Tunisie : le combat pour la liberté


"Liberté !". La Tunisie en route pour la démocratie (dessin de Sondron, 17.01.11)


Depuis vendredi 14 janvier, le combat pour la liberté mené par le peuple tunisien fait les gros titres des médias français et internationaux. Ce soulèvement populaire contre le régime du président Ben Ali est historique. D’abord, parce que la révolte s’est transformée en révolution, chose rare dans le monde arabe. Elle est appelée « révolution du jasmin » car cette fleur blanche et parfumée symbolise la Tunisie, « la pureté, la douceur de vivre et la tolérance« . C’est aussi une révolution numérique : l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux (Facebook, Twitter) a joué un rôle essentiel pour amplifier la révolte et mener les Tunisiens sur le chemin de la démocratie.

L’étude de « la révolution du jasmin » en Tunisie présente plusieurs intérêts pour l’étude du chapitre d’Education civique « Etre libre ». Vendredi, vous travaillerez à l’aide de cet article et d’une fiche pour atteindre les objectifs suivants.

Objectifs de la séance :

  • Comprendre le combat pour la liberté mené en Tunisie
  • Repérer les symboles de la lutte et de la liberté
  • Croiser des documents de nature différente
  • Rédiger un texte/réaliser un dessin sur le combat mené par les Tunisiens




1. Un article « d’1 jour, 1 actu » résume simplement les raisons et les revendications de la révolte tunisienne

« Après un mois de révolte, les jeunes Tunisiens ont obtenu le départ du président Ben Ali. Ce dernier a quitté le pouvoir après vingt-trois ans passés à la tête du pays, et s’est enfui de Tunisie vendredi dernier avec toute sa famille.

À l’origine de cette révolte tunisienne : le suicide d’un jeune de 26 ans, qui vendait des fruits et légumes pour survivre. Mais en décembre 2010, la police a détruit son stand, le privant ainsi de travail et donc d’argent. De nombreux Tunisiens se sont reconnus en lui. En Tunisie, un jeune sur trois est au chômage, malgré les diplômes obtenus. La population doit en plus faire face à un autre problème : la vie coûte de plus en plus cher et les gens n’ont pas les moyens de s’acheter les produits de base, comme le pain et la farine.

Ils réclament de meilleures conditions de vie. Pour cela ils veulent du travail et la baisse du prix des aliments. Ils souhaitent aussi pouvoir s’exprimer librement, ce qui n’était pas le cas quand Ben Ali était au pouvoir. D’autres pays d’Afrique, comme l’Algérie par exemple, prennent exemple sur la Tunisie et commencent eux aussi à se révolter contre la vie chère et leurs mauvaises conditions de vie.« 

2. Deux dessins de presse, deux raisons de se révolter


1987-2011 : Ben Ali est resté plus de 23 ans à la tête de la Tunisie. En 2009, il est élu pour la 5ème fois consécutive avec 89,6% des voix. (dessin de Hic, 2009)

 

Les émeutes de la faim en Tunisie (dessin de Haddad, 2011)


3. Les moyens de se faire entendre

- La manifestation

 


La Une du journal Libération du samedi 15 janvier 2011


- La musique

Un article du Monde intitulé « Le rap est le porte-parole de la jeunesse tunisienne«  montre le rôle et l’impact de la musique sur le mouvement tunisien. « Style musical populaire chez les jeunes et largement implanté dans le pays, le rap est par essence contestataire, (…). Diffusée sur les réseaux sociaux comme Facebook, cette musique se partage rapidement et parvient à contourner les canaux de la parole officielle. (…) Jeudi 6 janvier, Hamada Ben Amor, 22 ans, est arrêté puis relâché trois jours après. Dans un clip diffusé sur Internet, il interpellait le chef de l’Etat Ben Ali : « Président, ton peuple est mort.« 

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- Internet et les réseaux sociaux

Un récent article de Libération explique que les réseaux sociaux ont été une pièce maîtresse de la révolution tunisienne. Extraits :

