Clim’city : un jeu écologique en ligne

Après Sim City, gérer une ville durable avec Clim’city !

http://climcity.cap-sciences.net/#h

Un jeu en ligne pour sensibiliser les élèves aux questions environnementales : voici le défi de Clim’city édité par Cap science ( le centre de culture scientifique d’Aquitaine). Le début de l’aventure, c’est l’état de notre bonne vieille planète Terre : 

« Pas de doute, la Terre prend un bon coup de chaud ! La fièvre s‘est même emballée durant ces dix dernières années. Si la Terre a de la fièvre, la majorité des scientifiques pensent que l‘homme en est majoritairement responsable. Premier accusé : le dioxyde de carbone (CO2).(…) Notre environnement est déjà en train de se modifier : apprêtons-nous à changer de comportement, à changer de vie !« 

Plus question de devenir le roi du pétrole mais le maire d’une ville durable ! Une fois connecté sur le site, vous voilà aux commandes d’une cité où l’objectif est de réduire par quatre l’émission de gaz à effet de serre d’ici à 2050. L’article des Clés juinors explique que pour y arriver, « le joueur dispose de 50 ans et de « 250 actions » qu’il choisit d’appliquer comme le développement des transports en commun sur la ville, le recyclage des déchets, etc. À chaque joueur d’établir son programme. Toutefois, attention ! Il est difficile de gagner, même pour un adulte !« .

 

A défaut de remporter le jeu, on apprend une foule de choses en passant « la souris sur le  paysage (ce qui) actionne des vignettes bourrées d’informations sur les sources de pollution, les énergies écolos… On découvre ainsi qui sont les gros producteurs de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.« 

 

Clim’city, le « Sim city écolo », un jeu qui devrait plaire aux collégiens de Waldeck-Rousseau…comme à leurs professeurs.

La presse en parle :

Les Clés juniors : http://www.lesclesjunior.com/rubriques/monde/climat/le-roi-de-clim2019city

Le Monde :  http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/01/06/clim-city-une-ville-durable-au-bout-de-la-souris_1138373_3244.html

Source images : capture d’écran du jeu Clim’city (http://climcity.cap-sciences.net/#h)

E.G

La leçon d’anatomie du Professeur Tulp… revisitée par les élèves

Le programme d’histoire de 4ème amène à étudier des grands peintres de l’époque moderne. Le Hollandais Rembrandt (1606-1669) en fait partie. Ses œuvres sont des repères culturels et patrimoniaux que les jeunes Européens doivent connaître. En cours, les élèves ont étudié « La leçon d’anatomie du Professeur Tulp » (1632) car cette toile reflète la société européenne du XVII°s et montre comment les bourgeois d’Amsterdam se veulent des hommes modernes, curieux de tout. Cette œuvre, réaliste et mystérieuse à la fois, montre le travail de l’artiste sur la lumière et le mouvement.

En Arts plastiques, M. Valette a repris l’étude du tableau et a demandé aux élèves de revisiter l’œuvre de Rembrandt à l’image de Picasso qui « pénètre par effraction dans l’espace pictural des tableaux des autres, aménage l’endroit pour qu’il soit plus vivable et fait comme chez lui« . Voici quelques travaux d’élèves de 4ème du collège Waldeck Rousseau avec l’analyse de leur production.

Blanche neige par Sihem et Léa N.

Pour nous, le cours d’anatomie s’est transformé en un vrai conte de fée : Blanche neige et les 7 nains. Notre professeur Tulp est devenu un prince charmant et ses « stagiaires », les 7 nains. Notre cadavre est devenu … Blanche neige. Le tableau est passé de sinistre à féerique.

Anatomie par Léa K et Gülsüm E

Notre dessin est une affiche pour enseigner aux élèves l’anatomie du corps humain. Nous y avons ajouté un peu d’humour pour que cela soit plus attrayant, plus intéressant à apprendre. Ce n’est pas la leçon du professeur Tulp mais la leçon du professeur de SVT au XXI° siècle.

