Archive for Sur la toile

Histoire des arts : la guerre d’Algérie au cinéma

OBJECTIFS

  • Partir de l’exemple algérien pour comprendre comment une colonie est devenue un état indépendant
  • Comprendre la guerre d’Algérie (1954-1962) à partir d’un film “L’ennemi intime”
  • Être capable de porter un regard critique sur un fait et une œuvre

1. L’histoire de la conquête de l’Algérie par la France (1830-1870). + d’infos : voir article de la p@sserelle

http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1011319-Les_%c3%a9tapes_de_loccupation_fran%c3%a7aise_en_Alg%c3%a9rie.jpg

Les étapes de l’occupation française en Algérie (1830 – 1870)

 

2. La situation de l’Algérie après la Seconde Guerre mondiale

http://www.larousse.fr/encyclopedie/data/images/1011320-LAlg%c3%a9rie_de_1954_%c3%a0_1962_lorganisation_fran%c3%a7aise.jpg

L’Algérie de 1954 à 1962 : 3 départements français

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Les empires coloniaux en 1945 (source : manuel HACHETTE numérique)

 

 (source : manuel HACHETTE numérique)

 

3. La guerre d’Algérie au cinéma : “L’ennemi intime”

L’ennemi intimeest une fiction réalisée en 2007 par Florent Siri qui s’ancre véritablement dans l’Histoire. Le réalisateur a fait appel au travail très fouillé du documentariste Patrick Rotman. Ce film de guerre  applique les codes du cinéma hollywoodien et aborde la notion de responsabilité face à la violence.

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L’action se déroule en 1959 quelque part en Kabylie. A ce moment, le général Challe lance une des opérations les plus violentes de la guerre qui vise à contrer les actions du FLN (Front de Libération Nationale). L’objectif est “d’écraser définitivement les maquis et de reconquérir les territoires contrôlés par les fellaghas“. Le bilan officiel de cette opération s’élève à “26 000 rebelles tués et 10 800 faits prisonniers“.

Après avoir opté pour une stratégie inefficace (tanks et artillerie lourde sont “inadaptés face à la guérilla que mène le FLN“), les Français mettent en œuvre une guerre dite “moderne”, une véritable guerre totale :

  • recherche de renseignements
  • une guerre psychologique
  • utilisation de l’hélicoptère et du napalm

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Questions

  1. L’armée française en Algérie : une opération de maintien de l’ordre ou une guerre civile ? Justifie ta réponse
  2. Pourquoi la scène de la cigarette résume bien la situation des harkis ?
  3. Explique le titre du film “L’ennemi intime”

Le gouvernement français se refusera à parler de guerre mais tous les moyens mis en œuvre pour enrayer le désir d’indépendance en Algérie ne laissent planer aucun doute.

4. L’Algérie indépendante

Clique sur l’image ci-dessous pour accéder à cette vidéo de francetveducation. Elle résume les 132 années de présence française en Algérie et détaille les accords d’Evian qui accordent l’indépendance au peuple algérien.

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 File:Flag of Algeria.svg

5. L’Algérie indépendante face aux difficultés de développement

Réponds aux questions 5 et 6 p  131

Sources :

Pour présenter ce film, je me suis appuyé sur le dossier pédagogique en ligne sur le site “Zéro de conduite”. Les citations sont entre guillemets.

+ d’infos sur la guerre d’Algérie

Banksy : Mr Brainstorm Vs Mr Brainwash


Sur la toile, des graffitis et des collages, des hommes en capuche sur des toits et dans la rue. La nuit, pendant que les murs de la ville s’encollent et s’animent, Thierry Guetta, un vendeur de vieilles fringues à Los Angeles filme l’histoire du street-art qui s’écrit. Pendant longtemps, il filmait tout et rien. Là, il fixe son objectif : faire un documentaire sur l’art de rue. L’histoire de la peinture à la bombe, c’est forcément explosif. Aérosol, adrénaline, acrobatie. Ses grands noms, leurs arrière-boutiques et leurs œuvres sur des kilomètres de bande. Cet art éphémère est capturé par un chasseur d’images “un peu cinglé” qui compile ses cassettes produites à la chaîne dans des boîtes qui prendront bien vite la poussière. Impossible à monter. Mais l’essentiel est ailleurs. Thierry Guetta veut rencontrer Banksy, l’icône absolue du street-art, celui qui vit la célébrité dans l’anonymat, l’engagement dans la subversion. Le réseau s’actionne et le miracle arrive un jour. Il l’aide et devient son ami. Et quand Thierry lui présente le documentaire, il lui conseille de faire autre chose, du street art par exemple. Thierry devient alors Mr Brainwash, rigolo, un brin mégalo et artiste auto-proclamé. Monsieur lavage de cerveau récupère, copie, colle et top chrono, ça rapporte gros.