« Plus que Twitter, c’est sur Facebook que s’est faite la cyberrévolution. Ce réseau est utilisé par 1,5 à 2 millions de Tunisiens soit un habitant sur cinq. «Twitter sert exclusivement pour diffuser des informations en temps réel, des chiffres, alors que Facebook permet surtout de partager des photos et des vidéos» (…). Et si le régime a bien tenté une censure par piratage et fermeture de comptes, Facebook restait difficile à museler complètement. (…) «C’est grâce aux gens qui sont descendus dans la rue, dans tout le pays, qui ont pris des vidéos, les ont postées sur leur compte Facebook, que nous avons pu relayer l’information. Ce sont eux les véritables soldats sur le front», souligne un informaticien de métier, âgé de 34 ans. (…) «Comme les journalistes étaient empêchés de faire leur travail, ce sont les citoyens qui sont devenus journalistes et qui ont couvert l’événement», analyse Selim Ben Hassen. «Il y avait un besoin très fort d’informations. »

Autre exemple : le mot d’ordre « Dégage », que l’on retrouve en Une de Libération, est passé d’Internet à la rue.

4. Une révolution contagieuse ?

 

Dessin de Hic paru dans El Watan (01.2011)

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5. Quelques symboles de la révolte tunisienne

Les "Marianne tunisiennes" (Une du journal L'Humanité du 17 janvier)

Twitter, les gazouillis de la révolution

Informations, vidéos, flash-mobs ont été diffusés sur le réseau social Facebook

Le poing levé et le rouge de la révolution tunisienne


Sources :


De l’abstention à l’action : aux urnes citoyens !

« Voter, ce n’est pas précisément un des droits de l’Homme : on vivrait très bien sans voter, si l’on avait la sûreté, l’égalité, la liberté. Le vote n’est qu’un moyen de conserver tous ces biens. (…) Quand je vote, je n’exerce pas un droit, je défends tous mes droits. Il ne s’agit donc pas de savoir si mon vote est perdu ou non, mais bien de savoir si le résultat cherché est atteint, c’est-à-dire si les pouvoirs sont contrôlés, blâmés et enfin détrônés dès qu’ils méconnaissent les droits des citoyens. »

Alain (Emile Chartier), 1926


carte électeur français

La carte de l’électeur français est un condensé de citoyenneté. Elle porte les symboles de notre république (la devise, le drapeau, Marianne) et la phrase : « Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique ». Cette formule a pourtant la vie dure. Aux dernières élections européennes, 60% des inscrits n’ont pas voté. Cette année, il y a eu presque autant d’abstentionnistes que de votants pour les régionales.  A se demander si Marianne porte un bonnet phrygien ou un bonnet d’âne…

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Comme le montre ce graphique, de plus en plus de Français(es) renoncent à s’exprimer avec leur bulletin de vote. On voit bien que certaines élections mobilisent moins que d’autres. Selon des sondages, la désillusion peut en partie expliquer l’abstentionnisme (les politiques ne tiennent pas leurs promesses et n’ont pas de réponse face à la crise). Mais il est trop facile de faire des politiques les seuls responsables de cette crise de la citoyenneté. Chaque voix compte et chaque Français peut agir et faire changer les choses. Certains l’ont compris à 20H, le 21 avril 2002, après le premier tour des élections présidentielles.


Le 21 avril 2002, un tsunami politique

Le 21 avril 2002 est un « tsunami politique » en France. Pour le comprendre, clique ici pour regarder cette vidéo.

tsunami politique

2002-2007 : de l’abstention à l’action

L’étude comparative de deux chansons du groupe No one is innocent permet d’aborder le paysage politique français de la décennie 2000 (candidats, partis) et l’importance du vote dans notre démocratie. Le questionnement se fera prochainement dans un cours mêlant Education civique et Histoire.


L’impact du 21 avril 2002 est grand et une prise de conscience s’opère chez certains abstentionnistes. En 2004, le groupe No one is innocent revient sur ce « scrutin d’avril » avec le titre « Où étions-nous ? ». A la plage, à la pêche mais pas aux urnes… Pendant ce temps, l’avenir du pays se joue.

« Ou étions nous ce jour, nous les langues si fertiles
Perdu dans le message de ce scrutin d’Avril
Quelle est triste la rosé, minée de l’intérieur
Et quand la flamme est trop vive, elle consume la fleur
A l’arrivée, c’est le grand ballottage
Ni toi, ni moi n’avons cru autant dans le naufrage
Canadair, canadairs arrosés.
Ni même le sondage n’avais prévu l’orage.
« 

http://www.dailymotion.com/videox2lbgq

« Tirer les leçons du 21 avril » est une expression devenue courante dans le monde politico-médiatique. No one is innocent le fait en chanson avec son titre « La peur » sorti en 2007 sur l’album « Gazoline ». D’une élection présidentielle à une autre,  de l’abstention à l’action. Ne pas voter, c’est laisser les autres choisir à sa place. Voter, c’est choisir le meilleur candidat… ou le moins pire.