Les robots par Cloé et Mervat

Nous avons proposé un tableau géométrique, en remplaçant les hommes par des robots. Les organes du mort sont représentés par des circuits.

Le tiers-état par Sara B et Inès

Notre tableau représente l’horreur du XVII° siècle. Le rouge représente la peur, l’angoisse et la pression qui monte jusqu’au coeur. Le jaune, la moquerie qui remplit le coeur des nobles et le noir montre la partie sombre du XVII° siècle. Les vautours évoquent les nobles se moquant du tiers-état. Le cerf , le clergé et l’homme du milieu, le tiers-état. Le tiers-état n’en peut plus de payer les impots ; il est mangé intérieurement petit-à-petit par les nobles, le clergé et le roi. Le petit livre représente les impôts et le gros, au premier plan, raconte cette histoire.

La leçon devient ici carnavalesque par Angeline C. et Carolane J.

Les ficelles de l’Histoire : Dieudonné, marionnettiste et pantin

 « Sachez en tout cas une chose,  vos applaudissements vont retentir, vous verrez dans les médias, dès demain matin, peut-être même jusqu’assez loin… Robert, je crois que vous méritez bien ce prix.  Le sketch ne serait pas complet… je vais demander à Jacky mon fidèle technicien de remettre à Robert «le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence». Jacky dans son habit de lumière. Photographes lâchez-vous ! Remarquez le scandale ! Ovation ! »

Le 26 décembre, la bêtise et l’ignorance ont atteint le Zénith. Dans cette salle parisienne, l’humoriste Dieudonné décerne à la fin de son spectacle « le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence » à Robert Faurisson. Dans ce qu’il nomme un sketch, Dieudonné appelle les spectateurs à ovationner un négationniste. Le négationnisme consiste à nier l’importance et même la réalité du génocide des juifs lors de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945).

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Robert Faurisson prétend que les chambres à gaz sont un mythe et les 6 millions de morts juifs une invention. Des historien(ne)s ont démontré avec brio comment les négationnistes manipulent et tronquent les sources, tirent les ficelles de l’Histoire pour déjouer un complot imaginaire. Un mensonge qui s’explique le plus souvent par l’antisémitisme c’est-à-dire la haine des juifs. Pour Pierre Vidal Naquet, les négationnistes sont des « assassins de la mémoire » car en niant la réalité de la Shoah (=le génocide juif) ils tuent les victimes une deuxième fois.

Pourquoi Dieudonné invite t-il une personne aussi décriée ? Dans le Journal du Dimanche, il dit ne pas être d’accord « avec toutes les thèses » de son invité surprise. Quand celui-ci glisse à l’humoriste sur scène « Je peux te compromettre », Dieudonné crie en guise de réponse « Liberté d’expression ! ». L’artiste défendrait ainsi une noble cause. Mais Dieudonné mélange tout et son goût pour la provocation vire à l’indécence. L’idée de déguiser en faux déporté juif un technicien pour remettre un « prix » à quelqu’un qui nie l’existence des chambres à gaz sert-elle aussi la liberté d’expression ? Il ne fait que piétiner la mémoire d’hommes et de femmes.

Lors de ce pastiche de cérémonie, Faurisson  agit tel un pantin dont Dieudonné tire momentanément les ficelles. Pour recevoir « l’ovation », le marionnettiste lève le bras du nominé. Pourtant, cet homme qui avoue ne « pas avoir l’habitude de ce genre d’accueil » profite du tremplin médiatique dressé par Dieudonné. De Dieudonné ou de Faurisson, qui est la marionnette de cette mascarade ? Les deux. Mais chacun y trouve son compte : l’existence médiatique.

Le négationniste sait que le public venu applaudir Dieudonné n’a peut-être que des lointains échos de la polémique dont il est l’objet : « Vous ne savez pas ce que je dis, ce que je maintiens. La plupart d’entre vous ne savent pas ou savent ce que les médias osent dire à mon propos, toutes les sottises qu’ils peuvent prêter aux révisionnistes ». Faurisson profite de l’occasion pour replacer son éternelle théorie du complot : au complot juif, au complot historique s’ajoute le complot médiatique. Les médias mentent et vous cachent la vérité. Faurisson cherche à capter une audience aujourd’hui très limitée, fort heureusement.

