Archive for plein les yeux

Plein les yeux devant la Mer de Glace

 

7 kilomètres de long et 200 mètres d’épaisseur, la Mer de Glace est le plus grand glacier de France. Ce haut-lieu du tourisme hexagonal attire les foules qui se hissent là-haut dans le petit train rouge du Montenvers. Jusqu‘à 350 000 touristes se pressent dans la grotte de la Mer de Glace, taillée au cœur du glacier depuis une cinquantaine d’années. Mais depuis 2009, la perspective d’une fermeture de la grotte se précise car la Mer de Glace recule. 

Une courte excursion vers la buvette du Chapeau offre un magnifique panorama sur le front de la Mer de Glace et ses deux lacs vert émeraude. Cette photo prise sur le belvédère du Chapeau montre qu’un glacier est bien le baromètre du changement climatique. Les deux petits lacs ne sont pas là depuis bien longtemps et ont été formés suite au retrait de la Mer de Glace. Les géologues disent qu’ils se combleront car la moraine latérale droite de la Mer de Glace s’effondre en permanence. Les glaciers sont vivants et réagissent très vite aux fluctuations climatiques. Chaque année, il perd environ 30 mètres de long et 4 à 6 mètres d’épaisseur. Devant ce paysage en mouvement, impossible de rester de glace.


Pour en voir + : Le glaciologue Luc Moreau a mis en ligne des vidéos sur le mouvement des glaciers.


 

 

Plein les yeux sur la route des Grands Crus de Bourgogne

Partir en Bourgogne, c’est comme plonger dans une carte des vins. Pommard, Puligny-Montrachet ou Meursault, les noms des grands crus réveillent le palais des gourmets. Cette photo a été prise le long de la départementale 974, non loin de Nuits-Saint-Georges. La D974 fait partie de la route touristique des Grands Crus et traverse le prestigieux vignoble de Bourgogne : de Santenay à Dijon, trente-huit villages viticoles font la renommée de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune. Ici, le paysage défile à mesure que la voiture avale les kilomètres. La vigne est omniprésente, envahissant les versants de la Côte d’Or. Omniprésente mais partout différente : chaque village a son vignoble, son cru en rouge (pinot), en blanc (chardonnay)… Derrière un même paysage qui se déroule sur plus de 60 kms, il y a mille saveurs.

Les vignerons connaissent extrêmement bien leurs parcelles et donnent le meilleur pour mettre le paysage en bouteille. Des légendes abondent dans ce sens comme celle des moines qui goûtaient la terre pour savoir à quels terroirs il fallait rattacher les parcelles cultivées. Les Bourguignons désignent leurs terroirs sous le nom de climats. D’ailleurs, une association cherche à inscrire les climats du vignoble de Bourgogne sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.Ils définissent ainsi la notion de “climat”.

Particulier à la Bourgogne, le terme climat désigne une parcelle ou un ensemble de parcelles de vignes, connues sous le même nom depuis plusieurs siècles. L’emplacement précis, le sol, le sous-sol, l’exposition, le microclimat, et tout particulièrement l’histoire de ces climats, forment au sein du vignoble les caractères constitutifs de la personnalité unique d’un terroir et d’un vin, de leur identité naturelle et culturelle. Le génie du lieu et de l’œuvre humaine s’y accomplissent durablement. La Côte bourguignonne est le seul vignoble au monde à avoir constamment, durant quelque deux mille ans, privilégié l’identité de ses climats.