« Ca va être dur, tu crois,
Entre untel ou celui-là,
Mais encore plus que le choix, on a surtout l’embarras.

On avance, on avance
Sans savoir où l’on va,
Par dépit, faut choisir pour contourner le pire. (…)

Ca va être dur mais je sais déjà, ceux qui n’auront pas ma voix« 

Image de prévisualisation YouTube


Les leçons du 21 avril retenues, la mobilisation a été plus forte pour les élections présidentielles de 2007 : plus de 83% des Français ont voté. Trois ans après, le réveil démocratique est-il déjà tombé en panne ?

Sources :

« America’s army » : le danger de la réalité virtuelle

Depuis le milieu de la décennie 1990, les jeux vidéos font partie intégrante du paysage culturel des adolescents et des jeunes adultes. Dans la continuité de la séance « Traiter l’information en temps de guerre », nous allons parler du jeu vidéo America’s Army, le jeu officiel de l’armée américaine.

« Sorti le 4 juillet 2002, il fait du joueur un soldat américain. L’armée affiche clairement ses intentions, expliquant que ce jeu a pour vocation d’attirer le plus grand nombre de jeunes vers une carrière militaire. De fait, pour jouer, il faut s’inscrire sur le site de l’armée. Plus d’un million de personnes l’auraient déjà fait, dont environ 600 000 auraient terminé les missions d’entraînement[1]. »


America's army

Quel danger représente le passage du monde virtuel au réel ?

Notions : réel / réalité virtuelle / esprit critique

Des images du jeu

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Le jeu officiel de l’armée américaine

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« Les vrais héros » américains

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Source : Stéphane Pilet, Le jeu vidéo comme arme de propagande, article paru dans Le Monde Diplomatique, septembre 2003, http://www.monde-diplomatique.fr/

Images : Captures d’écran du site America’s army

Ouvrons l’œil : Le traitement de l’information en temps de guerre

Dans le cadre du chapitre sur « Les enjeux de l’information » (Education civique / 4ème), nous avons présenté les médias, insisté sur la déontologie des journalistes et le pluralisme. Pour évoquer les notions de désinformation, de censure et de mise en scène de l’information, j’ai sélectionné deux médias originaux et inattendus : une chanson et une pochette d’album.

Objectifs :

  • Etudier une œuvre artistique pour comprendre le traitement de l’information en temps de guerre
  • Comprendre une guerre à travers deux angles de vue différents (objectif leçon)
  • Comprendre que la Guerre du Golfe de 1990-1991 marque un tournant pour le journalisme

Notions : média / désinformation / « guerre spectacle » / « guerre propre » / « frappe chirurgicale » / manipulation par l’image

LE DOCUMENT : Revolution.com est un album de No one is innocent, un groupe de rock français engagé. Il est sorti en 2004.

  1. Ecoute de la chanson « Us festival« 
  2. Travail sur la pochette
  3. Le fond vert amène au traitement médiatique lors de la guerre du Golfe de 1991 : les « pool », censure et désinformation, « guerre spectacle », mise en scène de l’information, manipulation par l’image).
  4. SEANCE SUIVANTE : Réflexion sur le jeu vidéo America’s army (notions de réel et de réalité virtuelle) à l’aide d’images et d’un article sur le « jeu vidéo comme arme de propagande » (autre article à venir)

US festival, No one is innocent (2004)

Des GI’s à l’affiche, c’est la tournée mondiale En vedette américaine dans tous les festivals Voici les stars, s’invitent à domicile Attention au départ, elles ont la détente facile.

Qu’importe la manière, qu’importe la manière Avec le Nouveau Testament dans la poche revolver.

Y’a des dollars à se faire dans l’Humanitaire Avec le Nouveau Testament dans la poche revolver Les cartouches ont bonne mine mais elles gardent la foi Un coup d’éclat et puis s’en va Kaboul, Santiago et Panama.