Résumer “Exit through the gift shop” de Banksy ? Mr Brainstorm Vs Mr Brainwash. Les Britanniques aiment bien les histoires de Mr Jekyll et Mr Hyde ou celle de Frankenstein… Dans le cerveau de Banksy, une tempête de créativité et d’idées. Dans celui de Guetta, celles des autres. L’ombre et la lumière. La rue et le salon. La contestation pleine et la célébrité creuse.
Fait maison ou à la chaîne. Création, récupération. L’Art et la Tentation. L’un et l’autre ? Mr Brainwash, la créature du marionnettiste Banksy… hum, celui qui tire les ficelles et tient la caméra a bien raison de ne pas répondre. Dans ce film sur la condition d’artiste, Banksy a pris soin de camoufler sa ligne de fuite. En tout cas, une façon passionnante de se regarder dans la glace

http://www.dailymotion.com/videoxfq2en

Quelques liens

Le site du film “Exit through the gift shop”, Banksy (2010)

Signé Banksy

Une “biographie” signée Véronique Servat “Les murs de Banksy”





Mai 68 s’affiche

Bouclage du programme oblige, nous avons rapidement évoqué en cours les événements de mai 1968. Pour aller plus loin, baladez-vous sur le site de la Bibliothèque Nationale de France qui a réalisé une exposition très complète sur l’expression artistique de Mai 68.

Intitulée “Esprit(s) de 68″, l’exposition se compose de quatre entrées, reprenant des slogans d’époque :

  • non à l’ordre qui tue
  • l’art c’est vous
  • presse, ne pas avaler
  • participons au balayage

Les textes qui accompagnent les documents iconographiques (affiches, tracts, …) sont courts et résument bien la situation :

La société française, en 1968, s’installe dans une paix durable et connaît une forte expansion économique qui nourrit une croyance infaillible dans le progrès. Cet optimisme cache toutefois une société bloquée qui aspire à de fortes mutations culturelles et sociales.

Loin de profiter à tous, la nouvelle société de consommation génère frustrations et critiques ; le pouvoir fort – incarné par De Gaulle dès 1958 – le manque de dialogue social et la sclérose des institutions nourrissent la contestation qui éclate le 22 mars chez les étudiants, et qui s’étend à d’autres catégories de la population lors du meeting de solidarité avec les étudiants de Nanterre du 3 mai 1968.

Figure tutélaire du pouvoir politique, image du père et symbole d’un temps révolu, le général De Gaulle incarne pour la jeunesse en colère le “mal” à combattre. Il est au centre de toutes les critiques et caricatures.

La composante fortement anti-autoritaire du mouvement de Mai 68 s’élève contre la rigidité de tous les appareils ou les institutions qui structurent la société : église, école, pouvoir politique, entreprise.”

Pour aller plus loin, une vidéo sur l’histoire des affiches de mai 68 du point de vue des collectionneurs.

http://www.dailymotion.com/videox4gmuv


Sources : capture d’images du site sur l’exposition “Esprit(s) de 68″ de la BNF

“Gainsbourg, vie héroïque” : l’affiche du film

serge-gainsbourg

Tailleur pour dames, Gainsbourg a arrangé son col. Le style du dandy, le regard altier et l’œil qu’on devine malicieux… De sa fidèle Gitane, on ne verra qu’une volute de fumée qui dessine le tourbillon de sa vie sentimentale et médiatique. Provocateur, passionné, créateur, auto-destructeur : dans l’ombre et la lumière, ainsi débute le conte sur Dr Jekyll et Mister Hide…

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Pour en savoir plus :

