dans l’église Saint-Pierre ?
D’après un article paru l’année dernière, l’activité touristique autour du patrimoine Le Corbusier doit encore se développer. L’inauguration de l’église Saint-Pierre a permis une hausse de la fréquentation en 2007. Cependant, l’année 2008 a été moins réussie : aujourd’hui, l’objectif des 50 000 visiteurs par an à Firminy n’est pas atteint. Selon Benoît Rémy, le directeur de l’Office de tourisme de Saint-Etienne métropole, le bilan est « mitigé mais prometteur« . Un événement pourrait accélérer les choses. Aux dires de Benoît Rémy, l’arrivée massive de touristes « devrait avoir lieu en 2010 / 2011 avec l’inscription du site au patrimoine mondial de l’humanité. »
L’empreinte du Corbusier à Firminy, suivez le guide !
Sources :
Un livre récent permet de comprendre l’histoire de l’œuvre du Corbusier à Firminy. « Firminy, Le Corbusier en héritage » a été écrit sous la direction de Xavier Gillot. Avec le livre, deux DVD donnent la parole aux acteurs qui ont participé aux travaux de l’Eglise Saint-Pierre.