Mai 68 s’affiche

Bouclage du programme oblige, nous avons rapidement évoqué en cours les événements de mai 1968. Pour aller plus loin, baladez-vous sur le site de la Bibliothèque Nationale de France qui a réalisé une exposition très complète sur l’expression artistique de Mai 68.

Intitulée « Esprit(s) de 68″, l’exposition se compose de quatre entrées, reprenant des slogans d’époque :

  • non à l’ordre qui tue
  • l’art c’est vous
  • presse, ne pas avaler
  • participons au balayage

Les textes qui accompagnent les documents iconographiques (affiches, tracts, …) sont courts et résument bien la situation :

« La société française, en 1968, s’installe dans une paix durable et connaît une forte expansion économique qui nourrit une croyance infaillible dans le progrès. Cet optimisme cache toutefois une société bloquée qui aspire à de fortes mutations culturelles et sociales.

Loin de profiter à tous, la nouvelle société de consommation génère frustrations et critiques ; le pouvoir fort – incarné par De Gaulle dès 1958 – le manque de dialogue social et la sclérose des institutions nourrissent la contestation qui éclate le 22 mars chez les étudiants, et qui s’étend à d’autres catégories de la population lors du meeting de solidarité avec les étudiants de Nanterre du 3 mai 1968.

Figure tutélaire du pouvoir politique, image du père et symbole d’un temps révolu, le général De Gaulle incarne pour la jeunesse en colère le « mal » à combattre. Il est au centre de toutes les critiques et caricatures.

La composante fortement anti-autoritaire du mouvement de Mai 68 s’élève contre la rigidité de tous les appareils ou les institutions qui structurent la société : église, école, pouvoir politique, entreprise. »

Pour aller plus loin, une vidéo sur l’histoire des affiches de mai 68 du point de vue des collectionneurs.

http://www.dailymotion.com/videox4gmuv


Sources : capture d’images du site sur l’exposition « Esprit(s) de 68″ de la BNF

Paragraphe argumenté : Résister pour une France libre

L’évaluation de la classe de 3°3 avait pour thème : « Résister pour une France libre ». Laurine explique clairement les raisons qui poussent certains Français à entrer en résistance. Elle utilise correctement les documents de l’évaluation pour décrire leurs actions et les risques encourus. Laurine a ajouté des informations tirées du documentaire de Patrick Rotman, « Eté 44 : la libération » (Warner Home video, juin 2004). Les chiffres donnés par le documentaire (sur le nombre de résistants et de collaborateurs) doivent être pris avec précaution.

Il est difficile de dire combien de Français ont résisté : jusqu’aux années 1970, on pensait qu’une majorité de Français avait résisté (légende rose). Ensuite, cela s’est inversé : les Français auraient collaboré (légende noire). Le tout est de ne pas voir cette période toute en rose (« tous résistants ») ou toute en noir (« tous collabos »). Un exemple est parlant : si 75 000 juifs sont morts en déportation, 225 000 furent sauvés par des Français.

 

 

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, des Français luttent contre l’occupation allemande. Ces Français vont donc entrer en résistance, ils seront appelés « résistants ».

 

            « L’humiliant » armistice signé le 22 juin 1940 par le maréchal Pétain, l’occupation allemande ou encore les convocations allemandes adressées aux jeunes français âgés de 21 à 23 ans qui obligent ceux-ci à « travailler pour l’ennemi » dans le cadre du Service de Travail Obligatoire (S.T.O) poussent certains Français à entrer en résistance.

 

            Cette résistance s’organise alors à l’étranger avec Charles de Gaulle qui, depuis Londres coordonne les forces armées de son pays pour continuer la lutte depuis son appel du 18 juin 1940. Ce sont les Forces Françaises Libres (F.F.L.). Mais la résistance s’organise également sur le territoire français avec le Préfet Jean Moulin qui unifie les branches de résistants et devient président du Conseil National de la Résistance (C.N.R.). Les résistants font passer clandestinement des familles en zone libre, sabotent des voix ferrées ou encore, font des faux-papiers pour se faire entendre.

 

            Les résistants, qui ne représentent que 2 % de la population courent beaucoup de risques. Ainsi, ils peuvent être arrêtés, torturés ou encore tués. Malgré leur minorité, ils se disent « entourés de la couronne protectrice de milliers de sympathisants » qui, autrement dit, représente des milliers de Français qui les soutiennent.

 

            Ces résistants français sont prêts à mourir pour la France, leur patrie car ils veulent une France libre et des Français heureux qui un jour les remercieront.

Laurine Gautron 3°3