Pour Dieudonné , la motivation affichée (« Liberté d’expression ! ») paraît fragile quand on entend ou lit ses déclarations. Sa première pensée à l’accueil de son hôte sur scène est la place que tiendra le scandale prémédité dans les médias le lendemain :

« Sachez en tout cas une chose,  vos applaudissements vont retentir, vous verrez dans les médias, dès demain matin, peut-être même jusqu’assez loin ».

Faire scandale est pour lui une arme médiatique. Cette stratégie devient coutumière à Dieudonné. Alors qu’en 1997 il se présentait aux élections législatives contre une candidate d’extrême droite, Dieudonné affirme en 2008 que Jean-Marie Le Pen est le parrain de sa fille. D’après le JDD, «ce n’est pas vrai mais l’audience que cette information m’a donnée m’aurait coûté plusieurs millions de publicité sur TF1 ou France 2 (…) Les journalistes ne viennent plus voir mes spectacles, ils ne réagissent que lorsque je fais scandale« . Provoquer pour exister : un triste dessein pour un humoriste…

Le scandale auto-proclamé du Zénith est une provocation antisémite de plus de la part de Dieudonné (voir l’article de wikipedia). La présence dans la salle de négationnistes et de Jean-Marie Le Pen (qui réaffirma cette année que les chambres à gaz étaient « un détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale») donnent une consistance particulière à cette scène.

Un appel à la vigilance et à toujours regarder dans quel but certains tirent les ficelles de l’Histoire.

E.G

Sources :

La vidéo du 26 décembre 2008 au Zénith

http://www.lepost.fr/article/2008/12/29/1369194_dieudonne-un-scandale-minutieusement-prepare-depuis-un-mois.html#xtor=ADC-218

Article du Journal du Dimanche, 28 décembre 2008, par Mathieu DESLANDES et Marie-Christine TABET

http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200852/dieudonne-derape-encore_175242.html

Article de wikipedia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dieudonné_(humoriste)

Sur le négationnisme

Nadine FRESCO, Les redresseurs de morts, 1980. Un texte brillant sur le négationnisme.

http://www.anti-rev.org/textes/Fresco80a/

La trêve de Noël

« Joyeux Noël », un film français de 2005, montrait comment le 25 décembre 1914, des soldats anglais et allemands osaient la fraternisation : le no man’s land (espace séparant deux tranchées adverses) devenait momentanément un terrain de football improvisé. Un instant d’humanité dans la Grande guerre. Une trêve pour Noël.

Aujourd’hui, 24 décembre 2008, les médias réutilisent cette expression pour un tout autre sujet. « Les bourses européennes clôturent à la baisse avant la trêve de Noël« . Il s’agit ici d’une autre guerre et d’une autre époque. Les plans anti-crise résorberont-ils le krach boursier ? L’économie digérera t-elle la crise de foi dans la finance internationale ? Cette fin d’année a vu Bernard Madoff (un « grand » homme d’affaires américain) décroché in extremis la palme de la plus grande escroquerie financière détenue jusqu’alors par le Français Jérôme Kerviel. 

Alors les caricaturistes sentant la crise à plein nez nous croquent le « pire noël » du IIIème millénaire. Le père Noël a la vie dure. Le caddie de la ménagère se retrouve, vers les bas de laine, accroché à la cheminée. 2008 n’aurait pas fait de cadeau. 2009 s’annonce morose. Les boules. Pourtant, à Noël, les choses essentielles sont celles qui ne s’achètent pas : la joie d’être ensemble et de partager. Croire en sa bonne étoile, tel est aussi le message de Noël, une fête porteuse d’espoir. Chacun peut saisir sa chance.

Alors, trêve de morosité ! Je vous souhaite à tous un beau Noël fait de partage et de simplicité. 

E.G

Sources :

Dessins pris sur  http://www.caglecartoons.com/