Archive de mots clefs pour Bernard Lavilliers

Lavilliers – Playlist 13 titres –

Au cours de ses voyages, le globe-trotter stéphanois a saisi les vibrations des peuples et porté ses revendications. Dans ‘Baron samedi’ en 2013, il mettait en musique un beau poème de Nazim Hikmet mêlé à des sonorités arabisantes (le titre ‘Scorpion »). L’album acoustique sorti dans la foulée était aussi une belle réussite où Lavilliers revisitait ses standards en bonne compagnie. Avec « 5 minutes au paradis » paru cette année, Lavilliers signe un grand album. Posté en témoin engagé d’un monde sur la brèche, Bernard Lavilliers creuse un sillon humaniste avec des titres puissants voire irrésistiblement cinématographiques.

Entre rock, reggae, salsa, bossa, jazz, 13 titres de la discographie de Bernard Lavilliers toujours en mouvement. 

 

  1. Croisières méditerranéennes
  2. Bernard Lavilliers, Catherine Ringer – Idées noires
  3. Scorpion
  4. Angola
  5. Causes perdues
  6. L’or des fous
  7. Les mains d’or
  8. L’exilé
  9. Melody tempo harmony
  10. Saint-Etienne
  11. On the road again
  12. Noir et blanc
  13. Stand the ghetto

Firminy : l’histoire d’une ville ouvrière

Les ouvriers aux mains d’or…

vue-de-firminy1Au cours du XIX°s, la bourgade de Firminy est devenue une ville ouvrière avec une population métissée. Les mines, les aciéries ont attiré en ville des travailleurs qui espèrent trouver ici une vie meilleure. Pendant plus d’un siècle, l’industrie fait vivre une vallée jusqu’alors rurale.

Au départ, les ouvriers viennent des campagnes environnantes de la Haute-Loire et d’Ardèche. A partir de 1920, une main d’œuvre étrangère arrive pour travailler dans les mines et les usines de métallurgie. Des Polonais, des Italiens, des Espagnols et des Maghrébins s’installeront dans des cités ou des baraquements. Après 1950, Firminy attire des Siciliens, des Portugais, des Algériens et des Turcs.

Cependant, dans les années 1980, les dernières mines de la vallée ferment et la grande usine de Creusot-Loire fait faillite. Des monstres de métal comme la tour de trempe nous rappellent le temps du Firminy noir. Aujourd’hui encore, des usines de métallurgie perpétuent les savoir-faire des « métallos » de la vallée de l’Ondaine qui « forgeaient l’acier rouge avec leurs mains d’or« .

La situation économique de la ville reste difficile : avec un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale (13,6% en 2006), des Appelous ont quitté leur ville pour trouver du travail ailleurs. « Des 25 060 habitants de 1975, il en reste 17 975 au dernier recensement » note un article récent du Progrès. Alors, on se tourne vers un autre patrimoine pour redonner de l’attrait à la ville, celui qui porte le vert de l’espoir…

Prochain épisode : Le patrimoine Le Corbusier à Firminy, le vert de l’espoir …

Mots-clés : une ville ouvrière / les ruraux / les urbains / les Appelous / l’immigration

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VIDEO : Firminy, une bourgade devenue ville

  1. Quel symbole du Firminy industriel apparaît au début de la vidéo ?
  2. Avant l’installation de l’industrie, à quoi ressemblait Firminy ?
  3. Au milieu du XVIII°s (vers 1750), quels étaient les métiers des habitants ?
  4. A quel siècle se développe l’industrie ?
  5. D’après M. Commère, quels sont les atouts de Firminy ?
  6. Qu’est-ce qui change avec l’installation de l’industrie à Firminy ?

Sources :

  • La vidéo est extraite du blog de Louis Brun, enseignant au lycée Jacob Holtzer de Firminy. Ce documentaire a été réalisé par des lycéens de 1ère.
  • L’article « Le chômage mine les «cités radieuses» de l’Ondaine » est paru dans l’édition de la Tribune-Le Progrès du 11 juillet 2009.
  • Des informations viennent du site officiel de la ville de Firminy.
  • J’ai écrit cet article avec comme bande-son une chanson signée Bernard Lavilliers, « Les mains d’or » (à écouter dans le lecteur Deezer)