Pour le géographe Jean-Robert Pitte, le climat n’est pas le seul atout des vins de Bourgogne. Le savoir-faire des vignerons et la réputation de leurs nectars ont contribué au succès international de leurs vins. Aujourd’hui, 60% des vins bourguignons partent à l’exportation et de nombreux touristes étrangers viennent goûter sur place au plaisir des premiers ou grands crus. Une richesse qui selon Jean-Robert Pitte pourrait être valorisée dans le cadre de l’Education nationale : “Boire intelligemment des quantités raisonnables de bon vin, pas forcément cher, peut les protéger durablement contre les risques de l’alcoolisme. Il faut parler de vin et le faire déguster aux jeunes français, encadré par des enseignants. Le vin est un facteur de sociabilité et d’ouverture vers l’Autre et l’Ailleurs.” Pour l’instant, ce n’est toujours pas au programme…

La série [Plein les yeux] à suivre sur le groupe Facebook de la p@sserelle

Plein les yeux à Chamonix, à l’assaut du Mont-Blanc

Le paysage se raconte du bout du doigt. Celui-ci appartient à Jacques Balmat, premier homme à vaincre le sommet du Mont-Blanc en 1786. Sur une place de Chamonix (Haute-Savoie), son index désigne au Suisse Horace Bénédict de Saussure l’objectif à atteindre.

Ce savant de Genève promet une forte récompense au premier qui trouvera un itinéraire sûr pour atteindre le Mont-Blanc, le toit de l’Europe (4810 mètres). Accompagné par le docteur Paccard, Jacques Balmat arrivera le 1er au sommet récoltant ainsi la mise et un surnom accolé à vie à cet intrépide montagnard : “Balmat dit Mont-Blanc”. Les légendes qui faisaient des sommets des Alpes la tanière du diable ou des dragons laissent place à l’épopée de l’alpinisme. Les monts maudits sont enfin désirés. La gloire des neiges éternelles ne fond pas et aujourd’hui encore cet exploit fait vibrer nombre de randonneurs désirant “faire le Mont-Blanc”.

Depuis les Praz de Chamonix, le spectacle de la nature est saisissant. A droite, le dôme du Goûter, deux bosses de chameau puis le Mont Blanc, discret, presque effacé. Son sommet arrondi, sans pics rocheux, laisse dubitatif sur sa qualité de premier sommet d’Europe. L’aiguille du midi, elle, semble trôner sur le massif…  La nuit tombée, quelques lampes des bivouacs brillent, envoyant des signaux lointains. Le matin, c’est à la jumelle que l’on peut observer les cordées gravissant le Mont-Blanc. Un ballet d’hélicoptère, quelques parapentes, le coucher de soleil : le paysage montagnard s’anime, se colore, s’illumine… La légende continue.

Plein les yeux à Olympie, à la découverte d’un pyro-paysage

Pour cette nouvelle virée, François nous emmène sur le site d’Olympie en Grèce pour découvrir un pyro-paysage. Le berceau des jeux olympiques a été épargné par les flammes en août 2007 grâce à un dispositif anti-incendies important. Cet épisode a laissé des traces dans le paysage de ce site classé au patrimoine mondial de l’humanité. Suivez le guide… Pour retrouver l’intégralité du texte, rendez-vous surGéofac, un des blogs de François Arnal, le jardinier-géographe stéphanois.

pyro paysage

Pyro paysage à Olympie. Le milieu méditerranéen est menacé par les incendies pendant la saison sèche en été. Ainsi en août 2007, la Grèce a subi une vague meurtrière d’incendies qui ont ravagé le Péloponnèse et menacé les sites antiques millénaires. Les feux de forêt qui ont ravagé la Grèce ont fait 61 morts.
Ce paysage pris en photo depuis le stade d’Olympie en Juin 2010 porte
la trace du passage du feu (pyros en grec), ce paysage post-catastrophe est appelé par les spécialistes un « pyro-paysage ».
Au premier plan le stade olympique de 192, 27 mètres de long bordé par la route et les aires de stationnement.(…) L’arrière plan est occupé par des collines ravagées par l’incendie : plus un arbre ne reste. Émergent de cette colline des tours avec des canons à eau ressemblant à des pylônes à haute tension. Un important dispositif anti-incendie avait été installé sur le site d’Olympie au moment des JO d’Athènes de 2004.