Qu’importe la manière, qu’importe la manière Avec le Nouveau Testament dans la poche revolver.

Avaler la pilule, la frappe est chirurgicale Sans anesthésie générale ni même locale, mon Général ! C’est juste préventif, ça ne peut pas faire de mal Toujours le même remède au chevet du malade. Kaboul, Santiago et puis Bagdad

Qu’importe la manière, qu’importe la manière Avec le Nouveau Testament dans la poche revolver.

Le fond vert et l’incrustation d’images

Image de prévisualisation YouTube

Une guerre spectacle qui éloigne les téléspectateurs d’une vraie analyse

http://www.dailymotion.com/videox8ap6l

La vidéo de l’INA visionnée lors de l’IDD où un journaliste français raconte comment les médias ont été manipulés (clique sur la phrase)

Image 2

Source image : Photographie de Laurent Serroussi, Revolution.com, No One is innocent (2004)

Webographie :

Préparer le cours : traiter l’information en temps de guerre

Cette semaine, nous allons décrypter la façon dont a été traitée l’information durant une guerre. Grâce à cette vidéo des Dessous des cartes, tu vas pouvoir deviner de quelle guerre il s’agit et quels pays s’affrontent… Ce travail est une façon d’avoir des munitions pour bien aborder le cours.


CONSIGNE : Regarde la vidéo jusqu’à la 4ème minute. Pour t’aider à trouver, voici quelques indices …

  • ce pays est l’un des 6 états qui était en guerre lors de la décennie 1990 et l’était toujours 10 ans plus tard.
  • cette guerre a lieu après les attentats du 11 septembre 2001 et la guerre en Afghanistan.
  • en 2003, la première puissance mondiale lui déclare la guerre

http://www.dailymotion.com/videox1q2fc


Tu as trouvé ? Ecris sur ton cahier le nom de cette guerre et l’année où elle commence.


Tu sais maintenant de quelle guerre nous allons parler. Mais sais-tu pourquoi cette guerre a eu lieu ? Pour être à l’aise lundi , cherche les raisons de cette guerre en allant sur ce lien (clique sur la phrase précédente)… Tiens, tiens, il semblerait bien que tout le monde n’ait pas dit la même chose…

Clichy-sous-bois, la banlieue en chantier

« J’ai honte d’être le représentant de la république dans une ville où des gens, à 15 kms de Paris, au XXI°siècle, dans une des régions les plus riches de l’Union européenne, vivent dans des conditions misérables. Je crois qu’avant les émeutes je n’aurais pas pu pousser ce coup de gueule parce qu’il n’aurait pas été entendu« .

http://www.dailymotion.com/videoxfbq56

Signé par Claude Dilain, le maire socialiste de Clichy-sous-Bois, ce coup de gueule nous renvoie à une triste date anniversaire. Il y a exactement cinq ans, le 27 octobre 2005, Zyed (17 ans) et Bouna (15 ans),  »deux jeunes des cités » meurent électrocutés dans un transformateur après une course-poursuite avec la police. Dès le soir, une flambée de violence touche Clichy-sous-Bois et l’émotion s’empare alors du pays.

Les mesures de couvre-feu et d’état d’urgence restent en mémoire. Des formules chocs aussi. La révolte de 2005 reste inédite par son ampleur, sa durée et les cibles des émeutiers : des voitures brûlent mais aussi des écoles, des gymnases, des centres sociaux, …  Pendant trois semaines, 300 communes françaises signalent des incidents et les médias du monde entier braquent leurs caméras sur l’Hexagone.

Cinq après, les médias français s’invitent à Clichy-sous-bois, l’épicentre de la colère des banlieues, pour y sonder l’avenir et l’espoir des habitants. Pour éprouver aussi le Programme national de rénovation urbaine (PNRU) qui parie sur un renouveau de l’urbanisme pour redonner du souffle aux quartiers populaires.


Le dossier spécial de Libération : « Clichy sans clichés »

- « Cinq ans après, l’éveil fragile de Clichy » : «Sur l’urbain on a bien avancé, mais sur l’humain, on est en échec», résume Bertrand Kern, un élu de Seine Saint-Denis.