Le site du film

Une biographie de l’homme à la tête de chou

“Miracle en Alabama”, Arthur Penn (1962)

A la suite d’une maladie, un très jeune enfant perd l’usage de la parole, de la vue et de l’ouïe. Dépassés, ses parents font alors appel à Annie Sullivan, une jeune éducatrice…”

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Un film vu avec des élèves de 3ème dans le cadre de Collège au cinéma. L’éducation d’une enfant sauvage, qui lutte, indisciplinée et animale. Des scènes dégagent une fougue inattendue : quand les mots manquent,  le langage corporel et la violence sont seuls à s’exprimer. Un film où brille aussi la flamme d’une pédagogue d’une persévérance admirable… et non loin, celle de l’espoir.

http://www.dailymotion.com/videox9s0v3

Good Bye Lenin… parodié

Good Bye Lenin ! est un film allemand de 2003. Le réalisateur Wolfgang Becker raconte l’histoire d’Alex, un jeune habitant de Berlin-Est, dont la mère, Christiane, tombe dans le coma en octobre 1989. Quelques semaines plus tard, le Mur de Berlin tombe. Cette frontière séparait le monde issu de la guerre froide en deux : une partie communiste sous contrôle de l’URSS et un bloc capitaliste sous influence américaine.

En 1990, le réveil miraculeux de Chrisitiane pose un problème à son fils. Le médecin demande à Alex de tout mettre en œuvre pour éviter à sa mère une rechute : aucun choc ne doit venir troubler sa guérison. Alex décide ainsi de cacher la réalité de la réunification de l’Allemagne à sa mère, une fervente communiste. Le fils se met alors à réinventer l’Allemagne, un pays rêvé pour les nostalgiques de la R.D.A (République Démocratique Allemande). Avec un ami, il tourne de faux journaux télévisés où la réalité s’inverse : l’idéal communiste a vaincu et la R.F.A (République Fédérale Allemande) n’existe plus…

Nous étudierons prochainement quelques extraits ce film aussi bien en 4ème (Géographie : étude de l’Allemagne) qu’en 3ème (Histoire : la guerre froide). Pour découvrir ce film, clique sur le lien ci-dessous :

La bande annonce

En surfant sur le net, j’ai trouvé une parodie du film nommée Good Bye Lyonnais. Une parodie est une façon humoristique d’imiter une œuvre en la détournant de sens initial (ex : Les Guignols de l’info parodient les Journaux télévisés). Good Bye Lyonnais a été réalisé par l’équipe des Cahiers du football, un mensuel décalé sur l’univers du ballon rond. L’extrait de Good Bye Lenin est associé à un tout autre scénario : 

À une supportrice des Verts qui se réveille après vingt-huit ans de coma, il vaut mieux cacher la vérité…”

Les supporters apprécieront… ;)

E.G

The Wrestler : le corps et le sang de Mick

The Wrestler, c’est Randy (Mickey Rourke) le seigneur du Ring. Catcheur des années 1980 aux cheveux couleur filasse, Randy vit de son boulot de magasinier et de ses combats le week-end. Pour la forme, anabolisants et stéroïdes. Pour logis, un mobil-home ou son van. En toile de fond, l’Amérique actuelle, celle des quartiers résidentiels proprets et des laissés pour compte. 

En dehors de la caste des catcheurs, Randy vit seul. Dans un night-club, il retrouve Cassidy, une stripteaseuse pour seule confidente. Catch ou striptease, les corps sont exhibés et vendus une poignée de $. Quand Cassidy fait référence à la Passion (de Mel Gibson), c’est pour mieux insister sur le chemin de croix de Randy. The Wrestler ou le corps et le sang de Mick. Entre grand guignol et vrai martyre, le catch selon Randy montre les ficelles du métier et nous envoie dans les cordes. Avec un final en saut de l’ange…

Ce film c’est aussi la résurrection de Mickey Rourke (voir l’affiche). L’acteur américain au parcours atypique (dont une carrière de boxeur), parti longtemps à la dérive, est de retour depuis le début des années 2000. Le film est en lice pour les Academy Awards (plus connus sous le nom d’Oscars) qui récompensent à Los Angeles les meilleurs films internationaux.

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La bande annonce