Pyro paysage Olympie

(…) Les incendies ont frôlé le site antique, le jardin du musée d’Olympie, qui abrite des sculptures classiques très célèbres tels que l‘Hermes de Praxiteles. Mais les avions, les hélicoptères et un grand nombre de pompiers ont réussi à faire reculer l’incendie.”Tous les systèmes anti-incendies ont fonctionné”, s’est félicité le secrétaire général du ministère de la culture, Christos Zahopoulos le 27/08/2007. Les pompiers ont envoyé sur place six avions, deux hélicoptères, 45 pompiers et quinze véhicules. (…) Des riverains des villages proches du berceau des Jeux se sont plaints de la forte présence de pompiers et de moyens de lutte contre les incendies autour de l’antique Olympie alors que pendant ce temps-là, leurs maisons continuaient à brûler.

Plein les yeux à Pudong, le “Manhattan” de Shanghai

Harold est un habitué des beaux voyages et quand il part, il revient avec des gigas de belles photos qu’il fait partager sur son blog. Il fixe son objectif sur des paysages, des scènes de vie, des objets du quotidien ou les plats typiques du pays. Pour son périple en Chine, il s’est rendu à Pékin, Qingdao et Shanghai. Dans un ciel aux tonalités grises incroyables, Harold saisit le décor du “Manhattan chinois” et sa fameuse Perle de l’Orient. Une image qui court dans tous les manuels d’Histoire-Géo, en moins bien, forcément…

Shanghaï Pudong Perle de l'Orient

Pudong, quartier de Shanghai symbole de la démesure et du dynamisme de la Chine actuelle.Harold aka B4NDit!


En voir plus :


Plein les yeux devant le fontaine de Trevi (Rome)

Une photo prise par Arlette au cours de sa visite à Rome.La fontaine de Trevi à Rome, un peu de fraîcheur dans les ruelles surchauffées de la capitale italienne. C’est ….. WAOUH !

photo

Au cinéma, ils ont rajouté une déesse à la fontaine de Trevi, haut lieu du romantisme. Les guides touristiques diront que la fontaine est un des lieux de rencontre très couru par les amoureux…

http://www.dailymotion.com/videox2lkbw

Aller plus loin : Un reportage photo intéressant pour en découvrir davantage sur l’histoire de la fontaine.

<span style=”font-size: large;”><span style=”color: #000000;”><strong><span style=”color: #000000;”><span style=”font-family: georgia, palatino;”> </span></span></strong></span></span>
<p style=”text-align: center;”><span style=”font-size: medium;”><span style=”background-color: #ffff00;”><strong><span style=”font-size: large;”><span style=”text-decoration: underline;”><span style=”color: #000000;”><a href=”http://www.facebook.com/group.php?gid=127840650566868″ target=”_blank”><span style=”color: #000000;”><span style=”font-family: georgia, palatino;”> </span></span></a></span></span></span></strong></span></span></p>

Le feuilleton paysager de l’été : Plein les yeux à Ille-sur-Têt

Ce feuilleton paysager a commencé sur le groupe Facebook de la p@sserelle Histoire-Géo. Chaque membre du groupe est libre de contribuer et de nous faire partager un lieu, un paysage, un instant. Pour rejoindre le groupe et participer, cliquez sur le logo ci-dessous.

Pendant les vacances, que nous parcourions l’Hexagone ou l’étranger, les paysages s’offrent à nous. Alors pourquoi ne pas lancer une petite série sur ces paysages qui nous en mettent plein les yeux. Chacun peut y aller de sa photo et nous faire découvrir un coin de France ou de Navarre. Je lance la série avec de mystérieuses cheminées de fée…

Ille-sur-Têt, cheminées de fées, orgues

Pour voir Ille-sur-Têt et ses cheminées de fée, il faut se rendre dans les Pyrénées-Orientales, à quelques kms de l’Espagne : quand Dame Nature s’amuse à modeler l’horizon, cela donne d’étranges créatures sculptées par l’érosion. A chacun de laisser marcher son imaginaire. Au loin, les Pyrénées…

En voir plus : Un forum sur Google earth commente des photos d’Ille-sur-Têt et évoque des “demoiselles coiffées”…