Un reportage de France info

« Bruits des bull-dozers et des marteaux piqueurs » : ce reportage de France info raconte le changement de visage de Clichy-sous-bois, une ville en chantier. Il reste encore des « bidonvilles verticaux » (7000 habitants sur 30 000 ont été concernés par la rénovation urbaine) et le chômage reste fort (40% des jeunes de moins de 25 ans sont touchés). L’étiquette banlieue est encore difficile à enlever mais les projets de renouveau existent.

Une vidéo de Libération permet de visualiser le changement d’urbanisme à Clichy-sous-Bois : « 600 millions d’euros investis, 1624 logements démolis et, fait peu courant dans ces projets, davantage construits (2111)« 

Un article du Monde

« Les violences de 2005, c’était un cri d’alarme (…). Il y a toujours le même manque de reconnaissance et l’absence d’avenir » analyse Dominique de Villepin dans un article du Monde. Echec scolaire, chômage des jeunes, pauvreté et sentiment d’exclusion collent toujours aux basques des cités.

Pour en savoir plus :

Un article d’Europe 1 revient en images sur la chronologie des « violences urbaines » de 2005 :  « Comment les banlieues ont flambé ? ».

Un reportage de l’AFP sur Clichy-sous-bois

Un article de la p@sserelle sur l’histoire du logement en France de 1950 à aujourd’hui

Sources images




Les décodeurs de l’info : prochainement sur les écrans…

collège idd projet vidéoQuelques aléas ont retardé le montage de la vidéo sur les décodeurs de l’information. Ce projet d’IDD devrait être finalisé pendant les vacances et présenté pour la rentrée.

Ici, Romain explique la désinformation lors de la guerre en Irak de 1991 et le traitement fait par la chaîne américaine CNN.

Ci-dessous, Nicolas explique que l’on peut facilement manipuler une image en utilisant un fond vert. Il illustre cela à partir de la pochette d’album du groupe No one is innocent étudiée en Education civique.

collège idd projet vidéo

Je viens de regarder une nouvelle fois quelques rushes (= les prises de vue avant le montage), c’est assez drôle ;) On les garde et on vous les donnera en fin d’année…

Pour finir, je vous signale que votre travail de manipulation de l’image mené avec M. Valette a été repris par une collègue niçoise, S. Rambour, qui a « trouvé excellents ces travaux d’Arts Plastiques » et invite ses élèves à se lancer dans des créations. Son article est intitulé « Quand la manipulation devient de l’art… ».

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Les bonnes feuilles du Brevet blanc

Après la correction, le temps est venu de faire le bilan du Brevet blanc. Des élèves sont passés à côté par manque de compréhension, de travail ou de volonté, d’autres ont « fait le métier » comme on dirait dans le jargon sportif. Certains voient leurs efforts couronnés d’un bon voire d’un excellent résultat. Bref, rien de bien surprenant sous la plume du correcteur… Cependant, l’écart entre les bons et les mauvais résultats s’accroît. N’ayant corrigé que la moitié des copies (heureusement…), je ne vous propose pas de moyenne mais seulement quelques chiffres :

  • Sur les 48 copies corrigées, 29 ont obtenu la moyenne.
  • 11 élèves atteignent ou dépassent la note de 30/40
  • 13 élèves ont une note inférieure ou égale à 15/40

La semaine prochaine, nous ferons le bilan de cette épreuve et ciblerons les oublis et les erreurs fréquemment commises. Les corrections et les séances de PrépaBrevet vous permettront de (re)voir les recettes de la réussite.

Pour que la correction vous soit profitable, je mets en ligne les « bonnes feuilles » des Waldeckien(nes) c’est-à-dire quelques copies de qualité. Il fallait faire un choix et je ne pouvais pas rendre honneur à toutes les « bonnes feuilles ». Les autres perles resteront encore un temps dans mon cartable…


Une bonne méthode de travail, des connaissances précises et en bonus un brouillon sous forme de carte mentale…

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Carte mentale : du brouillon à la rédaction

Les dernières séances de Prépa’Brevet ont eu pour thème « Utiliser la carte mentale ». Après avoir présenté les avantages de cette méthode de travail, les élèves de 3ème ont pu se rendre compte des applications concrètes en classe. Un groupe a réalisé une fiche de synthèse sur l’URSS de Staline, un autre a travaillé la prise de notes à partir de l’interview d’Abd al Malik. L’objectif affiché est de vous permettre de réinvestir cette méthode dans toutes les disciplines et, bien évidemment, de l’utiliser le jour du Brevet pour arriver à réaliser deux brouillons pour les épreuves d’Histoire-Géo et d’Education civique.

Angeline et Morgane (3°2) ont assisté à la séance du Prépa’Brevet sur la carte mentale. Lors de la dernière évaluation d’Education civique, elles font partie des élèves ayant réalisé leur brouillon de paragraphe argumenté sous forme de carte mentale. J’ai scanné leur travail et pour Angeline, je mets aussi son paragraphe argumenté pour vous montrer comment on passe du brouillon schématique à une rédaction organisée.

Note : En éducation civique, les 3ème ont travaillé les notions de citoyenneté, de nation, de république et de démocratie. L’évaluation  contenait des questions de cours, une analyse de textes (un article du Bondyblog après le match France-Maroc de 2007 où la Marseillaise avait été sifflée / Une interview de Djamel Debbouze sur « sa fierté d’être Français » ) et le sujet suivant :

En France, comment les citoyens peuvent-ils se faire entendre ?

La carte mentale de Morgane

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La carte mentale d’Angeline et son paragraphe argumenté

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Pour aller plus loin :

Cliquez ici pour retrouver tous les articles évoquant la technique de la carte mentale sur la p@sserelle.

Work in progress…

Renzo, élève de 6ème, me donnera vendredi sa carte mentale effectuée suite à un travail vidéo faisant la synthèse du chapitre d’Histoire sur « La cité des Athéniens ».

Débat argumenté : le président de séance

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Deux élèves présideront le débat argumenté de vendredi sur le thème :
« Faut-il interdire le téléphone portable au collège ?« 

Votre rôle

  1. se renseigner pour bien connaître le sujet
  2. parler lentement et clairement
  3. introduire le sujet du débat
  4. poser les bonnes questions (simples et courtes)
  5. faire participer tous les élèves
  6. être capable de rebondir sur ce que disent vos camarades

Les erreurs à ne pas commettre

  • Ne faites pas un exposé : votre rôle est de rendre le débat dynamique et de faire entendre toutes les opinions.
  • Ne prenez pas parti : ce n’est pas votre rôle, c’est celui des débatteurs.

Pour vous guider

Je vous propose une façon de mener le débat, de l’introduction à la conclusion. Vous êtes libres de rajouter ou de remplacer certaines questions mais n’oubliez pas : vous devez être clair.

  • Tout le monde est installé.
  • Attends le silence pour commencer.
  • Tu peux maintenant présenter le sujet

Aujourd’hui, nous allons débattre sur le sujet suivant :

« Faut-il interdire le téléphone portable au collège ? »

Cette année, un projet de loi voté par les sénateurs veut interdire l’utilisation du téléphone portable dans les collèges. Cette mesure n’a pas encore été acceptée par l’Assemblée nationale. Certains Français trouvent que c’est une bonne mesure, d’autres la jugent excessive. Au cours de ce débat, chacun va pouvoir exprimer des arguments pour ou contre cette loi.

Pour commencer, qui peut nous dire pourquoi cette loi a été proposée ? Quels sont ses objectifs ?

Tes camarades vont répondre. Attends que chacun lève la main. Donne la parole à quelqu’un…

Le débat commence…

Ensuite, demande leur…

  • Les arguments pour la loi
  • Les arguments contre la loi
  • Leur opinion personnelle

Voici quelques questions te permettant de relancer le débat…

(à poser à la fin ou pendant si tes camarades abordent le sujet)

  • Certains élèves disent qu’on nous supprime une liberté. Qu’en pensez-vous ?
  • Certains disent que cela permettra d’éviter des dérives comme le « happy slapping ». Qui peut expliquer ce qu’est le « happy slapping » ? Cette loi serai t-elle vraiment utile ?
  • Pourquoi certains ados sont autant accros au portable ?
  • Cette loi ne permettrait-elle pas de limiter pour leur bien leur utilisation ?
  • N’est-ce pas aussi une question de savoir-vivre ?

Pour conclure

L’article IV de la Déclaration des droits de l’Homme dit :

« La liberté consiste à faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. »

Est-ce valable pour la loi sur le portable ?


Maintenant, c’est à vous de préparer le débat. Contactez-moi en cas de doute(s). Bon travail !

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